‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 560 sur 754 · MAG · texte numérisé non relu

MAG

t MADRI6ALI9GR (ma-iiii-ga-li-zé), e. n. Néologisme. Faire des madrigaux. Isolé dans un coin avec une jeune femme venue là par ha.çard et dont il s'était emparé, le poète madrigalisait avec elle de la parole et des mains, muhoer, Se. de la vie de bohème, ch. xxi.

t MADRIGALISTK (ma-dri-ga-li-st'), ». m. Faiseur de madrigaox. Vaudevillistes, madrigalistes, PICARD, la Grande Ville, u, t.

t MAËRLE (ma-èr r), ». m. Animal marin, blanc rosâtre à l'intérieur et renfermant une chair verdâtre et gélatineuse dans une sorte d'enveloppe calcaire demi-solide, Correspondant, îS mars (869, p. (065. Les maërles, dont une vieille légende celtique dit qu'ils changent le seigle en froment (tant leur action est puissante et réelle dans la culture des céréales), besnon, Feuilleton de l'Avranehin, du 22 nov. (898. En draguant,... on détruit le maërle, ce parasite, cet ennemi mortel des huîtres adultes,... h. bodt, Hevue Britann. avril 1875,

— ÉTYM. Origine inconnue.

t MAESTRIA (ma-è-stri-a), ». f. Mot Italien qui signifie maîtrise, habileté de maître. Les dalles étaient exécutées avec un style et une maestria dont la tradition s'était perdue pendant près de deux giècles, TH. GAUTIER, Portraits contemp. Ingres.

t MAESTRO. Ajoutez : M. ledue de Massa n'est plus un amateur, c'est un artiste, un maestro, TH. GAUTIER, FeuHletim du Monit. uni». « avril

MAFFLÉ, MAFFLC. — ÉTYM. Ajoutez .-Suivant M. Darmesteter, Formation des mots composés en français, p. n 3, moffléon mafflu se rattache à l'anc. flamand maffelen, moffelen, agiter les joues ; mofel, dans le dialecte d'Aix-la-Chapelle, grosse bouchée; mofele, manger à pleine bouche.

t MAFIA (ma-fi-a), ». f. Nom, en Italie, d'une association secrète de malfaiteurs. La peine de mort ne saurait être supprimée ; le brigandage, la mafia, les sociétés qui vivent des produits du crime exigent qu'on use de rigueur, Journ. offic. 27 fév. (875, p. U98, ('• col.

t MAGANOM (ma-ga-non), ». m. Nom dés divisions du territoire de Pondich<5ry. Pondichéry et son territoire divisé en trois districts ou maganoms : Pondichéry, Villemour et Bahour, Journ. ojfie. 25 janv. «877, p. 666, t" col.

MAGASIN. Ajoutez : \\ 11* Vide dans la crosse d'un fusil, oîi l'on peut disposer plusieurs cartouches qui viennent successivement se placer dans le canon.

). MAGE. — ÉTYM. Ajoutez .- En pehlvi, mog veut dire prêtre.

2. MAGE. Ajoutez : || î* Pâtre mage, nom, dans les Alpes-Maritimes, du berger en chef. On calcule que, pour une vacherie d'importance moyenne contenant environ une centaine de vaches, II faut deux bergers pour surveiller, conduire et traire le troupeau ; le plus ancien des deux bergers prend le nom de pâtre mage, il est le directeur, l'autre lui est subordonné, l. ooiot, Mém. Soc. centr. d'Agric. <874, p. 257.

\ MAGELLANIQUE (ma-jèUa-ni-k'), adj. Qui est relatif à Magellan, célèbre navigateur portugais. Terre australe ou magellanique. || Les nuées magellaniques, voy. nuée, n" 5.

t MAGENTA (ma-jin-ta), s. m. Cramoisi foncé. M. V.... fut le premier à obtenir le magenta sur une grande échelle, ce qu'il fit en traitant l'aniline par le tétrachlorure d'étain, Rev. Britann. avril (874, p. 333.

— KTYM. C'est un souvenir de la bataille de Magenta.

MAGNANIMITÉ. — HIST. Ajoutez : || xvf s. Et [Marie de Bourgogne] ha esté de son temps une dame de grand sens et excédant en magnanimité et prudence la capacité qui ordinairement tombe en l'esprit de tel sexe, paradin, Chron. de Savoye p. 3«6.

t MAGNÉTISANT, ANTE (ma-gné-ti-zan, zan-t'), adj. Qui produit, communique le magnétisme. Dans un essai fait sur le chemin de fer de Filchburg, l'augmentation d'adhérence obtenue avec les hélices magnétisantes dépassa 40 p. 4 00, quand une seule paire de roues était aimantée, h. defarville, Journ. ofllc. 23 avril «875, p. 2887, )" col. L'intensité de la force magnétisante, boutmy, Acad.dessc. Comptes rend. t. Lxxxii, p. iu&l.

t MAGNÉTOMÈTRE. Ajoutez : |l f Nom donné à une classe d'instruments employés pour mesurer 1ns éléments de l'action magnétique du globe terlestre.

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IIAGNOLIER. Ajoutez ; — REM. La prononciation est indiquée : magh-no-lié ; c'est une faute ; il faut l'indiquer ma-gno-lié, à cause du botaniste Magnol, dont le nom se prononce ma-gnol, et non magh-nol.

t MAGOG (ma-gogh'), s. m. Nom, dans la Genèse, x, 2, d'un pays. || Gog et Magog, voy. oooan Supplément.

— ÉTYM. Voy. 000 au Supplément.

t MAGYAR (ma-ji-ar), ». wi. Nom ethnique que les Hongrois se donnent à eux-mêmes.

t MAGYARISATION (ma-ji-a-rl-za-sion), ». f. Action de donner le caractère magyar. Dans les établissements d'instruction, ils [les Magyars] se livrent à une magyarisation énergique des jeunes Slovaques, girard de rialle, Rev. d'anthrop.

t. IV, p. 5<3.

t MAGZEM. Ajoutez : — REM. On écrit plus habituellement magzen ou maghzen. Les maghzens des tribus nomades, ainsi que les tribus du Tell, limitrophes du Maroc et chargées de la police et de la surveillance des frontières, jouissaient autrefois de l'exonération du principal impôt arabe, à titre de rémunération des services politiques ou de guerre que ces indigènes rendaient à notre cause, Journ. offic. to sept. «87S, p. 58io, 3» col.

— ÉTYM. L'orthographe exacte est matehzen, signifiant non écurie, mais lieu de dépôt, magasin.

tMAOEDTRE. Ajoutez : — KZti. Le Dialogue d'entre le maheustre et le manant a été publié en (694; il ne fait point partie de la Satire Ménippée.

t MAHOM ou MAHON (ma-on), ». m. Nom que dans le moyen âge on donnait à Mahomet. || Par Mahon, jurement qui était fort en usage. Par Mahon 1 c'est grand pitié d'elle, scahr. Yirg. iv.

t < . MAHON (ma-on), ». m. Nom, dans l'Oise, du coquelicot, les Primes d'honneur, Paris, 4 872, p. 64.

t 2. MAHON (ma-on), ». m. Nom, dans le Calvados, de grands pots cylindriques en grès dans lesquels on expédie le beurre, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. ts.

t. MAHONNE. Ajoutez : — ÉTYM. Espagn. mahona, de l'arabe ma'on, vase, qui a passé dans le turc, où il a reçu le sens de galère.

t MAHOO. Ajoutez : — REM. On le trouve aussi écrit mahout. Draps dits mahouts pour vêtements des Orientaux, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet, t. m, p. 322.

t MAHRATFE (ma-ra-f), ». m. Langue parlée dans le sud de l'Inde, et dérivée du sanscrit.

MAI. Ajoutez : |l 8* Arbre de mai, un millepertuis et un panaxdes Antilles, qui fleurissent ordinairement en mai et en juin, bâillon, Dict. de bot. p. 267.

— REM. Un mai s'est dit aussi d'un arbre planté en un tout autre jour que le t" de mai, en un jour quelconque. Le mal qui sera planté [le dernier dimanche d'août] i la porte de la rosière de Suresne y restera jusqu'à la nomination d'une nouvelle rosière, fl^giemenJ pour la rosière de Suresne, dans Bulletin des lois, n' 67, p. 680, an xiii.

— HIST. Il xvi* s. Ajoutez : S'assurant bien que pour son beau chanter Vous leur donrez de quoy le mei planter, j. pelletier du mans, la Savoye (4 672), Chambéry, 4 866, p. 27o.

t 2. MAÏA (ma-ia), s. f. || 1* La 66' planète télescopique, découverte en 4 864 par Tuttle. || i' Genre de crustacés.

— ÊTYM. Mata, fille d'Atlas, mère de Mercure.

t MAIaLISME (ma-ia-li-sm'), s. m. Refroidissement qui survient souvent dans le mois de mai. Ce refroidissement [le froid périodique qui vient après les premières chaleurs du printemps] est sensible ici [dans l'Ain] principalement du quinze au vingt-cinq avril et, plus rarement, aux dix premiers jours de mai ; les jardiniers peuvent y compter; les gelées plus tardives qui ont fait donner au phénomène le nom de maïalisme, fréquentes dans le Nord, sont ici tout à fait exceptionnelles. Courrier de l'Ain, 4 5 avril 4876.

— ETYM. Lat. motus, mai.

t MAÏEDTIQUE (ma-icu-ti-k'), s. f. Méthode de Socrate dans la conversation ou l'enseignement par laquelle il disait accoucher les esprits. La maïeutique ou l'art d'accoucher les esprits, frank, Journ. des sav. févr. 4875, p. 84. || Par extension. Le conseiller qui veut éveiller la pensée du mal dans une âme combattue, évoquera les passions voisines, tournera autour du cœur qu'il veut corrompre, et, comme Socrate, par des interrogations habiles, faisant naître dans l'âme des autras les

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pensées qu'il avait lui-même, ainsi le conseiller perfide, par une sorte de maieutique morale, accouchera l'âme prête au crime et lui fera enfanter les résolutions qui d'abord lui répugnaient le plus, f. janbt, Rev. du Deux-Mondes, 4 8 sept. «87&,

— ETYM. MaicuTix^, l'art des accouchements, de |t«i(Oitv, accoucher, en parlant de la sage-feniiue, de n«ïa, petite mère, nourrice, sage-femme. Il vaudrait mieux écrire méeutique, l'ai grec se rendant par « en latin et par é en français.

t MAIOLK (mè-gl'), ». n». Nom donné, dans le Calvados, au petit lait, les Primes d'honneur, l'aris, 4 870, p. 62.

— ÉTYM. Le même que mégue (voy. ce mot an Dictionnaire).

4. MAIGRE. .4;ou(M .- Il 48' Terme de filalu.p. Filer en maigre ou filer à sec, filer sans addilioo d'huile. Nous achetons la laine en masse, nous la dégraissons, nous la peignons et filons en maigre, Enquête, Traité d» comm. avec l'Anglet. t. m, p. 476.

t MAIGRICHON, ONNE (mè-gri-chon, cho-n"), adj. Terme populaire. Qui est un peu maigre. Voici la petite Mme A..., qui est jeune, svelte, maigrichonne, chétlvc. Gaz. des Trib. 48 oct. 4874, p. 4 000, 4" col.

t MAILLAGE (ma-lla-j', 21 mouillées), ». m. Action de frapper avec le mail le chanvre ou le lin. Au malllage succède l'écangage ou teillage, qui a pour objet de séparer la chènevotte des brins de

filasse, F. CHAULNES, Journ. Of^C. 4 4 août 4 873, p. 6366, 2' col.

— ÉTYM. Jfot'l.

4 . MAILLE. Ajoutez : \\ IS' Terme forestier. Un chêne est débité sur maille, lorsqu'on dirige la scie dans le sens du rayon ; contre maille, si l'outil est perpendiculaire à ce même rayon.

3. MAILLE. Ajoutez : || 6' Maille blanche, nom vulgaire de la monnaie de huit deniers tournois frappée par Philippe VI et par Jean II. || Maille tierce, nom vulgaire de la pièce de quatre deniers tournois sous Philippe le Bel.

t4. MAILLE (mâ-lle, U mouillées), s. f. Nom, dans la Haute-Saône, d'une sorte de pioche pointue qu'on emploie dans les sols pierreux, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 44 4.

t I. MAILLÉ. Ajoutez : \\ B' Terre maillée, nom d'une terre argileuse, en Champagne. Champagne : les terres maillées sont très-argileuses, heuzé, la France agric. carte n* 6.

t 3. MAILLER. Ajoutez : [En Angleterre] on maille fortement les toiles pendant un grand nombre d'heures, au moyen d'un appareil particulier appelé beetles; le glacé que la toile acquiert par cette opération ne convient pas en France, où l'on veut sentir le grain perlé de la toile. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 304.

MAILLET. Ajoutez : — REM. Le maillet, masse d'armes, dont la masse a la forme cylindrique, était encore employé en 4646.

fMAILLEUSE (ma-lleû-z'. Il mouillées), ». f. Terme de bonneterie. Celle qui fait des mailles. L'ouvrière la plus habile fait à la main [par minute], au maximum, de 460 à 200 mailles le

métier circulaire à mailleuses.... 66760, Journ. of^c. 7 sept. 4 876, p. 473, 2« col.

t MAILLOTECSE (ma-llo-teû-z', (t mouillées), ». f. Faiseuse de maillots de théâtre. Ce sont les époux J . ; Ils étaient employés au Théâtre-Lyrique, au moment du vol, la femme comme mailloteusc, le mari comme homme de peine. Gaz. des Trib. 9-4 0 avril 4 877, p. 344, 3' col.

MAILLDRE. Ajoutez : || i' Terme de forestier. Tache dans le bois; elle est plus foncée ou plus claire que le bois, nanquette. Exploit, dèbil et est. des bois, Nancy, 4 868, p. 4 66. || Nom donné aux taches que forment les rayons médullaires du chêne, quand, en le sciant, on dirige la scie dans le sens du rayon.

t MAIMON. Ajoutez : — ÉTYM. Persan, matmoûn. nom de ce singe, devic, Dict. étym.

MAIN. Il 11" X pleines mains. Ajoutez .- 1| X pleine main, au singulier, d'une façon qui remplit la main; se dit surtout d'une étofl"e pour en indiquer le bon tissage, la solidité. Une robe courte en reps noir à pleine main, cherbuliez, Rev. des Deux- Mondes, I" oct. 4874, p. 509. \\ 68° Armes de main, armes destinées à agir directement; elles comprennent les armes de choc, les armes tranchantes et les armes aiguës. || Main gauche, dague employée dans les duels, au xvi« siècle, pour parer les coups d'épée; ejle présente, au talon, un logement

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pour le pouce. || 69' Traiter à main ferme, traiter avec dus gens qui se mettent directement à l'œuvre. M. Orban déclare qu'il maintient son amendement, tendant à ce que l'adjudication ne soit de règle pour les anciennes concessions que lorsque le gouvernement n'arrapu s'entendre avec le concessionnaire pour traiter à main ferme (sénat belge), Joum. offic. I3 mars 1874, p. )93l, \" col. Il 70' Arbre à la main, le chiranlhodendron plalannides, du Mexique, bâillon, Dict. de bol. p. 257.

t .MAINBODR. Ajoutez :\\i° S. f. Autorité du niaiiibour. La mainbour était la protertion légale lui' par certaines personnes à certaines autres persdiiiies, par exemple par le roi aux veuves et aux "r|ilieliiis, B. BOUTARic, Des origines du régime fi'odal, Paris, (875, p. (8.

t MAINK. Ajoutez : || 2* En Normandie, mesure de pommes contenant huit boisseaux; la petite maine n'a que six boisseaux, delboulle, Gloss. de la vallée- d'ïêres, le Havre, (876, p. 2I4. (maine dans le Dictionnaire n'est pas à son rang alphabétique; par erreur, il est placé après mainmorte.)

t SIAINIÎ, ÉE (mè-né, née), adj. Mot employé par plusieurs coutumes pour signifier puîné, cadet, cadette, merlin, Réperl. de jurisp. au mot mainé.

— Etym. C'est i'anc. franc, mainsné, de maint ou moins, moins, et né.

t MAI.VETÉ (mè-ne-té), s. f. Ancien terme de jurisprudence. Qualité de mainé, de puîné. On entend par droit de maineté un avantage qui appartient au plus jeune des enfants dans les successions de son père et de sa mère ; on n'a aucune idée de ce droit dans les coutumes de l'intérieur de la France ; il n'est guère connu que dans le chef-lieu de Valenciennes, le Cambrésis, les châtellenies de Lille et de Cassel et quelques parties de l'Allemagne, herlin, Réperl. de jurisp. au mot maineté.

— ETYM. Maine.

t MALXTENANCE. Ajoute:^ : || %' Action de maintenir une propriété territoriale en bon état. La maintenance de ces terres n'est pas chère (Dauphiné). Il 8» Nom donné aux associations littéraires formées entre félibres. L'allocution de M. Frédéric Mistral à la réunion annuelle des félibres de la maintenance du Languedoc, la République du Midi, ("avril (877, 2» page, 2' col.

t MAINTENEOR. Ajoutez ; — HIST. xii' s. N'avon mie de Rou nostrc maintencur, wace, Rou, t. i, V. 980, éd. Andresen. || xiir s. Mais li plus Diex est mesaidieres Et maintenicre et conseillères, POUOENS, Archéol. franc, t. ii, p. 3.

MAIS. Ajoutez : || 1S° ifots que, ancienne conjonction qui est aujourd'hui hors d'usage, et qui signifiait dès que. Vous pouvez penser comme il fera, mais qu'il soit [dès qu'il sera] doyen des cardinaux, MALH. Lexique, éd. L. Lalaiine. L'affection avec laquelle j'embrasserai votre affaire, mais que je sache [dès que je saurai] ce que c'est, vous témoignera.... iD. ib. Cette conjonction est encore très-usitée dans les campagnes normandes.

MAÏS. Ajoutez : Il 4" Maïs dent de cheval, voy. DENT au Supplément. || 5° Maïs noir, le dekkelé, voy. ce mot au Supplément.

MAISON. Il 12° Ajoutes: || Les Petites-Maisons avaient été ainsi nommées, parce que ce furent en effet de petites maisons bâties sur l'emplacement de la maladrerie de Saint-Germain des Prés à Paris, et où l'on plaçait les aliénés.

t MAISONMÈRE (mè-zo-niè-r'), adj. f. La société maisonnicre de Mulliouse, société qui procure aux ouvriers des maisons, des logements à bon marché.

t MALSONNER (mé-zo-né), v. n. Bâtir une maison.

— HIST. XVI' s. Les bourgeois de la ville de Bouillon sont accoustumez d'aller sur les forests d'entre Bouillon et Sedan couper les bois pour maisonner, Ordonnance de 1 639, dans polain, Rec. des ordonnances du duché de Bouillon, Bruxelles

MAITRE. il;ou<ex : Il 88* PeliU-maltres. || Voici l'explication que M— do Motteville donne de cette dénomination. Quand il [le prince de Condé] venait chez la reine, il remplissait sa chambre des personnes du royaume les plus qualifiées; ses favoris, qui étaient la plupart des jeunes seigneurs qui l'avaient suivi dans l'armée, et participant à sa grandeur comme ils avaient eu part à la gloire qu'il y avait acquise, avaient été appelés les pctitsmattrcs parce qu'ils étaient à celui qui le parais - 5ait être de tous les autres, Mém. p. ( ( (. || 24° Maître, dans les Iles Normandes, celui dont un autre est le mandataire, le représentant, l'avocat. Serment prêté par trois avocats reçus par la cour

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