‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 602 sur 754 · OUT · texte numérisé non relu

OUT

t OUILLEE. — ÉTVM. Ajoutez: M. le docteur Olivet, do Genève, conteste que œil, indiqué par Du Gange, que le Dictionnaire a suivi, soit l'origine à'ouiller. 11 dit que, dans le midi de la France et le nord de l'Italie, ouiller c'est verser sur le vin un peu d'huile pour le priver d'air, comme chez nous on remplit le tonneau avec du vin ou de l'eau pour le même objet ; que, dans le pays romand, ouille signifie huile, ouiller, huiler, et ouillère, huilerie ; et que ouiller dérive du latin oleum, huile. L'objection à cette argumentation, c'est que, dans nos contrées du moins et dans les anciens textes, ouiller a pour but non do préserver le vin du conlact de l'air, mais de tenir le tonneau plein; voy. eutre autres à l'historique ce passage du xv siècle : Le fermier fut condamné à rendre et restituer la pipe de vin, et, se pleine n'estait, à la r,niller et emplir.

t OUILLÈRK OU OULLIÈRE (ou-llè-r'. Il mouillées), s. f. 'ferme d'agriculture. Allée comprise entre les rangs des ceps de vignes. On ne peut oublier non plus.... les ouillères delà Basse-Provence...., HEUZÉ, la France agricole, p. 7. Les oliviers n'occupent pas toujours seuls les terrains dans lesquels ils végètent; le plus ordinairement ils sont plantés dans les champs oii il existe des vignes en plein ou en ouillière, id. ib. carte n° 27. Arboriculture fruitière : vignes en plein et en ouillères, olivier, amandier, Programme de l'École d'agriculture de Montpellier et Journ. offlc 6 mai 1874, p. 3124, 1" col

— ÉTYM. Ane. franc, oullier, creuser, faire un fossé (voy. DU CANGE, ouliare).

tOCRALO-ALTAÏQOE (ou-ra-lo-al-ta-ï-k'), adj. Qui appartient à l'Oural et aux monts Altaïques, il Langues ouralo-altaïques, langues comprcii.'iit lo groupe samoyède, le groupe finnois, le grouj-e turc ou tatar, le groupe mongol et le groupe tongouse, A. KOVELACQUE, Linguistique, p. 1 20, Paris,

f OURCE (our-s'), s. f. Ancien terme de marine du Levant. La main gauche, ce qui s'appelle sur l'Océan bâbord, fubetière, au mot poge. || On trouve aussi écrit hource.

— HiST. xvi" s. Une navire marchande faisant voile à horche vint vers nous, rab. iv, 5. Icy à orche, ID. IV, 20.

— ÉTYM. Voy. au Dictionnaire osse, qui est le même mot.

f OUREBI (ou-re-bi), s. m. Mammifère du genre antilope qui habite l'Abyssinie.

t OURLKS (oùr-l'), s. m. pi. Maladie des dindonneaux. Maison rustique, t. i, p. (17.

— ÉTYM. Autre forme de l'anc. franc, orle' ou urle, rebord, d'où vient aussi ourlet.

t OURSKUIK (our-sc-rie), s. f. Caractère, acte d'une personne qui vit comme un ours. Je me promets bien que je le ferai repentir de ses ourséries, b. constant, Lett. à Mme de Charrière dans SAINTE-BEUVE, Portraits littéraires, B. Constant et^ Mme de Charrière.

f OÛT (ou), s. m. S'écrit quelquefois au lieu d'août. Je vous paierai, lui dit-elle. Avant l'oùt, foi d'animal, la font. Fabl. 1, i.

t OUriLLEMENT. — HIST. Ajoutez : XIII* s. Et dui vassal ensemble od eus. Dont li uns port l'ustillement, L'altre la buiste od l'oingement. Théâtre franc, aumoyen âge, Paris, 1834, p. (6.

t OUTLAW (aout'-ld), s. m. Mot anglais, signifiant celui qui est hors la loi, quefijucfois usité en français. Des outlaws, qui sait? insinua Vocasso, E. d'herbilly. Contes pour les grandes personnes, p. 280, 1874. Quand la chrétienté entière demandait la paix aux musulmans, ces outlaws [les Zaporogues], abandonnés de tous, continuaient la guerre, RAMBAUD, Rev. des Deux-Mondes, i" juin 1876, p. 817.

— ËTYM. Anglais, outlato; bas-lat. ullaga,utlagus ; de l'anglo-saxon Maga, hors de la loi, de ute, hors, laga, loi. Le vieux français avait reçu ce mot : xiir s. Quant il trespasseront les barges. Se il enconlreut les uslaiges, Bien les porront illuec atendre,Et ledromontversax dcfïcndre, du cange, utlaga. jj xv* s. Par lequel ban furent des lors en avant [les dessus nommés] tenus et reputez wcclcloix par lacoustume de Flandres, id. ib.

OUTRANCE. — REM. Ajoutez : Voici un emploi d'outrance hors de la locution à outrance. Les défauts par saillie et comme qui dirait les outrances de Corneille, saintb-bkuve, Porl-Royal,i. 1, p. 241, 3« éd. Ces essais de rendre la liberté à un mot confiné méritent d'être encouragés.

i OUTRANCIER, ÈRE (ou-tran-sié, siè-r'), adj.

OVI

Qui pousse les choses à outrance, qui & \e carte-'

tère de l'outrance. Outrancière , sentimentale, nerveuse, brise-raison, la démocratie française..., le Courr. de France, s déc. 1874, t" page, «• col, C'est notre époque qui a créé le terme outranctsr, naturellement elle a eu le mot, du moment où elle a eu la chose, ED. Lc uéricbb, Avranchin du 15 août 1874.

t OUTREMONTS (D') (ou-tre-mon ), loc. od». D'au-delà des monts. Les cultivateurs d'outremont* [du pays basque] emploient pour la fabrication du vin les procédés les plus primitifs, l. louis-landi, Rev. des Deux-Mondes, (5 mars 1877, p. 418.

OUVERT II i3' Ajoutez : || Terme de comptabilité. Â livre ouvert. Le grand livre ou livre de comptes est un registre sur lequel on ouvre des comptes & toutes les personnes avec qui on fait des allaires ; chaque compte est dressé à livre ouvert, c'est-àdire qu'il occupe deux pages, en regard l'une de l'autre.... la page de gauche reçoit les articles du doit ou débit ; celle de droite, les articles de l'avoir ou crédit, saintoin-leroy , Comptabilité simplifiée,3" éd. Paris, 1876, p. (2.

t OUVIRANDRE (ou-vi-ran-dr') , ». f. Plante très-curieuse de Madagascar, dont les nervures des feuilles, disposées avec régularité, forment des lacunes non comblées par le parenchyme, et semblent être les cadres de petites fenêtres bien alignées, ouvirandra fenestralis.

t OUVRAISON. Ajoutez : || 2' Ouvraison se dit d'autre chose que de la soie. L'ouvraison des cheveux est une industrie toute française, Journ. o/Jie. ("juin. 1872, p. 4475, ("col.

OUVRANT. Ajoutez : || 3° Synonyme de battant, en parlant d'une porte. Porte cochère à deux ou trois ouvrants. Dans la porte à trois ouvrants, les deux ouvrants latéraux sont ordinairement fixés par des attaches, et on ne fait jouer pour l'usage ordinaire que l'ouvrant du milieu.

t OUVREUR. Ajoutez : || 5° Ouvrier qui ouvre, écarte la soie, la laine. Les grèges asiatiques, longtemps dédaignées, trouvent maintenant les ouvreurs mieux disposés, Journ. ofjic. (" juill.

(872, p. 44 79, 2* COl.

t 0UVRI;USE (ou-vreùz"), s. f. Machine pour la filature du coton; c'est l'épluchcur-batteur, Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. iv, p. 67.

OVVRIR. Ajoutez : || 20° Ouvrir la laine, en écarter les brins. Quand on refait un matelas, on ouvre la laine à la main. Les opérations qui précèdent le filage proprement dit ont pour but d'ouvrir, de battre, de carder, de peigner, d'étirer sans torsion, puis avec torsion, lei filaments..., Journ.

OffiC. 24 févr. 1876, p. 1371, t" COl.

t OVAILLE (o-vâ-ir, Il mouillées), s. f. Terme très-répandu dans la Suisse française. Dégât causé par la gelée, la grêle, une ravine, un éboulement. Au moindre cas d'ovaille, il faut qu'ils [les paysans] empruntent, M"° de charrière, le Mari sentimental. Il On dit aussi orvale.

— ÉTYM. On tire ce mot de l'allem. Unfall, désastre (de un, exprimant privation, et Fall, cas, chute); mais cela est bien douteux.

(. OVALE, li 2° X l'emploi d'ovale an féminin ajoutez cet exemple : Une ovale de diamants [au milieu d'un bracelet], malh. Lexique.

f OVALISKR (o-vâ-li-zé), t'. a. Donner la forme ovale. Le poids des pistons et de leurs tiges finit par ovaliser les cylindres, A. guiraud, la Philos, posit. juillet-août, (877, p. (56.

t OVALISTE. Ajoutez : || 2° Celui qui, au moyen d'un métier ayant la forme ovale, prépare les soies destinées à la fabrication des bas, des tulles et des ouvrages de passementerie. Tarif des patentes, (868.

t OVIBOS (o-vi-bos'), t. m. Nom donné par Blainville au bœuf musqué.

— ÉTYM. Lat. ovis, mouton, et bos, bœuf.

t OVICAPHE (o-vi-ka-pr'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Hybride du bouc et de la brebis, dit vulgairement chabin.

— ÉTY.M. Lat. ovis, brebis, et caper, bouc

i OVIDIEN, lENNE (o-vi-diin, diè-n'), od;. Qui a rapport à Ovide, poète latin. Chose étrange de mon latin : je n'eusse pas entrepris hier au soi'deux épigrammes pour deux cent mille écus, et ce matin je les ai faites ou reçues du ciel en m'ha billant, avec une félicité plus qu'ovidienne, Balzac, Utt. inédites, LXi (éd. Tamizey-Larroque).

t OVIGÈRE (o-vi-jè-r'), odj. Terme de zoologie. Synonyme d'ovifère. Les tubes ovigères, Acad. dit se. Comptes rend. t. lxxxui, p. 84».

~ ETVM. I.at. ovum, œuf, et jerere, porter.

OXF

OXY

OZO

t OVIPOSITEUR (o-vi-p6-zi-teur), t. m. Appareil, dans les insectes, destiné à déposer les œufs où ils doivent éclore, Rev. Britann. mars 4877, p. »7.

— ÊTYM. Lat. ovum, œuf, et posilorem, celui qui pose.

t OXAMIQUE (o-ksa-mi-k'), adj. Terme de chimie. Acide oxamiquc, acide produit par la décomposition ignée du bioxalate d'ammoniaque.

f OXFORD (ok-sfor), s. m. Espèce de toile de cotou à raies ou à carreaux. Leur fabrication était" l'oxford, la mdeskine et le velours, Journ. ofjic. 48 nov. 4875, p. 9436, I" col. 11 porte une chemise oxford et a l'air d'un gentleman. Gaz. des Trib. S* OCt. <873, p. 1057, 3' col.

t OXYDCLK. Ajoutez : Ce mot n'est pas entièrement abandonné. On l'emploie encore pour désigner des degrés d'oxydation inférieurs au protoxyde. On a, par exemple, l'oxydule do cuivre, qui contient ( équivalent d'oxygène pour a de cuivre, l'oxydule do mercure, etc.

t OXYUYDRIQUE (o-ksi-i-dri-k'), adj. Composé d'oxygène et d'hydrogène. On connaissait déjà depuis le commencement do ce siècle la lumière oxyhydriquesous le nom de lumière Drummond, H. bet, Monit. uni». 12 juin 1888, p. 825, 5' col.

t OXYMÉTRiyUE (oksi-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à roxymétric. Le titre oxymélrique (d'une eau de rivière) dans une station est la moyenne des titres trouvés à cette station, en prenant des

échantillons à 50 centimètres de là surraca et 5o centimètres du fond, vers la rive gauche, aa milieu, et vers la rive droite, oérardin, Aead. des te. Comptes rend. t. lxïx, p. (32«.

t OYAT. .4;ou(eï. — HIST. XTl* 8. Des lettre» patentes de 4 6U8 ordonnent, sous Henri IV, de planter des boyards pour arresicr l'invasion des sables sur les costes de France, Journ. offit. ti août )87«, p. <4H,3'col.

t OZO.MSKR (o-zo-ni-zé), e. a. Pourvoir d'ozone. M. du MonccI présente de la part de M. le marquif de Carvallo un petit appareil producteur d'ozone destiné à ozoniser commodément les appartemenls, Journ. oflic. <3 janv. ^i^», p. «es, 3* col.

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