‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 653 sur 754 · MONTÉGUT · texte numérisé non relu

MONTÉGUT

— ETV^. Angl. suggestive, du lat. «ijyerere (voy. suggérer].

SUL

SCICIBB. Àjoutex ; Il 3* Adj. Qui a rapport an suicide. 11 est inutile do rappeler ici les vieilles histoires bien connues de l'épidémie suicide des filles de Milet..., bouchut, Journ. of^c. 12 avril <874, p. 2697, 3* col. Ce qu'on sait des épidémies convulsives, choréiques, suicides et homicides, atteste que..., lU. «i>. p. 2698, 2' col.

SUIK. — HIST. Ajouteî:\\xi\' s. Fuligo, siue, ESCALLiER, Yocab. lat.- franc, usa (M. Escallier remarque qu'en picard suie se dit siue).

t SUIFFIER (sui-fié), s. m. Fabricant de suif. Le principal témoin, suiffier-fondeur, est entendu, Gaz. des Trib. 28 mai <876, p. su, *• col.

SCINT. Ajoutex : Il 3' Terme de commerce. Les suints, les laines en suint. Les suints valent aujourd'hui de 2 fr. 30 à 2 fr. 90, Enquête, Traité de comm. arec l'Anglel. t. ni, p. 471.

f SUITÊE (sui-tée), adj. f. Terme hippique. Bète «uitée, jument accompagnée de son poulain. Prix moyen de l'herbagement en Normandie : )• d'une poulinière suitée, 338 fr.; 2' d'une poulinière non suitée, 268 fr., Rapport Bocher à l'Assemb. nat. n* (910, p. 9, note.

2. SUIVANT, SUIVANTE. Ajoutex : || 7» S. f. La suivante, sorte de papillon, noctua orbona ou noctua subsequa.

SUIVI. Il 3° Ajoutex : || Mal suivi, qui attire peu de spectateurs, peu d'auditeurs. Je veux bien ne m'en prendre qu'à ses défauts et la croire mal faite, puisqu'elle a été mal suivie, corn. Théodore, Examen.

t SULFATAGE. Ajoutex :\\2' Action de tremper le bois dans un bain de sulfate de cuivre. En y comprenant, avec la cession d'un bail, un matériel de sciage et de sulfatage de bois, établi dans une usine dite la Chrysténie, Gax. des Trib. 40 oct. (874, p. 97t, 4« col. || 3* Action, dite aussi vitriolage (voy. ce mot au Supplément), de traiter les grains par le sulfate de cuivre, le Nouvelliste de l'arrondissement d'Avranches, (6 oct. (876.

t SULFIDE (sul-fi-d'), s. m. Terme de chimie. Synonyme de sulfure.

t SULFIODE (sul-fi-o-d'), s. m. Composé de soufre et d'iode qui est insecticide. Proposant, pour combattre le phylloxéra, le sulfiode, composé avec lequel il a détruit le trichophyton, l'achorion des teignes..., les premiers essais de l'action du sulfiode ont été faits à l'hôpital Saint-Louis, H. de PARviLLE, Journ. ofjic. (4 mai (874, p. 3266, 3* col.

t SULFITER (sul-fl-té), v. a. Pénétrer d'un sulfite. Le professeur Polli [de Milan], l'initiateur en Italiede la médication sulfitée, Acad. dessc. Comptes rend. t. lxxxiii, p. 439.

t SULFOCARRONATAGE (sul-fo-kar-bo-na-ta-j'), t. m. Action de répandre du sulfocarbonate. Le sulfocarbonatage des vignes, mouillefert. Académie des sciences, Comptes rendus, t. Lxxxii, p. 317 (séance du 3( janvier (878).

t SULFOCVANURE (sul-fosi-a-nu-r') , s. m. Terme de chimie. Combinaison d'un sulfure avec un cyanure. Sulfocyanure de potassium, poison violent.

t SUI.FURATION. Ajoutez : \\ 2» Action de traiter la vigne par l'acide sulfureux. 11 n'y aurait qu'à aidera la multiplication de la petite chalcide pour ajouter un moyen puissant [contre le phylloxéra] à ceux de la sulfuration et de l'épontago, Travaux de la commiss. départ, contre le phylloxéra, Perpignan, (874, p. (62. Je rejette les bains d'acide sulfureux, la sulfuration, parce qu'ils peuvent faire périr les souches lorsque l'application se trouve mal faite, pellet, dans Trav. de la comm. gén. contre le phylloxéra, Perpignan, (874, p. 91.

t SULFURER. Ajoutez :]] Y. réfl. Se sulfurer, entrer en combinaison avec le soufre. Dans cet état excessivement divisé, le métal, qui est particulièrement apte à se combiner avec les corps ambiants, se sulfure immédiatement, daubhée, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. 4(8.

t SULFURISATIO.\(suI-fu-ri-za-sion), s. f. Opération qui consiste à traiter la vigne, taillée et débarrassée de ses sarments, par l'acide sulfureux, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxvi, p. 2(3. Le même que sulfuration, n° 2 (voy. ci-dessus).

— ÉTYM. Sulfurisation suppose un verbe sulfuriser, qui n'existe pas, mais qui serait formé comme nickeliser.

t SULLY (su-li), s. m. Nom donné à des arbres (ormes principalement) plantés par les ordres de Sully, plus particulièrement dans la forêt de Fontainebleau. || Au plur. Des sullys.

4. SULTANE. Ajoutez ; || 6° S'est dit d'un joyau DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

SUP

de femme pour la coiffure. Nous [coiffeurs] avons sans cesse sous nos doigts les trésors do Golconde; c'est à nous qu'appartient la disposition des diamants, des croissants, des sultanes, des'aigicttes. Plaidoirie de Bigot de la Boissière, dans r. cadet, Ilist. de l'économie politique, lei Précurseurs,

t SUMAQriER (su-ma-kié), ». m. L'arbro à sumac. La feuille du sumaquier de Sicile est indispensable pour le tannage des peaux blanches, Journ. ofjic. 3 juill. (872, p. 45(7, col.

t SUMÉRIEN, lENNE (su-mé-riin, riè-n'), s. m. et f. Nom donné à un peuple que des assyriologues pensent avoir précédé les Sémites dan» la Chaldée; d'autres le nomment accadien, Journ. offic. 28 janv. (873, p. 627, \" col. Il Langue sumérienne, la langue de ce peuple.

t SCMPIT (son-pit'), t. m. Poisson du genre centrisque, à museau très-allongé, qui habite la mer des Indes.

— ËTYM. Malais, soumpif, étroit, devic, Diet. étym.

t SUPEREXCELLENCE (su-pèr-è-ksè-lan-s'), ». f. Excellence qui l'emporte sur les autres. Voici, disait d'Argenson, la superexcellcnce de ma charge de ministre des afTaires étrangères; je leur dis : vous, vous conservez l'argent, vous la marine, vous les troupe.?, et moi la réputation de l'État, Revue des Deux-Mondés, (s août (877 (Un ministère sous la révolution).

t SUPERFICIAIREMENT (su-pèr-fl-si-ê-re-mati), adv. Superficiellement (inusité en ce sens). X la volée et sans s'informer des choses que superficiairement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

SUPERFICIE. Ajoutex :\\S' Superficie d'esprit, esprit superficiel. On lui fait réciter ses vers; il amuse, il met tous ses soins à se rendre agréable; et, avec cette superficie d'esprit et ce vernis de poésie qui était son unique talent, il réussit, mar-

BONTEL, Mém., p. 203, éd. (843.

t SUPERFUSION (su-pèr-fu-zion), s. f. Action de faire fondre un cachet de cire sur le pli qu'il ferme. H.... déclare qu'à l'arrivée de la dépêche au bureau de Limoges, il a positivement remarqué une des taches de cire qui ont été produites par la superfusion.... il y avait pour lui impossibilité matérielle d'opérer, en un aussi court espace de temps, le double travail de décollement et de superposition des plis de la dépêche, et do soulèvement et de superfusion des cachets..., Cas, des Trib. (6 mjjrs (876, p. 264, (■•• col.

— KTYM. Lat. super, sur, et fusion.

t SUPERNEL, ELLE (su-pèr-nèl, nè-l'), adj. Terme vieilli. Qui vient d'en haut, du ciel. Le ciel et la gloire qui nous y est préparéo est le but de la supernelle vocation, J. mestrezat, Serm. ((649).

— ÉTYM. Dérivé du lat. tupernus, supérieur (corne étemel, de xternus), de super, sur.

t SUPERPOSABLE (su-pèr-pô-za-bl'), adj. Qu'on peut superposer. Tous les produits organiques artificiels des laboratoires sont à image superposable, PASTEUR, dans le Temps, feuilleton scientifique

i SUPERSTITIOSITÊ. — HIST. xvi» S. Ajoutex : Ils tant sont de craincte du démon et superslitiosité espris..., rab. Pont, m, 46.

t SUPPLÉMENTAIREMENT (su-plé-man-tè-reman), adv. D'une façon supplémentaire. Il reste à reprendre supplémentairement ce qui a formé l'objet d'un mémoire..., peigné delacourt, /. César, ses itinéraires en Belgique, e(c. Péronne, (876, p. (7. Ces 300,000 francs ont été donnés supplémentairement les années précédentes, Journ. ofjic. 28 juill. (876, p. 562(, ( '• COl.

SUPPLIQUE. Ajoutex : — HIST. XIV* S. X leur supplie et requeste ((340), varin, Archives administratives de la ville de Reims, t. u, 2* partie, p. 850.

SUPPORTER. Ajoutex ! Il 12'» Supporter quelque chose de quelqu'un, ne pas s'en irriter. C'est une patience qui ne se trouve qu'en un homme de bien de supporter si longtemps que..., jialii. Lexique, éd. L. Lalanne. {| Absolument. Supporter de quelqu'un, être patient avec lui (cet emploi est inusité ; voyez-en un exemple de Corneille à supporter. n° 4). Il est raisonnable de lui aider et supporter de lui, malh. Lexique. Que veut dire qu'un homme qui vous avait tant d'obligations n'ait pu supporter de vous? id. ib.

SUPPOSER. Ajoutex : || 8- Substituer. Elle [l'Iphigénie en Tauride] n'est fondée que sur cette feinte que Diane enleva Iphigénie du sacrifice en

SUR

une nuée, et supposa une biche en 1* pUcs, coan Rodng. Averlitt.

SUPPOSITION. Ajoutex : || ?• Substitution. U Vipposition du mensonge en place de la vérité, MALH. Uxique, éd. L. Lalanne.

t SU RACHAT. .4;ou(ei : — HIST. XT|« ». Le» ayant sur-acbeptées [des monnaies], joitnie le surachapt avec le principal, rn. oarrault, Recueil des principaux advit sur le compte par escux, Paris, (578, feuille Ajjjj (il n'y a pas de pagination).

SURACIIETER. Ajoutex : — HIST. ivf ». Ceux qui ont à payer «n lointain pals cercbent les espèces plus utiles et sur lesquelles il y a le moins de perte, soit en exposition ou fraiz et port de deniers, lesquelles pour ceste raison ils sur-acheptent..., FR. garrault. Recueil des principaux advii sur le compte par etcux, Paris, 4678, feuille Ajjjj (il n'y a pas de pagination).

SURCHARGE. Ajoutex : || 10* Terme du commerce des grains. Sans surcharge, se dit du grain qui n'e.st pas alourdi par l'humidité.

SURCHARGER. i4;ou(ex .- || 7* Surcharger un pâturage, y mettre plus de bétes qu'il n'en peut nourrir. Toutes les fois que l'on surcharge un pâturage, la production laitière diminue, Reboisement des montagnes. Comptes rendus, (869-1874, 7* fasc. p. (15.

t SURCHAUFFE (sur-chfr-r), ». f. Action de surchauffer; état de ce qui est surchauffé. La surchauffe primitive étant très-faible, cette colonne [d'air] devait s'élever à peine à quelques centaines de mètres, faye. Annuaire du bureau des longitudes pour (877, p. 693.

t SURCHAUFFEUR (sur-chô-feur), ». m. Appareil qui, dans les locomotives, sert à surchaullcr la vapeur. La machine |de l'appareil à fondre la neige des rues] se compose d'une grande chaudière, montée sur roues, et en communication avec un surchaufTeur qui, pendant la marche, lâche la vapeur par une série de 30» tubulures, Journ. of^c. du 29 déc. (873, p. 8220, ("col.

t SURCLASSF.MENT (sur-klâ-se-man),. ». m. Il 1* Aciion de classer en donnant un rang exceptionnel. Comme il peut arriver que le soin même qu'il l'ouvrier) met à son ouvrage diminue, sans compensation, la quantité qu'il fabrique, des primes peuvent être accordées aux produits jugés dignes d'un surclassement, Journ. ofjic. 29 nov. (875, p. 9805, 2* col. || 2* Action de mettre des objets soumis à une taxe dans une classe supérieure à la déclaration. Les expéditeurs [de iucres] prendraient l'engagement do payer les droits complémentaires qui deviendraient exigibles par suite de surclassements, Contrib. indirectes, Lettre commune, n' 4, (5 janv. (876.

SURDENT. — HIST. Ajoutex : xiii's. Dites Guillaume et Bertran son parent, De lor lignage avons un sobredenl [dit figurémenl pour un rejeton bâtard], Qui son cousin Foucon a fait sanglant, Foulque de Candie, p. 85, Reims, (8 o.

t SURÉCHAUFFÊ, ÉE (su-ré-ch6-fé, fée), adj. Porté à un degré excessif d'échauffement, de passion. Télégrammes fiévreux lancés à chaque instant, démarches extraordinaires, instances frénétiques, emportements, courses à toute vapeur dans toutes les directions, c'est le tableau émouvant de la vie moderne, nerveuse et suréchauffée, É. DE LAVELEYE, Rev. dcs Deux-Uondet, (5 déc

t SURÉMINENCE (su-ré-ml-nan-s'), ». f. Qualité de ce qui est suréminent. Laissons volontiers les suréminences aux âmes surélevées, st François DE SALES, Inirod. à la vie dévote, m, 2. Cette suréminence de la bonté de Dieu.... entraîne, comme on pouvait s'y attendre, dans le système du théologien, une conception tout optimiste de l'homme et du monde, CH. berthoud, Jes Quatre Petitpierr», Études de biograph. neufchdteloise, (875.

t SUREN ou SURIN (su-rin), ». m. Nom, aans Loir-et-Cher, d'un cépage blanc, qui fournissait le vin de Surène servi quelquefois sur la table de Henri IV, Je» Primes d'honneur, Paris, (870, p. 27S.

f SURivPAISSEUR (su-ré-pé-seur), ». f. Épaisseur renforcée. Une surépaisseur de métal.

SURÉROGATOIRE. Ajoutez : — REM. Malherbe disait superérogatoire. Je ne baillerai point votre lettre à M. de Saint-Clair; étant les choses comme elles sont, je pen.se que ce soit une aurre superérogatoire, Lexique, éd. L. Lalanne.

t SUItEXALTER (sur-è-gzal-té), V. a. Exalter au delà de toute expression. Qu'il» le louent [la Seigneur] et le surexaltcnt en tous les siècles, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

SUR

t SUBBXHAOSSEH (su-rè-giô-sé), V. a. Exhausser en surcroît. Les rhizopodes qui,de leurs petits manloaux, ont fait leur part de? Apennins, surixhaussé le» Cordillères...., michelet, la Mer, »• éd. p. <«o.

SURFACE. Ajoutez : || 4* Néologisme. Garantie, iolidité qu'offre une personne, une entreprise. C'était une mutualité où quatre mille associés solidaires les uns des autres et tous ensemble responsables 4 l'égard les uns des autres, représentaient une surface de soixante millions, {« Temps, 47 déc. <87«, »• page, 4* col.

— REM. De surface, Chateaubriand a fait un adjectif surface, qai ne peut être admis : Les collines surfacées d'herbages et de lapinières qui bordent immédiatement le lac dos Quatre-Cantons, Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. v. Billet de la duchesse de Berry, etc.

f SUKFILAOK (sur-fî-la-j')( *• "»• Action de surfiler. Pour les numéros élevés, on fait subir aux filés |de laine] une opération supplémentaire qu'on appelle surfilage, qui entraîne une augmentation de prix, Enquête, Traité de comm. avec l'Àngiet. t. m, p. 56.

SURFILER (sur-fi-lé), V. a. Terme de filature. Donner au fil un degré supérieur de finesse. Il y a peut-être une cause pour laquelle vous marchez un pou moins vite : c'est qu'en votre qualité de marchand de laine filée, vous surfilez un peu la laine et la menez à la dernière limite de finesse que comporte chaque numéro, Enquête, Traité de comm. awfc l'Angiet. t. m, p. ï(».

t SURFRAPPE (sur-fra-p'), t. f. Action de mettre une empreinte sur une empreinte déjà existante, en parlant de médailles ou autres objets analogues; résultat de cette action. Presque toutes ces balles [de fronde] présentent des surfrappes, c'est-à-dire qu'après avoir été marquées par celui qui les a fabriquées ou employées pour la première fois, elles ont été marquées ensuite par l'ennemi, et renvoyées au camp d'oii elles étaient originaires, desjardins, Journ. des Débats, t oct. <»74, 2* page, 8* col.

SURHAUSSEMENT. Ajoutex : — HIST. XVI' S. Retrancher tous les abuz et surhaussemens introduicts par le compte à solz et livres, pr. qahrault, Recueil des priruipaux advis du compte par escui, Paris, ) 578, feuille Bjj (il n'y a pas de pagination).

SURHAUSSER. Ajoutez : — REM. On a dit surexhausser au lieu de surhausser, au sens de hausser une recette, une taxe, etc. Il déclarait, au nom de la commission du budget, qu'on pouvait sans inconvénient surexhausser le prix des dépèches [télégraphiques], Journ. ofUic. i3 déc. )872, p. 7743, 4" col. Vous ne pourrez pas constamment surexhausser tous les chapitres de votre budget des recettes, »6.<ojuil. (876, p. 494, 3' col. Cela n'estpas l>on. On ne dit pas exhausser un prix, exhausser une recette, mais hausser un prix, une recette; par conséquent on ne peut que les surhausser, non les surexhausser (voy. ci-dessus subexuaus- SER en un emploi plus correct).

t SURIER. Ajoutez : La partie boisée de la commune de Meylan consiste en suriers, pins taillis, Enquêtesur les incendies des Landes, p. 242, (873. || On le trouve aussi écrit surrier. La valeur de l'hectare peuplé en aurriers varie de 800 à 2uoo francs, ib. p. 109.

t SURIMPOSER. Il 8' Fig. Imposer en sus quelque chose à quelqu'un, lui attribuer en sus quelque chose qui ne lui appartient pas. Cet éclaircissement, qui ne va guère, j'en suis certain, au delà du Pascal des Pensées, qui ne lui surimpose rien..., stebeuvb, Port-Royal, t. m, p. 93, 3« éd.

t SURLË (sur-lé), (. m. Entaille de dix centimètres de largeur que l'on fait aux pins pour l'extraction de la térébenthine et de la résine. Les trous creusés en terre à la base des surlés, H. fli- CHB, Han. de bot. forest. p. S04, Nancy, (873.

t SURLIURE. Ajoutex : Le valet erseau se confectionne en algues marines maintenues par une surliure en cordonnet de soie, boret, Manuel de Vartifieier, p. 464.

t SURMKNANT, ANTE (sur-me-nan, nan-t'), adj. Qui surmène, qui excède de fatigue. Elle (une entreprise] exigeait des soins, des loisirs incompatible* avec des occupations surmenantes, dkcasiAUVE, {e Progrès médical, 22 juil. «876, p. «6<, i" col.

SURMONTER. Ajoutez : \\ 10* Se surmonter, se surpasser, faire plus qu'on ne fait d'habitude. Le laxe,qui d'un siècle à l'autre cherche quelque nou- Telle invention de se surmouler, m^lui. Lexique, éd.

srs

L. Lalanne. Il faut prendre Kontarable à quelque prix que ce soit....surmontcz-vous, je vous supplie; si j'étais aussi robuste que le courrier que je vous envoie, je serais, en sa place, porteur de ma propre dépêche, RICHELIEU, Lettres, etc. t. vi, p. (7u ((838). Je vous écrivis pour vous conjurer de faire l'impossible pour grossir les' troupes qui doivent entrer en Catalogne.... cette affaire est de telle importance et la promptitude si nécessaire, que je m'assure que vous vous surmonterez vous-même en cette occasion, m. tb. p. 734 ((940).

t SUHNATURALISER (sur-na-tu-ra-li-zé), V. a. Néologisme. Donner un caractère surnaturel. Ce besoin de transfigurer.... est le même que celui qui tend, dans l'ordre poétique, je ne dis pas à surfaire, mais à surnaturaliser les génies, sainte- BEUVE, Nouv. Lundis, t. viii [Don Quichotte, ii).

t SURO (su-ro), s. m. Un des noms du chêneliége, H. PLicHE, Manuel de botan. forest. p. (96, Nancy, (873. || On a dit aussi surier (voy. ce mot au Dictionnaire et au Supplément; l'étymologie en est la môme).

t SUROFFRE (sur-o-fr'), s. f. Offre faite en sus d'une autre. Par des suroffres faites aux prix que demandaient les vendeurs eux-mêmes, Extrait du Code pénal, titre ii, ch. Il, scct. 2, § 5.

t SURPEUPLER (sur-peu-plé), v. a. Néologisme. Peupler à l'excès. Si, au lieu d'avoir huit millions de kilomètres carrés et seulement quarante millions d'habitants, ce pays [les États-Unis d'Amérique] était aussi surpeuplé que le nôtre, il serait probablement aux prises avec toutes les difficultés et toutes les misères que les écrivains aiment à relever ironiquement dans le vieux monde, le Temps, (4 août (876, 2- page, 2* col.

t SURPLOMBANT, ANTE (sur-plon-ban, ban-t'), adj. Oui surplombe. Aux dunes de Schcveningue on voit ses eaux [du Zuiderzée] surplombantes, toujours prêtes à franchir la digue, michelet, la Mer, 2« éd. p. 24.

t SURPOIDS. Ajoutez : \\ i' Poids qui charge en sus. Tous les édifices bâtis dans cette direction sont exposés au plus grand danger, à moins que l'on n'avise aux mesures à prendre pour déblayer le surpoids de terre qui se trouve sur le sommet de la colline, Journ. ofjic. (7 juil. (874, p. 4992, 3* col.

t SURPRIME (sur-pri-m'), t. f. Terme d'assurances. Ce qu'on paye de plus que la prime. Tous risques généralement quelconques de terre, de vol, d'escales, de déviations, de transbordements, etc. sont à la charge des assureurs, sans»6uiprimes, Gaz. des Trib. 8 déc. (874, p. ((73, 3* col.

t SURRKMISE (surre-mi-z'), s. f. Terme de librairie. Remise extra que fait l'éditeur au libraire qui "lui prend un ouvrage en nombre.

t SURRINCETTE (sur-rin-sè-f), s. f. Terme populaire. Verre de vin ou petit verre d'eau-de-vie pris par-dessus la rincette. Bref, après avoir absorbé force victuailles, force bouteilles, le café, le petit verre, la rincette, la surrincette, G.... croit devoir faire au garçon marchand de vin la polite&se d'un verre. Gaz. des Trib. 26 fév. (876, p. (9(, 3' col.

SURSEOIR. — HIST. Il XIV s. Ajoutez : La court ordena que la cause sureseroit en estât jusquesaus jours de Pierregort..., Bibl. des eh. (873, p. 206.

t SURSOY (sur-soi), s. m. Ancien synonyme de sursis. Obtenir un sursoy de la fin du monde, UALH. Leiique, éd. L. Lalanne.

t SURVANTÉ, ÉE (sur-van-té, tée), adj. Vanté avec excès. M. Robie, dont les Raisins, très-colorés, valent assurément les fruits de feu Saint-Jean, de Lyon, un peu survanté, bûrger. Salons de (86( à

(868, t. II, p. (42.

— ÉTYM. Sur, préposition, et vanter.

SURVEILLÉ. Ajoutez :\\l-' S. m. Celui qui est soumis à la surveillance de la haute police. Art. 2 : Dans les vingt-quatre heures de son arrivée, le surveillé devra déposer sa feuille de route à la mairie ou au bureau de police. Décret du 30 août (876, pour Vexée, de la loi sur la surveill. de la police.

SURVIVANCE. Ajoute* ; || 3* Terme de droit. X la survivance de, en survivant à. M. le marquis de G.... père.... est décédé à la survivance de quatre enfants et desafcmme,Ca2. d«t Tnft.sjanv. (875, p. 2(, ('• col.

SURVIVRE, ijouleï; Il 6* Y. a. Survivre quelqu'un, lui survivre. S'il fût mort, vous ne l'eussiez pas voulu survivre, halh. Lexique, éd. L. Lalanne, Ayant survécu longtemps Métrodorus, ID ib.

SUS. — REM. Ajoutez : |{ 8. Dans la remarque 2, à propos de la locution de Saint-Simon, retomber à sus, au sens de tourner contre, un doute s'est I

SVA

élevé sur la correction du texte. La correction en est certaine ; car voici un emploi tout semblable do à sus : J'avais estimé que ceux qui, sans sujet, me veulent moins de bien que je ne désirerais, se "lasseraient de me mettre à sus des calomnies, RICHELIEU, Lettres, etc. (6(7, t. vu, p. »(i.

SUSCEPTIBLE. || 8" Ajoutez : || Il se dit aussi, au sens absolu, de ce qui reçoit facilement les impressions. J'ai choisi entre les zones la matière élémentaire dont mon corps est composé; elle est très-susceptible ; si elle ne l'était pas, je manquerais de sensibilité, cazotte, te Diable amoureux, ch. XIII.

SUSCITATION. Ajoutez : Bien que Sa Majesté ait été souvent fidèlement servie par cette voie, elle a toutefois soupçon que ce dernier avis soi! parvenu à elle à la suscitatlon des Espagnols, qui n'ont point de plus grand dessein que de mettre les Hollandais en soupçon de la France, et la France en soupçon des Hollandais, ricuelieo, Lettres, ete

t. VI, p. 3(0 ((639).

SUSCITER. Ajoutez :\\3' V. réfl. Se susciter, se lever, apparaître. Que les ombres de nos neveux se suscitent, se forment et se montrent, wder. Lelt. IV à Falconet, t. xviii, p. ((6, éd. Assézat.

t SUSNASAL, ALE (sus'-na-zal, za-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui est au-dessus du nez. || Point susnasal, synonyme d'ophryon (voy. ce mot au Supplément).

SUSPENDRE. Ajoutez : || 10" Suspendre les pas, marcher avec précaution pour ne pas faire de bruit. Voyez-moi ces délicats de qui le sommeil mpose silence à toute une maison, pour qui tout ce qu'il est de serviteurs se ferment la bouche et suspendent les pas, s'ils s'approchent d'eux, halh Lexique, éd. L. Lalanne.

SrSTENTER. Ajoutez : \\ S* Sustenter s'est dit aussi dans le sens de soutenir. L'idée de la décomposition de l'aile en parties active et passive semble avoir servi dépeint de départ à la plupart de.' recherches; en effet on s'occupe généralement de savoir quel sera le pouvoir sustentant de l'air sou.' un plan plus ou moins oblique et transporté horizontalement, TATiN, Acad. des se. Comptes rend t. lxxxiii, p. 457. Il Sustenter est ici le verbe de sustentation, action de soutenir.

f SUSTENTEUR (su-stan-teur), s. m. Sorte de marmite autoclave, dite aussi marmite américaine, formée d'un cylindre d'étain fermé d'un couvercle qu'on serre à vis. La viande y bout six heures en laissant tout son jus.

— RTYM. Sustenter.

t SUSTENTION (su-stan-sion), s. f. Synonyme peu usité de sustentation, au sens d'action de soutenir. Plus la vitesse [de l'oiseau qui vole] est grande, plus la suslention s'obtient facilement, à cause de la grande quantité d'air inerte sur lequel peut s'appuyer le plan dans un temps donné, ta- TiN, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiii, p. 467 (l'auteur écrit à tort sustension).

— ÉTYM. Lat. susiinere (voy. soutenir).

t SUSURRATION. — HIST. xvi' S. Ajoutez : Certes je crains.... qu'il n'adviengne qu'il y ait entre vous contentions, envies, yres, discordes, detractions, susurrations, orgueils, séditions, // Cor. xii, 20, tfnuv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, (525.

t SUSURRE.V1ENT (su-zure-man), s. m. Néologisme. Léger murmure. Le susurrement d'une vague parmi les cailloux me rend tout heureux, CHATEAUBR. Mém. d'oulre-tombe, éd. de Bruxelles, t. V, Journal du ti juillet au t" septembre, etc. Aux doux susurrements dont l'orgueil nous enivre, H. sTUPUï, la Fbite d'argent. Tout à coup un susurrement étrange et mystérieux traverse la chambre.... deux serpents parurent, Journ. des Débats, (4 juillet, (877, Feuilleton, (" page, «• col.

t SUSURRER (su-su-rré), v. a. Prononcer en susurrement. Conversations susurrées, A. daudf.t, le Temps, 3 oct. (877, c page, Feuilleton, 5" col.

t SVASTICA ou SVASTIKA (sva-sti-ka), S. m. Figure mystique, familière à plusieurs sectes indiennes, et qu'on représente sous la forme de trois gammas réunis par le pied. Le signe du svastika n'est pas moins connu des brahmanes que des bouddhistes.... la plupart des inscriptions qu'on trouve gravées dans les cavernes bouddhiques de l'ouest de l'Inde sont précédées ou suivies de la marque sacramentelle du svastika, eug. burnOUP, Le lotus de la bonne loi, Paris, (852, p. 626. On y voit généralement (dans la croix gammée des ▼»ses de Rhodes et de l'Etrurie] le signe du svastica bouddhique moderne, F. delaunay, Journ. ofH$.

(8 nOV. (873, p. 7024, 3« COl.

SYM

— STYM. Mot sanscrit dérivé par le suffixe ka (»« grec , CD lalin) du composé svasti, bonheur, bonne chance, de tu, bien, le grec «5, et as(i, être : bien-ttre.

f SVKLTESSE. Àjoutex : L'emploi de métal [dans les chapiteaux égyptiens] explique seul la sveltesse des colonnes et la longueur exagérée donnée aux architraves, maspbro, Hev. crit. 9 déc <87«, p. 37A,

SYCOMORE. — HIST. ÀjouttM : lU* S. Philitoas juste i Hector, Que la lance de sicamor Vola en pièces aor l'cscu, bknoit de saintï-more, le lloman de Troie, v. 9:i97.

SYCOPHANTE. — HIST. IVI'S. Àjoulex : Icy voit on clairement les vrais traits d'un parfait sycophante ou calomniateur, lequel, à tous propos, change la nature et condition de toutes choses en conformité du venin dont l'cstomacq lui cveve,

MABNIX DE SAINTE-ALDEGONDE, Écrits poliliqUCS et

historiques, Œuvres, Bruxelles, (859, p. 78

t SYLLABUS (sil-la-bus'), s. m. Terme ecclésiastique. Recueil ou récapitulation sommaire des principales erreurs des temps modernes, signalées dans les allocutions consistoriales, encycliques, et autres lettres apostoliques du pape Pie IX.

— ÊTYM. Lat. syllabtts, sommaire, du grec miX- Xo|iëiv6iv, comprendre, résumer, de oùv, avec et 5ior|ji6ivÊiv, prendre.

SYLVAIN. Àjoutex : || 4* Espèce d& papillon, hesperio sylvanut; grand Sylvain, nymphale popuJi ; petit Sylvain, nymphale sibylla.

f SYLVANË (sil-van'), », f. Minerai aurifère, dit aussi or blanc et or graphique, qui renferme jusqu'à 70 pour 100 d'or.

t SYLVANESQUE (sil-va-nè-sk'), adj. Néologisme Qui appartient au dieu mythologique Sylvain. Enfin, tel qu'il est, ce paysage [llfmise de chevreuils, de Courbet] purement sylvanesque plaît à la fois aux fanatiques de bonne peinture, aux amoureux de la vraie campagne..., bûrgeh, Salorw de <86< à <ltS8, t. u, p. 379.

t SYLVIA (sil-vi-a), t. f. La 87" planète téleicopique, découverte en 1866 par M. Pogson.

— ETYM. Lat. Sylvia, la fille de Tyrrhénus, dans Virgile.

fSYLVlTE (sil-vi-f), ï. ^. Terme de minéralogie. Chlorure de potassium, incolore ou rouge.

t SYMAM)RE (si-man-dr'), ». f. Fausse orthographe pour simandre (voy. ce mot au Supplément).

t SYMÉLIE (si-mé-lie), s. f. Terme de tératologie Monstruosité caractérisée par la fusion médiane des deux membres d'une même paire. L'arrêt de développement du capuchon caudal de l'amnios détermine la symélie, c. dareste, Acad. dès se. Comptes rend. t. lxxvii, p. 988.

— Ktyu. Voy. SYMÉLIEN au Dictionnaire.

SYN

t SYMKA (sim'-ka), ». m.\Nom d'un végétal de Nubie dont la gausse est semblable à celle des pois, coRTAMBBRT, Cour» d<0i>ograp/iie, Paris, («73,

t SYMPOSIAQUE (sin-po-zl-ak'), adj. Qui a rapport aux repas, aux festins. Entre autres propos symposiaquea que nous eûmes durant et après le repas, il me souvient d'une agréable remarque de M. d'tlrfé. Esprit de saint Frariçoit de Salet, dans STE-BEUVK, Port-Royal, i, 9.

— ÉTYM. Su|iiiooiixx6ç, de avi|iné«iov, eonvivium, repas, festin, de oùv, avec, et icôsi;, action de boire.

t SYNAGOGAL, ALE (si-na-go-gal, ga-1'), adj. Qui appartient à la synagogue. M. Zunz dans son excellent ouvrage intitulé la Poésie synagogale, Hist. litt. de la Fr. t. xxvii, p. 454.

t SYNCHRONIQUEMENT (sin-kro-ni-kc-man), ad». D'une manière synchronique. On peut se demander si les deux timbales [chez la cigale] vibrent synchroniquement pendant le chant, carlet, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiii, p. 79.

SYNCOPÉ, ÉE. Ajoulex ; || 4* Interrompu, coupé. Un grand éclat do rire qui était échappé à Alcine... . fut brusquement syncopé par l'opération de l'anneau..., DIDEROT, Bijoux indiscrets, i, «.

— REM. Syncopé s'est dit pour resserré, réduit, restreint. Remarquons que plus les assemblées sont petites et syncopées, mieux elles sont gouvernées et hors des atteintes de la résistance ou de la révolte, d'argenson, Consid. sur le gouv. de la France, Amsterdam, (784, p. <9l.

SYNDIC. Ajoulex : || 5° Dans le canton de Vaud, on appelle syndic lo magistrat municipal qui porte en France le nom de maire.

— HIST. Ajoutex : XV" s. Humble supplication de nos chicrs et bien amez les chappilre, cinditz, conseil et communaulté do la ville et cité de Genève, Letl. de Charles VII, mi (collationnée sur l'original par M. Eugène Ritter, professeur à Genève).

SYNDICAT. Ajoutex : — HIST. XV* S. Ledit notaire les recita [les noms des syndics], présent le peuple, en la forme que se doit reciter ung scindicat. Revue des langues romanes, t. vi, p. 83.

t SYNERGIQUE. Ajoutex : \\ 2* S. m. Un synergique, une substance qui a la même action que d'autres. Le sulfate de quinine et ses synergiques, digitale, ergot de seigle..., h. de parville, Joum. des Débats, 30 nov. (876, Feuilleton, a* page, 2' col.

t SYNTACTIQUB (sin-ta-kti-k'), adj. Qui appartient à la syntaxe. Le rôle syntactique des pronoms lui, leur. Composés syntactiques, fr. meunier. Annuaire de l'association pour l'encouragement des éludes grecques, 3* année, 4872, p. 245.

SYS

— KTYM. luvraxTixo;, de oâvTa(i<, syntaxe. Syntactique est plus régulier que >ynlax>fu« (voy. ce mot).

t SVNTHesiQDB (sin-té-tl-k'), adj. Qui a le caractère do la synthèse. Les botanistes synthétiques, PLANCHON, Rev. des Detuc-Mondei, a sept. •S74, p. 4U4.

— ETYM. SynlMtt. Ce mot n'est pas mauvais, dilTirant du sans de lynthétiqut, qui riant i»

t SYNTHETISER (sin-té-U-zé), v. a. Paire une synthèse. Les différentes manières d'analyser at de synthétiser, ;. rissot, £<»at de logiqti» objta-

lire, p. 36, Paris, (868.

I SYRAC (sirik), SYRA8 (sl-ri), ». m. Fansses

orthographes do chiraz (voy. ce mot au Dictionnaire), les Primes d'honneur, p. 7o«, Paris, «874.

I SYRIACISMK (siri-a si^m'), ». m. Idiotisme propre à la langue syriaque. 11 [saint Paul] parlait habituellement et facilement en grec... mais son grec était celui des Juifs hellénistes, an grec chargé d'hébraismes et de syriacismes, RiaaM, U» Apôtres, ch. x.

t SYRPHE (sir-D, ». m. Genre de diptères. U larve des syrphes rend de grands services i l'agriculture en dévorant des quantités immense* de pucerons, h. pelletier, Petit diel. d'«nlom. p. M«, Blois, «868.

— ËTYM. lûpfoc, mouche.

SYSTI!;matique. Ajoutex : || B* Dans le langage

médical, lésions systématiques, se dit, an parlant de la moelle épinière, des lésions qui se circonscrivent, sans en dépasser les limites, à certaines régions déterminées de cet organe complexe.

t SYSTÉMATISECR (si-sté-ma-ti-zeur), ». m. Celui qui systématise, qui réduit en système on corps de doctrines. Galien, le grand systématiseur pour l'antiquité médicale, lui donna {à la doctrine de la crase] une forme complètement rationnelle, et en fit le dogme des Ages suivants, Diet. de médecine, U' éd., art. histoire.

SYSTÈME. Il !• Àjoutex : jl Le système de Tycho-Brahé, conception astronomique qui porte le nom de son auteur, célèbre astronome danois , d'après laquelle les planètes étaient bien considérées comme se mouvant autour du soleil ; mais on admettait que le soleil tournait annuellement autour de la terre, en entraînant avec lui les planètes.

— sva. Ajoulex :\\%. système, appareil. En anatomie, un système comprend toutes les parties qui sont formées d'un tissu semblable ; un appareil comprend des organes de nature très-diiïéreute, dont le concours opère une fonction. Le systima osseux. L'appareil de la digestion.

TAB

TABAC. Il a* Ajoutex : || Tabac de caporal, tabac caporal, tabac à fumer ordinaire. || B* Faux tabac, la nicotiane rustique. Ajoutex t Dit aussi tabac rustique, tabac femelle, tabac du Mexique; on le cultive avec succès dans les départements du sudouest; c'est l'espèce la moins délicate {nicotiana rustiea, L.). || Tabac des Savoyards, nom vulgaire de l'arnica des montagnes.

t TABAGIQUE (ta-ba-ji-k'), adj. Qui est relatif aux tabagies. Casanova venait d'arriver à Paris, lorsque commença celte mode tabagique, c'était en 1760, ED. fournier, Rues de Paris, ch. to.

t TABASCHIR. Àjoutex : — ÉTY.M. Arabe, tabâchîr, même sens.

t TABELLE (ta-bè-1'), S. f. || !• S'est dit autrefois des mémoires contenant des comptes. Comme je croyais que le soin qu'il [le vice-légat, à Avignon] avait d'examiner tous les ans les dettes, revenus et dépenses de ces communautés, et d'ordonner ensuite suivant leurs besoins, au bas des mémoires ou tabelles qui lui étaient présentés par chaque communauté en particulier..., boisusle, Corresp. conlrdl. gér^r. 1688 p. 167. || 2° Rôle, liste. On lui (ii'niifi:! ■^111 la lahrllf le même nombre de

TAB

prédications qui Incombent à ses collègues, Joum. de Genève, 30 mars 1875.

— f.TYM. Lat. tabella. Ce mot latin francisé est commode et fort usité dans la Suisse française.

TABII)E..4;ou(ei: || Fig. Qui cstsans force. lisent le corps aussi gras et potelé comme l'esprit tabide et léthargique, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

TABLE. Ajoutex : || 34° Nom, en Hongrie, des deux chambres de la diète. La table des magnats, évêques, barons du royaume, princes, comtes; la table des représentants, députés des comitats, villes et districts libres, Almanach de Paris, 1887, p. 108.

TABLEAU. — wsr. Ajoutex : xiif S. Et ot par defors les palis Tabliaus en pluseurs lieus assis Sor très haus sapins, qui estoient Li plus haut que trouver puvoienl; De ces tabliaus i avoit quatre X quoi se dévoient esbatre X la feste li chevalier, Li damoisel, li escuicr De lancier de leur javelos; Et encore atorne on à los Qui plus apertoment i lance; Vraiemcnt sachiez, sans cuidance, K'Espaignol tienent moult à bel Le jeu de lancier an tablel, ADENES, CUomadet, publié par van Hasselt,

TAB

tTABLEACTIER (ta-blô-tié), ». m. Composlteui

d'imprimerie qui fait spécialement les Ubleaui et ouvrages à filets et i chiffres, BOUtur, Ditt. dl J'orgol typogr.

fTABLE-BCBEAC (ta-blebu-rô), ». f. Table dis. posée de manière i servir de bureau. || Au plur. Des tables-bureaux.

t TABLÉE. — HIST. Ajoutex xill* ». Tout dro| après Maniadus Se sist Marine et puis Argenté; Moult fu celé tablée gente, adknes, Cleamades,

t TABLÉITÉ (tablél-té), «. f. Voy. potéité au Supplément.

TABLER. Ajoutex ! Il 8* Y. a. Dans le langage parlementaire des ttats-Unis, écarter une proposition, un projet. Le sénat do la Géorgie a tablé hier, autrement dit enterré, provisoirement du moins, un bill déclarant les affranchis inéligibles aux emplois publics, l'Indépendance belge, is cet.

2. TABLIER.— HIST. il;oul«ï: || xiv* s. XXXVI aoncs de toile pour faire Ubliez (isïs), vabin. Archives admin. de la vUle de Reinu, t. u, «"partie, p. 300.

TAI

f TABLON (t»-blon), ». m. Nom d'une fièvre qui tévità l'ïuama, Joum. o/yic. su mar»<873,p. 22ao, I" col.

TABOrRET. Il 9* Ajoutex .-Tabouret des champs, nom vuU lire du tbiaspi des champs.

t TARIT (ta-bu), ». m. Terme vieilli. Trouble, tumulte. Ils emploient le loisir qui leur est donné, à l'écart du tabutdu monde, à méditer les grandes grâces qu ils ont reçues du ciel, lb faucubur, Serm.

— HlST. IV* S. Le suppliant dit à son nepveu : je vous prie qu'il n'y ait point de noise ni de tabust, DU CANGE, tabMssart. || xvi* s. Fagoteur de tabus, HAB. Garg. i, 60.

— Etym. Aunis, tabut, tracas, ennui, tabuler, tracasser, tourmenter ; prov. labust ; de l'anc. verbe labuster (voy. tarabuster à l'élymologie).

TAC. Ajoutei : || 4* Dans l'Aunis, maladie de gorge des cochons, dite aussi poil, Gloss. oum'sien, p. IBO. Il 6' Terme d'escrime. Action de toucher l'épée. M. de V.... est un charmant tireur ; il a fait plusieurs parades de quarte du tac au tac de main de maître, le Figaro, 20 mars (873.

t TACAl'D (tak-ô), s. m. Sorte de poisson de mer {gadus harbalus). L'auteur de ce travail pécha un jour, dans la buie de Concarncau, des tacauds,

H. DE PARVILLE, Joum. of^C. «« avril 4874, p. 2768, 8* col.

t TACCO (tak-ko), ». m. Oiseau grimpeur, d'Amérique, ressemblant au coucou d'Europe.

K. TACUE. Il S* Ajoutez : \\ Avoir tâche, être occupé. Ceux qui ont tâche n'ont jamais loisir de faire les fols, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— HIST. Ajoute* : || xiv* s. Nulz variés servans oudit mestler de serrurerie qui seront louez ou enconvcnanciez tant en tasche comme à journée..., tibliothiqut des eh. (874, t. xxxv, p. 49».

TXr.IlKR. — REM. Il i. Ajoutex : Le Dictionnaire condamne la locution tâcher que. Pourtant en voici des exemples, modernes il est vrai : Tâchez surtout que ce soit prompt, vitet. États d'Orléans, III, 24 ; Il veut faire du scandale ; tâchez qu'il y en ait le moins possible, duhas fils. Étrangère, IV, 6 ; Occupe-toi de nos amis, tâche qu'ils ne parlent pas trop haut, jaun. Comtesse Romani, II, 2. Après un nouvel examen, il ne parait pas que la locution doive être condamnée. C'est une locution analogue à : Je vous informe que.... (voy. INFORMER au Supplément). || 8* Corneille a employé tâcher activement avec le pour régime : Quand j'ai voulu me taire, en vain je l'ai tâché, Rod. m, 4 ; cela n'est plus usité.

t TACUYMfiTRIE (ta-chimétrie), ». f. Mesure rapide des surfaces et des solides. L'organisation de conférences de tachymétrie, géométrie concrète en trois leçons, Joum. offic. 29 avr. «876,

— ÊTYM. Taxù;, vite, et \UTpov, mesure. TACITUBNE. Ajoutes : || 8- Qui a le caractère

du silence, qui ne laisse rien exprimer. Derrière ces clôtures taciturnes [en Algérie], ces portes massives comme des portes de citadelles, ces guichets barricadés avec du fer, il y a les deux grands mystères de ce pays-ci, la fortune mobilière et les femmes, s. fromentin, Une année dans le Sahel, p. 33.

t TADAMIER (ta-da-mlé), ». m. Arbre de Madagascar, famille des combrétacées.

TAFFETAS — HIST. Ajoutez : XIV s. Quatre pièces de taphetas tenaus tjjjj aunes, dont l'en flst deus père de robes à madame la duchesse et à damoiselle Mahcut de Suyili (I3i7), iV^uteau recueil des comptes de l'argenterie des rois, publié pai loutt-d'Arcq, p. ».

t TAFFO (laffû), ». m. Sorte d'engrais. 4* expérience : Le taffo de la compagnie cliaufournière de l'ouest m'a donné l,ooo gerbes pesant 8,400 kilogr..., Bu(l. de la Société cenlr. d'agriculture, déc.

t TA1I.LABLK. Ajoutes REM. C'est à propos

de l'abolition de la corvée, proposée par Turgot, que Joly de Fleury prononça le mot : Le peuple est taillable et corvéable à merci, H. passy, Joum.

OfflC. 28 déc 1878, p. 98118, 3» COl.

TAILLE, iioutes : \\ 20* Dans la verrerie, manière de taillnr le cristal. Depuis les tailles qui se rapprochent plus ou moins de la taille courante jusqu'aux tailles les plus riches. Enquête, Traité de cnmm. avec l'Angtet. t. vi, p. 57o. H Taille courante, taille qui consiste en une cAtc plate ou une olive dans le bas des pièces, et une simple ''ôle plate sur le cul et sur l'épaulement des articles fermifs.iUF tïï. [| SI* l'apier Uille-doucfe. Le

TAL

papier dit taille-douce, le seul des papiers de tenture qui n'ait droit à aucune déduction, est un pupier commun, sans enduit et dont les dessins sont obtenus par la pression d'une planche gravée en creux, tandis que, pour les autres papiers de tenture, les dessins s'obtiennent au moyen de lames de cuivre en relief sur la planche à imprimer; la transparence du fond, aussi bien que les dessins du papier taille-douce, le fait distinguer aisément. Douanes, Tarif de «877, note 564.

t TAILLERIE. Ajoutez: |{ Il se dit aussi de la taille des cristaux. Le travail de nos tailleries n'a pas moins besoin d'être protégé que celui de nos fours, Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre,

t. VI, p. 569.

TAILLEUR. i4;ou(ex.- ||8* Tailleur de limes, ouvrier qui fait les dents des limes. Un bon tailleur de limes gagne chez moi de 3 francs BO à 4 francs par jour. Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. *", p. 7B8. Il 9" Tailleur de cors, s'est dit anciennement pour désigner celui que nous nommons aujourd'hui pédicure. J'ai payé des cafetiers, des rôtisseurs, des tailleurs de cors, fréron, le Critique, cité par J. Soury, Rev. des Deux-Mondes, I" mars 1877.

t TAILLEUX (ta-lleû. Il mouillées), ». m. plur. Terme forestier. Nom donné, dans les Vosges, à deux murs très-bas, souvent remplacés par do fortes pièces de bois, qui servent à faire rouler les billes (en langage forestier, les tronces) du dépôt sur le chariot d'une scierie forestière.

fTAILLOLE (ta-llo-r, U mouillées), ». f. Nom, en Provence, do la longue ceinture de laine presque toujours rouge avec laquelle les gens se serrent les reins, en haine des bretelles. Un grand garçon, alerte et solide, les reins étroitement serrés dans sa taillole en laine rouge, alph. daudet, Joum. offic. 3 août 1874, p. bbu, «'• col.

t TAISANT, ANTE (tè-zan, zan-t'), adj. Qui se tait, en termes de droit. Que M.... est demeuré taisant et inactif en dépit de l'avertissement gratuit que lui avait donné son acheteur. Gaz. des Trib. 20 mai «875, p. 484, «'• col.

t TAISIBLE (tê-zi-bl'), adj. Société taisible,nom qu'on donnait autrefois à des sociétés que contractaient tacitement les parties. Le discours d'usage a été prononcé par M. Thiriot, avocat général, sur les sociétés taisiblcs au moyen âge, comparées aux sociétés coopératives actuelles. Cas. des Trib.

5 nov. 1876, p. «077, 3» col.

— ËTYM. Ane. franc, taisible, taciturne, qui parle peu, du lat. tacere, se taire.

t TAKAMAKA (ta-ka-ma-ka), ». m. Arbre de la famille des guttifères, calophyllum inophyllum. Le takamaka, ainsi qu'on l'appelle dans les colonies,... fort estimé pour les constructions...; du tronc, noirâtre et presque toujours crevassé, s'écoule une résine, e. Blanchard , Rev. des Deux- Mondes, t" sept. 4872, p. 22(.

t TALARI (ta-la-ri), s. m. plur. Pluriel de talaro (voy. ce mot au Dictionnaire). Il ne faut pas écrire au pluriel talaris, comme on le fait quelquefois fautivement.

t TALBOTYPE (tal-bo-ti-p'), s. m. Sorte de daguerréotype. C'est à cette époque [1850] que l'on commença d'employer le collodion et d'abandonner les procédés primitifs connus sous le nom de daguerréotype et de talbotype, M.Talbot les ayant introduits en Angleterre quelque temps après que Dagucrre les eut inventés en France, Joum. offic.

16 sept. 1873, p. B908, 3* Col.

TALENT. Ajoutez : || 4* Il s'est dit pour art, genre. L'Académie, connaissant la capacité et suffisance du sieur Hyacinthe Rigaud, peintre, par les divers ouvrages qu'il a faits, tant sur les talents de l'histoire que des portraits..., Lettres de l'Acadi'mie, 2 janv. 1700, dans M('moires inédits sur l'Académie de peinture, publiés par Dussieux, etc., t. II, p. «33. M. de Troy était doué d'excellentes qualités, aimant son talent, s'en faisant honneur, i(). p. 272. L'afné s'est adonné au nu^mc talent que son père |la gravure des médailles], ib. p. 3JK.

t TALIPAT (ta-li-pâf) ou TALIPOT (ta-li-pot'), s. m. Nom d'un palmier de l'Inde dont les feuilles dites olles (voy. olle au Supplément) servent à écrire.

t TALMERITAL(talmé-ri-tal),ï. m. Voy. terre, n' 24.

t TALOCHER (ta-lo-ché), v.a. Terme populaire. Donner des taloches.

TALON. Il 1* Ajoutez : || Faire tête du talon, (uir. U ne s'y est rien passé de dangereux, et je croit que, si ce malheur fût arrivé, vous auilez

TAN

vaillamment fait tète du taion, l«t Maislrei d'hos tel ouar Halles, p. «75, «67«, dans CH. nisard, Parisianismes, p. «95. || Ï6' Terme de comptabilité. Pièce que le comptable détache do la souche et qu'il remet à l'agent chargé du payement ou du contrôle. On a imaginé des factures à talon dont les deux parties reproduisent les mêmes énonciations; la facture est apportée au payeur et sort au paiement de la fourniture, qu'elle justifie, dans le compte-denier»; le talon est adressé au gardemagasin et devient la justification de l'entrée dans le compte-matières, l. bouchard, Rev. des Deux- Mondes, i" fév. «872, p. 688.

TALONNER. - HIST. xvi" 8. Je suis Jésus, lequel tu persécutes; il t'est dur de talonner [regimber] contre l'aguillon, Act. ix, 5, JVoue. Test. éd. Lcfebvrc d'Iîtaplcs, Paris, «525.

t TALPOÏDE. Ajoute» : — ÊTYM. Mot hybride, du lat. talpa, taupe, et eWo;, forme.

TAMBOUR. Il 11* Ajoutez : On appelle colonne en tambours cello dont le fût est formé d'assises de pierre qui ont moins de hauteur que le diamètre de la colonne, et colonne en tronçons celle dont le fiU est de trois ou quatre morceaux qui ont chacun plus de hauteur que de diamètre, boutard. Dictionnaire des art.i du dessin, colonne. Il 19° Trépied de porcelaine servant de support aux assiettes de dessert. Assiettes, tambours, etc. Affiche pour la vente de porcelaines de Sèvres prov. du conseil d'État, déc. «875. Des pyramide» de fruits s'cntas.saienl dans les coupes do cristal les tambours. étaient garnis de bonbons et de fruits confits, H. ORKviLLE, Dosia, 1. Il 20* Sorte de futaille. .10 pipes, 271 demi-muids, «93 pièces, 38 tambours, 39 demi-pièces, «2 quartauts, Affiches de mai «872, Vente de vins à Bercy. || 81" Variété de pigeons. Puis les tambours aux pattes emplumées, portant à la base du bec une touffe de plumes bouclées, E. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, 15 juin «874, p, 855. Il 22' Bois tambour, arbre qui croit à Madagascar, comme à Maurice, dans les forêts humides; ses (leurs poussent en grappes sur le tronc et à l'origine des branches, ambora tambourissa , famille des monimiacées, e. blanciiAHD, ilei'ue des Deux-Mondes, «" sept. «872, p. 219.

t TAMISAILLE tta-mi-zâ-H', H mouillées), ». f. Nom vulgaire de la brize (voy. ce mot au Dictionnaire).

TAMISER. — HIST. Ajoutez : xif s. La farine que l'on tamise Ne chiet pas si espès d'assez Com darz et quarrials enpenez, benoît de sainte-iiore, le Rnman de Troie, v. «8876.

t TAMISEUR. Ajoutez : \\ %' Engin servant à tamiser.

TAMPONNER. Ajoutex : || 8* F. réfl. Se tamponner, se heurter l'un contre l'autre, en parlant de trains de chemins de fer. Un train de marchandises et le train-poste «98 se sont tamponnés pendant une manœuvre à l'Islesur-Doubs, Joum. offic. 14 mars «877, p. «934, «■•• col.

TAM-TAM. Ajoutex : — REM. Le tam-tam est, proprement, un instrument couvert d'une peau que l'on frappe ; c'est abusivement qu'il est devenu synonyme do gong.

TAN. Ajoutez : Il Arbre à tan, le tceinmannia macrostachya, à l'Ile Maurice, bâillon, Dict. de bot. p. 248.

t TANACÊE (ta-na-sée), ». f. Nom vulgaire de la tanaisie.

t TANDEM. Ajoutez : — ÊTYM. M. Petillcau dit que l'étymologie donnée par les Anglais à ce mot est le lat. londcm ; mais on ne voit pas comment ce mot, qui signifie enfin, a pu être appliqué â un véhicule oii les chevaux sont attelés à la file l'un de l'autre, et non couplés comme dans les attelages ordinaires.

t TANOJOL'R (tan-djour), ». m. Nom d'un corps d'écrits sacrés thibétains ; c'est un recueil de divers ouvrages de savants bouddhistes sur difTorentcs matières, Joum. offic. 29 août 1872, p. 5751, I" col.

t TANGENTIELLEMENT (Un-jan-siô-iemau).

adv. D'une façon tangentielle. Chacun de ccf six faisceaux se bifurque tangenliellemen' vers la moitié de la hauteur de l'ovaire id'une plante) ou un peu plus bas, trécul, Acad. des se. Comptet rendus, t. lxxxiii, p. «6.

t TANGIIIN. Ajoutex : Un arbre plein d'élégance... c'est le tanghin, l'arbre sinistre de Madagascar; le fruit, un des plus redoutables poison», a été le principal instrument des épreuves judiciaires et du plus grand nbmbre det crimes de la

TAP

fameuse reine Ranavalona, E. Blanchard, Rev. des Deux Momies, i" sept. I87Q, p. 217.

t TANGIBLKMKNT (tan-ji-ble man), adv. D'une façon liiiiKilile. Ce n'est point par intuition, mais tannihlcmciit, au doigt et à l'nil que, dans l'élection du il mai, la candidature officielle apparaft (.urtout, Jnurn. o/pc. (8 juin (876, p. 4277, I" col.

t TANGRITM (tan-grom'), S. m. Résidu de poissons. M. de Quatrcfages... a signalé l'application des résidus de poissons, le tangrum, comme l'un des plus puissants engrais, payen, Mém. d'agr.etc. 4870-1871, p. 52.

t TANGUIKR, ifîRE (tan-ghié, ghiè-r'), adj. Qui a rapport à la tangue. Marais tanguicrs, Journ.

Offie. 18 déc. (875, p. (0462, 3' col.

TAMN. Ajoutez : || 2* Ad], m. Qui est de la nature du tanin. Les sucs tanins provenant du châtaignier..., les résidus de tanins épuisés suivent le régime des sucs tanins, /douanes, Tarif de (877, note 429. 1

t TANNISAGE (ta-ni-za-j'),». m. Addition de tan à une poudre, à un liquide. || Par extension, l'addition du tannin aux vins faibles dans la proportion de 4 à 8 grammes par hectolitre. Reposé sans tannisage ni collage dans un ciillicr où la température variait de (2* à ts*. après 'A2 jours de repos, il [le Tin] était parfaitement limpide, hobinet. Manuel général des vins, Paris, (» '7, p. 4B9.

t TANNISER (ta-ni-zé), t . a. Pratiquer le tannlsage. Tannisé et collé sans qu'il redevint malade, on peut l'employer [le vin] avec succès, robinet. Manuel général des vins, I aris, (877, p. (r.7.

t TANTALISER (tan-ta-1 -zé), V. a. Néologisme. Tenter comme la Fable dit que Tantale était tenté par les fruits et les mets dont il avait besoin et qu'il ne pouvait atteindre.

t TANYST().MES (ta-ni st i-m'), s. m. pi. Famille d'insectes de l'ordre des diptères, dont le suçoir est composé de quatre pièces.

— ÊTYM. Tavùeiv, étendre, et aTÔ|ia, bouche.

■f TANZIMAT (tan-zi-maf) , s. m. Mot turc qui désigne l'ensemble des réformes découlant du hatti-chérif donné en (839 par le sultan Abdul- Mcdjid pour réorganiser l'administration.

TAPABOR.— f.TYM. Ajoutez : On écrivait aussi tapabord. Tapabor est l'orthographe de l'Académie et de Furetière; mais tapabord est celle do Riehelet et celle de Corneille; car, dans le vers de la Veuve, cité au Dictionnaire, tapabord rime avec effort : Baissons le tapabord ; Moins nous ferons de bruit, moins il faudra d'elfort. Le Lexique de Corneille, éd. Marty-Laveaux, p. 37 1, cite un passage d'une lettre écrite en (657 où tapera bord signilie monter à l'abordage.

TAPAGEUR. Ajoutez : || i' En termes d'atelier, peintre qui affecte les couleurs les plus voyantes. Les tapoteurs, papilloteurs et tapageurs de la peinture, BCRGER,SaJ(mi de (86( à (868, t. ii, p. 252.

+ TAPAGEUSEMENT (ta-pa-jeû-ze-man), adv.

D'une manière tapageuse. Les théories de M. M... se sont produites assez tapagcnsemont, et on en a fait assez de bruit dans la presse pour que nous nous trouvions dispensés de les développer, le Siècle, (0 décembre (876.

t 2. TAPE. Ajoutei : (|4' Bâillon qui était employé sur les galères. || Tape en bouche, commandement qui se faisait lorsqu'on voulait s'assurer du silence des chiourmes , e. sue, la Marine française.

TAPfi. Aputet : Il 9» Sou tapé, ancien sou au milieu duquel on avait ajouté la marque d'une fleur de lis. Vous avez cru me donner un sou tapé, ei vous m'avez remis un petit écu, paroles d'un aveugle à l'abbé Valentin Haùy, citées par maxime DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes, (6 avril (873, p. 80(.

( . TAPER. — HIST. Ajoutez : xii* S. S'en vint [un faucon] ataignant à bandon Une [oie sauvage], fors de route asevrée, Si l'a si férue et tapée Que contre tiere l'abati, Perceval le Gallois, v. ft556. Ilxiii* s. Voir [vrail, se n'eusse tant affaire, Volentiers un peu les tapa.sse [ceux qui no croient pas aux miracles], oautier de coiNcy, les Miracles de la sainte Vierge, p 665, éd. abbé Poquct.

fTAPlNO.ME (ta-pi-no-m'),s. /■. Terme d'entomologie. Sorte de fourmi. Une bète d'allure singulière, c'est la fourmi erratique, ou mieux la tapinome, tapinoma erralicuin, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, (5 oct. (875, p. 804.

— ÊTYM. TaTriivu|jia, état d'un objet qui se tient bas, est Cffnti VaH, de Tantivô;. bas.

TAR

t. TAPIR. — ÈTYM. Ajoutez: Notez la forme ettapir : xiv* s. Mas [mais] Il mauves dora [dont] je vous di S'esticnt |s'étaiciit| leens estapi, Hkcé, Bible en vers, f »7, verso, 2* col.

t TAI'IUAGK (ta-pi-ia-j'), s. m. Action de tapirer. Les perroquets étaient soumis au tapirage,

Journ. offic. 2r> juill. (875, p. 5853, 2" col.

TAPIS. Ajoutez : \\ 13" Tapis do racines, dLsposition des racines d'un végétal en forme de tapis. [Eu Bourgogne] on s'aperçoit do l'ancienneté de la culture au lapis de racines; ainsi ics ceps do l'an 004 ont un tapis bien plus épais quo les ceps

do (234, H. DE PAHVILLE, Joum. O/pC. (( nOV. (875, p. 9208, ('• col.

t TAI'ON. ]| 1° Ajoutez : || Il se dit aussi do paquets de papiers. Je vous annonce que les Mémoires de Saint-Simon paraissent, mais très-mutilés, si j'en juge parce quo j'ai vu en trois gros tapons verts. Lettre de Mme de Créquy, dans ste-beuvb, Causeries du lundi, t. iv [les Mémoires de Saint- Simon).

f 2. TAPON (tapon), j. m. Nom, en Turquie, du droit sur la transmission des propriétés domaniales. Garanties de l'emprunt ottoman de (873 : produit du tapon, Journ. offic. (•' oct. (873, p. 6(5(, 2' col.

t TAPOTEUR (ta-po-teur), J. m. Terme d'atelier. Peintre qui tapote, qui ne va pas largement. Les tapoteurs, papilloteurs et tapageurs de la peinture devraient aller par là [en Hollande] se reposer le regard et apprendre à tranquilliser leurs effets, BÛRGER, Salons de (86( à (868, t. ii, p. 252. . t 2- TAQUE (ta-k'), s. f. Nom d'une espèce de clou. Les chargeurs à la bure virent l'étincelle se dégager entre le fil do fer et les taques du chargeage, Extr. de la Meuse, de Liège, dans Journ.

offic. 29 août (872, p. 5752, ( '• COl.

t TAQUIER (ta-kié), s. m. Synonyme de cloutier, BELMONDi, Code des contributions directes, Paris, (8(8, p. (43.

t TAQUINAGB (ta-ki-na-j'), s. m. Action do taquiner. Les égoïstes.... n'embarrassent point la vie de ceux qui les entourent par les ronces du conseil, parles épines de la remontrance, ni par le taquinage de guêpe que se permettent les amitiés excessives, h. de balzac, Maison Nucingen, éd. (856, p 47.

t TARABISCOTÉ, ÉE {ta-ra-bi-sko-té, tée), adj. Garni de tarabiscots. Un vaste salon aux boiseries tarabiscotées, aux glaces à trumeaux, Tii. Gautier, Portraits contemp. Marilhal.

TARABUSTER. — IIIST. Ajoutez : xiV s. Si commencèrent à assaillir grandement le chasteau, et ceulx de dedens à soy deffendre, tant qu'il y eut grand tarrabustis d'un costé etd'aultre, j. le bel, Vratjes chroniques, t. i, p. 26t. L'existence du substantif tarahustis fait foi pour le verbe, dont le Dictionnaire ne cite d'exemples que du xvi' siècle.

fTARANTAISE ;a-ran-tê-z'), adj. f. Race tarantaise, ou race t-i.ine, nom d'une race de bœufs. La race taranlaisi ju race tarine est très répandue dans la Savoie ; e.le est travailleuse et rustique.... les vaches sont bonnes laitières, ueuzé, la France agricole, carte n° 32.

t TAUANTASS (ta-ran-tas'), «. m. Nom, en russe, d'une voiture à quatre roues, posée sur deux jeunes arbres dans toute leur longueur, qui forment ainsi ressort; c'est une voiture rustique populaire, mais seule possible dans les mauvais chemins de la plupart des provinces. Mon tarantass, attelé de trois chevaux de poste, a. gkéville, Dosia, m.

— ËTYM. Mot d'origine tartare.

t TARAXACUM. — ÉTY.V. Ajoutez : M. Devic, Dict. étym., rejelle absolument la dérivation par le grec, laquelle est en effet peu vraisemblable. 11 cite le bas-lat. tarasacon, espèce de chicorée, provenant de l'arabe torac/iaçofin, pissenlit, chicorée sauvage.

TARDER. Ajoutez : — RE.M. J.-J. Rouiîseau a dit tarder pour attendre ; Je tardais, cher Moullou, pour répondre à votre dernière lettre, de pouvoir vous donner quelque avis certain de ma marche, Lettre à Moulloii,28 mars <770.

t TAUUINEAU (t;ir-di-nô), ». m. Nom, dans l'Aunis, d'une variété do plie, Gloss. aunisien,

t TARDITÊ (tor-di té), ». f. Mot forgé du latin. Lenteur qui fait qu'on arrive tard. |) Fig. Lenteur à apprendre. Mon précepteur a accommodé .sa patience à ma tardité, mal». Lexique, éd. L. Lalanne.

— ETYM. Lat. larditalem, do lardus, tard. TARDIVETÉ. Ajoutez : — REM. Oo trouve aussi

Uirdfvït^. Et attende la (ar'diviié des offres, co'd-

TAT

damne la compagnie défenderesse aux dépens jusqu'au jour des offres, Jugem. du Trib. de comm. de la Seine du 20 aoil(, Gaz. des Trib. » sept. (873, p. 864, 3« col. IITardivité n'est guère usité.

— HIST. Ajoutes :xii' s. X moi scmblct utlemcnt [utilement] mol nient avoir entendut les choses cul tu avoies dites, quant de la rooie tardivetcit tant criut [s'allongea] la tue expositions, Dial. dé saint Grégoire,», 3», danspouosus, Arehéol. franf.

t. II, p. 233.

TARGETTE. — HIST. Ajoutez : xiV ». Prins* faite par Aliaumo Cachcleu d'une espée et d'i^a targette, liibl. des chartes, «875, 3« et 4» livraisons,

t TARICIIEUTE (U-ri-ken-f), f. m. Terme d'antiquité égyptienne. Embaumeur. Il [le colrlivi..] (voy. ce mot aux Additions) ne s'occupait jamais de la sépulture, qui regardait le tarichcute, r. di- LAUNAY, Journ. ofUc. 2( août (877, p. 5»2S, »• col.

— f.TYM. T»pix«uTi^«, embaumeur, de tapixtûiiv, de T«pi/o;, salaison.

TARIF. Ajoutez : || i« X ccnps de tarif, en élevant les tarifs. Elles [les compagnies de chemins de fer] auraient été nécessairement obligées de recourir à ce procédé très-légal, et do repousser à coups de tarif l'encoml/rement des marchandises, c. LAvoLLÉB, Rev. dct Deux-Monde$, ti fév. (872,

[ TARINE (ta-ri-n'), adj. Voy. tarantaise an

Supplément.

t TAROLE (ta-ro-1'), s. f. Sorte de tambour, de même diamètre que le tambour ordinaire, mais beaucoup moins haut et plus léger ; le son est plus clair, mais porte moins loin. Fabrique spéciale de taroles à vis de traction et à serrage à un seul frein, Alm. Didot-Bottin, (87(-72, p. 747, 4« col

— ETYM. L'inventeur, M. Grégoire, donna d'abord à cet instrument le nom imitalif de tara, qu'il changea en tarole.

TARTAN. — Etym. Ajoutez: Les dictionnaires anglais donnent «ortan comme d'origine française. M. Petilleau pense que c'est la transcription anglaise du mot français tiretaine.

t TARTARELLE (tar-ta-rè-l"), ». {. Nom vulgaire du rhinaiithe crête de coq.

t TARTARIN (tar-ta-rin), ». m. Espèce de singe du genre cynocéphale.

j TARTARISÉ, ÊB (tar-ta-rizé, zée), adj. Devenu Tartare. Les seconds Finnois du Volga, complètement tartarisés, Joum. o//ic. ("juill. (877, p. 4980, 2* col.

t TARTAUFLB (Ur-tô-fl*), t. f. Nom vulgaire de la pomme de terre.

t TARTIBOULOTE (tar-tibou-lo-f), ». {. Nom vulgaire du salsifis des près.

t 3. TAS (15), ». m. Nom, en Normandie, d'un lézard noir et jaune qui se met dans les murailles ou se cache dans les cailloux; il passe pour venimeux; les vaches, dit-on, le mangent et en meurent, delboulle. Clos», de la vallée d'Yéra,

— ËTYM. Forme normande de tac, salamandre (voy. TAC, n* 3).

TASSE. Ajoutez : ]| 8* Jeu de la petite tasse, jeu de hasard usité dans l'extrême Orient. Le croupier a devant lui un monceau de sapèqucs qu'il couvre avec une sébile en cuivre; on fait les jeux; puis il commence à compter les sapèques quatre par quatre, jusqu'au dernier groupe restant, qui se trouve être nécessairement do une, deux, trois ou quatre pièces; on gagne ou l'on perd suivant qu'on a parié pour un de ces numéros, bousquet, Rev. des Deux- Mondes, (5 déc. (87», p. 750.

TASSÉ, f,R. Ajoutez : || 3* Dans l'argot du IhéAtre, se dit d'une pièce qui, après quelques représentations, se joue plus vite. Peut-être, dans quelques jours, quand la pièce sera tassée, comme ou dit au théâtre, il deviendra possible do lui adjoindre un acte étranger, alpu. dauoet, Journ, offic. 24 janv. (876, p. 720, 3* col.

t TASSERIE (ta-se-rie), ». f. Nom, dans l'Avrancbin, d'un lieu le plus souvent au-dessus d'une remise ou d'une étable, où l'on tasse les blés en gerbe, à la différence du fenil, où l'on serre les fourrages. Sur la cave et l'écurie, magnifique fenil planchéic; tasscrio sur les autres bâtiments, Avraïuhin, (7 iiov. (872, aux Annonces. Un corps de bâtiments pouvant servir do remise, caves, chantiers et tasseries, ib. (•• nov. (874, aus Àttenonces.

t TATAGE (tâ-ta-j'), ». m. Action de lâtcr. J'irai prendre mes repas chez eilQ, la conoaissanco sera Bie^tW faite, je potfrtai tôtfl'oui's tïterle ferr'ain...

TAX

heureux les maris de crémières qui en sont quittes pour )o tâlape du terrain I Gaz. des Trib. 26 avril

<874, p. 399, t" col.

I TATAMAOUK (ta-ta-ma-k*), ». m. Arbre de l'Ile de France, llya des tatamaquos, desbois d'ébène..., B. DE sT-piEHRE, Paul Cl Virginie, x. Le m6me que takamoka (voy. ci-dessus).

t TATE (tâ-t'), s. f. Terme provincial. Échantillon pour goûter. Envoyez-moi une tâte de votre Tin.

TATILLON. Ajoutez : — REM. Dans le Oaupbiné, on dit tatilleux.

TATONNER. Ajoutez ; || 8» Toucher en tâtonnant. On se perd sous ces voûtes comme dans ces dédales d'un cauchemar où l'on cherche en vain sa voie en tâtonnant les murs, Journ. ofUe. 31 mars

4876, p. 2301, 2' col.

t TAU. Ajoutez .: Il 4* Le tau, ou le bombyx tau, sorte de papillon. Les uns [papillons] volant trèsvite au grand soleil, comme le tau, carteron. Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 48, Hctzel, 1866. Le bombyx tau est un des papillons les plus enviés des enfants, quoiqu'il soit assez commun; mais on ne le trouve qu'au bois et de très-bonne heure, ID. ib. ] . 55.

t TAIIMI'CIIE (tô-mu-cu'), s. f. Butte de terre (Poitou).

— ÊTVM. Serait-ce pour taupii-muce, cachette de taupe?

TAUPE. jl;oK(e«: Il S" Taupe grise, nom du rat d'eau, dans la Suisse romande, eug. holland, Fauni" populaire, Paris, (877, p. 32.

t TAUPÉE (tô-pée), adj f. Main taupée, main avec laquelle on a étouffé une taupe, et qui, suivant une superstition normande, a des vertus merveilleuses. X certain jour de la lune on étouffe une taupe dans la main; dès lors la main est taupée et peut guérir certaines maladies, pluquet, Normandie, p. 46.

t TAUREAU-CERF (lorôsèrf), s. m. Antilope bubale. |( Au pi. Des taureaux-cerfs.

t TAUUILLON. — HiST. Ajoutez: xiv s. ...Fist fere.... Deux torillons ou deux veaus D'or fin en cui il se fia, macé. Bible en vers, f° 80, verso, 4" col.

t TAUROCOLLE (tô-ro-kol'), s. f. Sorte de colle forte faite avec des tendons de bœuf, etc.

— ÊTVM. Taûpo;, taureau, et x6X),a, colle. tTAUROGNE (tôio-gn'), s. f. En Normandie,

vache en rut qui demande le taureau, delboulle, Gloss. de la valU'e d'Yères, p. 34 9.

t TAVELLE. Ajoutez : || 2° Barre qui sert à manœuvrer le tour d'une charrette. Lui-même est assailli par derrière et par deux autres coquins à la fois, qui prennent la tavelle de sa voiture pour l'assommer, Avranchin, 7 mai (876. ||Ce mot se dit aussi dans l'Aunis, Gloss. aunisien, p. 4 54.

t TAVILLON (ta-vi-Uon, Il mouillées), s. m. Nom, dans le pays romand, des ais, des bardeaux. Une maison couverte en tavillons; le même que tavaillon, qui est au Dictionnaire. Une toiture en tavillons, H. TOPFFER, Nouv. voyages en zigzag.

— ÉTYM. On trouve dans du canoë, à lavella, tavelle, bâton long d'une demi-brassée. Il est probable quetoBi'Wonou tavaillonûenik tavelle; mais d'où vient tavelle?

t TAVILLON.NAGK (ta-vi-llo-na-j', U mouillées), t. m. Travail du tavillonneur.

t TAVILLONNER (la-villo-né, I{ mouillées), e. a. Couvrir, revêtir de tavillons (mot du pays romand).

t TAVILLONNEUR (ta-vi-llo neur, «mouillées), ï. m. Ouvrier qui tavillonne, pose les tavillons.

t TAWN (tân'), ». m. Sorte de bois. Veucalypl\n globulus est un des bois les plus durs et les plus résistants qui existent; il n'a de rivaux à cet égard que le tawn elle teck, Journ. othc. (5 fév.

(875, p. (233, 2« col.

t TAXATIVEMENT (ta-ksa-ti-veman), odi;.

Terme de droit. D'une manière qui taxe, qui détermine, qui limite. Ceux qui ont traité de ces nouveaux offices [de jurés crieurs d'enterrements dans les provinces], ont surpris deux arrêts du Conseil, par lesquels on leur attribue, privativement à toutes sortes de personnes, la faculté de faire tous les cris publics, ce qui me parait entièrement contraire à l'intemion de S. M.; car non-seulement il n'y en a pas un mot dans l'édit, mais encore l'exclusion de ces fonctions y est formelle, puisqu'elles sont réduites taxativement et uniquement aux enterrements, à l'instar de celles qui sont exercées par les crieurs de Paris, BOis- LisLE, Corretp. contrôl. génér. p. 283, (692. Tous les

TEL

éléments du crime de piraterie, taxativement énoncés par la loi du (o avril (825 : prise de possession de navire, précédée, accompagnée ou suivie du meurtre du capitaine, Gaz. des Trib. w janv. (876, p. 402, 2» col. Le 2( nov. (86(, le P. Lacordaire, âgé de cinquante-neuf ans, décédait à Sorrèze, laissant taxativement à certains dominicains diverses maisons et établissements dont il était nominativement le propriétaire, ib. 24 juin (876, p. «20, 2* col.

TAXER. Il 3» Ajoutez ; || Taxer do, avec un verbe à l'infinitif. La reine lui faisait la guerre de ce qu'il lui avait apporté des bas de soie incarnats, jaunes et bleus, le voulant taxer d'avoir mal choisi les couleurs propres à la condition présente, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

f TAXEUR (ta-ksGur), s. m. Celui qui taxe, qui établit des taxes ; le même que taxateur, qui est au Dictionnaire. Le maître de la maison, un de ces hommes réguliers comme une montre ou un compteur, pour qui chaque jour ressemblait au jour précédent, était un pacha de bureau, un impitoyable taxcur de cote personnelle et immobilière, H. LEGAY, l'Opinion, (5 juil. (876, Feuilleton, ("page, 6' col.

TECHNIQUE. Il 1» Ajoutez \\ Projet technique, détail des travaux et œuvres d'art qu'exigera un chemin de fer, un canal, etc. Le projet technique de la ligne d'Orenbourg a été définitivement approuvé au ministère des voies de communication, Journ. offic. o fév. (872, p. (2D0, 2' col

t TEIÎTOTALISME (ti-to-tali-sm'), s. m. Mot par lequel les Anglais désignent l'engagement de s'abstenir complètement de toute liqueur alcoolique.

— ÊTYM. Angl. leelolalism, de teetotum, c'est-àdire T totum, le T qui au jeu du toton prend tout. De teetotum les Anglais ont fait teetotal, entier, complet, total, et ont appliqué ce mot à l'abstention totale des boissons alcooliques.

t TEETOTALISTE (ti-to-ta-li-sf), ». m. Celui qui prend l'engagement du teetotalisme.

TEIGNE. Ajoutez : \\ 7* Nom vulgaire des cuscutes. j| Teigne œuf, nom vulgaire de l'anémone pulsatile.

t TEILLEUSE (tè-lleû-z', Il mouillées), s. f. Machine à teiller. X cette exposition seront admises les broyeuses, les teilleuses, les égraineuses et, en général, toutes les machines agricoles spécialement adaptées aux besoins de l'industrie des plantes textiles, Journ. offic. 28 avr. (874, p. 2978,

2' col.

t TEINIER (tè-nié), ». m. Nom vulgaire du pin cembro.

TEL. — HIST. Il xiv s. Ajoutez ! Es tu ci, orde telle quelle? Tien, menguë en maie santé; Que fust ore en terre planté Ton puant corps 1 Théâtre franc, au moyen âge, Paris, 4 839, p. 663.

t TELE (tè-l'), ». f. Nom, dans le Pas-de-Calais, de vases plats en terre où l'oa dépose le lait, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 74.

— ÉTYM. Ce mot tiendrait-il i l'allem. Teller, assiette, plateau?

t TELÉDYNAMIQUE (té-lé-di-na-mi-k'), adj.

Terme de mécanique. Qui exerce sa puissance de loin. Il serait possible qu'on en revînt [dans un tunnel] à la traction par câble télédynamique, mû à l'aide de puissantes machines fixes, de parville, Journ. des Débats, ( ( mars ( 875, Feuilleton, 3" page, 6' col.

— f.TYM. Tfi>«, loin, et dynamique.

t TÉLÉOBAPTISTK (té-lé-o-ba-ti-sf), ». m. Synonyme de mennoniste (voy. ce mot).

— ÉTYM. Tî'Xeio;, achevé, et pinTio(i«, baptême, parce que cette secte n'administrait le baptême qu'aux adultes.

t TfiLfiOSTÉEN (té-lé-o-sté-in), adj. m. Dont le tissu osseux est parfait. Les paléontologues curieux de connaître le passage des ganoïdes notocordaux aux poissons téléostéens, Journ. offic. 29 sept. (873, p. 6(2(, 3' col.

— ÉTYM. TéXeio?, achevé, et oot^ov, os. Il vaudrait mieux dire téléostée.

t TÉLÉPHONE (lé-lé-fo-n ), ». m. Instrument inventé par le professeur Bell aux États-Unis, qui transmet les sons au loin par un appareil télégraphique. Jusqu'ici, et malgré les perfectionnements apportés depuis (863, le téléphone est resté sans application, h. de parville, Journ. des Débals, 5 oct. (876, Feuilleton, ('• page, 3' col. L'invention du télégraphe parlaut remonte au moins à (863; et son principe est dû à M. Reiss.... le télégraphe américain n'est qu'un perfectionnement du téléphone électrique du physicien de

TEM

Francfort, Journ. offic. 22 oct. 4876, p. 7«»0, I" col.

— ETYM. T>i)e, au loin, et çmvfi, voix.

t TftLlÎPHONIQDE (té-lé-fo-ni-k'), adj. Qui appartient au téléphone. L'appareil de Chicago produit les sons qu'il transmet; c'est une sorte de piano téléphonique, Journ. offic. (9 mal 4877 p. 3824, ('• col.

t TÉLÉPHORES (té-lé-fo-r'). s. m. pi. Geme d'insectes carnassiers, au corps allongé et aplati, qui courent dans les blés et les prairies.

— ÊTYM. T^>e, loin, et çopeîv, porter; insectes ainsi dits parce que leurs larves peuvent être portées au loin par le vent.

TÉLESCOPE. Ajoutez : \\ 4* Nom d'un poisson. Le cyprin télescope, en chinois long-tsing-ya (ci/prinus macrophthalmus), provient des eaux douces de la Chine et du Japon.... variété de cyprin que l'auteur [M. Charbonnier] désigne sous le nom de poisson télescope, à cause de la forme de ses yeux, H. DE parville, Joum. offic. 9 nov. <872, p. «889, 3* col.

t TÉLESCOPER (té-lè-sko-pé), ». n. Se replier l'un dans l'autre, en parlant d'objets qui rentrent les uns dans les autres comme les différentes parties d'une lunette, d'un télescope. Les plates-formes sont faites avec tant de soin et s'ajustent si exactement, que dans une collision elles ne peuvent télescoper, terme énergique pour faire comprendre que, sans cette perfection d'exactitude, tous les wagons se replieraient les uns dans les autres comme les tubes d'un télescope, et réduiraient toutes choses, corps et biens, es une pâte indescriptible, Journ. ofjfie. 9 sept. (?7«, p. «869 3' col.

TÉLESCOPIQUE. Ajoutez : || 3* Terme de zoologie. Poisson télescopique, nom donné à un poisson de Chine [cyprinus macrophthalmus), dinsi dit à cause de la forme bombée de ses yeux ; cette forme est le produit d'une affection morbide devenue héréditaire (voy. ci-dessus télescope).

t TÉLÉSÉMIK (té-lé-sé-mie), ». f. Transmission an loin de signaux. La télésémie électrique.

— ÉTYM. Tr)),e, loin, et iTf||jia, signal.

t TÉLESTÉRÉOSCOPE (té-lè-sté-ré-o-sko-p'), ». m. Instrument qui fait apparaître avec un plus vif relief les diverses parties du paysage devant lequel il est placé ; inventé par M Helmholtz, Magasin pittoresque, (869, p. (75.

— ÉTYM. TYJXe, loin, et stéréoscope.

t TÉLI (té-li), ». m. Végétai du Rio-Nunez (Afrique), dont l'écorce est vénéneuse. Le téli est un végétal jusqu'ici presque inconnu.... le téli [son écorce] est administré en infusion comme poison d'épreuve, Journ. offic. s déc. (876, p. 9(30, 2' col.

I TÊLINGA (té-lin-ga), ». m. Langue dravidienne parlée dans le sud de l'Inde. Citons, à propos des langues dravidiennes, le remarquable rapport de M. Julien Vinson sur les dialectes tamoul, télinga, Journ. offic. 2 oct. (873, p. «(«7, (" col.

TELLEMENT. Ajoutez : — REM. La locution tellement quellement est plus ancienne que ne le feraient croire les citations rapportées dans le Dictionnaire. Elle est dans Malherbe : Le ballet fut donné tellement quellement, et non comme U est décrit dans le discours qui s'en est imprimé. Lexique, éd. L. Lalanne.

t TKLLIS (tèl-lf), s. m. Sorte de couverture qu'on fabrique en Algérie. Ce dernier animal [un mulet] avait un tellis sur le dos (cour d'assises de Constantine). Cas. des Trib. du 26 sept (873, p. 922, 4* col. Nous citerons pour mémoire les industries des Israélites et des musulmans, dont le principal objet est le tissage des passementeries et des étoffes (haîcks, burnous, tellis, tapis), comme aussi la préparation des cuirs et peaux, ouï, l'Algérie, (876, p. (((.

t TEMBO (tan-bo), ». m. Nom d'un arbre d'Afrique. Le tembo et les grands arbres qui ombragent les caravanes ou qui sont employés en diverses œuvres industrielles, x. marmieh, Rev. Britan, juin. (874, p. ((8.

t TÉMÉNOS (té-mé-nos'), ». m. Terme d'antiquité grecque. Enceinte consacrée autour d'un temple. Le péribole ou téménos [du temple de Dodone] est situé en contre-bas de quatre mètres environ.... au sud-est et à l'intérieur du téménos est un corridor large de ((",60, f. delaunat, Joum. offic. (( avril (877, p. 2799, 3- col.

— f.TYM. Téiisvo;, coupure, de T^iivtiv, couper : proprement, partie retranchée.

TÉMÉRITÉ. Ajoutez : || J° Au plur. Actes téméaires. Muses, je suis confus : ^on d«voir b>«

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