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suere indigér^e, Députés, session 4836, n* SOî, Documents, 2* partie.
— REM. 1. Les jurisconsultes ont distingué, de tout temps, les pâtures grasses ou vives des vaines pâtures. Les pâtures grasses, disaient les vieux jurisconsultes, sont les landes, les marais, pâtis et bruyères qui appartiennent à des communautés d'habitants ou sont asservis envers elles à un droit d'usage, de manière qu'elles seules peuvent y faire pâturer leurs bestiaux. Les vaines pâtures, au contraire, sont les grands chemins, les prés après la fauchaison, les guérets ou terres en friches, et généralement tous les héritages où il n'y a semence ni fruit, et qui, par la loi ou l'usage du pays, ne sont pas en défends, bayle-mouillard, Projet de code rural, Session de 1868 du Corps législatif, p. 46. Il 2. La vaine pâture était ainsi nommée lorsque le droit était renfermé dans les limites de la paroisse. Elle prenait le nom de parcours lorsqu'elle existait de paroisse à paroisse, à titre de servitude réciproque. La loi de I79l a maintenu cette distinction, qui semble n'avoir pas existé dans les temps anciens, bayle-mouillard, ib. p. 47.
t 4. PAUMELLE (po-mè-l'), s. f. Nom donné, sur les côtes de la basse Normandie, à la tangue fraîche déposée par la dernière marée.
PAUVRE. Ajoute* ; || 14° Arbre à pauvre homme, l'utnius campestris, bâillon, Dict. de botanique, p. 257. (On disait en proverbe : Chêne de seigneur et orme de pauvre homme, pour signifier que le chêne a toute sa valeur quand on le garde intact, mais que l'orme gagne à être souvent ébranchéj de là le nom donné à l'orme.)
PAVANER. — ÈTYM. AjoiUez : Saint François de Sales a dit se pavonner : Les autres se pavonnent sur la considération de leur beauté, et croient que tout le monde les muguette, Introd. à la vie dévote, m, 4. Cette forme, semblable à l'espagnol pavonearse, donne de la force à l'étymologie par le lat. pavo, pavonis, paon. Il est bien difficile de séparer la pavane, danse où les danseurs font la roue l'un devant l'autre comme des paons; mais, si le changement de l'o en a dans le français ne fait pas une difficulté insurmontable, il en fait beaucoup dans l'italien et l'espagnol. On ne voit pas jusqu'à présent comment accorder pavane et pavorier. Un verbe pavoler se rencontre dans un texte du xvi« siècle : On voit comme des enseignes et des estendards qui pavolent. Grandes et merveilleuses choses adventies dans Besançon par un tremblement de terre, 4564, cité dans collin de plancy, Diet. infernal, t. i, p. 21 4. Ce pat)oier serait-il une faute pour pavaner?
t PAVEILLE (pa-vè-U', U mouillées), s. f. Nom, dans l'Avranchin, d'un collier fait de jonc et de paille mélangés; sur ce collier on rapporte deux morceaux de bois dit vulgairement attelles, d'où partent les traits ou longes de cordes servant à la traction. || Comparez ci-dessus paronne, qui désigne le même objet.
PAVEMENT. — HIST. Ajoutez : Il XVI' s. Quant est du pavement [d'une église].... c'est bien la chose autant plaisante à regarder qu'il est possible de voir, pour estre le tout d'une joyeuse et singulière imagerie.. ., paradin, Chron. de Savoie, p. 367.
t PAVILLONNEUR (pa-vi-Uo-neur, Il mouillées), s. m. Ouvriers travaillant dans la pavillonnerie. Ouvrier pavillonneur.. 350 fr. de pension, Décret 1 3 mars 1 874, Bullet des lois, part, suppl. a* sem. 1874, p. 156.
t PAVONIE (pa-vo-nie), s. f. Genre de plantes de la famille des malvacées.
— ÉTYM. Pavon, voyageur an Pérou.
PAYABLE. — HIST. Ajoutez : xiii* s. Se li blés
deseur dis soit paiaules ausi con on a acoustumé à faire. Charte du Vermandois, dans Bibl. des ch. 1874, t. XXXV, p. 457.
PAYER. Ajoutez ; || 17° Absolument, donner un produit rémunérateur. On croyait alors [1851] que les mines du quartz [aurifère] ne payaient pas, l. SIMONIN, Rev. des Deux-Mortd. 46 nov. 4876, p. 90.
PAYEUR. — HIST. Ajoutez : || XIV s. Nous vous mandons que vous bailliez et délivrez à Jehan Goupil, prestre, nostre poieur des ouvriers de la tourque nous faisons faire au boisde Vincennes..., Mandements de Charles V, Paris, 4 874, p. 8.
t PAYOLE (pa-io-l'), *. f. Chapeau de paille que portent les femmes du département de laCorrèze. Cette caisse contient les habits de l'accusé au moment du crime, la payole et la quenouille de la victime. Gaz. des Trib. 20 déc. 4 874, p. 4 218, 3° col.
— ETYM. Ce mot vient sans doute de paille, et devrait s'écrire paillole.