‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 580 sur 754 · MUL · texte numérisé non relu

MUL

rer que moyennement, halh. Lexique, éd L Lalanne.

— HIST. Ajoutex : xii* 8. U luisit par parole de doctrine nient moienement [non mediocriter], li Dialoge Grégoire lo pape, Paris, I87«, p. «05.

t MOYENNEl'R (mo-iè-neur), ». m. Terme vieilli. Médiateur. Considérez.... l'imperfection et l'impuissance de Moïse en cet emploi do moycnneur, en ce que Moïse ne fut pas admis à mourir pour le peuple, J. mestrezat, Serm. ((64»).

— KTYM. Moyenner.

t MOVÈRE (mo-ièr'), ». f. Nom donné, en Champagne, aux échalas mis en tas, les Primes d'/i<mrwur, Paris, (869. p. 24(.

— ETYM. Dérivé de moie, meule (voy. hotbttb au Dictionnaire).

3. MOYEU. — ÉTYM. Ajoutex : En Normiindie, un moyeu est un noyau de cerise, d'abricot, de prune, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. 235. La prune confite aura été dite moyeu par comparaison avec un noyau ; le noyau aura été dit moyeu parce qu'il est rond et occupe le centre (voy. MOYEU 2 à l'étymologie).

t MOYEUSE (mo-ieû-z'), adj. f. Pierre moyeuse, s'est dit, anciennement, d'une sorte de pierre défectueuse. Défenses aux carrières de vendre aucunes pierres de taille, moyeuses et filandreuses, sauf à les réduire en moellons.... sou» peine de bris des pierres moyeuses et filandreuses..., Arrêt du Parlement, 7 sept. (786.

Mt). Ajoute! : Il 3° Terme de grammaire arabe. Syllabes mues, syllabes formées d'une consonne et d'une voyelle, par opposition & syllabes quiescentes, syllabes formées d'une consonne dépourvue de voyelle, Rev. critique, (6 juin (877, p. 388.

MUANCE. Ajoutez : — REM. Muance s'est dit pour nuance : Le soleil avait pris son char le plus éclatant et ses habits les plus magnifiques ; 11 semblait qu'il se fût paré Pour plaire aux filles de Nérée ; Dans un nuage bigarré II se coucha celte soirée; L'air était peint de cent couleurs; Jamais parterre plein de fleurs N'eut tant de sortes de muances, la font, les Amours de Psyché, fin de la 2' partie. (Les éditions ordinaires portent nuances ; mais l'édition originale donne bien muances.)

t MUARD (mu-ar), s. m. S'est dit autrefois de celui dont la voix mue. Un muard, dont le nom n'est pas porté ici, parce qu'il ne fera la hautecontre que tant que sa voix n'aura pas changé, Comptes de la maison de Marie de Médicis, chap. musique, an. (6(5 et suiv.

f MUCOR (mn-kor), ». m. Nom d'un genre de mucédinées, R. radau, Rev. des Deux-Mondes,

(5 nOV. (876, p. 447.

— ÉTYM. Lat. mucor, moisissure.

t MUCRONULE (mu-kro-nu-l'), s. m. Terme de botanique. Petite pointe. Échancrnres surmontées de mucronules inégaux, sétiformes, Rev. horticole,

(5 août (876, n' (6, p. 307.

— ÉTYM. Lat. mucro, pointe.

t MUDAR. Ajoutez ! Il Racine de mudar, racine à odeur nulle et saveur amère, qui est réputée bonne contre les affections cutanées, et particulièrement contre l'éléphantiasis, Joum. offic. 7 fév.

(877, p. 980, 3* col.

MUFLE. Il e° Terme de métallurgie. || il/outejf : Partie d'un soufflet sur laquelle est fixée la buse.

— HIST. XVI* s. Ajoutez : L'un [taureau] à l'oreille, et l'autre au mufle seigne, j. peletibr du MANS, la Savoye ((672), Chambéry, (858, p. 262.

\MVGOT. Ajoutez : || 2° En Normandie, provision de fruits qu'on garde pour l'hiver et qu'on laisse mûrir sur la planche, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, (876, p. 236.

— HIST. XI' s. N'en fait musgode [de ce qu'il a] pour son cors engraissier, Mais as plus poures le donet à mangier, la Vie d'Alexis, st. 5(.

— ETYM. La forme la plus ancienne a une ». Dès lors on peut conjecturer que ce mot provient soit de musser (le musgot (serait ce qu'on cache), soit de muschala, noix muscade [dite en vieux français mugnaute] (le musgot serait comparé à la noix muscade que l'on serre comme une épice chère).

MUID. — HIST. Il XIII' s. Ajoutex : Li diz Huguin paiera.... un meu devin.... Charte de Toulden&i, dans Arch. des miss. scierU. 3' série, 1. 1, p. 27(.

t MULASSIER. Ajoutex : — REM. Ou trouve mulatier. Dans le Limousin, si célèbre par sa belle race de chevaux, l'éleveur se consacre plus particulièrement à l'industrie mulatière, Joum. o//ic. 2« avr. (873, p. 27(«, 3' col. Cette forme se rattache à l'espagnol mulato, qui se dit pour mulâtre (voy. ce mot).

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