‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 633 sur 754 · POT · texte numérisé non relu

POT

posthumement disent an peu plus quti n'aurait voulu, É. UTTRi, Utl. et hitt. préf. p. 4.

t PO.STIER (po-stié), ». m. Cheval de poste. On a examiné hier au concours hippique la classe des chevaux de selle.... les postiers ont comme toujours été très-admirés, Joum. o/yic. 8 avril (88»,

p. 488, 6« col.

t POSTILUS. — HIST. A;ou(«* : Il xvi* 9. Sire, pour veriffier ce que par postille j'ay adjousté à mes dernières, Corresp. de Lamothe Féruùm, 1. 1, p. 44. Pour le regard du postille qui est en celle du roy du xiu du passé, ib. t. i, p. 2(5.

t POSTILLONNÉ, ÉE(po-sti-llo-né, née, U mouillées), adj. Muni d'un postillon ou espèce de garniture plissée. Ceinture avec frange postillonnée, Joum. offic. 3 avr. (872, p. 2327, 3* col.

t POST-MÉRIDIEN, lENNE (posf-mé-ri-diin , diè-n'), adj. De l'après-midi. Il reste assez d'espace pour les colloques post-méridiens, brillat-savarin, Physiol. du goût, Xéd. xiv.

— ETYM. Lat. postmeridianus, de post, après (voy. puis), et meridianus, de midi (voy. méridien).

POSTULER. — HIST. xiv 8. Ajoutez ■■ Laqucle amende nous lui avons quitée et remise, considérée sa poureté, et qu'il a juré par son serment qu'il ne l'avoit pas faicte [une fenestre] pour vendre, maiz pour la donner à un procureur qui avoit postulé pour lui, Bibl. des ch.tsn, ixxv, p. 502.

POT. Il If Ajoutez : || Petit pot se dit aussi du pot au rouge. Les petits abbés ignares, qui se parfumaient d'ambre et mettaient du petit pot et des mouches, L.duP. Duchéne, 9* lettre, p. 7. || 20» Marchand au pot renversé, débitant qui ne vend rien qui soit consommé chez lui, chaque consommateur emportant la boisson qu'il achète.

— REM. Sourd comme un pot : l'anglais dit : deaf as a post, sourd comme un poteau ; il est possible que le français »ourd comme un pot soit une altération de sourd comme un post (post veut dire poteau). Cela parait d'autant plus probable qu'un p(J( se dit encore en Normandie pour un poteau. A la vérité, on objecte que »ourd comme un pot répond à une habitude essentiellement française qui joue sur le double sens du mot sourd : qui n'entend pas et qui ne résonne pas (un pot de terre étant très-sourd en ce sens). Mais cela est hypothétique, tandis qu'il est certain qu'on a dit en anglais : sourd comme un poteau.

POTAGE. Ajoutez : — REM. On peut voir au n" 2 que le bel usage au xvn* siècle voulait qu'on dit potage de santé, et non soupe de santé. Mais l'exemple suivant montre que le potage de santé différait notablement de ce que nous nommons un potage : Si c'est un potage de santé, et qu'elle [une personne qualifiée] vous demande du chapon bouilli, qui est ordinairement dessus, la poitrine passe pour le meilleur endroit, les cuisses et les ailes vont après, de courtin, la Civilité frartçoise,

t POTAGISTE (po-ta-ji-sf), adj. Cuisinier expert dans la préparation des potages. Tous ceux qui s'asseyent à ma table vous proclament potagiste de première classe, brillat-savarin, Physiol. du goût, Méd. vu.

t POTASSERIE (po-ta-se-rie), ». f. Usine oit l'on transforme les résidus de la distillation des mélasses en salins qui contiennent du carbonate de potasse, les Primes d'hormeur, p. (26, Paris, (874.

POTE. — ETYM. Ajoutez : Au même radical qui est dans pote appartiennent l'angi. to pout, bouder, et le gallois polen, protubérant.

t POTÉITÉ (po-té-i-té), s. f. L'essence du pot en soi (terme fabriqué à l'imitation de la scolastique). Un jour, Platon discourait de ses idées, assurant qu'une table avait sa tabléité, et un pot sa potéité ; pour moi, dit Diogène, je vois bien un pot et une table ; mais je ne vois ni potéité, ni tabléité. — C'est, lui répliqua Platon, que tu as des yeux pour voir la table et les pots, mais tu n'as pas assez d'esprit pour conc«voir la tabléité et la potéité, RAC. Lexique, éd. P. Mesnard.

POTENCE. Il 6* Ajoutez : || Fig. Brider la potence, ne pas réussir, manquer son coup. Il [M. de Chaulnes] me mande qu'il se pourrait vanter d'avoir fourni une assez belle carrière et de n'avoir point bridé la potence, sans la douleur mortelle qu'il a d'avoir été contraint d'offrir an pape ce charmant comtat [d'Avignon], sÉv. Lettres inédites, éd. Capmas, 1. 1, p. (47. L'édition Régnier portait d'avoir fourni bride la potence, leçon inexplicable.

POTENTAT. Ajoutez : — REM. Mme de Gasparin a risqué le féminin de potentat : Le duc de Lorraine, modeste, en petit état, comme 11 con-

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vient au mari d'une potentats (Marie-Tbérè&r'i. Voyages à ConstarUinople, 2* éd. Paris, (867.

t POTKNTIKLLKMKNT. Ajoutez : Dieu seul e«t infini, absolument infini, activement infinii mai», s'ilcst activement, potentiellement infini..., Joum. de Trévoux, août (7»7, p. (34(.

POTERNE. ,4;out«i ;— RBSl. La poterne est un passage souterrain qui fait communiquer entre elles différentes parties de la fortification, le corps de place avec le fossé, la demi-lune avec son réduit, etc.

t POTET (po-tè), ». m. Trou fait en terre pour mettre une semence. Dans la première période ((862 à (866 inclus) le semis domine soit à la volée, soit par trous ou potets ; la plantation n'est qu'une petite exception, Rebois, des morUagnet, Comptes rend. (86»-74, 2' fasc. p. 28. X l'origine, les trous ou potets préparés pour recevoir des glands étaient de petite dimension (30 centimètre* de côté).... on agrandit les potets jusqu'à leur donner un mètre à un mètre cinquante de long sur cinquante centimètres de large, ib. p. 70.

— ETYM. Diminutif de pot, le trou étant considéré comme un petit pot.

t POTHINIF.N (po-ti-niin) , ». m. Partisan de, hérésies de Potbin sur le dogme de la trinité.

t POTICHOMANIE (po-ti-cho-ma-nie), ». f Manie d'imiter les potiches chinoises avec des vases de verre, à l'intérieur desquels on colle des images en papier découpé. Telle fut, au xviii' siècle, la mode du parfilage et des découpures, qui s'est reproduite de nos jours sous le nom de décalcomanie, potichomanie..., Joum. offie. 8 janv. (876,

POTIER. Ajoutez .-IIS* Potier, nom vulgaire d'une espèce de crabron, h. pelletier. Petit dict. d'entomol. p. 53, Blois, (888.

t POTINAGE (po-ti-na-j'), ». m. Synonyme de potin, au sens de petits commérages. Mettre un terme à ce potinage, Joum. de Genève, ( 7 mars (877.

POTIRON. —ETYM, Ajoutez : Comme le sens primitif de potiron est champignon H. Devic, Dict. étym., adoptant mais rectifiant l'opinion de Ménage, qui y voyait un mot arabe, propose pour origine l'arabe foutour, champignon.

POUCE. Ajoutez ; Il 7° Populairement. Et le pouce, se dit après l'expression d'une quantité, pour exprimer qu'il y a quelque chose en plus. On remarquait MM. Frank Ramson (pesant 3(2 livres), .... Lyons, président de la Banque (280 livres et la pouce), le Rappel, (6fév. (873.

— HEM. Il est dit dans le Dictionnaire que, populairement, malade du pouce signifie fainéant. Non; malade du pouce se dit de celui qui n'a pas d'argent, qui n'aime pas à en donner, qui ne peut pas avancer de l'argent, comme on fait avec le pouce (comparez jouer du pouce à jouer, n* 6).

t POUDET (pou-dè), ». m. Nom, dans Tarn-et- Garonne, de la serpe. Le couteau dont il s'est servi était caché dans son lit, ainsi qu'une serpe ou poudet; il avait aiguisé ou fait aiguiser avec soin ces deux armes, qui, comme instruments de travail, ne lui étaient d'aucune utilité. Gaz. des Trib. 30-3( août (875, p. 839, 4* col.

— HIST. XV' s. Podet de fer, du canoë, podadotro.

— ÊTYM. Prov. podar, tailler, du lat. pu(ar<, couper.

POUDRE. Ajoutez : \\ 14° Poudres blanches, sorte de sucre en poudre. Il y a, en outre [outre le sucre en pain], les poudres blanches, qui sont le produit direct et très-perfectiouné de la sucrerie indigène, un sucre très-pur, aussi pur, en définitive, que le raffiné, Joum. offic. du 28 févr. (874, p. ( 584, 3* col. Il 16' Poudre blanche désigne encore une superstition du ivii* siècle, d'après laquelle on croyait qu'il y avait une poudre (à canon ou à fusil) qui était blanche et dont l'explosion avait lieu sans bruit. Robaut, qui rapporte cclt* opinion, dit que, selon lui, c'est une façon de désigner la canne à vent (fusil à vent). || 16' Poudre d'hospice, tabac à priser que l'administration vend meilleur marché aux établissements hospitaliers, Joum. offic. 6 déc. (875, p. (0054, a* col.

POUDRIÈRE. AjoMex i — HIST. xvr s. U y avoit beaucoup de poudre, sans ce que travailloient journellement trois cents ouvriers employez à la poudrière, Mém. du due de Guise, t. i, p. 46.

t POUDRIN. Ajoutes: \\1' Nom du givre à Terreneuve. Les grands coups de vent se succèdent.... fouettant au visage de quiconque se hasarde au dehors une pluie glacée, sorle de givre bien connu dans le pays sous le nom de poudrin. Hev. des Deux-MonUes, f aoy. if^y*,V ''^^-■

suppi.. — 33

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+ 3. POUF. ÀjouUM : Il 3' Sorte de tournure que les fcmojos se mettent par derrière. Quand tu seras juponnée un peu plus baut par derrière, avec un pouf convenable..,, octave feuillet, fle». <Ut Deux-Mondet, *" mars 1872, p. 7.

— ETVM. Comme le pou/' coiffure ou tournure est une chose qui bouffe, c]est l'anglais pufT francisé (voy. pvr? au Dictionnaire).

f POUIILARD (pou-llar. Il mouillées), ». m. Terme do cliasse. Petit perdreau non encore formé. Les derniers orages.... n'ont causé que peu ou point de mal [au gibier], et encore, au dire de la plupart de nos correspondants, le pouillard seul at-11 eu à souffrir, Joum, offic. 6 juill. J876, p. «85», s* col.

— ÉTYM. Ce paraltêtre un dérivé péjoratif de pulr lus, poulet, par assimilation à un poulet trop jeune.

4. POULAIN. — illST. xill' s. Ajoutez : Tout sans poulain l'avez chàaval descendu, Gau^rej/, v.6966. Il XIV* s. Deux poulains à deschargier vin, Bibl. des eh. <872, p. 36).

t POULANOIS (pou-lan-jl), ». m. Nom, dans la Nièvre, d'une sorte d'étoffe. Son tablier et sa robe de poulangis toute droite ressemblaient à un vêlement de religieuse, th. bentzon, Rev. det Deux- Mondes, 4" juin t87«, p. 536.

t FOULARD (pon-lar), adj. m Blé poulard, nom d'une espèce de froment. Us Primes d'honneur, Paris, )872, p. )B2. Les bléspoulards ou gros blés, variété qui a l'avantage de bien résister aux grandes chaleurs, heuzé. la Frarwe agricole, carte n" (8.

POULE. Il 9° Ajoutef : \\ Poule de Carthage, un des noms de l'outarde, Joum. o/Jlc. <5 oct. 4873, p. 6384, 3' col. Il 15* Poule d'eau, se dit, dans la Nièvre, des individus qui, le long des cours d'eau, ont soin que let bois flottés suivent le fil du courant. Alors une armée d'hommes, d« femmes, d'enfants, des poules d'eau, comme on les nomme, veillent, des crocs à la main, le long des ruisseaux et des rivières, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, i" juin 1876, p. B63.

POULET. Il 2- Poulet d'Inde. Ajoutez .■ || En argot militaire, poulet d'Inde, le cheval do cavalerie. Manœuvres fort utiles à la tête d'un régiment, mais tout à fait superflues lorsqu'au lieu d'un poulet d'Inde on a une chaise entre les jambes, h. JlALOT, Cioti'Jde Martory, ch. xxxviii. || 6* Poulet de carême, nom populaire des harengs blancs.

t 2. POULIOT. Ajoutez . Il 2" Nom, en Normandie, d'une pièce de bois mobile ou tourniquet, placée à l'extrémité postérieure d'un chariot ou d'une charrette, sur laquelle s'enroule une grosse corde qui maintient la charge, delboulle, Gloss. delà vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. 85.

t POULITE (pou-li-f), ». f. Nom, dans le Nivernais, de la bouillie d'avoine. Vous avez beau dire, mademoiselle ; vous savez très-bien maintenant ce que c'est que les cbaintres, et une ouche, et la poulite, TH. BENTZON, Rev. des Deux-Mondes, «"juin 1876, p. 552.

— ÉTYM. Lat. polenta, farine d'orge (voy. polenta au Dictionnaire).

t POULNÉE (poul-née), ». f. Nom, dans l'Oise, de la fiente de volailles, servant d'engrais, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 82.

POULS. Ajoutez : \\ 4" Pouls blanc, pouls rouge, noms, dans l'Aunis, d'une prétendue maladie que les empiriques seuls savent guérir; le pouls blanc est caractérisé par une espèce de frémissement dans le corps ; le pouls rouge a pour symptômes des battements d'artères, particulièrement au creux de l'estomac, GJosi. aunisien, 4870, p. (38.

t POULSART. Ajoutez : — REM. La prononciation locale est poussard.

t POULVfi (ponl-vé), ». m. Nom, sur les bords de la Loire, d'une mesure du merrain. Mesure de solidité, merrain : Ainboise, poulvé, douelles, longueur o-,83, largeur o«,027 (un pouce); Blois, poulvé en petit rebut, même longueur et même largeur, Annuaire des Eaux et Forêts, 181», p. 24. POUPIN.— HIST. Ajoutez: vil' 8. Se vest et lace •t enpopine Plus acesmez que une reine, Variante de Meraugis, p. us (communiqué par U. Michelant) {enpapiner suppose pnpin ou poupin).

t POUPO.NNIÈRE (pou-po-niè-r'), ». f. Dans les crèches, salle destinée aux poupons. Nous demandons que la salle de jeux, c'est-à-dire celle où se trouve la pouponnière, soit séparée par une cloison de la salle où, pendant deux heures chaque jour, reposent les enfants dan» les berceaux on ■nr les couchettes, Joum. o/)(e.e juin 4873, p. 3<«s, 2* col.

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t POUPOTTB {pou-po-t'), ». f. Nom, au Havre, du pain à café.

4 . POUR. Il 22* Ajoutez : || Pour suivi de jusqu'à, signifiant de quoi aller jusqu'à. En voilà pour jusqu'à la fin d'octobre, le National, 4 4 août (876, 2' page, 2' col. Il Rien n'empêche de dire pour jusqu'à, comme dans les cas rares, il est vrai, où l'on fait régir une préposition par une autre. Il 24* Ajoutez :\\ Saint-Simon n'est pas le seul qui ait parlé du pour. En voici des exemples dans deux auteurs plus anciens : MM. les ambassadeurs qui sont à Paris ont une prétention de laquelle nous n'avions pas encore ouï parler; ils veulent qu'en voyage on leur donne le pour, danoeao, t. vi, p. 403. Cent mille écus et le pour que l'on demandait pour M. de la Rochefoucauld, retz, Mém. t. iv, p. 235, éd. Feillet et Gourdault. || Cet exemple, rapproché de celui de Saint-Simon, montre que le pour était ancien à la cour. La note suivante, que l'éditeur des Mémoires de Retx a jointe, jette quelque jour sur cette distinction ■ • On voit dans les Mémoires de la Rochefoucauld qu'on demandait pour lui un brevet pareil à celui de MM. de Bouillon et de Guemené pour le rang de leurs maisons » Il semble résulter de là que le pour ne se donnait qu'aux plus grandes maisons.

— REM. Ajoutez : Il 8. Pour tout l'effort qu'il fasse, s'est dit au sens de : quelque effort qu'il fasse. Pour tout l'effort qu'il fasse à me dompter, RÉ8NIER, Élég. 1.

t POCHASSOU (pou-ra-sou), ». m. Nom, en Auvergne, de la civette, allium schxiwprasum, L. Il On y dit aussi pourette.

— ETYM. Dérivé de porreau.

t POCBBAIRINE (pour-bê-ri-n'), ». f. Produit en poudre qu'on importe de Belgique ; il est composé, en majeure partie, de sel de soude et sert au blanchissage du linge, Douanes, Tarif de 4877, note 365.

POURCEAU. Ajoutez :\\i' Petit pourceau ou petit sphinx de vigne, sphinx porcellus, papillon crépusculaire qui n'est pas rare.

t POURCENTAGE (pour-san-ta-j'), ». m. Le tant pour cent. La compagnie, en même temps qu'elle reçoit de l'état B,7B, empruntant 6,4 0, trouve 0,65 d'économie par pourcentage d'émission, Joum. offic. I» mars 4877, p. 4 988, s* col.

t POURCOMPTE (pour-kon-f), ». m. Terme de commerce. Se dit quand, une marchandise livrée étant avariée ou arrivant trop tard, l'acheteur la reçoit en prévenant le vendeur qu'il la vendra pour le compte de celui-ci. Un négociant déloyal profite toujours des ponrcomptes injustes. j| Au plur. Des pourcomptes. On pourrait aussi écrire en deux mots des pour-compte.

1 3. POURETTE (pou-rè-f), ». f. Voy. ci-dessus

POUHASSOO.

t POURPARLEUR (pour-par-leur), ». m. Celui qui est chargé d'une négociation, d'un pourparler.

— HlST. XVI* s. Qui ne pou oit estre fait, pour l'entregent requis en telles matières, que par une personne autre que des pourparleurs, est. pas- QuiER, Lettres, 1. xxi, t. n, p. 682.

4 . POURPRE. Ajoutez : || Pourpre romaine, sorte de couleur rouge employée en teinture. La couleur connue sous le nom de pourpre romaine s'extrait du guano, Rev. Rrilann. avril 4 874, p. 338.

POURQUOI. — REM. Ajoutez : || 2. Il ne faut pas confondre pour quoi en deux mots et pourquoi en un seul. Pour quoi vous sentez-vous de l'attrait, pour les sciences ou pour les lettres? Mais pourquoi les lettres plutôt que les sciences?

f POURRIDIE (pou-ri-die), ». f. Nom d'une maladie de la vigne, dite aussi pourri des racines, n. llobes, Travaux de la comm. dép. contre le phylloxéra, p. 33, Perpignan, 4874.

POURRIR. Ajoutez : || 6* Pourrir sa pourriture, achever de se dissoudre dans la corruption ; locution hardie, mais qui est analogue à dormir son sommeil, vivre sa vie. Dans ce caslà, brûlé par Léon X, il [Luther] eût eu le sort d'Arnold de Brescia, de Savonarole, de Bruno et de tant d'autres ; la réforme, étouffée encore, eût laissé le vieux système pourrir sa pourriture paisiblement ; point de protestants dès lors ni de jésuites, mi- CHELET, Tlrf/Virme, p. 447.

POCRRISSAGE. Ajoutez : || 2* Espèce de fermentation qu'on fait subir à la pâle destinée à fabriquer la porcelaine, afin de détruire les matières organiques qu'elle peut renfermer.

tPOUKRISSANT, ANTË (pou-ri-sao. san-t') , adj. Qui pourrit.

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— lIIST. XII* S. Alsi com de la purrissant char de celui por les vers[en place des vers] bolissent espezes [aromates], /t Dial. Grégoire lo pape, 4 876, p. 23o.

POURSUIVRE. Il 7° Poursuivre, suivi d'un infinitif avec de. Ajoutez l'exemple suivant : Monsieur de Mazarin poursuit de vous braver. Et fait courir le bruit qu'il veut vous enlever. Mémoire dt Mme la duchesse de Mazarin, dans Mélanges curieux des meilleures pièces attribuées à de Saint- Évremond, t. t, p. 230, Cologne, 4 708.

t POURTOURNER (pour-tour-né), v. a. Forme le pourtour. Les constructions qui pourtournent a place, le Siècle, 8 août 4 874.

t POURVOYANCE (pour-TO-ian-s'), ». f. Terme vieilli. Qualité de qui pourvoit. Dieu, par une pourvoyance singulière, fait que la substance dont les enfants étaient nourris dans le ventre, remonte, bien préparée, aux mamelles, pour là être commodément reçue de la bouche des enfants, J. mes- THEZAT, Serm. (4649).

— ËTYM. Pour«ot/an(. Voyez ce mot, qui est un néologisme de J. J. Rousseau au sens de : qui a soin de pourvoir, tandis que pourvoyante se trouve, comme on voit dans l'un des bons sermonnaires protestants du xvn* siècle.

POURVOYEUR. Il 6* Il se dit aussi, dans l'artillerie de terre, de celui des servants qui a pour fonction d'aller chercher les charges.

POUSSÉE. Ajoutez : — REM. La poussée d'une voûte est la pression qu'une demi-voûle exerce contre la demi-voûte opposée. Elle est dite poussée par rotation, si on considère l'action d'un voussoir qui tendrait à tourner autour de l'arête inférieure de l'intrados, et poussée par glissement, s'il s'agit d'un voussoir qui tendrait à glisser sur son point inférieur.

+ POUSSE-PIED (pou-se-pié), ». m. Petit bateau plat, dit aussi accon (voy. ce mot an Dictionnaire), qui sert h l'exploitation des bouchots, ainsi dit parce que, sans autre impulsion que celle du pied, il glisse rapidement sur la vasière Ces pirogues, appelées accons ou pousse-pieds, sont de simples caisses en bois, longues de 9 pieds, larges et profondes de 48 pouces, dont l'extrémité antérieure est recourbée en forme de proue, Joum. of^e. 42 sept. 1876, p. 69(8, 3* col.

POUSSER II 21* Ajoutez : || Pousser d'orge un cheval, lui faire manger beaucoup d'orge. On retirait les chevaux de la charrue et on les poussait d'orge; on réparait les armes, on achetait des armes, de la poudre, Joum. offic. 23 avril 4 875, p. 2938, 8* col.

— HIST. Ajoutez : xir s. Bernart saisirent 11 premier; Mais trop fu grefs lor acointier; Si li estent le chaperon, Que la gole soz le menton Li unt estreinte e si enpeint Que par un poi nel uni estaint ; Poussent, fieront, grant mal li funt, benoît, Chronique, t. u, p. 477, v. 29483.

POUSSETTE. Il 2* Terme de jeu. Action de glisser sur l'enjeu une nouvelle pièce de monnaie. M. le substitut : On faisait des poussettes, c'est-àdire que, quand on voyait qu'on gagnait, on faisait glisser sur son enjeu une nouvelle pièce de monnaie. Gaz. des Trib. 4 1 déc. 4 875, p. 4 4 93, 4 "col.

t POUSSEUR. 4;ou(ei :||4» Pousseur de bois, nom qu'on donnait, dans les cafés du xviii* siècle, aux joueurs d'échecs ou de trictrac habitués de la maison, M. de lescure, Joum. offic. 17 nov. 4 875, p. 9408, 1" col.

t POUSSIÉREUX, EUSE (pou-sié-reù, reû-z'), adj. Plein de poussière. Dans la salle des séances, nue et poussiéreuse, plus d'orateurs ni de députés, plus de bruit ni de discours, U National de 1869,

24 juill. 1869.

— ETYM. Poussière. Ce néologisme, fort peu nécessaire, puisqu'on a poudreux, se dit maintenant fréquemment.

t POUTRAISON (pou-trê-zon), ». f. Pose de poutres. Ce sont des cloisons en tôle et en bois qui les séparent [les cellules de la prison du Portland], et de simples poutraisons les recouvrent et en forment les planchers, Joum. offie. 4 7 fév. 4874, p. 1324, i" col.

POUTRE. i4joute» .- Il 8* Poutre armée, poutre composée de plusieurs pièces de bois disposées de manière à augmenter la résistance à la flexion sans augmanter l'équarrissage; poutre en fer, poutre dont les extrémités sont reliées par des tirants à un poinçon placé perpendiculairement i la poutre, en son milieu.

— ÉTYM. Ajoutez : Poutre au sens de pièce de bois est l'ancien franc, poltr», pouUre, jeune cavale, du bas-lat. pultlra, poMra, au mase. pulli-

PRÉ

trui, poledrus. Ascoll, Arch. i, ( s, cite le sicilien pudditru, le ladin puliédr. Le latin pullus parait être l'origine. Mais Diez objecte que les ressources du latin né du roman ne suffisent pas pour expliquer le suffixe ednis ou etrus, et propose un itu- XiSpiov hiypothétique pour itwXiî.ov. M. J. Slorm, Romania, a*ril (875, p. «8i, est d'avis qu'il n'est pas besoin de recourir au grec, et que le latin offre un suffixe tel qu'il le faut pour le mot roman : Aulu-Gelle, xtiii, 8, a porcetra, jeune truie, do porcus, avec le suffixe etra; ce suffixe explique puUëtrus, puUëtra.

4. POCVOIR. — REM. Ajoutez .112. Dans le XVI* s. et au commencement du xvii', on écrivait peu ce que nous écrivons pu. Régnier l'a fait rimer avec feu : Es cendres d'Alexis amour nourrit le feu Que jamais par mes pleurs éteindre je n'ai peu, Dial. Était-ce une rime pour les yeux, ou prononçait-on en effet pcu?||3. La tournure ; il s'est pu faire, vieillit; et au n* lo je n'en cite d'exemples que pris chez des écrivains du xvii* siècle. En voici un du iviir : Quiconque s'est pu livrer aux superstitions, volt. Sxam. important de milord Bolingbroke, ch. xxiii. Elle n'est donc pas tombée en désuétude; et on peut s'en servir. Il 4. Par un gallicisme singulier, mais reçu, on dit : il peut tant de personnes à cette table; il peut tant de linge en cette armoire. Mais c'est une faute de dire : tant de personnes peuvent à cette table, tant de linge peut en cette armoire. Cette faute ou, si l'on veut, ce provincialisme se rencontre souvent dans la bouche des Normands. || 5. Voltaire a dit : Peut-être, en vous parlant ainsi, C'est vous donner trop de louanges ; Mais il se pourrait bien aussi Que je fais trop d'honneur aux anges, Stances, m. Que je fais ou que je fasse? cela dépend de l'intention de celui qui parle. L'indicatif est plus affirmatif que ne serait le subjonctif.

t POl'ZA (pou-za), s. m. Huile de Pouza, produit qui vient de Belgique et d'Allemagne en assez grande quantité. On importe depuis quelque temps, sous le nom d'huile de Pouza, un mélange contenant 7S à 85 p. ) oo d'eau, ) o à < 6 p. ( oo d'huile végétale et une faible quantité de matières minérales et organiques indéterminées ; cette composition est destinée principalement au graissage des , laines, Douon«j, lettre comm.n'2St,d\i3i déc. <875.

t PRAIRE (prê-r'), s. f. Espèce de coquillage des bords de la Méditerranée. Sur certains points les plus fréquentés de Marseille, on étale les coquillages les plus savoureux, les plus appétissants : les moules, les clovisses, les oursins, les praires, les huîtres, Extr. du Phare du littoral, dans Joum. oflic. * juin (873, p. 3551, 3» col.

PRAIRIE. Ajoutez : — SYN. PHAIRIE, PÂTURAGE.

Il y a lieu de distinguer, parmi les prairies permanentes, celles qui se fauchent, et celles qui sont pâturées sur place. Les premières sont les prairies proprement dites, les secondes constituent les pâturages, Mathieu, le Reboisement des Alpes, Paris, (876, p. 33.

+ PRAISS (prés'), s. m. Résidu liquide qu'on obtient par la pression du tabac en carottes ; on l'emploie pour le traitement de certaines maladies des bêtes à laines et pour la destruction des insectes. Les eaux de lavage des tabacs sont assimilées au praiss, Douanes, Tarif de (877, note ^^o.

PRATICABLE. Il 2'' .... Terme de décoration de théâtre.... Ajoutez : \\ Substantivement, un praticable. Les danseuses arrivent par le fond sur un praticable. On pratique, en ce moment, dans le plancher une trape de douze mètres par laquelle les châssis seront hissés au premier étage et sur laquelle seront cloués, une fois achevés, les plafonds, les praticables, les portants..., Joum. ojfic.

H avr. (874, p. 2627, 2* col.

2. PRATIQUE. Ajoutez !\\i' Cela est pratique, n'est pas pratique, cela est susceptible d'être mis en pratique, ne peut être mis en pratique. M. Gaulthier de Rumilly répondait au ministre des finances en (844 : Vous déclarez aujourd'hui pratique ce que vous déclariez impraticable il y a huit jours, Joum. Offic. <2 juill. 1872, p. 4743, 3* col.

PRATIQUÉ, ÉK. Ajoutez : || 8* Terme de commerce. Prix pratiqué, prix courant dans un marché, sur une place. Les prix suivants ont été pratiqués..., JoumofUc. 25 mars (872, p. 2U8, 3* col. Prix qui ont été pratiqués le même jour, au marché de la Chapelle, tb. 27 avr. (874, p. 2972, ("col.

t 2. PRÉ.... Ajoutez : Dans certains composés français de prrf, d'origine récente et de composition Eianife^le, le second membre commençant par s suivie d'un« royelle, n'obéit pas à la règle ordi-

PRÉ

n&lre, et i y garde sa prononciation sourde au lieu de s'y sonoriser en z, à cause de sa position nouvelle entre doux voyelles.

t PRËAVERTIR (pré-a-vèr-tir), v. a. Avertir d'avance. '

— HIST. XVI* s. Il faisoit ung billet ouquel il inscripvoit les noms de ceulx qui vouloicnt cstre appeliez, lesquelz ilz avoient preadverlyz et sçavoicnt estre de leur oppinion (1538), Archives de Besançon, dans Rev. hislor. t. I, p. (37.

t PRÉAVIS (préa-vl), t. m. Avis donné par anticipation, Rev. des Deux-Mondes, (" mai (872, p. (43. Les médecins des tribunaux de première instance ont donné un préavis favorable â la requête de B...; le procureur général a encore demandé le préavis du conseil de santé, Gaz. des Trib. (B août (875, p. 787, 4* col.

t PRÉAVISER (pré-a-vi-zé), v. a. || 1* Aviser, avertir d'avance. || 2* V. n. Donner un préavis. Berne, 8 septembre : La commission du conseil national chargée do préaviser sur la révision s'est réunie aujourd'hui dans la salle des États, Joum. of^C, (2 sept. (873, p. 6843, 2* col.

— HIST. XVI* s. Le seigneur, preadvisé de la chose, fist mettre le cuer devant la femme, laure DE PREKiERFAicT, Trad. de Boccace, dans pougens, Archéol. franc, t. u, p. (38.

t PRÉ-BOIS (pré-bol), voy. prés-bois au Dictionnaire.

PRÉCAIRE. Ajoutez : — REM. En termes de droit ancien, précaire, substantif, est masculin. Mais on le trouve aussi féminin chez des auteurs qui ont écrit sur les origines du moyen âge ; Précaire, acte par lequel un propriétaire demandait à ne plus avoir sa propriété qu'en usufruit. La précaire fut à la fois et l'acte de concession d'une terre à titre d'usufruit, et la terre elle-même concédée dans cette forme, b. boutaric. Des origines du régime féodal, Paris, (875, p. (0. On vit au vm* siècle une foule de propriétaires succombant sous le poids des charges publiques, et notamment du service militaire, abandonner leur propriété et la recevoir en usufruit sous forme de précaire, ID. ib. p. ((.

t PRÉCAUTIONNEUSEMENT (pré-kô-sio-neû-zomanj, adv. D'une façon précautionneuse. Eugène marchait précautionneusement, a. de balzag, le père Goriot, (835, t. i, p. (50.

t PRÉCELLE (pré-sè-l'), s. f. In-strument employé par les joaillers, lequel est à la fois pelle et pince.

— REM. Quelques-uns prétendent que précelle et brucelles sont le même mot. Cela est très-vraisemblable.

PRÉCEPTE. — HIST. Ajoutez: jlxiv* s. La mer, qui est aspre et amere, Senefie, c'est chose clere. Les aspres procès de la loy, macé. Traduction de la Bible, f* (, verso, c* col.

t PRÊCHAILLER (prê-châ-llé. Il mouillées), v. n. Prêcher médiocrement. Il [l'abbé de Bonnevie] est gai, il prêchaille, etne pense plus à ses malheurs, chateaubr. Kém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. u, Retour à Lyon.

PRÊCHER. Ajoutez : \\ 9" Prêcher, répéter souvent. Je ne veux point que vous me donniez de louanges et que vous me prêchiez que je suis un grand homme, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PUÊCHERIE (prê-che-rie), s. f. Action de réprimander, comme par une espèce de sermon. Mais que direz-vous, ma très-chère soeur, de ma prêcherie ? la sœur Angélique, à Mme de Sablé, dans ste-beuve, Port-Royal, t. v, p. 606, 3* éd.

PRÉCIEUSEMENT. — HIST. Ajoute! : xii* s. .... abeie Bêle, mult riche e bien fondée E preciosement aornée, benoît. Chronique, t. m, p. 250, v. 385(3

t PRÉCINCTION. Ajoutez : || Par extension, enceinte. Derrière la ville, une précinclion de verdure et de végétation tout égyptienne,... la ceinture de jardins doit sa vie à de nombreuses sources qui sortent du pied de la montagne, renan, iiet>. des Deux-Mondes, (5 nov. (875, p. 242.

PRÉCIPITATION. Ajoutez : || 4* Au propre, action de précipiter, de jeter de haut en bas. Qu'elles [trois blessures] étaient de nature à amener la mort en quelques heures, mais qu'elles avaient été, à très-peu d'instants d'intervalle, suivies de la précipitation dans l'eau de l'individu blessé. Gaz. des Trib. 22-23 mars (875, p. 287, 2* col.

t PRÉCIPITEUX, EUSE (pré-si-pi-teû, teû-z'), adj. Qui est en forme de précipice. Une quantité d'arbres ornent ces bords précipiteux, a. ïinet, dans E. rahbbrt, A. Vinet, histoire de sa vie et

PRÉ

de ses ouvrages. Je ne sais quoi de précipiteux, de tempétueux, d'extravagant avec grâce, m** de gasparin. Voyages, Bande du Jura, lu, chez les Allemands, chez nous, Paris, (886.

' — REM. Le Dictionnaire a préclpitueux. U. Bcrtboud, qui m'envoie les exemples ci-deasus, observe que précipiteux est fort usité dans la Suisse française, mais que préclpitueux ne l'est pas. 11 se demande si préclpitueux ne serait paj une faute d'impression, et s'il ne faudrait pas lire, en place, précipiteux. Il est certain que précipiteux doit être préféré; l'italien dit precipitoto, et non precipituoso. Precipitueux n'a pour lui qu'une fausse analogie avec montueux, qui, lui-même et dès le latio, est le fruit d'une fausse analogie avec tumplu-osu$, luxu-osus, etc.

— ËTYM. Mot formé sur le modèle de précipiter; ital. precipitoso.

t PRÉCLASSIQUE (pré-kla-si-k') , adj Qui est avant l'âge classique d'une langue, d'une littérature. L'âge du dernier livre ^un livre védique] n'est pas encore précisé; la langue y est préclassique, n. KERN, Mém. de la Société de linguistique de Paris, t. u, p. 323.

t PRÉCOLOMBIEN, lENNE (préko-lonbiin, biè-n'), adj. Qui est avant Christophe Colomb. Un point controversé de la zoologie de l'Amérique précolombienne, par M. C. Scbôbel, Joum. offic. 9 nov. (876, p. 8075, (" col. La question si curieuse de la découverte précolombienne de l'Amérique par les Normands, Rev. anihr. t. vi, p. 3(7,

t PRÉCOMPTAGE (pré-kon-ta-j'), S. m. Terme forestier. Opération qui consiste à déduire, lorsqu'on évalue le produit annuel d'un usage, les ressources en bois personnelles à l'usager des délivrances usagères totales, telles qu'elles résultent des titres.

t PRÉCON (pré-kon), t. m. Dans le langage administratif du midi de la France, l'employé municipal chargé de publier les actes officiels â son de trompe ou de tambour, Rev. des langues romanes, t. IV, p. 526.

— ÊTYM. Lat. prxconem, cricur public.

t PHÉCONCUYLIEN, lENNK (pré-kon kiliin, liè-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui précède la formation de la coquille. L'invagination préconcbylienne [chez les mollusques hctéropodes] se remplit d'une substance visqueuse..., h. fol, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxxi, p. 474.

— ËTYM. Lat. prie, avant, et conehylium, coquille.

t PRÉCOMSEUR. Ajoutez : — REM. Préconiseur est aussi dans Voltaire : Gilles-Letourncur, préconiseur de Gillcs-Shakspeare, Letl. à d'Atemb.

(3 août 1776.

t PRÉCONSULTATION (pré-kon-sul ta-sion), s. f. Consultation préliminaire d'hommes de loi, d'hommes d'alTaires. Toutes ces choses ont été dites [par un membre du conseil d'État de Genève] dans un ton de préconsultation, Joum. des Débats, a juill. (876, 2* page, c* col.

PRÉCUR.^EUR. — HIST. xvi* s. i4;oulex: Entrant ju&ques aux intérieures [sic] du voillc là oii Jésus précurseur est entré pour nous, Ilébr. vi, 2u, Août. Test. éd. Lefebvre d'Élaples, Paris, (525.

t PRÉDELLE (pré-dè 1'), s f. Terme de beauxarts. Frise inférieure d'un tableau d'autel ; elle est ordinairement divisée en trois compartiments, qui correspondent au sanctuaire, à l'épltre et à l'évangile; elle contient, en petites figures, des épisodes de la vie du Christ, ou de la Vierge, ou du saint sous l'invocation duquel l'égliso est placée. La Mise au tombeau, do Raphaël, qui est à la galerie Borghèse à Rome, avait sa prédellc, dont les trois parties contenaient des figures symboliques à mi-corps, la Foi, la Charité, l'Espérance ; cette prédelle si^parée du tableau se trouve aujourd'hui au musée du Vatican, ch. blanc. Le Baptême de Jésus-Christ, de la hauteur d'une prédelle, c'est une petite merveille, comte l. clément DB RIS, Gaz. des Beaux-Arts, mai (873, p. 4(7. La prédelle de ce vaste panneau [le cou ronnement de la Vierge du Pérugin, au Louvre], fine comme une miniature, grande de style comme une page d'histoire, est un des plus purs chefsd'œuvre du maître, ca. tiubal, Rev. des Peux- Mondes, (5 mai (874, p. 446.

— ËTYM. Ital. predella, banc, escabeau, et aussi predello, bordure, le même mot que l'ancien français bridel (voy. bride).

PRÉDOMINER. Ajoutez : || 3* Activement. Elle [la littérature française au xvui* siècle] prédomi- D«it de beaucoup la tribune libre et légale du par-

PRE

Il ment d'Angleterre, vituMAiN, Tabl. de la littér. au xviii* *. 32* leçon.

f PUP.ÊLIKE (pré-é-lir'), «. a. Élire à l'avance.

IIIST. xiii* s. La parfaite amie singulière, De

Dieu eslue et preeslue, Mistere de la Conception, dans pouGENS, Archéol. franc, t. u, p. 138.

t PRKemPTIF, IVE (pré an-ptif, pti-v'), adj. Oui a le caractère de la préemption. Les licences jde pâturages à montons en Australie] eurent un cours de quatorze ans, et la redevance fut fixée à deux livres dix shillings par mille moutons avec garantie contre toute vente pendant la durée de ce bail et droit préemptif d'achat pour le squatter i son expiration, É. montéout, Rev. des Deux- H'indes, \" août (877, p. «19.

t l'RÉEXISTBNTIEL, ELLE (pré-è-gzi-stan-siel, è-l"), adj. Qui appartient à la préexistence. Ces termes que je prends au hasard, le déterminisme, l'hypothèse d'une chute préexistentiellc..., ste- BEUVE, Causeries du lundi, t. v. (critique religieuse par Scherer).

t PRfiFACIER (pré-fa-sié), s. m. Néologisme. Faiseur de préfaces. Poète, romancier, préfacier, commentateur, biographe, le littérateur est volontiers à la fois amateur et nécessiteux, libre et commandé, ste-beuve, Portraits litt. t. ) (art. Ch. Nodier).

PRÉFÉRER. Il 8° Sa préférer Ajoutez : L'a-t-on jamais vu [Corneille] se préférer à aucun de ses confrères? raC. Disc. acad.

t PRÉFIXATIO.V (pré-fi-ksa-sion), ». f. Terme de grammaire. Action d'employer comme préfixe. Les mots [dans les langues cafres] sont formés, en principe, par la préfixation, et non la suffixation, les éléments indiquant les relations et les modes d'être de la racine principale, a. hovelac- OUE, Linguistique, p. 70, Paris, (876. Ceux qui étudient les procédés de préfixation et de suffixation dans les langues agglutinantes, luchaire, Rev. critiq. te juin (877, p. «78.

PRÉFlXIOîf. — HIST. XVI* s. Ajoutez .-Puissance revocable au plaisir du peuple, sans prefixion de temps, BODiN, République, i, s.

t PRÉGLACIAIRE (pré-gla-si-é-r'), adj. Terme de géologie. Qui est avant l'époque glaciaire. Le climat sous l'influence duquel se développaient ces types primitifs de l'humanité était tempéré et préglaciaire, c'est-à-dire précédant le froid et l'humidité de l'époque glaciaire qui suivit, Joum.

OfftC. 31 OCt. <R73, p. 6644, %• COl.

t PRÉHISTOIRE (pré-i-stoi-r'), t. f. Histoire de l'homme avant les temps oti l'on a des documents ou traditionnels ou écrits. L'abbé Ducrost, savant trfrs-distingué, bien connu de tous ceux qui s'occupent de la préhistoire, lécuïer, la Phil. posit. janv.-fév. (876, p. 82.

PRÉJDDICIER. Ajoutez : || Il se dit activement, en termes de procédure. La vérification a établi qu'à son départ, il préjudiciait la compagnie de plus de 2000 francs sur les difl'érentes parties du lervice qui lui était confié. Gai. des Trib. 4-5 oct.

<875, p 958, 3* COl.

t PRÉLATÉ, ÉE (pré-la-té, tée), adj. Qui est couvert ou garni de prélat ou prélart. En aval de Thcrmonde, sur le bas Escaut, il [le bateau] doit être couvert en bois ou prélaté, Extrait des conditions générales des polices de la compagnie d'Aslurances générales maritimes, ^n. <2.

t PRÉLATISTE (pré-la-ti-sf), s. ni. En Angleterre, partisan de l'épiscopat traditionnel. Toute la littératurt Ihéologique de ce temps [xvi* et xvii* siècles] est absorbée par les querelles entre les catholiques et les protestants, puis entre les prélatistes et les puritains, a. réville, Rev. des Deux-Uondes, *(• août )87b, p. 86B.

t PRÉMATURER (pré-ma-tu-ré), v. a. Faire prématurément. Il [l'empereur Sigismond] ne prenait pas plaisir à voir que la réformation de l'Église, qui avait été le principal but du concile [de Constance], aboutit à si peu de chose, et qu'on l'eût empêchée en prématurant l'élection du pape, contre ses intentions, lenfant, Hist. du concile de Constance, p. 6»7. Sans prématurer le jugement qu'on en doit porter. Mémoires secrets de Bachauinont, 7 janv. 4782.

PRÉMÉDITER. Ajoutez : || F. rif/l. Se préméditer, être prémédité. Pendant que ce projet se préméditait, M" DB hottevillb, Mém. p. 322.

— HIST. XVI* s. Ajoutez : Mettez en vos cueurs ne préméditer point comment vous responderez, Luc, II, 4 4, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Pam, 462&.

t PRËMBNTIONNË, ËB (pré-mui-iio-né, née],

PRE

adj. Mentionné auparavant. La voie de la contrainte peut d'ailleurs être employée par la régie, puisque la création des titres prémentionnés laisse subsister entière et sans novation la dette de la société envers le Trésor, Gaz. des Trib. 4 7 fév. 487«. p. 464, 3* col.

t PRÉMOCVANT, ANTB (pré-mou-van, van-t'), adj. Terme de théologie. Oui produit la prémotion ou action de Dieu déterminant l'homme à agir. Cette grâce prémouvante par laquelle les théologiens expliquent les progrès de l'humanité, p. j. PROUDHON, (Euvres posthumes, la Pornocratie.

— ÉTYM. Lat. pnemovere, de prie, d'avance, et movere, mouvoir.

PRENDRE. AjouUz:\\Sl° Terme de turf. Prendre un cheval, parier en sa faveur. On dit : je prends Marengo à 7 contre 2 ; en admettant que le pari soit de 4 0 louis, cela veut dire : Si Marengo perd, je vous donnerai 20 louis; s'il gagne, vous me donnerez 70 louis.

— REM. Ajoutez ;||B. Mme de Sévigné a dit : La fantaisie m'a pris de me lever, 24 juill. 4675. Des grammairiens ont dit qu'il fallait m'a prise. Sans doute, si l'on fait ici prendre verbe actif; mais il est neutre, et la tournure est plus élégante.

t PRÉORDONNANCE (pré-or-do-nan-s'), s. f. Action d'ordonner, de disposer à l'avance; ordre préalablement établi.

— HIST. XVI* s. Il [l'homme] est seul entre les autres créatures, formé par ceste preordonnance divine, ayant la face et les yeux élevez en haut, j. TAHUREAUjDtatogiues, 2* dial. p. 260, Lyon, 4602.

PRÉPARATOIRE. — HIST. Ajoutez : xiv* 8. Congnoissance préparatoire à la congnoissance principal (4 322), varin. Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 4 "partie, p. 325. Icellui procureur, à cause de sondit office, fait et peut faire son informacion préparatoire sur ledit cas (4 378), ID. ib. t. m, p. 449.

t PRÉPONDÉRER (pré-pon-dé-ré; d^ devient dé, quand la syllabe qui suit est muette : il prépondère). V. n. Avoir la prépondérance. Qui prépondère décidément? le Charivari, 18 août 4877.

— ETYM. Voy. PRÉPONDÉRANT . qui a inspiré prépondérer,

t PRÉPOSITIONNEL, ELLE (pré-po-zi-sio-nèl, nè-l'), adj. Qui a le caractère de la préposition. Il [le latin cum] a gardé sa valeur prépositionnelle en italien, en espagnol et en portugais, darmeste- TER, Formn f ton des mots composés en français,p.9t.

t PRÉPUCE, ÊE (pré-pu-sé, sée), adj. Qui a son prépuce. Ou prépuce ou déprépucé, volt. Dict. phil. Juifs, IV, 4'* lettre.

t PItÉRAPHAÉLISME (pré-ra-fa-é-li-sm') ou PRÉRAPHAÉLITISME (pré-ra-fa-é-li-ti-sm'), s. m. Élude de la peinture du temps avant Raphaël, tendance à imiter cette peinture. Cet art précieux qui fut baptisé préraphaélisme, sous prétexte que l'art devait chercher sa tradition avant l'époque de Raphaël, chez les maîtres du xv* siècle, bûrger, Solons de4S64 d 4 868, t. il, p. 440. Le préraphaélisme a tourné au stéréoscope, id. ib. t. I, p. 362. M. James Tissot , quoiqu'il n'ait d'anglais que le prénom, tente d'importer en France ce préraphaélitisme anglais, et l'accueil fait à ses quatre scènes de Faust n'est pas décourageant, ID. ib. p. 4 24.

t PRÉRAPHAÉLITE (pré-ra-fa-é-li-f), adj. Qui appartient à la peinture du temps avant Raphaël. La peinture préraphaélite, bûrger. Salons de 4 864 d 4 888, t. I, p. 284. Il Substantivement. Celui qui étudie, qui aime la peinture d'avant Raphaël. Les Anglais ont leurs préraphaélites, qui forment groupe à part dans l'école indigène, ID. ib. p. 4 20.

t PRÉHAPPELÉ, ÉE (pré-ra-pe-lé, lée), adj. Rappelé précédemment, dont on vient de faire mention. Que la cour.... loin d'avoir violé les articles des lois prérappelées, en a fait, au contraire, une saine interprétation. Gaz. des Trib. 4 août

4 876, p. 759, 4* col.

PRÈS. Il le* Ajoutez : Il Au plus près de, s'est dit, en dehors du langaj^e de la marine, pour signifier qu'on est le plus qu'ii est possible fidèle à. Nous avons cherché à remplir no're mandat au plus près de notre conscience^ Proclamation du conseil des États suisses du « avril 4872, dai's Joum. offic. 42 mai, p. 3488, 4'* col.

t PRESCRIPTIBILITÉ(prè-skri-pti-bi-!:-té), ». f. Terme de droit. Qualité de ce qui est prescriptible. Indemnité pour le pacage, conditions et prescriptibilité, École forest. Programme, 4 876, p. 93.

t PRËSËNSATiON (pré-san-sa-sion)^ i. f. Sensa-

PRE

tlon antérieure et innée. L'instinct renferme lei présensations de l'animal et le pressentiment de ses convenances; c'est par des présensations que des animaux, encore dans le nid maternel, s'effrayent d'un bruit ou de la menace d'un coup dont ils n'ont encore aucune expérience ; c'est par des présensations qu'ils tettent, qu'ils marchent, qu'ils sautent, qu'ils appellent à leur secours ; ils leur doivent la conscience des organes et des membres dont ils font usage, bernardin ps

SAINT-PIERHE, ŒuVT. pOSth. Paris, 4 836, p. 264.

4. PRÉSENT. Ajou(ei : — REM. Au n*6, un grand et présent intérêt est cité comme de Mme de Sévigné. C'est une fausse leçon des anciennes éditions. Le nouveau manuscrit, Lettr. inédites, éd. Capmas, t. I, p. 4 65, donne : un grand et pressant intérêt.

PRÉSENTATEUR. Ajoutez : || 4° Celui qui, dans un concours agricole ou autre, présente un animal, un produit, etc. Les présentateurs des produits agricoles qui suivent ont également reçu des médailles d'or, Journ.offic. 48 mai 4876, p. 3390, 4''* col. Les envois des instituteurs de province trahissent encore une grande inexpérience de la classification scientifique ; ces présentateurs n'en méritent pas moins des encouragements pour leur bonne volonté, ib. 29 août 4 876, p. 6668, 4" col Il 6* Celui qui présente, offre une pièce, un monument, un livre, etc. à une bibliothèque, à un musée , à une société , etc. Ces quatre pièces [crânes] provenaient de l'ossuaire du couvent de femmes de Sainte-Claire [Annecy, Savoie] : le couvent de Sainte-Claire, comme le fit remarquer le présentateur, étant un couvent de filles pauvres..., A. hovelacque, Rev. anlhrop. t. vi, p. 232.

t PRÉSENTIMENT (pré-san-ti-man), ». m. Voy. pressentiment au Supplément.

t PRÉSERET (pré-ze-rè), ». m Nom, dans le Jura, des baquets à présure, les Primes d'honneur,

Paris, 4 869, p. 282.

— ÉTYM. Mot dérivé du radical qui est dans présure (voy. présure).

PRÉSERVÉ. Ajoutez : \\ Les Préservées , filles qui se repentent de leurs famés et se retirent dans une maison cloîtrée, Joum. offi.c. 26 août 4 874,

p. 6 4 74, 4" col.

PRÉSIDENT. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Et dist li prcgidens : vos fais vous faut prouver. Et 11 advocas dist : je suis près dou moustrer [montrer], le Chevalier au cygne, v. 2422.

t PRÉSIGNIFICATION (pré-si-gni-fi-ka-sion), ». f. Action de signifier à l'avance; signe indicatif d'un événement futur.

— HIST. XVI* s. Là où l'on dit non seulement ce qui adviendra, mais aussi comment et quand et après quoi et avec qui, cela n'est point une conjecture de ce qui à l'aventure sera, ains une presignification de ce qui resoluement sera, amyot, Plut. Œuvr. mêl. t. xxii, p. 329.

t PRÉSIGNIFIER (pré-si-gni-fi-é), v. a. Signifier d'avance par des figures. On allait chercher dans l'Ancien Testament des figures pour montrer que la confession avait été présignifiée, Hist. du concile de Trente, de Fra Paolo, Irad. de le Courayer, t. I, p. 636.

t PRESSE-CITRONS (prê-se-si-tron), ». m. Ustensile qui sert à presser les citrons ; il est formé de deux planchettes réunies par une charnière et munies d'une poignée; on presse entre les deux le« citrons dont on veut extraire le jus.

t PRESSELLE (prè-sèl'), s f. Petite pince qui sert en anatomie, comme les pinces à dissection, en saisissant par la simple pression des doigts ; elle diffère des pinces à dissection, en ce que les bouts ne sont pas dentés. C'est le même que précelle (voy. ce mol au Supplément).

PRESSENTIMENT. Ajoutez ; Il 2* Sentiment antérieur, inné. Les animaux doivent à l'instinct le pressentiment ou 'a prévision de leurs fonctions intellectuelles, c'est-à-dire de leurs convenances naturelles ; c'est par pressentiment que l'araignée, sortant de son œuf et sans avoir vu aucun modèle de filet, tisse sa toile transparente, en cruise les fils, les contracte pour en éprouver la force et les double où il est nécessaire, pressentant que les mouches qu'elle n'a pas encore vues viendront s'y prendre et qu'elles s'y débattront, bebnard. de st.-pierre, Œuvr. posth. Paris, 4838. p. 264. (L'édition porte présenximent ; mais cela n'est pas nécessaire ; car, dans le sens que Bernardin de Saint-Pierre attribue à ce mot, il a été précédé par Amyot ; voy l'hist. de pressentiment au Dictionnaire.

tPRKRSE-PAPIER (prè-se-pa pié), ». m. Ustensile de kvreau de différentes formes qu'on met sur les

PRE

papiers, pour empêcher qu'Us ne se dispersent. ||iu plur. Des presse-papier ou papiers.

t PRESSEDR. Ajoutez : || Presseur de poisson de mer. Presseur de sardines, Tarif des patentes, fH5g

PRESSOIR. Àjoutei : || 7' Barre de fer sur laquelle on presse après en avoir engagé un bout entre deux pierres pour sc;:lever celle de dessus; c'est un instrument analogue à pince, n* (2.

t l'RtSSL'REMENÏ(prè-su re-man), I. m. Action de pressurer, d'extorquer. Je vous ai montré leur pressurement [des contributions de l'ancien régime], leur injuste répartition et la perfide méthode de les asseoir à la boulevue, Lett. du P. Duchéne, iif lettre, p. t.

PRÉSUMER. — HIST. Ajoutez : m* s. Quar combattoient entre soi.... cremors [crainte], par ke il [le saint hommej ne presumeroit les choses nient useies; dolors, ke il ne socourroit à la femme, li Dialoge Grégoire la pape, (876, p. a.

f PRÉSURIKR (pré-zu-rié), s. m. Marchand de présure pour cailler le lait, belmondi, Code des eorttributions directes, Paris, <8)8, p. «)3.

^. PRÊT. Ajoute! : |{ 8" Harengs demi-prêts, harengs qui n'ont pas été sauris très-fortement. X Boulogne et à Calais on fume les harengs dits francs-saures, qui ne se mangent à Paris que lorsque les demi-prêts viennent à manquer, A. HussoN, les Consommations de Paris, p. 266.

— REM. On peut voir au n' b prêt à avec un nom de chose signifiant sur le point de. Molière s'est servi de cette tournure avec un verbe actif sans régime exprimé : Nous avons en main divers stratagèmes tout prêts à produire dans l'occasion, Pourc. I, 3. Prêt à est ici construit avec produire comme : bon à voir, difficile à prendre, etc.

PRÊTER. Il 11' Se prêter. || Absolument. 4;ou(ejr; Un cardinal, avant d'être élu pape, se prête volontiers pour le devenir; et il y a plusieurs exemples de ces sortes de marchés, de bernis, à d'Aubeterre, « avr. 4769, dans crétineau joly. Clément XIV et les Jésuites, p. 248.

PRÉTEXTER. Ajoutez : — hist. xvi' s. Nonobstant qu'ils n'eussent grand soing de la gloire et honneur de Dieu, ne mesmement du bien public, ains seullement d'asseoir leur propre ambition et avarice, toutefois pretexans faucement le grand zèle..., MARNix DE SAiNTE-ALDEGONDE, le Compromis des nobles, p. <9. (Pretexerest formé immédiatement du latin prsetexere.)

tPRÉTORIAL, ALE (pré-to - ri-al, a-1'), adj. Terme de droit. Qui appartient au prétoire du juge de paix. Que d'abord, sur une signification préloriale du b février 4874, il a méconnu avoir reçu ta somme de 4550 francs..., Gaz. des Trib. 25 mars

1875, p. 293, 4' col.

t PRÉTORIANISME (pré-to-ri-a-ni-sm'), ». m. Disposition politique par laquelle les prétoriens, c'est-à-dire les corps armés, font ou défont les gouvernements suivant leurs intérêts ou leur bon plaisir. La prétention d'élever l'armée au-dessus de nos institutions est le plus insolent appel au prétorianisme qui ait été fait, croyons-nous, à une tribune parlementaire, Joum. des Débats, 6 août 4 876, 4" page, 4" col.

PRÊTRE. Ajoutez : — REM. Au n* 3 la définition de cardinal-prêtre est inexacte ; voyez-la rectifiée à CARDINAL au Supplément.

PRÊTRISE. Ajoutez : — HIST. XIV S. Ne mectz point en oubly la grâce qui est en toy, laquelle t'est donnée par prophétie avec l'imposition des mains de prebstrise, I Tim. iv, 4 4, Nouv. Teslam. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 4 525.

+ PRÊTROPHOBE (prê-tro-fo-b'), s. m. Celui qui craint at par suite hait les prêtres. C'est Homais..., celui qui peint le mieux notre époque sceptique, un enragé, ce qu'on appelle le prétrophobe, Plaid, de Jf. S^nard, dans Mme Bovary, par Flaubert, éd. Charpentier, 4874, p. 465. Notre vieil ami.... nous disait : c'est d'une vérité frappante, c'est bien le portrait du prétrophobe que la soutane fait rêver au lincuul, qui exècre l'une un peu par épouva^Ue de l'autre, ib. p. 486.

— f.TYM. Mot hybride de prêtre , et çogeîv, craindre.

i PRÉVALENT, ENTE (pré-va-lan, lan-f), adj. Oui prévaut, qui prédomine. La science joue dans le monde un rôle de plus en plus prévalent, É. LiTTHÉ, la Philosophie pos>(it)e,janv.-févr. 4 875,

t PRÉVISIONNEL, ELLE (pré-vi-zio-nèl, nè-1'), adj. Oui a le caractère de la prévision. Plus de MOO communes ont voté à cet effet [secours aux

PM

familles des réservistes] des crédits préTlslcnnels s'élevant ensemble à 35« ooo francs, Joum. o/Jtc.

du 4 9 août 4 876, p. 8474, 2* COl.

t PRIAMËLE(pri-a-mè-r),t. f. Poésie didactique qui est l'énoncé d'une proposition générale, comme le dit, !e proverbe et la sentence, mais oii la proposition générale est précédée ou suivie de l'énumération des faits qu'elle résume ou qui servent à la prouver, bergmann, la Priaméle, Strasbourg, 4868, p. 6. M. Bergmann, p. 35, cite ces vers du XVI* siècle, qu'il appelle une priaméle : Paisible demaine. Amoureux verger, Repos sans dangier. Justice certaine, Science hautaine , C'est Paris entier. (Ces vers sont un acrostiche bien connu sur Paris.)

— ÊTYM. M. Bergmann, qui ne cite aucun texte où ce mot soit employé, pense qu'il vient du lat. prxambula, changé par les Allemands en preaml ou priamel.

PRIE-DIEC. Ajoutez : || 3' Un des noms vulgaires de la mante religieuse, orthoptère, h. pelletier. Petit dict. d'entom. p. 4 4 2, Blois, 4 868. Cet insecte est ainsi nommé, parce que, au repos et les ailes repliées, il a une attitude comparée i celle d'une personne à genoux et priant Dieu.

PRIER. — REM. Ajoutez : || i. Mme de Sévigné, impliquant dans prier le sens de dtre, a continué, après prier, sa phrase par que : Le roi le pria fort bonnement fie maréchal de Bellefont] de songer à ce qu'il lui répondait ; qu'il souhaitait cette preuve de son amitié, qu'il y allait de la disgrâce, 26 avril 4 672. Cela est bref et bon.

PRIÈRE II 4* Droit des premières prières, se disait, dans l'ancien empire germanique, du droit que les empereurs avaient de nommer aux bénéfices vacants dans l'empire.

t PRIFAITEUR (pri-fè-teur) , ». m. Voy. phix- PAiTEUR au Supplément.

PRIMAGE. Ajoutez : || !• Action de primer, de donner une plus-value. Le primage de l'or.

PRIMAT. Ajoutez : || 4° La première copie d'une missive, d'une dépêche, par opposition à duplicata. En marge de cette minute [lettre de Napoléon I" 29 novembre 4 84 2] est écrit : le primat a été porté par le courrier Saint-Romain; le duplicata est porté le 4" décembre par le juif Marins, Joum. offlc. 4 mars 4877, p. 4679, 4" col.

4. PRIME. Il 1* De prime abord. Ajoutez .• || Au sens propre. Â l'endroit où l'on aborde, arrive d'abord. Par déclaration primitive, on entend la déclaration en détail faite au bureau de prime abord.... Lorsqu'il s'agit d'expéditions en transit international, on considère comme bureau de prime abord le bureau où s'efl^ectue la vérification de la marchandise, Douanes, Tarif de 4877, p. xxxvu.

8. PRIME. Ajoutez : || 6* Billet de prime, celui par lequel l'assuré s'engage à payer la prime à l'assurance (dalloz).

f.TYM. Ajoutez : M. Vigie, professeur à la Faculté de droit de Grenoble, communique une note, où il conteste que l'anglais premium soit l'origine de prime; il dit qu'il faut la chercher dans prima pars, première partie, c'est-à-dire prélèvement que, au début, les commerçants armateurs s'engageaient à faire sur les bénéfices de la traversée, pour constituer l'assurance et sa prime. Le doute ainsi soulevé a obligea un nouvel examen. Et tout d'abord, voyant prime employé dans une ordonnance de 4 684, il a paru fort problématique qu'à la fin du xvii* siècle un mot usuel eût été emprunté à la langue anglaise. De plus, prime se dit en italien premio, il est vrai, mais aussi prima; et, si premio vient de prsemium, prima, en italien, n'en peut venir. En allemand, prime se dit Prxmie, qui dérive de pnemium. Do tout cela il apparaît qu'il y a deux origines dans la dénomination de ce prélèvement pour l'assurance : l'une qui adonné prime et primo et qu'on doit rattacher à primus, et l'autre qui dérive de prxmium et a produit l'angl. premtum, l'ital. premio et l'ail. Prxmie.

7. PRIME. — ÉTYM. Ajoutez : Il est dit que, d'après la définition du jeu, il semble qus prime est équivalent à prime 6, c'est-à-dire somme donnée pour assurance ou pour encouragement. C'est une erreur ; d'après la définition du jeu, faire prime, c'est avoir les quatre cartes des quatre couleurs, c'est donc être premier, primer, et il faut rattacher la prime jeu à prime premier (voy. prime 4).

t PRIMEFEDILLE (pri-me-feu-U', I( mouillées), J. f. Terme de botanique. Première feuille. Pour M. Duval-Jouve, le claûdode florifère des nucus est composé d'"n rameau et de la primefeuille de ce

PRl

rameau à lui soudée, «t le cladode non florlflr* . st la primefeuille d'un rameau qui est demeura h l'état rudimentaire, Joum. offie. 6 avril 4877, p. 8684, 4" col.

— ËTVM. Lat. primui, premier, et feuille.

t PRIMEFLEUR (pri-me fleur), ». f. Première fleur. Jamais le Joueur [de Regnard], si ce n'est peut-être en sa primefleur de nouveauté, n'a eu de succès à la scène, sarcey, le Temps, 28 mars 4 877, Feuilleton, 2* page, 4" col.

— ÊTYM. Prime 4, et fleur.

t PRIMEROSE. Ajoutez : — HIST. m* •. Par le* prés ^uellir les floretteg, Primes roses et Tioletet, Perceval le Gallois, t. 44486.

PRIMEUR. — HIST. Ajoutez : xii« s. Fête» li come seint Pol fist, Qui seinte Eglise guère priai En la primur [au commencement]. Et puis à mort pur lui se mist En l'onur de Jhesu Crist (sic) Son Seigneur, Vie de saintThomas, dans benoît. Chronique des ducs de Normandie, t. m, p. 472.

t PRIMEURISTE(pri-meuri-st'),». m. Jardinier qui produit des primeurs, Joum. o/]fic. 48 août 487J,

p. 6677, 3' col.

t PRIMORDIALITË. Ajoutez : Mémoire sur la primordialilé et la prononciation de l'R-vocal sanscrit, par Abel Hovelacque.

t PRINCENS (prin-san), ». m. Cépage de la Savoie, dit aussi persan, les Primes d'honneur, p. 660, Paris, 4874.

4. PRINCIPAL. Ajoutez :\\»' Médecin principal, ou, substantivement, principal, médecin militaire dont le grade est intermédiaire entre celui de médecin major de 4" classe et celui de médecin inspecteur. Les médecins principaux sont assimilés aux colonels ou aux lieutenants-colonels, suivant qu'ils sont de 4" ou de 2* classe ; ils sont mis, en général, à la tête des hépitaux militaires. {| Pharmacien, vétérinaire principal, pharmacien, vétérinaire militaire ayant un grade analogue, jj 8* En optique, les plans principaux d'un système réfringent formé de plusieurs milieux séparés par des surfaces sphériques ayant leurs centres en ligne droite, sont deux plans perpendiculaires à l'axe optique, et tels que i tout rayon incident qui rencontre le premier plan principal en un point quelconque correspond un rayon émergent qui coupe le second plan principal en un point situé du même cété et à la même distance de l'axe principal du système. Les points de rencontre des plans principaux et de l'axe optique sont appelés points principaux.

— HIST. Ajoutez : xu* s. Ententive pense [pensée], ki est la principalz partie de l'homme, U Dialoge Grégoire lo pape, 4876, p. 334.

PRINCIPALITÉ. AjouUz : || V Principalité se dit et s'écrit, en administration, pour désigner les recettes principales des douanes, des contributions indirectes, etc. qui centralisent les fonds des recettes particulières de ces même* régies.

t PRINCIPICULE. Ajoutez ;— REM. Barthélémy, dans sa Némésis, a dit pririeipule : Le moindre principule aligné sur le Rhin Ne se troquerait pas contre ton souverain.

PRINCIPION. Ajoutez : — REM. D'AIembert a dit principiaux : Ce sont, je crois, de plates gens que tous ces petits principiaux d'Allemagne, Lett. à Volt. 9 juin. 4764. Ce pluriel principiaux n'est pas heureux, puisqu'on n'y voit pas de singulier possible. Peut-être même d'Alembert avait-il écrit principions, et princtpiou* serait du fait de l'imprimeur.

t PRIONE (pri-o-n'), ». m. Coléoptère de la famille des longicornes. Le prione rouillé. Le prione corroyeur.

— ÊTYM. npîù)v, scie.

PRIORITÉ. Ajoutez : || 2* Terme de bourse. Actions de priorité, actions qui ont privilège sur lei autres. Les avantages réservés à l'action de priorité sont les suivants : les sommes i distribuer après le payement de c pour 400 aux actions de priorité et de 5 pour 400 aux actions anciennes, seront réparties par parts égales entre toutes les actions sans distinction du capital versé sur chacune d'elles..., Gaz. des Trib. 8-9 mars 4 876, p. 239, 3« col.

PRISE. Ajoutez : Il 11* Se dit des bois de flottag« qui sont pris par les sinuosités du ruisseau, qui s'y arrêtent. Il est indispensable d'échelonner, le long du courant, un grand nombre d'ouvriers qui, à l'aide de longs crocs, sont chargés d'éviter les prises des bois et de les déprendre aussitôt qu'elle! se forment, afin de ne pas entraver la marche dM

PRO

bûche, JWm. de la Soc. centrale d'agrU. 1S78, p. m

PRISËE. — HIST. Ajoutez : xiv« s. Qui achètera terre par prisiéo l'un à l'autre..., varin, ArcMve$ ttdmiuiitr. de ia ville de Rtims, t. m. p. i88.

f PKISMÊ. Ajoulex I II 2- Qui a les couleurs de la lumière réfractée par un prisme. Châssis pour couleurs fondues, ombrées ou prismées [dans l'impression de» tissus], Magasin pittoresque, <858, p. (76.

PRISOÎWIER. Ajoutez s II 8* Vie prisonnière, vie d'un homme qui est en prison. Pour apprécier avec équité ce que la cellule impose de souffrances au détenu, ce n'est point la liberté qu'il faut prendre comme terme de parallèle, c'est ce qu'un auteur appelle la vie prisonniàre, Joum.

Ojfic. 28 août 1874, p. «238, 2' COl.

t PRISTIN, INK {pri-stin, sli-n'), adj. Mot forgé du latin. Ancien, antérieur. Ce sont probablement les descendants des anciens habitants qui sont restés dans leur pristin état, Journal du pasteur Frêne (année née), dans Husée neuchdtelois, juin

— ÊTYM. Lat. pristinus, ancien. Pristin a été

employéjusqu'à nos jours dans la Suisse française, surtout pour le style juridique et notarial.

t PRIVANCE. — HIST. Ajoutei : xil* s. Et aisi corne entre les corages soi amanz donet la, privance grand hurdement de caritoit, li Dialoge Grégoire lO pape, 1878, p. <80.

t PRIVAT-DOCEN r (pri-val'-do-sinf), ». m. Nom donné, en Allemagne, dans les universités, à des docteurs qui, sans être titulaires d'une chaire, ouvrent librement un cours sur telle ou telle partie d'une science.

— ÊTYM. Allem. privât, privé, et docent, enseignant, du lat. docentem.

t PRIVAT-DOCENriSME (pri-vat'-do-sin-ti-sm"), s. m. Institution, système des privat-docents. Le privat-docentisme est la base la plus large, la plus riche que l'on puisse trouver pour les institutions de recrutement académique, Joitm, ojjic. i" mars

4877, p. )57«, V col.

t PRIVATOIBE (pri-va-toi-r'), adj. Qui prive. Bulle privatoire, bulle de Sixte-Quint qui privait Henri de Béarn de la couronne de France.

PRIVILÈGE. Ajoutez : || 8* Nom donné, dans les écoles des frères de la doctrine chrétienne, à ce qu'on appelle des exemptions dans les lycées et collèges; ils sont de tant de points, et servent soit à racheter des punitions, soit à obtenir des faveurs.

PRIX. Il 8" AjouUi, à la fin : || Premier second grand prix, deuxième second grand prix, se disent, dans le langage de l'Académie des beaux-arts, de degrés subordonnés de récompenses. L'Académie n'a pas jugé qu'il y eût lieu de donner, à la suite de ce concours, un premier grand prix; elle a décerné un premier second grand prix à M. Boisson.... et un deuxième second grand prix à M. Deblois, Joum. offic. as oct. (874, p. 7(94, 2« col.

— BEM. Prix fait s'est dit figurément : Le roi saint Louis visitait comme par un prix fait les hôpitaux et servait les malades de ses propres mains, SAINT FRANÇOIS DK SALES, Introd. à la vie dévote, III, ). C'est-à-dire saint Louis visitait les hôpitaux comme s'il y eût été astreint par un marché.

tPRIX-FAITEUK (prifè-teur), s. m. Nom donné, dans la Gironde, à des ouvriers avec qui les propriétaires viticoles traitent à forfait pour tous les travaux à faire dans leurs vignobles, les Primes d'honneur, Paris, )870, p. 4(6. ||0n trouve aussi prifaiteur. Le président : Vous habitez la commune d'Anglade?— Oui, depuis cinq ans ; j'ai été prifaiteur chez T...., Gaz. des Trib. (5-(6 sept. (873, p. 890, ('• col.

— ÉTYM. Prix fait.

t PROA (pro-a), s. f. Le même que prao. X Trépang Bay, ils ont trouvé quatre proas malaises, avec environ 4ou hommes, battant la mer, Joum.

OjJic. 28 juin (873, p. 4265, 3* COl.

PROBATION. Il î' Ajoutez : || Par extension. On pense en Angleterre qu'avant de commencer la peine, il faut [au condamné] un temps de probation en cellule, iules simon, Joum. ofUc. 28 mars

1870, p. 5(5, «• col.

t PROCÉDURAL, ALE (pro-sé-du-ral, ra-l"), adj. Oui a rapport à la procédure. Les institutions procédurales.

PROCËDDRE. Ajouttx: — RgM. Procédure s'est dit au sens de procédé, manière d'agir à l'égard de quelju'un. Elle [la duchesse de Savoie] n'a pas craint d'offenser plusieurs fois Sa Majesté

PRO

[Louis XIII, son frère] par ses mauvaises procf-

dures et par plusieurs discours qu'elle a faits assez librement au préjudice de ce qu'elle lui doit, Richelieu, Lettres, etc. t. vi, p. 474 ((«3»). La fortune a des procédures bizarres, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PliOCENTUF.L, ELLE (pro-san-tu-èl, è-l'), adj. Qui est dans un rapport de tant pour cent.

t PROCESSIONNER (pro-sè-sio-né), v. n. Néologisme. Aller en procession. La question des processions [en Italie] a pris quoique petite importance ; malgré l'interdiction, on a processionné le jour de l'Assomption dans plusieurs localités, spécialement dans la province de Rome, le Temps, 26 août (876, 2* page, 2" col.

PROCRÉER. — HIST. XIV' S. Ajoulex : Les vertuz desus procriées Des deux amors desusnomées, MACÉ, Bible en vers, f" 4(6, verso, i" col.

t PROCURABLE (pro-ku-ra-bl'j, adj. Qui peut être procuré. Des matériaux aisément procurables, A. BARTH, Re«. critique, (( août (877, p. 68.

t PROCURALAT (pro-kti-ra-la), s. m. Fonction de procureur général. Une cai-rière patiemment parcourue en traversant tous les grades du ministère public, sans aucune exception, m'autorise peut-être à me dire un représentant des droits de la hiérarchie, dont, pendant dix ans de procuralat, je me suis toujours efforcé de faire maintenir et, au besoin, de rétablir la règle, imgarde de leffem- BERO, Discours d'installation comme procureur général, Joum. offic. * nov. (87( , p.42»7, 3* col.

— REM. Ce mot est, en effet, usité, comme on voit; mais U est singulièrement barbare, on ne trouve nulle part un adjectif curalis ni procuralis. La forme régulière serait procuratonat. Procuralat a été, et très-malheusemcnt, inspiré par généralat.

f PROCCRATOIRE (pro-ku-ra-toi-r'), adj. Relatif à une procuration.

— HIST. XIV* s. Si comme il nous est apparu par lettres procuratoires scellées du scelde l'Eglise..., Bibl. des ch. (872, p. 36 (.

f PROCURATORIEN, lENNE (pro-kn-ra-to-riin, riè-n'), adj. Qui appartient au procurateur, magistrat de l'ancienne Rome. Cette province [la Dacie] comprenait trois petits gouvernements procuratoriens, F. delaunay, Joum. offix:. (9 nov. (872, p. 7(2(, ('• col.

PIIOCITRER. Ajoutez : || 6* Procurer de, avec l'infinitif, faire en sorte de. Nous nous marions, et procurons d'avoir des enfants, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Il procura, par l'intercession de Madame, d'avoir sa grâce, id. ib.

PROCURECR. Ajoutez : \\ 10" Celui qui procure, qui exécute (sens aujourd'hui inusité). Voici venir celui qui vous doit tuer.... pourquoi le prévenez-vous, et pourquoi vous faites-vous procureur de la cruauté d'autrui? malh. Lexique, édit. L. Lalanne.

PRODIGUE. Ajoutez : — REM. Saint-Simon n'est pas le seul qui ait dit prodigue à quelqu'un (voy. PRODiouE, n' t). Bien avant lui. Corneille avait employé cette tournure : Le pardon qu'il lui donna fut la source de nouveaux bienfaits dont il lui fut prodigue, Cinna, Épit.

t PRODITION (pro-di-sion), s. f. Acte de trahison, action de livrer ce qui a été confié.

— HIST. xvi* s. Conspirations par luy [Biron] faictes contre la personne du roy, entreprises sur son Estât, proditions et traictez avec ses ennemis, Arrêt contre Biron, dans est. pasquier. Lettres, 1. xvii, t. n, p. 364.

— ÊTYM. Lat. proditionem (voy. promtoihement).

t PRODITOIRE (pro-di-toi-r'), adj. Qui a le caractère de la trahison.

— REM. L'adverbe prodiloirement est usité ; il suppose l'adjectif prodiloire, qui en effet existe, comme on voit par l'historique.

— HIST. XVI* s. Actes proditoires, paradin, Chron. de Savoye, p. (85.

PRODUCTIOX. Ajoutez : || 8* Terme de turf. Rondement de l'éducation, de l'élevage, du dressage, de l'entraînement afférents à l'année dont on s'occupe. On dit ; la production de cette année a été médiocre, pour exprimer que les chevaux nouvellement produits sur le turf laissent à désirer.

t PRODUCTIVrrÉ. Ajoutez : Ainsi seulement on se rendra compte du degré de productivité de chaque époque [en mosaïques], de la fréquence de telle ou telle représentation..., Rev. critique,

(4 août 4876, p. (Ot.

PRO

t PROFANATOIRE. Ajoutez : — RBM. L'exemple cité des Souvenirs de la marquise de Créquy .se rapporte non, comme il est dit, aux convulsionnaires, mais aux jongleries de Cagliostro.

t PUOFANEMENT. Ajoutez : Dessillez-vous lei yeux, vous qui de cet échange, OU se prend et se baille un ange pour un ange. Parlez profanemeut,

PROFÉRER. Ajoutez : \\ i' Au sens légal, dire à haute voix ou à voix ordinaire dans un lieu public. Attendu qu'aux termes d'un arrêt rendu le 2S novembre (834 par la cour de cassation, le mot proférer dont se sert la loi du (7 mai (8I9, embrasse les propos tenus dans un lieu public sur le ton de la conversation ordinaire et n'excepte que ceux dits à voix basse ou à titre confidentiel. Gaz. des Trib. 28-29 déc. (874, p. (242, 3* col. Il [l'avocat] conclut en disant que les paroles prononcées, mais non proférées par le prévenu, ne peuvent rentrer dans l'énumération de l'article (*' de la loi de (8(9 [du (7 mai], ib. 3' col.

— HIST. Ajoutez ; Il XV* 8. Ledit Phelippe Sermoise, meu de mauvais courage, dist et prophera ces paroles.... Lettres de rémission, dans Romania, avril (873, p. 235.

PROFESSER. Ajoutez : || 5° Se professer, exposer sa propre doctrine. Les Méditations chrétiennes et métaphysiques [de Malebranche] ne sont rien moins.... qu'un cours de haute philosophie dans la bouche de Jésus se professant lui-même à un disciple fidèle, sainte-bbuve, Port-Royal, t. v, p. 362, 3' éd.

PROFESSEUR. — HIST. Ajoutez : || xvi* Quant à ce qui touche la conservation de la religion catholique romaine, par quelle meilleure voye y pouvoiton pourvoir qu'en eslisant pour la republique tel gouverneur qui fust professeur et défenseur d'icelle? mahnix de sainte- aldeoonde. Œuvres, Écrits politiques et historiques, Bruxelles, (S59, p. 4 23.

t PROFESSORERIE (pro-fè-so-re-rie), s. f. Fonction de professeur. Je vous ai déjà mandé que votre ami Necker a demandé pardon au consisloiie [à Genève], et a été privé de sa professorerie, pour avoir.... volt. Lett. à d'Alembert, « janvier

t PROFILÉE (pro-fl-lée), s. f. État d'objets qui sont en profil. Une profilée d'arcs et de voûtes soutenus par des pilastres et des colonnes.... fait scintiller dans le fond.... une succession de nefs à perte de vue, E. bergerat, Joum. offic. (2 mai

4876, p. 3230, 2* COl.

PROFILER. Ajoutez : — REM. Dans l'ancienne langue, pourfiler, qui représente notre profiler, avait un tout autre sens. U signifiait garnir d'un certain ornement fait avec du fil : xiv* siècle. Pour pourfiler les diz garnemens, ^fondement* de Charles V, (376, Paris, (874, p. 68o.

PROFITER. Ajoutez ; || 7* Être utile, faire du bien, avec un nom de personne pour sujet (sens aujourd'hui inusité). Pour ce que ces gens-là ne servent aux autres que pour leur profit [leur propre avantage], ils profitent [font du bien] sans qu'on leur en sache gré, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Un de ces feux du firmament Qui, sans profiter et sans nuire, N'ont reçu l'usage de luire Que par le nombre seulement, id. ib. C'est une action généreuse que de profiter, id. ib. || Se profiter, se faire du bien à soi-même. La meilleure part du bienfait retourne vers soi-même ; nous ne profitons jamais à personne, que nous ne nous profitions, iD. ib.

PROFOND. Ajoutez : || 12* Terme de turf. La piste est profonde, quand la boue dont elle est couverte pénètre fort avant dans le sol.

PROGRAMME. Ajoutez : \\ 3* Terme de turf. Liste des chevaux inscrits pour courir.

t PROGRESSEUR (pro-grô-sseur), j. m. Celui qui fait des progrès, favorise le progrès (mot fait en (828). Le Progresseur, recueil de philosophie politique, avec cette épigraphe de Pascal : La société est un homme qui apprend toujours, Paris,

— ÊTYM. Pro.... préfixe, en avant, et gresser (du lat. gressum), verbe qui se trouve dans transgresser. Progresseur paraît antérieur à progresser.

t PROGVMNASE (pro-ji-mna-z'), s. m. Nom donné, en Russie, aux établissements d'enseignement secondaire, Joum. offic. (8 déc. 4874, p. 6us(, ("col.

— ETYM. Lat. pro, pour, et gymnase : qui tient lieu de gymnase.

PROHIBITIF. AjouUl : — HIST. XVI* s. Le statut

PRO

prohibitif de faire cordeaulx moindres que de six nlz, Rec. dei monum. inédits de l'hist. du tiers Étal, t. IV, p. 226.

t PROHIBITIONNISTE (pro-i-bi sio-ni-st'), S. m. (::elui qui est partisan de la proliibitioD en matière commerciale.

t PUOIIIBITISME (pro-i-bi-ti-sm'), t. m. Emploi des prohibitions commerciales. [L'absentéisme su Russie] a même menacé de donner lieu à un protectionnisme, à un proliibitisme d'un genre nouveau, a. leroy-brauueu, Rev. des Deux-Uondes, (•' janv. «877, p. 447.

PROJECTIO.'V. Ajoutez : || ?• Terme d'artillerie. Angle de projection, dans le tir des armes à feu, l'angle que la tangente à la trajectoire forme, à l'origine, avec le plan horizontal; c'est la somme de l'angle de tir et de celui de relèvement.

t PKOLÉGAT (pro-lé-ga), s. m. Terme d'antiquité. Magistrat romain qui suppléait le légat.

— ETYM. Lat. prolegattis, de pro, en place de, et legatus. légat (voy. légat).

t PROLKGATIO.V (pro-lé-ga-sion), ». f. Terme d'antiquité romaine. Fonction de prolégat. Elle [la dignité de tribunus mililum a populo] avait le pas sur la préfecture de cavalerie et sur la prolégation, eu. GiRAUO, /ourn. des savants, iuin 4875,

t PUOLONGATIF, IVE (pro-lon-ga-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Oui a la vertu de prolonger une voyelle. Le grand point [de la réforme orthographique de la langue allemande] était de savoir ce qu'on ferait des voyelles doubles et de l'ft prolongatif ; les Allemands ont quatre manières de marquer aux yeux qu'il faut prolonger le son d'une voyelle: 4 'ils la doublent {Meer, mer); 2' ils ajoutent un « [Riegel, verrou) ; 3° et 4* ils font précéder ou suivre la voyelle d'un h [Jahr, année. Thaï, vallée), le Temps, 2 avril 4 876, 2' page, »• col.

PROLONGE. Ajoutez : — REM. Prolonge, au sens de cordage, se dit ailleurs que dans l'artillerie. Les fûts sont le plus souvent placés sur des wagens plats ou fermés, sans autre précaution qu'une petite cale pour les empêcher de rouler, sans les lier avec une prolonge, Journ. ofjit. 29 juin 4874. p. 4448, 3- col.

PROLONGEMENT. — HI8T. xiu's. Ajoutes: Prolalio, prolongement, chassant, Petit vocab. lat.franç. p. 28.

t PROMENErTE'(pro-me-nè-t'), ». f. Petit appareil roulant, à hauteur d'appui pour les jeunes enfants, qui, placés à l'intérieur, le font avancer par leurs mouvements, sans courir risque de tomber.

PROMENEUR. Ajoutez : || 4* Au féminin, promeneuse, sorte de bougeoir, pour aller et venir. Il 5* Promeneuse d'enfant, femme dont le métier est de promener les enfants. Qui a inventé ce procédé [de vol] ? nous ne saurions le dire, mais il a été appliqué par deux promeneuses d'enfant. Gai. des Trib. 2 mai 4 874, p. 426, 4" col.

PRO.METTRE. Ajoutez : — REM. Malherbe a joint promettre à un infinitif sans de : vingt et cinq écus, moyennant lesquels je promettais relâcher ledit Sauvecanne, Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROMISCCE (pro-mi-skue), adj. f. Qui a le caractère de la promiscuité, qui est en commun. La possession qui n'a pas été exclusive, mais qui, d'après les constatations d'un arrêt, a été promiscue. Gaz. des Trib. 47 nov. 4875, p. 4406, 4" col. Oe ce qu'une commune était en possession d'un terrain au moment oii la loi du 4Q juin 4 793 est intervenue, et de ce que cette loi a établi en sa faveur une présomption ou même un droit de prçpriété, il ne suit pas que la prescription ne puisse être acquise contre elle au profit d'une autre commune, par une possession promiscue présentant les caractères exigés par la loi, ib. 23 fév. 4 878, p. 484, 4" col.

— ÉTYM. Lat. pi-omiscuus (voy. promiscuité). Ce mot est formé contrairement à l'accent latin; mais il l'est comme continu et coniigu. Le masculin, si on l'employait, serait prnmiscu. Quant au féminin, il est conforme à condnue, contiguë, etc.

PRONER. j4>outei:|| 6* Par extension, endoctriner (emploi vieilli). Avec ces belles et malicieuses paroles, ce bon père prônait ceux qu'il allait voir à la ville, sous prétexte de faire les affaires de son couvent, kém. du P. Berthod, p. 684.

t PRO-NONCE (pro-non-s'), ». m. Celui qui rem^piaee le ooqm du pape. 3. ËÉa. la cardinal Citigii

PRO

pro-nonce du saint-siége, a eu l'f.onncu; d'être leçu en audience de congé par le président de la république, Journ. ofjie. 43 mai 4 874, p. 8247, I'* col.

t PRONONCIATIF, IVE (pro-non-si-a-tif, ll-v'), adj. Qui tient à la prononciation, qui en dérive.

t PROPAGANDER (pro-pa-gan-dé), i>. n. Néologisme. Faire de la propagande. On devrait envoyer ce Blue Roy de Glainsborough et la Nelly O'Brien de la galerie de lord Herlford propagander par le monde en faveur de l'école anglaise, bCrger, Salons de 48«4 à 4868, t. i, p. 267,

PROPÉDEUriQUE (propé deu-ti-k'), ». f. \\ 1* Enseignement préparatoire. || »• Particulièrement, nom, en Allemagne, d'un enseignement élémentaire de la clinique médicale. Il faut signaler une chaire dont nous n'avons pas en France d'équivalent; c'est la chaire de propédeutique, uniquement créée pour préparer l'étudiant, Journ. offic. «"mars 4 877, p. 4 676, »• col,

— ÊTYM. IlpoitaiôeOo), enseigner d'avance, de npè, avant, et naiîeûca, enseigner, de it»t{, enfant.

t PROPHÉTlSME.i Ajoutez : L'extinction à peu près totale du prophétisme, cette fleur admirable du génie d'Israël, a. rkvillb, Rev. des Deux-Mondes, 4" mars 4872.

PROPORTION. Ajoutez : \\ »" Terme de turf, Valeur à laquelle est coté un cheval pour les paris. Plus un cheval a ou prend de qualité, plus la proportion diminue, et vice versd.

PROPOS. Il !• Ajoutez ; {{ Être en propos, avoir l'intention, j'avais été en propos de ne vous rien écrire des États, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Il 14* Un à-propos, une pièce qui se fait à propos d'un anniversaire ou de toute autre circonstance. La pièce [Molière à Auteuil].... dépasse les proportions de ce qu'on est convenu d'appeler un àpropos, puisqu'elle dure près d'une heure,... en général, quand un de ces à-propos d'anniversaire conquiert d'emblée le public, comme a fait celuilà, on le joue quinze fois, vingt fois de suite...,

ALPH. DAUDET, Joum. offic. 24 janv. 4878, p. 720, 3* col.

PROPOSER. Ajoutez : \\ 9° F. n. Proposer, faire un exercice de prédication (resté en usage chez les réformés de langue française, en Suisse). 11 [le fameux Claude] nous donnera un jour chaque semaine pour nous instruire en nous écoutant proposer. Lettre du proposant G. Gondreville au pasteur P. F^rry, 4 7 juin 4 766, dans Histoire de la prédication parmi les réformés de France, par

A. VINET, p. 74 6, Paris, 4 860.

PROPOSITION. Ajoutez : || lï' Action de proposer l'action du poëme dramatique, d'en informer tout d'abord le spectateur. La protase, oîi se doit faire la proposition et l'ouverture du sujet, corn. Disc, du poëme dram.

PROPRIÉTAIRE. i;ou(M: Il 2* Qui a le caractère de la propriété. Si quelque dieu voulait lui bailler la possession propriétaire du monde à cette condition de n'en rien donner, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROPRIÊTAIREMENT. Ajoutez : Tout est à l'empereur ; mais il n'y a que ce qui est sien particulièrement qui soit de son domaine; son empire comprend tout, son patrimoine ne s'entend que de ce qui est à lui propriétairement, ualu. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROPRIÉTABISME (pro-pri-é-ta-ri-sm'), s. m. Opinion, mœurs, préjugés des propriétaires. Entre le communisme absolu et, je dirai volontiers, le propriétarisme absolu, il y a un juste milieu, LANOiX>is, Journ. offic. 8 mars 4872, p. 4646, 2* col.

f PROPCGNATEUR (pro-pugh'-na-teur), s. m. Mot forgé du latin. Celui qui combat pour, champion. Sans doute monsieur notre gouverneur [M. de MontausierJ est votre propugnateur [de Chapelain], mais non pas de ces faibles et de ces impuissants dont vous me parlez, balzac, lett. inédites, cxxxii (éd. TamizeyLarroque).

— ÉTYM. Lat. propugnatorem, de pro, pour, et pugnare, combattre.

PROSATEUR. Ajoutez : — REM. Prosateur était assez peu usité du temps de Le Sage pour qu'il l'ait écrit en italique dans Cil Blas, vu, 43.

t PROSI.MIENS (pro-si-mi-in), s. m. pi. Famille de singes, dits aussi lémuriens, dont les formes se rapprochent le plus de celles des quadrupèdes. L'anglais Skater lui a même donné [à l'ancien continent dont les Philippines faisaient partie] le nom d» Lëfflurie, d'après le* proïimiens qui le

PRO

caractérisaient, puuchut, Rev. det Deur-Mondes, 16 mars 4877.

— ETYM. Lat. pro, en place do, et simien. t PROSPECTJER ou PROSPECTEUR (pro-Spè-

kteur), ». m. Celui qui a une prospection, c'est-àdire homme qui, au début d'une alfluence i uun localité où se recueille l'or d'alluvion, se charge de battre la campagne pour découvrir les places où l'or peut être caché, Rev. des Deux-Mondes, "•'août 4877, p. «40. Dans rarrondisscmcnt da Canales, le mouvement minier no se ralentit pat : il est bien peu de crêtes qui n'aient pas été fouillées par la pioche du prospecteur, Joum. o//i«.

43 juill. 4877, p.4 6483, 2« col.

— ËTYM. Angl. prospecter, formé de prospect, dn lat. prospectus, de pro, en avant, et ipieere, regarder.

t PROSPECTION (pro-spè-ksion), ». f. Terme de mineur dans les placers. Recherche d'un terrain contenant de l'or, Joum. offie. 24 juin 4874, p 4226, 2' col.

— ETYM. Voy, PROSPECTUS.

PROSTERNE. || SubstauUvement. i;ou/M ; Les prosternés, le second ordre des catéchumènes.

t PROSTITUEUR (pro-sti-tu-cur), i. m. Synonyme de prostituteur. Prise par des pirates, elle a été livrée à un prostitueur; mais, à mesure que des hommes approchaient d'elle, elle obtenait d'eux de l'épargner, g, havet, le Christianisme et ses origines, 4 872, t. ii, p. 4 94. M. Havet ajoute en note : « prostitueur, c'est le mot par lequel M. Naudet a traduit constamment Uno dans son Plante. 11 m'a paru par U suffisamment aulolùsé. »

t PROSYNODAL, AIE (pro si-no-dal, da-l"), adj. Qui est avant un synode, un concile. Réunion prosynodale.

t PROT (pro), ». m. Nom du dindon, dans les Charentes, Gloss. aunisien, 4 870, p. 4 38.

— ÉTYM. Le même que pérot 2 (voy. ce mot au Dictionnaire).

PROTECTION. — HIST. Ajoutez : xii's. Par Unt que li bous [l'anneau] est plus largement cslenduz, si est signifiée par lo bon sa plus large protection [de Dieu] entor nos, li Dialoge Grégoire io pape, 4876^ p. 367,

t PROTEISME (pro-té-l-sm'), », m. Disposition à changer de forme. Le proléisme de la matière organisée.

— ETYM. Prolée. t PROTESTABLE (pro-tè-sta-bl'), adj. Qui peut

être protesté. S'il s'agit d'un effet de commerce protestable, la poste doit pourvoir à la formalité du protêt, DANSAEBT, à la Chambre belge, séance

du 9 fév. 4876.

t PROTESTATAIRE (pro tè-sta-tô-r'), ». m. Celui qui proteste contre, Journ. offic. «a déc. 48«i>,

p. 4636, 2- col.

t PROTESTATEUB (pro-tè-sta-teur), ». m. Néologisme. Celui qui proleste, qui fait une protestation. Devant des étrangers, dans un banquet donné en leur honneur, et où les protestateurs [contre le projet d'un congrès international d'étudiants] ne s'étaient rendus que par convenance, le Progrès médical, 4 7 janv. 4 878, p. 46».

t PROTISTE (pro-ti-sf), ». m. Terme d'histoire naturelle. Être vivant, d'une organisation très-simple et indécis entre les végétaux et les animaux, CH. HARTiNS, i<ev. des Deui-Mondes, 46 déc. 4876,

— ETYM. Dfûtiotot, superlatif de npûTo;, premier.

t PROTOGÉNIE (pro-to-jé-ni), ». f. La 4 47* planète télescopique, découverte en 4 876 par M. Schulhof.

— ETYM. npuTOTfiv^?, né le premier, de icpûts;, premier, et t""'I!) engendré.

t PROTOUISTORIQUE (pro-to-i-sto-ri-k'), adj. Oui appartient aux débuts de l'histoire. Les peuplades préhistoriques et protohistoriques, Journ. offic. 6 avril 4877, p. 26«0, !• col.

— ÊTYM. Proto..., et historique.

t PROTONIQUE (pro-to-ni-k') , adj. Terme âo

grammaire. Qui est avant la syllabe tonique, accentuée. Il Substantivement. La protoniquo en français, dahmesteteh, itomanio, avril 4 876,p. 141, PROTOTYPE. Ajoutez : || 4* Adj. Qui sert de prototype. L'étalon prototype en platinej déposé aux Archives...., donne dans le vide le poids légal au kilogramme, Annuoire du Bureau des longitudes,

pour 4877, p. 449.

t PKOTRACTEUB, TRICE (pro-tra-ktcur, ktrls'), adj. Terme didactique. Qui opère la protrac-

PSC

lion Muscle protracteur de l'aiguillon de l'abeille.

— f.TYM. Voy. PROTRACTION.

t PROTREPTIQUE (pro-trè-pti-k'), *. m. Terme de littérature. Exhortation en vers. Par le dernier ordinaire je vous envoyai un protreptique à M. d'Avaux, BALZAC, Lett. inédites, xii (éd. Tamizey-Larroque).

— ËTYM. Lat. protrepticon ou protrepticum, de itpoTpirtTixi;, do Jipo, en avant, et Tpinetv , tourner.

PROVENDE. — ÉTYM. Ajoulex : M. Boucherie (Revue des langues romanes, t. iv, p. 3H) le tire de promenfanui , promenlarium , formes tout à fait inconnues que révèle un ms. de Pollux (publié par M. Boucherie); ces mots se rattachent à promus, cellerier, promum, cellier, dépense, de promere, tirer. Ceci, curieux à noter, n'infirme pas l'identité de prébende et provende.

t PROVENTIF, IVE (pro-van-tif, ti-v'), adj. Terme de botanique. Bourgeons proventifs, anciens bourgeons qui ne se sont pas développés, faute d'une lumière suffisante, mais qui ont continué à vivre, sans fournir de feuilles, en traversant successivement les couches annuelles. Les rejets proviennent de bourgeons adventifs ou de bourgeons proventifs, a. BAONERis, If on. de sylvic. p. <28, Nancy, <873.

— ÉTYM. Lat. proventum, supin de provenire, provenir.

PROVINCIALE. Il %' Ajoutez: \\ Rime provinciale, rime insuffisante. Ualigne rime très-mal avec machine; c'est ce qu'on appelle une rime provinciale, CHAMFORT, Notes sur les fables de La Fontaine, VI, ) 5. Oui, mais La Fontaine écrivait maline, ce qui est encore aujourd'hui la prononciation populaire. Ce que Chamfort nomme rime provinciale est ce qui se dit plus ordinairement assonance.

PROVISIONNEL. — HIST. Ajoutez : XV" S. Appointement provisionnai, Procés-verbaux du conseil de régence de Charles YIII, p. 175.

PRCDENT. Ajoutez : — REM. Régnier a dit prudent à : Et prudent au danger. Que je me garderais de croire de léger, Élég. m. Très-bon emploi et digne d'être imité.

PKDD'HOMIE. Ajoutez : \\ i' L'institution des prud'hommes. Tous ont demandé.... le développement de la prud'homie pour trancher à l'amiable les différends entre patrons et ouvriers, a. wyrou- BOFF, la Phil. postt. nov.-déc. ^876, p. «37.

t î. PRCDHOMME (pru-do-m'), s. m. Personnage créé par Henri Monnier, et qui représente un bourgeois débitant solennellement les choses les plus vulgaires et parfois les plus sottes.

t PRCDHOMMERIK (pru-do-me-rie), s. f. Caractère, manière, langage de M. Prudhomme.

t PRUDHOMMESQUE (pru-do-mè-sk'), adj. Qui a i la fois le caractère le plus banal et le plus sentencieux, comme M. Prudhomme. Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudbommesque, Journ. de Genève, 23 déc. <875.

t PRUINË, ÉE (pru-i-né, née), adj. Terme de botanique. Se dit d'un fruit garni de pruine. La peau [d'un raisin], qui est épaisse, d'abord d'un pourpre foncé, passe au pourpre noir bien pruine à la maturité, Rev. horticole, 4 6 juin 1875, p. 224.

PRUNEAU. Ajoutez : || Adjectivement. Qui est de couleur de pruneau. Une couleur d'un violet clair ou pruneau, chaptal, Instit. Mém. scient. t. III, p. (0).

t PRUSSIANISME (pru-ssi-a-ni-sm'), s. m. Tendance, caractère du gouvernement prussien et de la nation prussienne. Que de choses il y aurait à dire de l'école, de l'instruction que l'État revendique avec jalousis t il va de soi que l'école est là pour répandre et développer le prussianisme, c. rRANTZ, Rev. polit, et litt. 3t oct. 4 874.

t PRDSSIEN (pru-siin), ». m. L'ancien prussien on borussien, nom d'une langue appartenant au rameau Icttique.

t PSAMMOGÈNE (psa-mmo-jè-n'), adj. Qui s'engendre dans le sable. Roches psammogènes, École forestière. Programme, «876, p. 3«.

— ÊTYM. t'àpiio;, sable, et yt-'ii;, engendré.

t PSAMMOPHILE (psa-mmo-fi-l'), odj. Qui aime des sables. Plantes psammopbiles, Bulletin de la toc. botan. <«74, session extraord. p. «o.

— ÊTYM. H'à(i(i.o;, sable, et çîXoç, qui aime.

i PSAMMOPIIIS (psa-mmo-fis'), ». m. Sorte de couleuvre, dite aussi couleuvre de Montpellier, coluber monspelxanus, la seule, avec la vipérine, qui cherche k mordre.

— ETYM. "Fiiiiitio;, sable, et içtc, serpent.

t PSCHKNT (pschèn't'), ». m. Terme d'antiquité

PTO

égyptienne. Nom de la coiffure royale. L'une représente un sphinx ailé, coiffé du pschcnt, sans doute un roi d'Aradus, j. souby, Rev. des Deux- Mondes, 4 5 déc. 4 875, p. 798.

t PSEDDÉPIGRAPHE (pseu-dé-pl-gra-f), s. m. Nom donné aux livres bibliques qui portent de faux titres, de faux noms.

— ETYM. TEuStitÎYpaçoi;, de <];6ù8oi; faux, et iTtiypâçeiv, inscrire (voy. épigraphe).

t PSEUDOCUBIQUE (pseu-do-ku-bi-k'), adj.

Terme de cristallographie. Qui présente une anomalie dans sa forme cubique. Substances pseudocubiques, MALLARD, Acad. des se. Comptes rend. t. LXXXU, p. 4063.

— ETYM. M'eOSoç, faux, et cube.

t PSEODOPAPE (pseu-do-pa-p'), ». m. Faux pape, antipape.

— HIST. XVI* s. L'intrus de Rome ou pseudopape qui se faisoit nommer Urbain sixième, paradin, Chron. de Savoye, p. 322.

t PSEUDOPODE (pseu-dopo-d'), ». m. Terme d'histoire naturelle. Faux pied, nom donné à des prolongements qui poussent sur des animaux inférieurs, comme les amibes.

— ÉTYM. 'FcùSoî, faux, et itoûj, pied.

tPSEUDOQ0ADRATIQUE(pseu-do-koua-dra-ti-k'),

adj. Terme de cristallographie. Qui présente une anomalie dans la forme carrée. Substances pseu doquadratiques, mallard, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 4 064.

— ÊTYM. 'FeOSoç, faux, et quadrati<fuc.

t PSILËTE (psi-Iè-f) ou, suivant la prononciation des Grecs modernes, PSILITE (psi-li-t'), ». m. Terme d'antiquité. Soldat d'infanterie légère chez les Grecs. L'infanterie légère des Grecs était do deux espèces : 4* les peltastes, armés d'un petit bouclier et d'un casque léger ; 2« les psilites, nom sous lequel on désignait les archers, les frondeurs et toutes les troupes destinées à combattre isolément, Notice jointe à la carte de l'Empire d'Alexandre le Grand, publiée par MX. Paulin et Le Chevalier, p. 2, 2* col.

— ÉTYM. Ti>iQvifii;, de «{"Wç, qui n'est pas couvert d'armure.

t PSOROSPERMIE (pso-ro-spèr-mie), ». m. Corpuscules microscopiques que l'on rencontre en parasites chez différents poissons.

— ÊTYM. fcipi, gale, et <in^p|x.a, graine.

t PSYCHOMOTEUR, TRICE (psi-ko-mo-teur, tri-s'), adj. Terme de physiologie. Qui, dans l'écorce grise des hémisphères du cerveau, siège des facultés psychiques, détermine des mouvements volontaires. Les points psychomoteurs, Rev. anthropol. t. VI, p. 280

— ÉTYM. Mot hybride, fait de «V^x^, âme, et moteur.

t PSYCHOPHYSIQUE. Ajoutea : — REM. La psychophysique est plus exactement la physique des sensations et de l'intelligence.

t PTARMIGAN. Ajoutez : — REM. Le ptarmigan ae trouve en deçà des contrées arctiques. Toute la contrée [les Highlands d'Ecosse] a été atteinte d'une épidémie meurtrière à laquelle les grouses, les gelinottes, les ptarmigans et tous les oiseaux connus sous la dénomination générique de coqs de bruyère ou de tétras, ont succombé dans des proportions inconnues jusqu'ici, Journ. ofjic. 8 nov.

1874, p. 7458, 4~ COl.

t PTERE (ptè-r'), ». {. Terme d'anthropologie. Partie ascendante de la grande aile du sphénoïde, comprise entre le frontal, l'écaillé temporale et l'angle antérieur inférieur du pariétal.

— ETYM. riTEpov, aile.

t PTÉRION (pté-rl-on), ». nv. Terme d'anthropologie. Point singulier de la paroi du crâne, correspondant au sommet de la ptère. On dit aussi point ptérique.

— ÊTYM. Dérivé de ptère.

f PTÉRIQUE (pté-ri-k'), adj. Voy. ptérjon cidessus.

t PTÉROPHORE (pté-ro-fo-r'), s. m. Terme d'antiquité égyptienne. Nom donné à certains prêtres égyptiens à cause de la forme de leur coiffure. Tandis que les hiérogrammates avaient mission d'écrire et de conserver les hymnes sacrés, les ptérophores avaient la garde des autres livres de la science sacerdotale, f. delaunay, Journ. Qffic

22 août 4 877, p. 5924, 4" Col.

— ÉTYM. IlTepoçopot ou ïuTEpoyôpoç, celui qui porte la plume, de nttpiv, plume, et fopèc, qui porte.

t PTOLÉMAÏQUE (pto-lé-ma-i-k'), adj. Terme d'histoire aocianne. Qui » rapport aux Ptolémées,

PUG

souverains de l'Egypte. Ce culte des Pharaons ftit si persistant et si révéré, qu'on vit subsister jusqu'à l'époque plolémaïque l'adoration des rois de l'âge primitif, fb. lenormant, ifonuej d'hist. anc. t. i, p. 485, 4« éd.

t PUBLIABLE (pu-bli-a-bl'), adj. Qu'on peut publier. La première assurance est un écrit réciproque, publiable en cas de manquement de part et d'autre, Richelieu, Lettres, etc. t. vi, p. 586

t PUBLIC. Ajoutez : || 13* Dans le langage des bureaux, un public, un individu qui se présente à la caisse centrale du trésor, au mont-de-piété, etc. L'individu qui se présente au mont-de-piéié pour emprunter s'appelle un public ; presque toutes les administrations ont ainsi à leur usage une série de vocables avec lesquels le dictionnaire de l'Académie n'arien de commun, et qui sont nés des obligations mêmes du service, qu'ils facilitent singulièrement, MAXIME DU camp, Rev. des Deux-Mondes,

46 janv. 4873, p. 347.

— REM. Balzac a dit monsieur le public : Le public est un mauvais interprète et glose sur tout ; à vous dire le vrai, je ne pense pas qu'il songe à moi, et je suis trop caché et trop obscur, pour être vu ni remarqué de ce Monsieur le public, balzac, Le(t. inédites, lxxvi, éd. Tamizey-Larroque.

— HIST. Ajoutez ■■ XIV* s. Jehan Sabulette, cler» puble, notaire par l'auctoriteit apostolike et impérial.... par manière de instrument puble... Testament de Robert de Namur, communiqué par M. Caffiaux (Puble est la forme régulière et bien accentuée de pûblicus). Aussi sachiez qu'il avenra Pour voir [pour vrai], ains le derrenier jour, Que li publique pecheour Ou [au] règne Dieu seront avant Mis que vous, je le vous créant, Miracles de Nostre Dame, par personnages, Paris, 4 876, p. 235.

PUBLICAIN. Ajoutez: — HIST. XIV* S. Aussi seront [mis avant vous, Juifs] les folles famés, Pour ce vous sera grant diffames. Pour ce qu'il ont creii Jehan Entre elles et li publiquan. Miracles de Nostre Dame par personnages, Paris, 4 876,

PUBLICATF.UR. Ajoutez : L'article 7 de la loi du 6 juillet 4 874 sur la presse, en édictant que le publicateur et l'imprimeur seront solidairement responsables des amendes. Gaz. des Trib. 4 4 avril 4876, p. 364, 4* col. La rudesse des jugements que portent Mirabeau et le comte de la Marck sur beaucoup de personnes dont les familles sont constituées en dignité, feront des ennemis au publicateur, qui ne prend pourtant pas ces jugements à sa charge, doudan. Mélanges et Lett. 4878, t. ii, p. 249. Il î* Crieur public. X Roz-sur-Couesnon [lUe-et-Vilaine], le publicateur de la commune, c'est-à-dire le publicateur officiel, après les publications ordinaires, a lu un avis du maire, prévenant les habitants q\ie...t Journ. ogic. 9 avril 4 876 p. 2569, f col.

PUBLIER, Ajoutez : \\ 9° Publier à, faire connaître publiquement à. Mélite serait trop ingrate de rechercher une autre protection que la vôtre; elle vous doit cet hommage et cette légère reconnaissance de tant d'obligations qu'elle vous a; non qu'elle présume par là s'en acquitter en quelque sorte, mais seulement pour les publier à toute la France, corn. Mélite, Ép'itre.

PUCE. Ajoutez : \\ 6° Puce de terre, la mordelle, voy. ce mot. Ils [les criquets de Chypre], au sortir de l'œuf, ne sont pas plus gros que des mordclles ou puces de terre, Joum. ofJic. s août 4 875, p. 6540, 3" col. Il 7* Arbre à la puce, le rhus toxicodendron, BAILLON, Dict. de bot. p. 248.

4 . PUCELLE. Ajoutez : Il 4* Nom d'un papillon de nuit, noclua puelJo.

I 2. PUCELLE. Ajoulex : Les poissons [do mer] qui appartiennent au troisième groupe, donnent une chair médiocre, sèche ou grêle ; ce sont la vive, l'ange, l'orphie, la pucelle, a. hussor, lt$ Consommations de Paris, p. 264.

t PUCERIE (pu-seric), ». m. Nom bas-normand de la buanderie. [Un mur] a écrasé dans sa chute un petit bâtiment à usage de pucerie dans lequel plusieurs femmes travaillaient d'ordinaire, Avranchin, I" déc. 4872, Aux annonces.

— ETYM. Pucer ou puch«r, qui est l'équivalent normand de puiser.

PUDIBOND. Ajoutez : || 5. m. Nom d'un papillon de nuit gris, bomby* pudibundo.

t PUGILISTIQUE (pu-ji-li-sti-k'), adj. Qui a rapport aux pugilistes, au pugilat. Luttes pugilistiques.

t PUGNACE (pugh-na-s'), adj. Qui a de U p»-

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