‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 622 sur 754 · PIN · texte numérisé non relu

PIN

4870, M. H..., onviter fi'appeur dans l'usine Cail et C*, venant mettre une pièce on fer sous le pilon, prévint le pilonnier qu'il allait la poser, l'invitant à no mettre son pilon en marche que quand il le préviendrait. Gaz. des Trib. 44 juin 4873, p. bb4, 2' col.

PILORI. — HIST. Ajoutez ! Il xvi" s. Ouail [quai] de pierre de taille, garny de boucles et pillory, sur le port de Nantes, pour servir à monter les bateaux, MANTELUBB, GloSSaire, Paris, 4869, p. 50.

4. PILOTAGE. Ajoutez : || %• Construction sur pilotis. Le pilotage et les travaux qui en dérivent. Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. iv, p. 747.

PILOTE. Ajoutez : \\ 8° Drap pilote, sorte de gros drap. Il On dit pilote tout court en ce sens. C'est dans ces trois villes [Batley, Morley, DeKsbury] que sont, en grand nombre, les fabrique' de draps mélangés, d'étofl'es satinées ou moutonnées, de draps fourrure, de pilotes, de cheviots, de couvertures pour fantaisie et de draps pour l'armée,

JOUm. Of^C. 4 5 avril 4876, p. 2725, 3* col.

4. PILOTER, jljoufeï; Il S" Construire sur pilotis. En Belgique, nous sommes obligés de piloter nos filatures, et c'est un travail fort coûteux. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 747.

— HIST. Ajoutez : Il xvi* s. Tout cela est fondé et pillotisé en l'Escriture, et mesme en l'exemple de nostre Seigneur Jésus Christ , marnix de sainte- ALDEOONDE, des Différends de la religion, t. ni, p. 212, éd. Quinet, 4 857.

t PIMÉLITE (pi-méli-t'), s. f. Terme de minéralogie. Silicate double d'alumine et de nickel, qui se présente en masses compactes, d'un vert émeraude.

tPIMPERNEAU(pin-pèr-nô),«.m.Sorted'anguille qui ne remonte pas les rivières, et séjourne toujours à leur embouchure, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 4 60.

PINACLE. — HIST. XVI* s. Ajoutez : Adoncqnes le diable le transporta en la saincte cité, et le mist sur le pinacle du temple, Matth. ix, 5, Ifouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 4 525.

t PINATELLE (pi-na-tè-l'), s. f. Un des noms des lieux plantés en pins. Les Alpes conservent encore quelques gros pins, qui deviennent de jour en jour plus rares dans les espinasses et les pinatelles de la Provence, du Dauphiné et de la Savoie, h. BROiLLiABD, Rcv. det Dcux-Mondes, f avril 4 877,

t PINAD (pi-nô), ». m. || 1» Nom vulgaire des divers bolets vénéneux en France. |{ î" Nom vulgaire donné à divers palmiers à la Guyane.

PINCER. — HIST. Ajoutez : xii* s. Tant m'a amors pincié et mors 1 benoît db sainte-more. Roman de Troie, v. 4 8062.

PINCETTE. Ajoutez : || 6* Terme de carrosserie. Ressort à pincettes, ressort muni d'un dispositif en forme de pincettes de cheminée; ce dispositif, en cédant et en se redressant comme font les pincettes, adoucit le mouvement.

t PINCHARD, AKDE (pin-char, char-d'), adj. Dans le parler normand, gris de fer; se dit uniquement de la robe des chevaux, H. moisy, Noms de familk normands, p. 356. Pendant la nuit de samedi à dimanche, on a volé au Ham une jument hors d'âge, sous poil pinchard pâle, le Bonhomme normand, 2 juill. 4870, Annonces.

t PINCOFFINE (pin-ko-fi-n'), s. f. Nom anglais de l'alizarine (voy. ce mot).

f PINÉE (pi-née), s. f. Un des noms des lieux plantés en pins. Dans une même pinée formée de sylvestre [pin sylvestre] en bas et de suffin en haut, CH. BROiLLiARD, Rev. des Deux-Mondes, 4 •' avril

f PLNERAIE (pi-ne-rê) , s. m. Lieu planté de pins. Les lièges et les châtaigniers étant en général nettoyés, on devrait se borner à opérer dans les pineraies, Enquête sur les incendies des forêts, p. 85. Pure de toute autre essence [que le pin sylvestre], la pineraie du nord étonne par son aspect particulier, CH. broilliard, Rev. des Deux- Mondes, 4" avril 4 877, p. 664. Nos pineraies couvrent une surface qui dépasse quatre millions d'hectares, ro. tb. p. 677.

— ÉTYM. Pin. Le mot est mal fait; car il suppose un pinier, qui n'existe pas; il faudrait dire pinaie.

t PINGER (pin-jé), v. a. Dans l'Aunis, remplir d'eau, en parlant d'un marais salant, Gloss. auni-

Sien, 4 870, p. 4 36.

t PINGÔUINIÈRE (pin-gouiniè-r'), s. f. Lieu où se rassemblent les pingouins. Vers la fin de novem-

PIQ

bre, il se fit une seconde ponte, maif les œuU étaient fort petits et les couveuses souvent dérangées à cause de l'agitation extrême qui se faisait dans les pingouinièrcs, Journ. offic. 9 mai

4876, p. 3166, 3* Col.

t PINGRERIE (pingrerie), ». f. Terme populaire. Caractère du pingre, acte de pingre. Ames cupides, qui accusez de pingrerie le vieux père L.... parce qu'il n'a pas donné d'étrennes, Gat des Trib. 30 janv. 4H76, p. 402, 4* col.

PINTADE. Ajoutez : || 8* Nom d'un serpent de l'Inde, du genre des orvets.

— REM.l. Au mot pintade, le Grand dictionnaire des sciences naturelles (4825-4828) dit qu'il ne faut pas confondre pintade ou pintado, qui est un des noms du pétrel damier, lequel est un palmipède {proeellaria capensis, Linné), avec la peintade, qui est un gallinacé du genre numida. \\ 2. Pintade dérivant de l'esp. pintado, l'orthograph» peintade ne peut être reçue.

PINTE. Ajoutez : || i* Dans le canton de Vaiul, nom des petits cabarets de village.

t PIOCHON. Ajoutez : |) î' Piochon-racle, sorte de pioche avec laquelle on racle en même temps. X ce moment la porte s'ouvrit, et un homme armé d'un instrument d'agriculture, dit piochon-racle, sortit en courant et se précipita sur P..., Gaz. det Trib. 26-27 fév. 4877, p. 200, 2* col. (Couf d'a»sises du Rhône).

t PIOLET. Ajoutez : Le guide passa le premier [sur une crête glacée] en posant les pieds en biais et en écartant les pointes; il me tendit son piolet et je le suivis, Journ. ofjie. 44 sept. 4873, p. 5882, 4" col.

t 2. PION. Il !• Ajoutez ; Narayanassamy, né en 4 796, à Karikal (Inde), [retraité comme] pion de police à Karikal, Décret impérial du 27 nov. 4 868.

t PIOTTER (pio-lé), v. 71. Faire entendre un cri, en parlant d'une couvée de petits oiseaux. « La bégayante couvée » piotle incessamment, et leurs cris, leurs mouvements perpétuels et aveugles montrent que leur pensée n'est encore qu'une dépendance de leur estomac, h. taine, la Fontaine, 2* partie, 11, 4.

t PIOTC, VK (pio-tu, tue), adj. Terme de la Suisse française. Qui a des pieds. La gent piotue des coquemars et des chaudrons. M"' de gaspabin. Bande du Jura, III, Chez les Allemands, chez nous, Paris, 4866.

— ETYM. Pio(«, pied, dans la Suisse romande; ital. piota, plante du pied. Ce parait être un diminutif de l'ancien français poe, provcnç. pauta, catal. pola, que l'on rattache au néerland. poot, allem. Pfote, patte.

t PIPA (pi-pa), ». m. Genre de reptiles batraciens de la famille des anoures. Le pipa de Surinam. Parmi les batraciens, il [M. Lévêque] montre le pipa mâle chargeant sur le dos de la femelle les œufs qu'elle vient de pondre, a. man-

GIN, Journ. offic. 10 OCt. 4872, p. 6425, 4" col.

t PIPABLE (pi-pa-bl'), adj. Facile à piper, i tromper.

— HIST. ivi* s. Au cas que cette pipcrie [faiblesse pour les enfants] m'escbappe à veoir, au moins ne m'escbappe il pas à veoir que je suis très-pipable, mont, u, 84.

t PlPlîT. Ajoutez : \\ i' En Normandie, sifflet fait avec un chalumeau de blé et dont le son rappelle celui de la cornemuse, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, 4876, p. 26». I! Pipet au sens de sifflet se trouve dans Aucassin rt Nicolelte, du xm* siècle.

— ETYM. Piper, au sens de siffler.

t PIPON (pi-pon), s. m. Sorte de futaille. On a coté ainsi les divers lots disponibles [de suifs], en provenance de la Plati, soit 230 pipes et pipons..., Journ offic. 42 fév. 4872, p. 4U37, 3- col.

— ÉTYM Dérivé do pipe.

t PIQUAGE. \\i' AjouUz : Dans l'origine, le piquage d'once était un terme d'argot qu'on employait pour désigner le vol que le tissour en chambre commettait sur les fils, laines ou soies qui lui étaient confiés ;... aujourd'hui on appelle ainsi tout abus de confiance ftit par un ouvrier, par un employé, par un garçon de magasin au préjudice de son patron, maumb du camp, Rev. des Dpui- If ondes, 4 6 janv. 4(73, p 333. || 6' Piquage de fûts, sorte de vol c ui s'exerce sui le» fûts en les perçant avec un foret et tirant une certaine quantité du liquide qu'ils contiennent. Piquage de fûts par des hommes d'équipe dans une gare de chemin de fer ; vol de vin : ...on y trouva effectivement une pièce percée d'un trou SUPPL. — 34

fm

auquel s'adaptait la vrille saisie.... déclarent les avoir tus plusieurs fois boire du vin pris à des pièces piquées, Gax. des Trib. 29 ocl. <87«, p. ton, <" col. Il 6* Bois de piquage, tout bois que l'on pique eu terre, c'est-à-dire gaules ou baguettes qui servent de tuteurs pour les plantes ou de points do repère pour niveler ou loiir un terrain et que l'on expédie en longs fagots ou fascines. Autrefois, dans le roulage, les fùls étaient placés il chaque extrémité, sur des fascines de paille ou sur des bols de piquage et liéssolidement avec des prolonges, Joum. offic. 29 juin (874, p. 4448, S» col.

t PIOUE-FEO (pi-lie-feu), s. m. Instrument qui acrl à attiser le feu d'une chaudière, d'un poêle, d'un loyer quelconque.

t riyCK- NOTES (pi-ke-no-f) , s. m. Sorte de grand crochet pointu, qu'on fixe par un clou près d'un comptoir, d'un bureau et qui sert à enfiler des notes sur feuilles volantes, Àlman. Vidol-Bol-

tin, <S70, p. 689, 4' col.

t PIQCEI'OULS (pi-ke-poul), S. m. pi. Nom de vins fitits avec le cépage dit piquepoul ou piquepouille. Ce dernier cours est le prix normal des bons vins de Cers; de bous piquepouls se sont traités, dans les environs de Pinet (arr. de Béliers, Hérault), de < 47 à (60 francs les 7 hectolitres, Journ. offic. s nov. «87t, p. 4329, 2' col.

PiyUKR. Il 29" Ajoutez : || Se piquer, s'altérer, ge dit aussi en parlant de l'huile. Au bout d'une année, l'huile d'olive de Dalmatie se pique, suivant l'expression populaire, et n'est plus mangeable, Journ. offic. 3 fév. «873, p. 70*, 2* col. Il 34° Locution populaire. Piquer un cliien, dormir dans la journée sans être couché. || On attribue cette métaphore avec vraisemblance aux mendiants aveugles assis avec leur chien devant eux, qui auraient soin de tenir dirigée vers l'animal la pointe de leur bâton, afin que, s'ils viennent à s'endormir et dès lors à se pencher en avant, la pointe pique le chien, qui, en remuant, les réveille.

*. PIQUET. Ajoute» :\\6' Nom, dans le Pas de- Calais, d'un instrument, dit aussi sape, qui sert à couper le blé, ki Primes d'honneur, Paris, (869, p. 84.

2. PIQUET. Ajo\»tex : || î" Un piquet, une partie, un cent de piquet. Le temps ne permettait pas de sepromener; Mangogul n'osait proposer un piquet, DIDEROT, Bijoux indiscrets, i, 3.

f i . PIQUEI'AGE (pi-ke-ta-j'), ». m. Action de planter des piquets. Le 24, à six heures du soir, l'artillerie de l'ennemi et 200 voitures chargées du matériel nécessaire à l'établissement des batteries arrivaient à Danizy; depuis deux jours, le piquetage était fait et les emplacements marqués, K. LKMSSB, Rev.des Deux-Mond. <"8ept.<87<,p.6).

t 2 PIQUETAGE (pi-ke-ta-j'), ». m. Action de couper le blé avec le piquet ou sape (se dit dans le Pas-de-Calais). M. d'Havrincourt fait toujours piqueter les céréales versées ; le travail du piquetage est plus parfait, mais bien plus lent et plus coliteux que le fauchage, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 84.

t PIQUETER. Tracer une ligne avec des piquets. \\ Ajoutez : Les projets de travaux de défense.... ont été piquetés et tracés sur le terrain..., Journ. offic. 28 mars <874, p. 2375, »• col.

t 2. PIQUETER (pi-ke-té), v. a. Couper le blé avec l'instrument dit piquet ou sape (dans le Pasde-Calais), les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 84.

PIQUEUR. Il 14° Piqueur ou sapeur, ouvrier qui manie la sape, sorte de faux à moissonner, Journ. offic. 15 sept. 1872, p, 6022, )'• col. || 15° En un sens fort libre, celui qui a commerce avec une femme. Il n'y a si chétive ni si souillon qui se contente d'une couple de piqueurs, malh. Lexique, éd. L. Lalanno (c'est une traduction du latin de Sénèque : unum aduUerorum par).

t PIQUONNIER (pi-ko-nié), t. m. Celui qui achète aux fabricants de draps et d'autres lainages fins des laines de rebut qu'il revend à des fabricants d'étoffes communes. Tarif des patentes, <868.

PIRATE. — llIST. Ajoutez: xv« S. Plusieurs des Bubjeciz du roy se font pirates, et se mcctent en armes pour faire la guerre sur la mer à tous ceulx qui [sici rencontrent, soient amys ou ennemys du roy, Procés-verbaux du Conseil d« régence de Charles Vin, p. 78.

PIROGUE. — ËTYld. Espagn. piragua, et non piroga. Le T. Raymond Breton écrit piraugue dans son Dictionnaire français-caraïbe ; c'est de là sans doute que nous avons fait notre mot piroyue.'Ou Ut dan* Garcilasso de la Ycga : Us [les Péruviens]

Page 1