VIGUEUR
fRÉVISIBlLITÉ (ré-vi-zi-bi-li-té), ». f. Qualité de
ce qui peut être revu, corrigé. Veut-on savoir par quel procédé ingénieux l'artiste a su rappeler dans son allégorie la révisibilité de la constitution? l'Avranchin, 4 4 sept. 4876.
t RÉVISIBLE (ré-vi-zi-bl'), adj. Qui peut être revu, corrigé. Il peut y avoir [dans les sciences] des erreurs de faits, des observations insuffisantes, des expériences mal conduites; mais tout cela est romaniable, révisible, bourdet. Vocabulaire des principaux termes de philosophie positive, p. 26.
— ÉTYM. Revoir (et non pas reviser, qui aurait donné révisable], de re..., et voir, qui a donné visible.
+ RÉVISIONNEL, ELLE (ré-vi-zio-nè-l', nè-l'), adj. Néologisme. Qui a rapport à la révision d'une clause, d'une constitution, etc. Dans les lois constitutionnelles, M. Rouher ne voit qu'une chose, l'article révisionnel, le Bien public, 23 oct. 4 876, 4" page, 4' col.
t RÉVISIONNISTE (ré-vi-zio-ni-sf), adj. || l' Qui est relatif à la révision d'une constitution. Assemblée révisionniste, Joum. offic. 22 avril 4872, p. 2682, 2' col. Il 8" S. m. Critique qui fait la révision d'un texte. Aucune preuve positive ne démontre que la rédaction suivie dans l'Inde [dn Schahnameh, ancien poème persan] soit plus rapprochée de l'original perdu ; tout au plus doit-on faire çà et là quelques réserves en faveur des révisionnistes musulmans de l'Inde, qui ont conservé si fidèlement l'instinct de la vieille langue, lo respect des formes archaïques et de la prononciation régulière, barbier de mevnabd, Rev. crit. 4» août
t REVIVIFICATEUR (ré-vi-vi-fi-ka-teur), ». m. Celui qui révivifie, rend à son état naturel une substance dénaturée. Le camphre ajouté, soit & l'eau-de-vie, soit à l'alcool, ne les dénature pas de cette façon que les liqueurs ainsi obtenues na puissent être révivifiées, ce qui,eu égard àla ditférence des droits, procurerait un bénéfice important au révivificateur, Gax. du THb. 46 oct. 487(
p. 4 007, 4' col.
t RÊVIVISCENT. AjoMex': || Fig. Des sensation» réviviscentes, taine.
t REVOCABLEMENT (ré-vo-ka-ble-man), adv.
D'une manière révocable. Une commission dans laquelle figureraiontprécaiiemont, révocablement, des hommes qui ne sont là que pour un temps,
Joum. offic. 4 6 nov. 4 872, p. 7032, 2' COl.
REVOLER. — Ajoute: : xv s. Ne cure n'ot [le corbeau] de revoler, Pour notifier dedans l'arche Comment la terre se descarche (décharge], s. dsscu. Paét. mss. 1^ 484, 2* col.
KHE
RÉVOLUTION. — HIST. Ajoutei ; xn ». u ciez [le ciel] lo sent [sent Dieu] ; car par son comandement ne finet il onkesde movoir par assidueios révolutions, 1> Dialoga Grégoire h pape, <87a, p. 286.
t RÊVOLVANT, ANTK (ré-vol-van , van-t'), adj. Terme technique. Qui opère un tour, un mouvement de révolution. Un cheval-vapeur peut faire marcher quatre ou cinq métiers à bottes circulaires révolvantes, Enquête, Traité de comm. avec i'Anglel. t. m, p. 404.
— ÉTYM. Lai. revolvere, faire faire une révolution, de re...., et volvere, tourner.
t REVOLVER. Ajoutei : || i' Revolver photographique, instrument de photographie qui se meut comme un revolver. Un revolver photographique qui renfermerait une plaque sèche et dont le mouvement lui ferait prendre une photographie [du soleil] toutes les heures..., janssen, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxui, p. «65. M. Peters, commandant l'expédition de la Nouvelle-Zélande, fait savoir qu'il a obtenu d'excellents résultats avec le revolver photographique imaginé par M. Janssen, H. DE PABviLLE, Joum. oflic. ti mars 1875,
p. 1866, 2« col.
— REM. Le revolver est un pistolet dont le tonnerre est remplacé par une réunion de tonnerres mobiles autour d'un axe parallèle à celui du canon, dans chacun desquels on met à l'avance une cartouche, et qui viennent successivement se placer dans le prolongement du canon.
RÉVOQUER. Ajoutez : \\ 6' Se révoquer, rétracter une résolution. La raison ne se révoque jamais, quand elle a fait un jugement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HIST. Ajoutez : xu* s. Ge aesme [estime] cest miracle estre plus grant de toz altres miracles, ke li mort repairent à vie, et ke lur anrmes [toes] de répons [d'un lieu caché] sont revochies à la char, J» Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. U8.
t REVOTER (re-vo-té), v. a. Voter une seconde fois. Si M.... pouvait avoir ce droit, tous nos collègues auraient également la faculté de venir proposer de revoter le budget de t876, Joum. ojjie.
17 juin. (876, p. 6360, <"COl.
t RHABDOMANCIEN (ra-bdo-man-siin), s. m.
Celui qui pratique la rhabdomancie. Malgré la différence faite entre les hydrauliciens et les rhahdomanciens..., Rev. Brit. sept. 4875, p. 278.
RHABILLAGE. Ajoutez : \\ 3> Réparation, entretien des machines industrielles. Ces meules doivent être tenues constamment en bon état par un rhabillage très-soigné, Traité pratique de la fabrication du papier, par Cari Hoffmann, traduit de l'allemand par Everling.
RUABILLEUR. Ajoutez : || 3' Horloger qui raccommode les montres, Tarif des patentes, (858. Il Chaudronnier, Tarif des patentes, (858. jj Armurier, celui qui se borne à réparer les armes. Tarif des patentes, (858.
t RHAMNÈS (ra-mnès'}, (. m. Mot arabe désignant un valet de ferme indigène ou, plus généralement, un ouvrier des champs, un journalier au service d'un colon européen ou d'un chef arabe, sn Algéi'ie. Fathma, qui avait longtemp.'i travaillé chez Jourdan, accourut à son aide; Amen Sabri, son rbamnès, avait vu Lounès ben Hansour tirer sur son maître. Gaz. des Trib. 28 avril (872, p. 424, ("col. Il On écrit aussi khamnès à cause de la prononciation fortement gutturale de la première syllabe.
t RHAPSODAGE (ra-pso-da-j'), i. m. Action de rhapsoder, de mal raccommoder. Il vous en coûtera des manches neuves; ce serait un rhapsodage que les allongements des épaulettes, sÉv. à Mme de Grignan, 29 nov. (679, dansLeK. inédites, éd. Capmas, t. u, p. 7( (Mme de Sévigné écrit rapsodagc).
t RHAPSODIEN (ra-pso-diin), s. m. Celui qui écrit des choses qui ne sont pas garanties par preuves et documents. Les rhapsodiens qui souvent écrivent sans caution, dubreul, les Antiquités de Paris, (6U8, dans E. drumont, jToum. o//ic. 28 mai
t RHAPSODIECR (ra-pso-di-eur) , s. m. Celui qui fait des rhapsodies. Cet impertinent rhapsodieur [La Mothe Le Vayer] n'a pas moins de malice que d'impertinence, Balzac, Lett. iruidites, t. vu, éd. Tamizey-Larroque.
t RHÉA (ré-a), s. f Nom du cinquième des satellites de la planète Saturne.
— ETYM. "Péa, fille d'Uranus et de la Terre, et femme de Saturne.
t RHÉOMÈTRE. Ajoutez : || 2* Instrument propre
RIB
à régulariser l'écoulement d'un gaz, Joum. offlc. 23 avril («74, p. »8»4, 3' col.
t RUIîOSTAT^ré-osta), ». m. Terme de physique. Instrument qui, placé (ians le circuit extérieur d'une pile, diminue l'action du courant.
— ETYM. *Piiv, couler, et oTaTO;, arrêté.
t RIIÉOTOMB (ré-o-to-m'), ». m. || !• Pièce importante des appareilsd'induction électro-voltalque, ayant pour fonction d'interrompre et de rétablir le passage du courant inducteur. M. Gaifle a interposé entre les deux appareils [pour l'allumage électrique à l'Assemblée nationale] un rhéotome destiné à couper ou établir le passage du courant, Joum. offic. 29 oct. (873, p. 66(0, ('• col. || 2' Portion de l'appareil appelé téléphone, Rev. scientifique, i" mai (877.
— ETYM. "P£t\, couler, et to^-t, section.
t (. RHÉTORIQUE (ré-to-ri-k'), adj. Qui appartient à la rhétorique, qui a le caractère de la rhétorique.
t RUÉTORIQUEMENT (ré-to-rl-ke-man), odo. Avec le caractèrt de la rhétorique, en rhétoricien. Les anciens faisaient parler politiquement, et les modernes rhétoriquement, rac. Lexique, éd. P. Mesnard. Cette page [de Rubens] de pure expansion est écrite d'un bout à l'autre sur ce mode rhétoriquement :^ppelé sublime, fhohbntin, les Maîtres d'ou(r<;;i«», p. 94.
RHINOCÉROS. Ajoutez : || 8* Coléoptère de la famille des lamellicornes; le mâle porte sur le front une corne qui manque & la femelle.
t RHIPIPTÈRB (ri-pi-ptè-r'), s. m. Terme d'entomologie. Insecte dont les ailes sont en éventail. Des rhipiptères qui vivent en parasites dans les écailles de la guêpe.
— ETYM. 'Piitiî, éventail, et «Ttpèv, aile.
t RHIZOCAULÉES (ri-zokô-lée), j. f. pi. Plantes de la famille des légumineuses papilionacées qu'on trouve fossiles et qui vivent aujourd'hui aux Antilles. Ces bizarres rhizocaulées aux tiges dressées et multipliées, soutenues par des myriades de radicelles, descendant de tous côtés et se frayant un passage à travers les feuilles, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, t"oct. <874, p. 609.
— ETYM. "PtCa, racine, et xauXii;, tige.
t RHIZOGÈNE (ri-zo-jè-n'), adj. Terme de botanique. Qui engendre, produit la racine. La zone rhizogène, cohno, Acad. des se. Comptes rend.
t. LXXXI, p. 963.
— ÉTYM. "Piîa, racine, et le suffixe gène.
t RUODANTHB (ro-dan-f), s. f. Charmante plante annuelle (Nouvelle-Hollande) (famille des composées), que l'on cultive comme plante d'ornement, Le bon Jardinier pour (876, t. u, p. 723. C'est le rhodanthus Manglesii, Lindiey.
— ETYM. 'PoSov, rose, et ivOoî, fleur.
t RHODOMITE (ro-do-mi-f), ». f. Terme de minéralogie. Silicate de manganèse rose ou brun.
t RHOPOGRAPHIE (ro-pogra-fle), ». f. Terme d'antiquité. Peinture d'objets vulgaires, peinture de genre; le même que rhyparographie, h. houssaye, Rev. des Deux-Mondes, f sept. (874, p. 9(.
— ÉTYM. 'PurKOffa^iix, de ^ûno(, menus objets de vente, et ypifiiv, peindre.
t RHYNCHOPHORE (rin-ko-fo-r'), ». m. Nom d'une famille de coléoptères.
— ÉTYM. 'PCyx";, bec, et çopèc, qui porte. tRHYPAROGRAPHE(ri-pa-ro-gra-f),». m.Terme
d'antiquité. Peintre qui s'exerçait sur une nature triviale.
— ÉTYM. Lat. rhyparograpitus, de f usopoYpôçoç, de funapèi;, sale, et yoiipsiv, peindre.
t RHYPAROGRAPHIE (ri-pa-ro-gra-fie), s. f. Terme d'antiquité. Œuvre, travail des rhyparographes. La caricature et cette peinture que les anciens appelaient la rhyparographie ont leurs spécimens dans les fresques de Pompéi et d'Herculanum, h. houssaye, Rev. des Deux-Mondes, ( •' sept. (874, p. 9(.
t RHYTHMOLOGISTE (ri-tmo-lo-ji-sf), ». m. Celui qui s'occupe de la prosodie, du rhythme dans les langues.
t RIBAUDEQDIN. Ajoutez ; || 2' S. m. Sorte d'affût à roues sur lequel on plaçait des armes à feu de petit calibre, comme on fait aujourd'hui des mitrailleuses (premiers temps de l'invention des armes à feu).
t RIBBONISME (ri-bo-ni-sm'), ». m. Nom d'une association secrète en Irlande. Le ribbonisme existe toujours dans certains districts, Joum. officiel, 3 mars (875, p. (595, 2' col.
— ÊTYM. Angl. ribbon, ruban, k cause des signes que les associés portent.
RIM
t RIBE. — ÉTYM. AjouUz : Au lieu de l'ail reiben, Buggc, Romania, n* (O, p. <6(, propose h! bas-ail. repe, brisoir, et le verbe repen, néerland. repel, haut-ail. mod. riffe, et le verbe riffeln, angl. lo npple. Les formes indiquées par M. Bugge sont en eflet plus près du mot français.
t RIBIKR (ri-bié), ». m. Sorte de cépage, qu'on a quelquefois confondu avec le rcby. Revu* horticole, (6 .sept. (876, p. 342.
t RIIILKITK. — ETYM. H. Scheler le tire du germ. rib, rip [ail. /lippe), côte, nervure. M. Bugge, Romania, n* (0, p. (67, n'admet pas cette étymologie : suivant lui, on y doit voir le suéd. reppling, tranche (de viande, de fromage), le norvég. rtpel ou repel, long et étroit morceau. Le primitif est le suéd. repo, déchirer; norvég. ripoou repa, dépouiller; angl. to rip. C'est le mémo radical que pour ribe.
t RIBON-RIBAINE. — HIST. XV S. AjOUUl : I quoy fut repondu que ribon ribanne ilz paieroient, MANTELLIEH, Glossaire, Paris, (869, p. 56.
t RIBOULB (ri-bou-l'), ». f. Dans l'Aunis, sorte de pilon de bois qui sert à écraser la vendange dans les cuves, Gloss. aunisien, p. <43.
— ETYM. Même radical que dans ribe (voy. cidessus).
RICHE, .^j'oulex : || U* Pain riche, pain de fantaisie, pain de luxe.
fRICHELLE, ». f. ÀjouUz : —REM. Des auteurs font richelle du masculin. Des blés hâtifs venus d'Orient, comme le richelle d'Odessa et le blé de Noé, BELLA, Bull, de la Soc. centr. d'agric. (872, p. 60(.
t BICHÊRISTE (ri-ché-ri-sf), ». m. Partisan de Richer, syndic de la faculté de théologie et auteur en 4 6(1 d'un traité De ecclesiastica et politica potestale, oîi il professait des principes contraires aux enseignements de l'Église, fr. garasse, if ifmoire», publiés par Ch. Nisard, Paris, 1 864 p. 63.
RICHISSIME. Ajoutez : Il [le boursier dans les universités anglaises] est entouré de camarades riches et enseigné par des professeurs richissimes. viLLEMOT, l'Opinion nalionole, ( 9 juin 1 87«,3' page, 2* col.
t RICINÉ, ÉE (ri-si-né, née), adj. X quoi on a incorporé de l'huile de ricin. Collodium riciné,
Joum. offic. 17 nov. (871, p. 4498, 3- COl.
RIDE. — HIST. XVI* s. Ajoutez : Afin qu'il [Christ] rendist à soy l'Eglise glorieuse n'ayant quelque tache ou ride, Epli. v, 27, Nouv. Test. éd. Lcfebvre d'Etaples, Paris, (525.
( . RIDER. — HIST. Ajoutez : XU* s. Chemise ridée [elle] li tret Fors de son cofre et braies blanches,
CRESTIEN DE TROIE, Chev. OU lyon, V. 54(2.
1. RIFFLARD. Ajoutez : — HIST. xv s. Un paquet de rifflart [longue laine sans apprêt], mam- TELLlER, f.'Ioîsoire, Paris, (869, p. 56.
t RIFLE (raye-fl'), ». m. Carabine à long canon ; fusil à balle forcée. Le vomito, plus meurtrier encore que les rifles ou le machele [mot espagnol signifiant coutelas, voy. ci-dessus au Supplément MANCHETTE 2] des rebelles, l. lande, Hev. des Deux-Mondes, ("mars (877.
REM. Ce mot anglais commence à être beaucoup employé chez nous pour carabine.
— ÉIY.M. Angl. rifle, du verbe to rifle, dévaliser, piller ; du français rifler.
t RIGEL. Ajoutez . — ETYM. Arabe, rigel, le pied.
RIGOLAGE. Ajoutez : \\ i' Action de mettre le jeune plant en rigoles ou petites tranchées. Au moment du repiqucment ou du rigolage des plants, il est essentiel de retrancher par une section nette les racines brisées ou endommagées, o. baonehis, Jfan. de syluic. p. 254, Nancy, (873.
RIGOLE.— HIST. Ajoutez : xiii* s. El rigol d'un fossé, en une recelée, Foulqyte de Candie, p. W, Reims, (860.
RIGOUREUSEMENT. — HIST. AjouUz : [\ XV S. Lequel Chermoye. ainsi que ledit suppliant se levoit pour luy faire place, le rebouta très rigoureusement [rudement], Lettres de rémission, dans flomanio, avril 1873, p. 233.
t RIGUET (ri-ghè), ». m. Nom du seigle, on Dauphiné.
— ETYM. Anglosax. ryge; angl. rye; allem. Raggen; grec, ppiÇa, ipCila, riz; sanscr. tirîAi, riz.
RIGUEUR. Il i' Ajoutez: || Terme, délai de rigueur, terme, délai au delà duquel aucune prolongation n'est accordée.
tRI.MAILLERIE (ri mâlle-rie, il mouillées), s.f. Néologisme. Vers de rimailleur. La rimaillerie mnémonique [les vers des Racines grecques d«
âoo
IlIS
Lancolot], SAINTB-BEUVB, Port-Royal, t. ii, p. 3S3,
3» éd.
RIME. Ajoulex : Il 5* Klme en goret, voy. ooret au Suiiplément.
f 2. RIMKR (ri-mé), u. n. Se dit, dans le sud ei le su<l-ouosl de la France, de tout ;Lliment qu'on laisse prendre au fond d'une poêle ou d'une casserolp; ce qui lui communique une -taveur et une odeur disagréables. Celte viande rime. Des pommes de terre rimées.
— f.TYM. Provenç. rimar, gercer, du lat. rtmo. fente, l'altération de l'aliment qui prend à la casserole étant comparée à une gerçure.
RIMEDR — Hisr. AjnMex: XW S. Cil ki tant a de sens que per viers [vers] est rimera, W Bornons d'AUrandre, p. ♦90i
t RIMKUX, EL'SE (ri-meO, meû-z'), adj. Terme de botanique. Qui a des fentes. Écorce des branches, mince, rimeuse et fendillée, llev. horticole, 16 août <875, n° )6, p. S(i7.
— ETYM. Lat. rimoius, de rtmo, fente.
RINCER. — ÉTYM. Ajoutes : Du Gange a recen-
lire, lavare, eluere, rinser comme un voirre. Il a aussi recineerare, au sens de layer, nettoyer ; remarquez que le mot est écrit par un c, comme recensire. Diefenbach, dans son Glossarium, a recensitus, rendu frais, neuf, reeentare, recenciare, rendre frais, neuf, recentia, fraîcheur. La forme antique est trisyllabe , raïncer, comme on le voit dans ce vers de Guyot de Provins : Cil netoie l'aiguë et raïnce Le bon vessel.... v. 24)7. De là résulte que raïncer ou reïncer est formé de recenliare par la chute du c, e^ vient du lat. recens, récent, frais, neuf.
t RINGAGE (rin-ga-j'), s. m. Grattage ou grattures au ringard. Les tonneaux des fosses mobiles, les matières solides provenant des rachèvements des fosses, les ringages des citernes , lorsqu'ils seront dirigés sur la voirie, seront chargés par les soins de la Ville et seront transportés, déchargés et dépotés à Bondy par les soins de l'adjudication et à ses frais, cl*ijaoeram, Rapp. ou Conseil municipal de Paris, séance du 28 ;utrH877, p. 39.
f RIOTTEOR, EL'SE (ri-o-teur, teû-z'), t. m. et f. Terme vieilli. Querelleur, querelleuse.
— HiST. XVI* s. Elle n'ert pas de ces jalouses et de ces riotteuses qui ne peuvent endurer que leurs maris regardent une femme sous la hueque, MABNix DE STE-ALDEGONDE, (Euvres, éd. Quinet, t. m, p. 221.
RIPAILLE. — ÉTYM. Ajoutez : Un correspondant du Courrier de Yaugelas, )5 juin (876, p. )0, demande, en présence des difficultés au sujet d'Amédée et du château de Ripaille, s'il ne s'agirait pas, dans la locution, de Ripailles, maison de campagne à Villeneuve-lez-Avignon, oii s'établit en <803 une société de francs-buveurs. Ce qui écarte cette conjecture, c'est que ripaille et faire ripaille se trouvent dans dos textes du zvi* siècle, sans parler de maître Adam et do La Fontaine, qui, au xvu" siècle, se sont servis de la locution. On a contesté que ripaille, au sens de bombance, dérivât du château de Ripaille. Mais ce passage de Monstrelet ne laisse pas de doute à ce sujet : • Et quant au gouvernement de sa personne, il [Amé, duc de Savoie] retint environ vingt de ses serviteurs pour luy servir ; et les autres qui se meirent prestement avecques luy, en feirent depuis pareillement, chacun selon sou estât. Et se faisoient luy et ses gens servir, au lieu de racines et d'eau de fontaine, du meilleur vin et des meilleures viandes qu'on povoit rencontrer, • monstrelet, Chroniques, H3*; t. u, p. 100, Paris, fM2. C'est de la sorte qu'on a dit faire ripaille comme faire bombance.
t RIPON (ri-pon), t. m. Nom, dans les Cdtes-du Nord, d'un poisson de très-bon goût et de la grosseur d'un petit merlan.
RIPOPÊE. — ÉTYM. ÀjotUex: Comme ripopée i été anciennement un terme de pharmacie, H. Dévie, Dict.étym., demande s'il ne faudrait pas y voir une dérivation irrégulière du mot rob, qui est lui-même un terme pharmaceutique.
RIPUAIRE. Ajoutez : \\ i' Qui a rapport aux rive»; c'est un emploi moderne de ce mot. La formation des bancs ripuaires, l'effet pernicieux des marées, la marche et l'accumulation des galets à l'embouchure du fleuve, Joum. offic. <8 janvier
4876, p. 627», 1" col.
RISQUES. Ajoutes ; || 8" Risques de guerre, dommages qui peuvent résulter de la gnerre pour les particuliers. Les compagnies n'assurent pas contre les risques de guerre.
•t RISQCONS-TODT (rl-skon-tou), ». m. pi. Se dit