PIC
PIAN. — ÉTVM. Ajoute! : Pian est un mot de la langue galibi, en usage parmi les Indiens des environs de Rio Janeiro. Le missionnaire proleslant, Jean de Lery, qui était en <657 dans la petite colonie gouvernée par Viilegagnon, dit en parlant d'un arbre qu'il assimile au gaïac : « Et de fait, les sauvages en usent contre une maladie qu'ils nomment pians, laquelle est aussi dangereuse entre eux qu'est la vérole par deçà » (roulin).
t PIARDE (pi-ar-d'), s. f. Nom, dans la Vienne, de la pioche, Jet Primes d'honneur, Paris, <872, p. 298.
PIASTRE. Ajoutez : — REM. D'après l'Annuaire du bureau des longitudes, la piastre turque vaut 32 centimes; la piastre de Tunis, 62 centimes; la piastre d'Egypte, 25 centimes ; la piastre mexicaine (République Argentine, Bolivie, Guatemala, Pérou), 5 fr. 35; la piastre du Chili, en or, 4 fr. 72, en argent, 4 fr. 96; la piastre des Principautés danubiennes, 99 centimes.
t PIAULA RD, AUDK (pi-ô-lar, lar-d'), adj. Qui piaule, qui pleure et crie sans cesse. Un enfant piaulard, delboulle, Ghss. de la vallée d'Yères, le Havre, «878, p. 258.
t PIAZA'VA (pi-a-za-va) , s. m. Voy. piassava, qui est le même mot, au Dictionnaire. Adjudication en deux lots de la fourniture des balais de piazava nécessaires pour le service des rues de Paris, Arrêté du préfet de la Seine en date du 9 juin <874.
t PIBOLE (pi-bo-1'), ». f. Nom, dans l'Aunis, de la musette, Gloss. aunisien, 4 870, p. 4 34.
— ÊTYM. Dérivé de pipe, piper (voy. plus bas pipet).
t PIBROCH. — ÉTYM. Ajoutez : Pibroch est un mot écossais, contraction du gaélique piobaireacht, musique de cornemuse, de piobair, joueur de cornemuse, de piob, cornemuse.
t PICAILLON. Ajoutez : Depuis plusieurs mois, l'Assemblée constituante a ordonné la délivrance des picaillons nécessaires pour porter tous les régiments sur pied de guerre, L. du P. Duchêne, 231* lettre, p. 6.
+ PICARD, AUDE (pi-kar, kar-d'), adj. Qui appartient à la Picardie, ancienne province de France. Nous avons beaucoup de textes en dialecte picard ; aujourd'hui ce dialecte est un patois considérable.
t PICACDE (pikô-d'), s. f. Nom, dans l'Aisne, d'un sarment que l'on plie sur le cep et que l'on pique en terre, les Primes d'honneur, Paris, 4873, p. su.
— ÊTYM. Piquer.
t PICAUT. — ÊTYM. Ajoutez : M. Emile Burnouf, qui rejette l'étymologie parpiguer, dit qu'on prononce pico, et non pied, et que c'est l'anglais pea-cock, paon, de pea, pois, et cock, coq, c'est-àdire coq dont les plumes sont marquées de pois. M. Delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. 258, écrit picot, et donne l'étymologie par pea-cock.
t PICHOLIN (pi-ko-lin), s. m. Espèce d'olivier. Les colons [algériens] ont adopté pour cette production spéciale [olives salées] les plants de picholin et l'olive de Séville, Journ.offU. 4 5 nov. 4 874
— ÊTYM. Voy. picHOLiNE au Dictionnaire.
t PICKPOCKET (pik-po-kèf), s. m. Nom anglais des voleurs qui fouillent les poches et enlèvent dextrement ce qui s'y trouve. Prenez garde aux pickpockets (avis qui est affiché dans les gares des chemins de fer aux États-Unis), l. simonin, fie». <fe» Deux-Mondes, *" déc. 4 874, p. 680.
— ETYM. Angl. pickpocket, de to pick, prendre (le même que le franc, piquer), et pocket, poche, qui est le franc, pochette.
+ PICNITE (pi-kni-f), *. f. Terme de minéralogie. Substance pierreuse, qui se rencontre en certaines mines d'étain, et qui renferme de l'alumine, du fluor et do la silice.
t PICODON (pi-ko-don), t. m. Nom d'un fromage estimé qui se fabrique dans la Drôme, les Primes d'honneur, p. 74 4, Paris, 4 874.
t PICOIS. Ajoutez : \\ 8- Nom, dans le parler normand, du pic, de la pioche, h. moisy. Noms de famille normands, p. 359.
— HrsT. Ajoutez : XII' s. Et ces de Israël veneient as Philistiens pur aguiser et adrccier e le soc, e le picois, e la cuignée, e la houe, Rois, p. 44. '
t PICOLK (pi-ko-1'), ». f. Dans la Drôme, sorte de pioche qui sert au déchaussage des vignes, dans les terrains à cailloux roulés, le» Primes 4'honnntr, p. 7e», Pari», 4874. *
PIE
t PICON (pi-kon), ». m. Laine de rebut qu'on achète chez les fabricants de lainages fins, et qu'on revend aux fabricants de lainages communs, Dict. des contrib. directes, 4 864.
t PICONMER (pi-ko-nié), s. m. Voy. piquonnier au Supplément.
PICORER. Ajoutez ; — REM. On lit dans le Journal officiel : Qui ne sait que le bec des oiseaux difl'ère de forme, de grosseur, de longueur, selon que l'animal chasse, pêche ou picore? 4 0oct. 4 872, p. 6424, 3' col. Picoier paraît signifier ici chercher les graines qui servent à la nourriture, mais il ne peut avoir ce sens restreint ; et aller à la chasse ou à la pêche, c'est aussi aller à la picorée. Il faut dire, au sens de chercher des graines, picoter.
4. PICOT. Il Ajoulejf .-lia' Le picot est aussi un outil de bouilleur. On avait fait usage d'outils de bouilleur.... D.... avait reçu à la tête un coup de picot, porté avec une violence telle, qu'il avait percé le crâne sans produire d'éclats, coupant la chair sans la déchirer, Gaz. des Trib. 24 oct. 4 874, p. 4009, 3« col.
t 2. PICOTE (pi-ko-f), ». f. Petite étoffe de laine dite aussi gueuse (voy. gueuse 3 au Dictionnaire).
t PICUIQUÉ, ÉE (pi-kri-ké, kée), adj. Enduit d'acide picrique. 11 [E. Curie] se sert de l'acide picrique en solution aqueuse, de pièces de pansement imbibées de cette solution ou mieux encore de ouate picriquée, H. de parville, Joum.
Offic. 4 0 nov. 4 876, p. 84 4 9, 2' COl.
t PICTOGRAPHIE (pi-kto-gra-fie), s. f. Moyen de conserver la mémoire de certains faits à l'aide de linéaments qui sont un dessin, une peinture. Un vieil Indien familier avec la pictographie américaine, DE QUATREFAGES, l'Espèce humaine, Paris, 2" éd. p. 4 55.
— ETYM. Lat. pictus, peint, et ypàçeiv, écrire.
t PICTURAL, ALE (pi-ktu-ral, ra-l'), adj. Qui se rapporte à la peinture. La philosophie de ses philosophes d'estaminet [de la bohème], la puissance picturale de ses soi-disant peintres d'histoire, PAUL BONNAUD, Revue Britannique, sept. 4 873, p. 4 20. Nous soupçonnons fortement l'artiste [ Meissonnier ] d'avoir toujours eu une prédilection secrète pour ce genre [les batailles], d'ailleurs si intéressant, de sujets picturaux, e. bebgerat. Journal offic. 7 déc. 4875, p. 4 0094, 4" col. Si la composition d'un tableau doit, au point de vue pictural, être agencée selon certains principes traditionnels, le sujet lui-même doit être exprimé d'une façon claire et précise, HENRI HODSSAYE, Rev. des Deux-Mondes, 4 5 fév. 4 876, p. 878. La France a montré beaucoup de génie inventif, peu de facultés vraiment picturales ; la Hollande n'a rien imaginé, elle a miraculeusement bien peint, fromentin, les Maîtres d'autrefois, p. 206. Il Au plur. masc. Picturaux.
— ÊTYM. Lat. pictura, peinture.
t PICUL (pi-kul), ». m. Mesure cochinchinoise qui vaut 62 kil. 500.
4. PIE. Il 3* Croquer la pie, manger et boire. On doit de soi-même penser; Gallans, allons croquer la pie, Rec. de farces, etc.... P. L. Jacob, Paris, 4 859, p. 30). Il ?• Terme militaire. Nid de pie, voy. nid, n' 7.
2. PIE. — HIST. XII* s. Ajoutez: Dolz et pix ert as citaains, BENOIT, Roman de Troie, v. 6359; Juste ert, et pie, et dreituriere. Et simple dame et almoniere, id. ib. v. 5497.
t PIÉÇARD (pié-sar), t. m. Dans la tapisserie, ouvrier qui travaille à la pièce, l'Opinion nationale, 28 déc. 4 875, 2' page, 3* col.
PIÈCE. Il 4' Ajjutez : Il Haute pièce, pièce métallique qui, pour les joutes, se vissait au plastron et au nasal do l'armet.
t PIÉCIER (pié-sié), s. m. Synonyme de ferronnier, l'Opinion nationale, 30 mai 4 876, 3* page,
PIED, jl 8' Ajoutez ■ Il Faire le pied, reconnaître la bête par la trace que son pied a laissée. Dès qu'un animal est signale, on attend une pluie pour faire ce qu'en termes de chasse on nomme le pied, et le lendemain l'attaque a lieu en plein jour, Joum. offic. du 24 fév. 4874, p. (427, 4" col. || 38- Dans le travail do la dentellière, gros fil auquel la dentelle est suspendue; c'est comme un abrégé de l'engrelurc, ch. blanc, VArt dans la parure, p. 280. Il 39" Tenir pied, suivre sans perdre de terrain. La production [du tabac] ne marche pas aussi rapidement que la consommation ; elle a peine 4 lui tenir pied, Joum. offic. 22 déc. 487S, p. 8040,
PIE
2* col. Il 40* Populairement, marcfaeràpied d« ba«, marcher sur ses bas, sans souliers. Mme Perrin : J'ai vu les chaussettes trouvées chez moi ; il y avait de la boue sous les chaussettes, comme si ou avait marché à pied de bas. Gaz. des Trib. 44 mars 4873, p. 250, 4" col. Il 41" Fig. Perdre les pieds, piétiner d'impatience, brûler de partir, souhaiter ardemment une chose. Laisse-le s'en aller, tu ne vois pas qu'il perd les pieds? Elle désire tant se marier qu'elle en perd les pieds, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïéres, p. 258. C'est une vieille locution : xvi" s. Et d'adventure il y avoit un curé en la ville, qui estoit tant amoureux de cette belle painetresse, qu'il en perdoit les pies, Nicolas de l'royes, p. 88.
t PIEU-BLEU (pié-bleu), ». m. Conscrit portant encore les guêtres bleues du paysan, lahchbï. Il Au plur. Des pieds-bleus.
t PIED-D'ÉTAPE (pié-dé-ta-p'), ». m. Nom d'une enclume qui sert aux cloutiers, l'Opinion nationale, 30 mai 4 876, 3" page, 4* col.
PIÉDESTAL. —REM. Ajoutez : || 2. On a dit aussi piédestail : Virole posée sur le piédestail, Huetiana,
t PIEDSENTE (pié-san-f), ». f. Sentier pour les piétons. Qu'il n'y ait que les gens de pied qui puissent passer par l'ancienne piedsente, Édit, à Lille, 47(5, dans H. gaffiaux, Essai sur le régime économique du Hainaut, p. 44 7.
PIÈGE. — HIST. Ajoutez : XII" s. Or [il] me quide prendre à la piège , benoIt, le Roman de Troie,
t PIÉGER (pié-jé ; le g prend un e devant a et o: piégeais, piégeons; l'accent aigu devient accent grave devant un e muet, excepté au futur : je piégerai), v. a. Prendre au piège. [John Barr] a renouvelé les exploits du fameux Peels, qui passa une fois six mois en Islande pour piéger (les gerfauts, le Soir, 4 8 déc. 4 875.
t PIENNE. — ÉTVM. Ajoutez: Ce mot a été rapporté à penne 2 ; mais un arrêt du Conseil du 7 août 4 7 18 concernant les serges porte: «Le feu roi.... ayant autorisé, par ses lettres patentes du mois de mars 4 669, des statuts pour les manufactures des villages de Tricot et de Piennes en Picardie.... » Serait-ce des manufactures de ce village de Piennes que les piennes du tissage viendraient?
t PIÉRIDE (pi-é-ri-d'), s. m. Nom d'un papillon, lépidoptères diurnes, carteron. Premières citasses, Papillons et oiseaux, p. 6(, Helzel, 4866. Dans un genre très-nombreux de lépidoptères, le blanc domine; ce sont les piérides ou les papillons de chou, comme chacun les désigne, e. blancuabd, Rev. des Deux-Mondes, 4" août (874, p. 598.
— ETYM. C'est le nom des Piérides, Muses, appliqué au papillon.
t PIÉRIDES (pi-é-ri-d'), ». f. plur. Un des nom» des Muses.
— ETYM. niEptSE(, les Muses, ainsi dites de la Piérie, contrée située au nord de la Thess^lie, sur la côte macédonienne, et considérée comme siège des Muses.
PIERRE. Il 4" Ajoutez : \\ Pierre d'évèque, l'améthyste. On sait que cette pierre précieuse [l'améthyste] est un quartz hyalin coloré par de l'oxyde de manganèse et offrant toutes les nuances du violet; on l'appelle vulgairement pierre d'évèque, parce qu'elle sert à orner les bagues des prélats, Joum. offic. 4 4 avril (876, p. 262(, 2* col.
t PIERRISTE (piè-ri-sf), ». m. Ouvrier qui taille et perce les pierres fines dont les horlogers se servent pour faire les montres.
PIERROT. il;'outejr ; || 6. Être gai comme Pierrot, être d'humeur joyeuse. |{ xvi" s. El ainsi prini congé, gay comme Pierot, bonav. des periers, cité dans delboulle, Gloss. de la vallée d'ïères, p. 249. Il M. Delboulle pense que, dans cette locution, pierrot représente le moineau, qui est un oiseau vif et alerte; cela s'appuie sur la locution gai comme pinson; cependant, chez Bonaventure de» Periers, Pierot a un grand p cl parait se rapporter au nom propre.
PlETER II 6".l;ou(ejt: Il Sepiéter,se fixer, s'assurer sur ses pieds. Quand l'actrice, comme une statue qui se pièle sur son socle, a redressé sa hante taille..., TH. GAUTIER, Joum. offic. Feuilleton, 25
juin. 4870.
PIÉTON. Ajoutez : Il 4" S. f. Piétonne, la sauterelle née depuis peu et qui est sans ailes. Les sauterelles se sont abattues sur tous nos centres de culture, et, dans quelques semaines, nous aurons peut-être à lutter contre leur progéniture : les piétonne*, dont tout le monde connaît la voracité, de prizt-