IIS
explosion comme on tire le canon. Au mont Cenis, la respiration était quelquefois gênée après le tirage des mines, malgré le jeu des ventilateurs, a. de pabville, Journ. ofjic. <7 fév. )87«, p. 1264, 2' col.
TIRASSE. Ajoutez ! Il 4* Nom vulgaire de la renouée des oiseaux.
fTIRCIS (tir-sis'), t. m. Nom d'un papillon, papilio egeria, ou plus exactement satyrus egeria.
TIRE. Ajoutez : \\ 6* Se dit aussi, en termes forestiers, pour coupe faite à tire et aire. Ces couloirs, appelés incanas dans la langue du pays [Nice], se font de préférence dans la partie de la forêt oîi l'on peut obtenir une pente relativement modérée et oii cependant on ne saurait établir des tires, l. qdiot. Mémoires, Société cent, d'agrie. (874, p. 173.
t TIREAD. Ajoutez : — HIST. XVI' s. Quatre vingt dix huit compaignons mariniers, qui ont vacqué chacun quatre journées aux tirotz (bateaux remorqueurs] à conduire le roy nostre sire, la royne madame, avec leur bande, de ceste ville d'Orléans jusqu'à Blois, mantellier, Glossaire, Paris, (869, p. »4. Deux grands batteaux mastés et deux tirets [allèges] chargc's de sel, ib. p, 62,
t TIRE-BOUCHONNÉ, ÉE(tire -bou-cho-né, née), adj. Disposé en tire-bouchon. Cheveux tire-bouchonnés.
t TIRE-CARTOUCHE (ti-re-kar-tou-ch'), s. m. Instrument qui sert à retirer les débris d'une cartouche d'un canon de fusil. L'invention du tire et tombe-cartouche automatique, Gaar, des Trib. 25 oct, 1876, p. (039, 2' col. Il Au plur. Dos tire-cartouches.
t TIRE-GARGOUSSE (ti-re-gar-gou-s'), s. m. Crochet qui sert à retirer la douille des gargousses, lorsqu'elle est restée adhérente à la chambre après le tir d'une bouche à feu. || Au plur. Des tire-gargousses.
TIRE-LAISSE. Ajoutez : — REM. On peut ajouter un exemple plus ancien que tous ceux qui sont cités ; Je lui dis qu'il aurait tous les jours de ces tire-laisses , retz. Œuvres, éd. Feillet et Gourdault, t. iv, p. 602 (les anciennes éditions ont tracasseries).
TIRELIRE. Ajoutez : \\ Ancienne locution proverbiale. Mine réformée comme la tirelire d'un enfant rouge, se disait d'une personne faisant peau neuve, se réformant, comme les enfants rouges, après avoir brisé leur tirelire pour en extraire la monnaie, s'en procuraient une nouvelle, la Réjouissance des femmes sur la défense des tavernes etcabarets, Paris, (6)3. (Les enfants rouges étaient des enfants pauvres habillés de rouge, qui s'en allaient mendier dans les rues avec une tirelire.)
— HIST. Ajoutez : xiv s. Et amassour qui font d'argent grant tirelire, Dits de Watriquet de Couvin, p. (29.
t TIRESQUIVE (ti-rè-ski-v'), s. f. Dans l'Aunis, instrument muni d'une vis qui sert à débonder les futailles dont la bonde fait résistance, Gloss. aunisien, p. (62.
TIRET. Ajoutez: || 6» Branche à fruit conservée plus ou moins longue sur la vigne, dite aussi courgée, vinée, pleyon, archet, aste, sautelle, flèche, etc., DUBREUiL, Culture du vignoble, Paris,
t TIRETTE. Ajoutez : || 5" Espèce de petite dentelle qui sert à passer les coulisses. Comptoir des dentelles : ,,.. tirettes de Belgique, en pur fil pour trousseaux et layettes, Gaz. des Trib. ((-(2
oct. (87B, p. 984.
TIREUR. Ajoutez : || 16* Tireur d'aviron, rameur. Deux des yoles embarquèrent par l'avant un paquet d'eau et sombrèrent; chacune d'elles portait un patron à la barre et quatre tireurs d'avirons, Journ. oflic, (9 juill, (877, p. 6303, 2' col. Il 17° Tireur de sable, homme qui tire du sable des rivières. Le sieur Jean Julien E...., tireur de sable, à Périgueux, Journ. offre, (o juin (877, p. 4289, 2' col.
t TIROLET (ti-rolè), s. m. Nom, dans le quartier de Royan, d'un filet pour la pêche maritime, Statistique des pêches maritimes, (874, p, 89 (c'est le même que la tirole; voy.ce mot),
TISANE. ,4jout«ï II 8* Tisane de bois tortu, dénomination plaisante du vin, Gloss. aunisien, p. (B2.
— KTYM. Ajoutez : Tioivr) et tisana se trouvent dans des textes fort anciens, comme formes populaires (voy. Rev. critique, 4 oct. (873, p. 226).
t TISIPUONE. .4;ou<ejr ; |1 2° Genre de serpents
TOI
venimeux, parmi lesquels est classée la vipère brune de la Caroline,
TISONNIER, Ajoutez: — HIST, xiv's. X Bauduin de Wargni pour les pels de le fournaise, pou' longhes pierrhes dont on flst thiscnoirs ((358), a. CAFPiAUX, le Beffroi et la cloche des ouvriers, p. (7.
TISSERAND. Ajoutez : \\ 3* Au féminin, tisserande. La femme M..., tisserande, deux mois de prison (tribunal correct, de Lisieux), Gaz. des Trib. 23 août (873, p, 8(2, 3* col.
t TISSU-ÉPONGE (ti-su-é-pon-j'), *. m. Étoffe fabriquée de manière à former des boucles avec la chaîne, séparées chacune par deux ou trois fils de la trame; à un fil delà chaîne les boucle* sont d'un côté ; au fil suivant, elles sont au revers; de cette façon le tissu est très-spongieux et n'a pas d'envers. || Au plur. Des tissus-éponges.
TISTRE. Ajoutez : Le principal exercice des femmes du Soleil [au Pérou] était de filer, de tistre...,GARCiLASSo DE LA vBGA, Hist. des Yncas, 1. 1, p. 337, trad. de Baudoin, éd. de (7u4,
t TIT (tit'), s. m. Le même que titit (voy. ce mot au Dictionnaire). Les rossignols, les fauvettes, les tits, les bergeronnettes, les rouges-gorges, les alouettes, les pinsons, les linottes, périssent par millions chaque jour dans les engins de toutes sortes, et notamment dans les pantes, Extr, du Journ. de l'agr. et d'hnrtie. de la Gironde, dans Journ. offre. (2 janv, (874, p, 329, 2' col.
TITAN, Ajoutez : || i' Nom d'un des satellites de la planète Saturne.
t TITANIA (ti-ta-ni-a), ». /. Nom d'un des satellites de la planète Uranus.
TITRE. Ajoutez : || 18° Terme de ponts et chaussées. Construction qui fait partie d'une écluse. La pente |du canal Saint-Maur] est, en étiage, de 4", 30; elle est rachetée par une écluse d'un seul sas à talus perreyés, aux extrémités duquel sont deux titres en maçonnerie contenant la chambre des portes, e. grangez, Voies navigables de France, p. 659. Il 19° Titre de soie, longueur d'un fil de soie contenue dans un poids déterminé ; on dit aussi numéro en ce sens. Ces titres, c'est le poids en deniers des fils de sole, Journ. offic. 24 juill
(872, p. 6048, (" col.
TITRER. Il 2° Ajoutez : || Neutralement, être à un certain titre, et, en parlant du sucre, marquer au saccharimètre. Les sucres n°* *o/n, pour descendre dans la catégorie des 7 à 9, ne devraient pas titrer plus de 80 pour ioo, Douanes, Lettre commune du (4 août (876, n' 262, Soit, par exemple, un sucre titrant [au saccharimètre] 95 degrés, a. DE PARVILLE, Journ. offre. 28 fév. (875, 2' col.
t TOC. Ajoutez : || 4° Populairement, or faux. Montre de toc. Bijoux en toc. C'est pour les boucles d'oreilles que monsieur qui est là m'a données; elles étalent en toc. Gaz. des Trib. 8-9 oct. (877, p, 977, (" col.
TOCSIN, Ajoutez :||8° Flg, Satire à couplets. Il [Law] entendit alors résonner dans l'air les notes menaçantes de ce tocsin : Français, la bravoure vous manque.... Pendre Law avec le Régent Et vous emparer de la Banque, C'est l'affaire d'un moment, a. babou, /ourn. oflic. 7avr. <876, p. 25(8, (" col.
t TODDY. Ajoutez : — ÉTYM. D'après M. Pétilleau, l'anglais toddy est l'altération, par les Anglais de l'Inde, du mot hindou «Iri, jus de palmier (voy. TARI 2 au Dictionnaire).
tTOFFO(tof-fo), ï. m. Matière fécale, pétrie avec de la terre glaise, desséchée et moulée en briquettes, liger. Fosses d'aisance, p, ((, Paris, (875,
TOILE, Ajoutez : \\ 17° Toile anglaise ou toile gaufrée, toile employée à la reliure. Enquête, Traité de comm. arec l'Anglet. t. iv, p. 465. ||18' Toile amlantlne, toile d'amiante. Adjudication au rabais, sur soumissions cachetées, de 40 ooo mètres courants de toile amlantlne à fournir et à livrer à la direction d'artillerie de Lyon, Journ. offre. (2 août (877, p. 6762, c col. || 19° Toile de Vichy, nom d'un tissu de coton qui se fabrique à Roanne, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 492.
TOILETTE. Ajoutez : || 16' Broderie de toilette, sorte de broderie. Il convient de distinguer ici [pour les anciens], coàme on le fait encore aujourd'hui, la broderie nuancée faite en or, en argent, en soles ou en laines de couleurs différentes, de la broderie blanche, dlto de toilette, qui consiste dans un dessin tracé avec du 01 sur une pièce d'étoffe blanche quelconque, Journ. offic. 22 févr. (876, p, (358, 2' col, La broderie de toilette se fabrique k Paris et dans les départements de l'Est
TON
et se subdivise en une multitude de genres, dont les deux principaux sont le passé et le plumetis, il), p. (359, )'• col.
TOISK. Ajoutex : || B* Toise ou toison de pierres, les tas de pierres cassées, de un ou deux mètres cubes ordinairement, déposés le long des routes pour servir à leur réparation.
TOITURE. Ajoulex : — HiST. XTi* S. Si en un bastiment il y a quelques toictures, gallcries ou • autres advances sur rue, Coust. gen. t. ii, p. 4<3<, I" col.
t TOKAI. Ajoutez : — REM. La prononciation flongroise est tnkai, Journ. offic. (9 juill. «877, p. B30B, 3* col.
t TOIOSA (to-lo-za), t. f. La (38' planète télescopique, découverte en 1876 par M. Perrotin.
— ÉTYM. Tnloxa, nom latin de la ville de Toulouse, t TOLITÈXE (to-lu-èn'), s. m. Terme de chimie.
Carbure d'hydrogène que l'on retire en abondance du goudron de houille, H. de pahville, Journ. ofjic 26 avr t872, p. 2788, 1" col.
— E'YM. Tnlu.
tTOI.UlQUE (to-lu-i-k'), adj. Terme de chimie. Acide toluique, acide qui s'obtient par l'oxydation de l'huile de l'essence de cumin.
— ETYM. Tolu.
TO.VIAISON. Ajoutex :\\i' Division d'un ouvrage par tomes.
TOMBEAU. Ajoutex : \\ 8* Sorte de morceau de musique. On doit citer de lui [le violoniste Leclair] un grave (voy. grave i au Supplément) en ut mineur, connu sous le nom de tombeau de Leclair; on appelait alors un tombeau une sorte de déclamation instrumentuie d'un caractère triste et douloureux.... on lui doit aussi [à GaviniesJ un tombeau qui est resté classique, et une romance amoureuse pour le violon, Journ. o/Zic. 26 oct. (876, p. 8846, 3* col. Il 9" Brosse en tombeau, brosse à mains dont la surface formée par l'extrémité des crins est bombée comme un bahut.
t TO.MBE-CARTOUCIIE (ton-be-kar-tou-ch'), (. m. Instrument qui sert à faire tomber hors d'un canon de fusil le reste de la cartouche.
TO.MBfiE. Il 1* Ajoutex : Je m'en soucie aussi peu, de tout ce frémissement, que si j'oyais le flot ou la tombée d'une eau, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t TO.MBEROLLER (ton-be-ro-lé), V. a. Se dit, dans la Loire-Inférieure, de l'action de transporter çà et là au centre de la pièce la terre des parties des champs sur lesquelles les charrues et les attelages opèrent les tournées, les Primes d'honneur, Paris, 1873, p. (29.
— ËTYM. Tombereau.
t TOMBEUR. Ajoutex :\\2° Nom don^é aux athlètes qui dans la lutte renversent leur adversaire.
— ÉTïM. Tomber, en l'acception populaire nouvelle de renverser en luttant : tomber un homme.
TOME. Ajoutex : || 4' Dans l'antiquité, le tome était l'opposé du volume, c'est-à-dire un livre de forme carrée, semblable aux nôtres, tandis que le volume était un enroulement de feuillets collés bout à bout. Journ. offic. (8 déc. (876, p. «038u, t" col.
t TOM.ME. Ajoutex : || 2° Tomme ou tome se dit, dans l'Auvergne, d'une pelote qu'on forme en réunissant le lait caillé divisé avec un poignard en bois, et de laquelle on fait le fromage du Cantal, les Primes d'honneur, p. 448, Paris, (874.
t TOMMETTE (to-mèf), s. /■. Nom, enDauphiné, de briques servant au carrelage. J'ai fait carreler la pièce avec des tommettes rouges.
— ÊTYM. Sans doute, par comparaison de forme avec la tomme, sorte de fromage.
2. TON. Ajoutex : || 20° Terme de grammaire. On le trouve quelquefois employé pour accent tonique. 11 est dans la nature du langage de renforcer les syllabes qui reçoivent le ton et d'affaiblir celles qui en sont privées, BHÉAL,Traduct. de \a.Gramm. comp. de Bopp, t. m, p. xLiv. Meigret, au xvi* siècle, s'est servi de ton en ce sens (voy. accent au Supplément).
t TONALISATION (to-na-li-za-sion), ». f. Ensemble des règles de la tonalité. Ce n'est que depuis le XV siècle qu'on a fixé la tonalisation, bhillat- SAVARiN, Physiol. du goût, Med, i.
t TONItELLE (ton-dè-l'), s. {. Synonyme de tontisse. Le bas Languedoc emploie (pour engrais] des cornailles, des tontisses ou tondelles de drap, de la poudrette,HEUZÉ, lo l'rance igricole, carte n' T .
TONDU. Il *• A;ou(e3 : Il Écriture londue, écriture où l'on évite les traits qui dépassent la ligne. Votre prédécesseur n'avait pas une écriture assez
TOP
tondue, et renversait ses d comme des saules pleureurs, T. [tabbieu] de st-germain. Pour une épin gle, cb. V. 11 n'avait pas ce qu'on peut appeler une trè.s-belle main, mais il avait une écriture de genre, de ces petites écritures bien propres, toutes petites, bien tondues, bien li.sibles, h. monnie», Scènes populaires, Intérieurs de bureaux, se. 9.
TONLIEU. Ajoutez : \\ 1' 11 s'est dit aussi de péages très-difiérents de ceux qui se perçoivent sur les marchés; témoin ce texte du xiv siècle : Nous, Lowis, cuens [comte] de Flandres et de Nevers, faisons savoir k tous,... et ne doivent tonlieu ne autre exaction nulle payer de ladite lieve [canal) ne des biens que on maino par ycelle lieve ((6 janvier (322), Recueil des toit et arrHés.... concernant Vadm. des eaux et polders de la Flandre orientale, t. r, p. 2(.
TONNE. Ajoutex : || 8* Tonne do capacité. Que les mots tonne de capacité s'entendent d'une mesure de vide ou de volume, par opposition à la tonne effective et matérielle do marchandises; que cette mesure de la tonne, qui n'a jamais varié en France, depuis l'ordonnance de (68( de Colbert, est, dans le système métrique actuel, le cube de ( mètre 44 centièmes; que telle est, définition donnée, la capacité de la tonne, ou la tonne de capacité, Gax. des Trib. (2 mars (873, p. 24(, 2* col. 1 1 9' Lin de tonne, graine de lin expédiée en France ; lin après tonne, lin venu de celte graine. Les graines importées de celte province [Riga] en France sont désignées sous le nom de lin de tonne, parce qu'elles sont expédiées dans des barils de bois blanc ; les semences que fournissent les plantes qu'on obtient en France avec ces graines sont appelées lin après tonne; la filasse que fournit le lin après tonne est plus fine, plus soyeuse, usuzé, la France agricole, carte n' 24.
TONNEAU. Ajoutex : || 18' En termes de mer, tonneau de registre, tonneau compté sur le tonnage de registre (voy. tonnage, n* ().
t TONNE-MÈTRE (to-ne-mè-tr'), ». m. Terme de mécanique. Travail correspondant à mille kilo grammèlres. Un coup du canon de cent tonnes fut tiré avec une puissance vive de choc de soixantedix tonnes-mètres par centimètre de circonfé rence du projectile contre la plaque, Journ. des Débats, (6 janv. (877, 3* page, 4* col.
f TONQUE (ton-k'), ». f. Nom, dans le Morbihan, d'une sorte de vase. Le vin volé était enfermé dans des barils dits de galère, d'une contenance de quinze à vingt litres, et dans une V nque de contenance à peu près égale. Gai. des Trib. ("sep.
(875, p. 628, 4' col.
t TOP (top'), s. m. Signal qu'on donne pour fixer ou enregistrer le commencement ou la fin d'une opération ou d'une observation. Le pendule était installé dans une armoire vitrée, devant le balancier du chronograpbe électrique, qui inscrivait ses propres oscillations sur une bande de papier; lorsqu'une coïncidence avait lieu, on marquait l'époque sur la bande de papier en pressant un boulon électrique ; on connaissait ainsi le nombre des oscil lations du pendule pendant un temps déterminé ; afin d'évaluer ce temps en secondes, on inscrivait électriquement une suite de tops, sur la bande de papier à des époques lues sur une horloge réglée, CAZIN, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii,
— ËTYM, Altération de l'angl. stop, arrêtel f TOPETTE (topè-f), », f. Nom de petites fioles de verre blanc. Le vendredi 28 novembre, dit-elle, je partis de Thiers (Puy-de-Dôme), emportant dans ma poche deux très-petites topetles de verre blanc, contenant une infusion d'allumettes chimiques, Gax. des Trib. 27 mai (874, p. 604, 3* col •f TOPETTERIE (to-pè-te-rie), ». f. Terme do verrier. Ensemble de vases en verre analogues à la topelte. Bouteilles, verres à vitres ordinaires, goblellerie, verres à vitres de couleur, topctterio. Enquête, Traité de commerce avec l'Angleterre,
t. VI, p, 694.
TOPINAMBOUR. Ajoutex : — REM. Ce passage de Guy Patin établit le commencement de l'usage des topinambours. Pour les topinambours, c'est une plante qui vient de l'Amérique, de laquelle il n'y a nul usage à Paris, ni ailleurs que j'aie ouï dire; autrefois les jardiniers en vcndoient la racine, qui est bulbeuse et tuberculeuse; maison n'en a pas tenu compte; il y falloit beaucoup de sel, de poivre et de beurre, qui sont trois mcschantes choses..,, feu M. Moreau appelolt cette plante lubera canadensia; les capucins et autres moines qui avoient voyagé et qui autrefois les ont cultivés
TOR
les appelolent srttchaux du Canada, Lettre du it oct. («68, dans l'Union médicale, 41 sept. («7«, p, 383.
— ETYM. Le topinamboui est originaire d'Amérique. • On les fait nommer loupinambaux aux crieurs de Paris; les sauvages leii nomment chiqueli, • LE.SCÀRBOT, Uistoirt d* la Nouvelle-Franc; Paris, (8(8, p, 033.
t TOPIOUEME.NT (to-pi-kc-man) , adv. D'un* manière topiquo.
— HIST. xvi- 8. Bcce Moruem Aculum [i Paris], oil jadis nostre maistre Antoine Ti-mpestas tonna si topiquement, noil dd fail, Contes d'Butrapel, cb, XXV.
TOQUE, — HIST. AjouUx : ZT* *. Oullre ce qu« vous ay dit, y a encore une tocque et deux poignes ((482), UARCHEGAT, UUret-missives originata du chartrier de Thouars, p. 4(.
t TOOUE FEU (to ke-feu), «. m. Terme d'exploitation houillère. Fourneau d'appel, dit aussi feu de monastère, que l'on descend dans le puits d'aerage au moyen d'un treuil, et sur lequel on tieal du charbon allumé pour activer le courant d'air sortant ; ce mode est interdit par le Règlement belge de (86o.
TOQUET. Ajoutex : — HIST. xm' S. Leur maison qui siet vers Fontaines au toket de le [la] rue ki monte vers le [la] grange de l'ostellerie, Charte du Vermandoit, dans Éibl. des ch. (874, xixv, p, 443 (le toket, le sommet, la coiffure dite tokêt étant sur le somiii$t de la tête).
t TOQCOTS (to-ko), ». m. pi. Nom vulgaire de 1* digitale pourprée.
\ TORCHER (tor-ché), ». m. Le torcher est celui qui fait des murs et autres constructions en torchis, Dict. des contrib. dix. (88(.
TORCHIS. — HIST. AjouUx: \\ xiV 8. Et avéra clôture de mur et de torchis ((303), varin. Archive» admin. de la ville de Reims, t. u, 2' partie, p. 27.
t TORD-BOYAUl. Ajoutex ■ || 2- Composition vénéneuse destinée à tuer les rats et les souris.
t TORDKUR, Ajoutex : || 2* Dans l'exploitation do bois de flottage, ouvrier qui encoche les chantiers et les présente au flotteur, tord les rouettes et les donne au flotteur, Uémoires de la Société centrale d'agriculture, (873, p, 265. Pendant le flottage en trains, les flotteurs, approcheurs et compagnons de rivière emportent chacun onze bûches, et les tordeurs et gainisseurs chacun neuf. Arrêté du ministre de l'intérieur, 28 mai (8(8,
\ TORDION. Ajoutex : — HIST. xvf s. Et invenU la bonne dame Mille tordions advenans, CL. habot, Épitaphe (3, Œuvr. t. ii, p. 422.
f TORD-NEZ. Ajoutex : || Corde tord-nez, sorte de corde. Hôpital militaire de Versailles, fournitures pour l'année (878, ficelle forte, fouet, corde tord-nez, Journ. ofllc. (5 sept, (876, p. 79(7, 3* col.
f TOBDOIR. Ajoutex : |{ |3° Appareil à tordre le linge,
— HIST. xiu' s. Perressons de Lavanne se clamma de Jehenin, de ce que cis Jeheoins avoit un tordoir à oile en sa maison ((269), vabin, Archive! admin. de la ville de Reims, t. i, i' partie, p. 7»(.
TORE, Il 2* Ajoutex : On peut assimiler les globes fulminants chargés d'électricité à des volants détachés ou à des tores de matière raréfiée, animés d'un vitesse prodigieuse, au point de produire de la chaleur et de la lumière, h, de parville, Journ. offic. 3 août (876, p. 6870, (•• col.
■f TORMINAL. Ajoutex : || 2* L'alisier torminal. espèce dalisier. On lui préfère [à l'alisier blanc] son congénère, l'alisier torminal, à cause de ses dimensions plus fortes, h. fuciie, Ifan. de botan. forestière, p. 267, Nancy, (873.
t 2. TORNADE (tor-na-d'), ». f. Synonyme de tournade (voy. ce mot au Supplément).
fTORPIDE (tor-pi-d'), adj. Néologisme. Engourdi, engourdissant. Il y a des journées calmes, molles, torpides, b. tôpffeb, Nouv. voyages en zigxag. L'influence torpide que la théocratie exerce sur la pensée, louis blanc.
— KTYM. Lat. lorpidu»; lorp«d« a été suggéré par torpeur (voy, ce mot).
TORPILLE. Il V Ajoulex : || Torpille à espars, machine explosive portée au bout d'un long mât, d'un espars plongé dans l'eau, Journ. offic. 23 oct.
(877, p. 6937, C Col.
t TORPILLEUR. Ajoulex: || f Bateau torpilleur, bateau portant une torpille. X ces moyens de défense si l'on ajoute les torpilles, les bateaux-torpilleurs, les chaloupes canonnières, quel emploi restc-t-ii aux vaisseaux Cuirassés? r. mbmuao, Rev. des Deux-Mondes, (•' mai (87«, p. l«».
TOU
TOHOUETrK. Ajoutex : || 2* Espèce de gàtean ou pain avec des œufs ayant la forme d'une couronne. , , ,
t TORHENTIELLEMENT (to-rran-sl-è-le-man), adv. X la façon des torrents. C'était un liquide chargé d'acide carbonique qui se déversait torrentiellement sur un sol pâteux, mal consolidé, 1. VERNB, U Temps, 30 mars 4 877, Feuilleton, 4" page, 2» col.
TORTE. Ajoutex : — HIST. xiii' s. Aucun [je] cognois qui a souvent La vois malade, floibe et quasse. Se le fort vin ne l'a respasse ; Mais quant bon vin bien la conforte, Et féru l'a li filz la lorte [le fils de la vigne], Lors chante haut et lors s'envoise, GAUTIER DE coiNCY, les UtTacles de la tainte Vierge, p. 320, éd. abbé Poquet.
t TORTIL. Ajoutez : || 2° Pièce repliée sur ellemême qui entrait dans la composition de la trompette harmonique. Le tortil est long de deux pieds neuf pouces, mebsenns, Harmonie universelle, Traité des instruments, v, prop. xxi. || Nom d'une rallonge adaptée au trombone. Depuis [Mersenne] il [le trombone] n'a pas changé de forme, sauf une rallonge qu'on appelait le tortil, qui faisait baisser l'instrument d'une quarte; c'était un tube faisant deux ou trois tours sur lui-même et qui s'insérait dans un des joints du trombone, léon pillaut, Joum. offic. 7 févr. (876, p. (093, 3' col.
t TORTILLARD. Ajoutex : || 2° Adj. Bois tortillard, bois dont les fibres sont enchevêtrées.
t TORTILLEUSE (tor-ti-lleù-z', Il mouillées), t. f. Femme qui tortille, qui emploie de petits manèges. L'on mettra, dit-on, auprès de la princesse de Conti une dame de plus grande qualité que Mme de Vibraye ; on parle de cette petite tortilleuse do Senneterre, sév. à Urne de Grignan, 40 janvier 4<su, dans Lettres inédites, éd. Capmas, t. II, p. 77.
TORTILLON. Ajoutex : || 6" Tours et détours. Il n'y avait si pauvre banni qui ne dessinât les tortillons d'un jardin anglais dans les dix pieds de terre ou de cour qu'il avait retrouvés, chateaub. Vém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. ii, Années de ma vie (802 et 4 8u3, châteaux, etc. i| 7° Petit rouleau de papier servant à l'estompe. J'aime moins le portrait de femme qui est de profil et qui tourne le dos ; il y a là un peu trop d'exécution, et la simplicité de l'effet est compromise par des tours de force d'estompé et de tortillon, arth.
BAIGNÈRES, Joum. OfjiC. 28 avril 4877, p. 3447, 3* col.
TORTUEUX. — HIST. Ajoutex : xii' s. Se tôt ce ke balte chose est et tortueuse sozmettons à la raison de la foit..., Job, p. 495.
t TOSAFHISTE (to-sa-fi-sf), (. m. Auteur de tosaphuth. X la tête des tosaphistes du Talmud, comme à la tête des tosaphistes bibliques, se trouve le graud nom de Raschi, renan, Uist. lilt. de la France, t. xxvii, p. 443.
t TOSAPIIOTH (lo-sa-fof), s. f. Nom hébraïque des gloses, des postilles, renan, IHsl. litt. de la France, t. xxvii, p. 444.
t TOTALISATEUR. Ajoutez :\\S. m. Indice qui donne le total au haut des colonnes d'un tableau. X la partie supérieure de ce tableau se trouve le totalisateur, qui, au fur et à mesure des mises diverses, en indique le total, Gaz. des Trib. 4 2 avril
TOTON. — ÊTYM. Ajoutex : Les Anglais disent teetotitm, c'est-à-dire : le T emporte tout.
fTOCAREG (tou-a-règh'), s. m. Nom d'un peuple qui habile le Sahara. || Alphabet touareg, dit aussi tiffinagh, alphabet de ce peuple, Joum. offic. 6 août
(872, p. B4U2, 2' COl.
12. TODC (touk'), t. m. Canal, égout qui conduit des maisons les eaux sales aux rivières. Des ouvriers en creusant un touc à Nantes, le Temps, « févr. (877, 3* page, 3« col.
t TOUCHABLE. Ajoutex : Il y a ce qui n'est ni visible, ni touchable, malh. Lexique, éd. L. Lalanno. || On dit mieux tangible.
t TOUCHEMEXT. Ajoutez : || %• Action de toucher, de recevoir une somme d'argent. Qu'il est de notoriété qu'en province, la remise momentanée dos titres aux agents de change pour le touchement des coupons exige un temps plus ou moins long, Gax. des Trib. 3 juin (877, p. 636, 3* col.
1. TOUCHER. Ajoutez : \\ 48' Terme de procédure. Atteindre. Elle [la Cour] a déclaré valablement excusés MM.... qui justifient de leur état de maladie, MM.... qui n'ont pas été touchés par la nolillcallon, Gaz. des Trib. 4«-(7 nov. 4874,
TOU
p. 4 4 03, 3* col. Que nulle demande en livraison n'ayant touché la compagnie du chef de M..., destinataire, celle-ci ne peut être constituée en faute par le seul fait d'avoir conservé ultérieurement la marchandise dans ses magasins, ib. (2 déc. (874, p. (490, 4' col. Considérant que. .. il n'apparatt pas que B..., avant son décès survenu à la date du 27 du même mois, ait été touché d'aucune mise en demeure, ib. 43 jauv. (875, p. 38, 2» col.
tTOUEUSE (tou-eû-z'), adj. f. Terme de marine. Ancre toueuse, ancre à l'aide de laquelle on se toue (voy. toueux).
— REM. Au mot BOUEUX, on lit ancre boueuse ou de toue; c'est une erreur; il faut lire : ancre toueuse. Cette faute, reproduite par tous les Dictionnaires, remonte au Dictionnaire de Trévoux (note de MM. Darmesteter et Hatzfeld).
t TOUILLAGE. Ajoutex : || 2° Brassage, manipulation des fécules, pour les nettoyer et les blanchir. Il 3" Opération qui consiste à faire arriver l'eau d'égout sur une aire plane, bien battue; on étend de la paille sur cette aire; et on fait couler très-lentement de l'eau sur cette paille maintenue par des piquets.
t TOUILLE. Ajoutex : — REM. C'est le squalus cornubicus ; on écrit aussi touil, qui est masculin.
t 2. TOUILLE (tou-ir, Il mouillées), s. f. Pelle en bois, pour le touillage ou manipulation des fécules.
t TOUILLE-BOECF. Ajoutex : — ÉTYM. Il touille (agite, salit l'eau), le bœuf (de mer), ueunier, les Composés qui contiennent un nerbe à un mode personnel, f. 443.
t TOUILLER. Ajoute: : \\ 2* Touiller les fécules, les brasser pour les nettoyer et blanchir.
TOUPET. Ajoutex II : 5- Populairement, partie de toupet, rixe oîi l'on se prend aux cheveux. De là les parties de toupet, les yeux pochés et tout ce qui s'en suit, Cahier des plaintes des dames de la Halle, t. Il, p. 8, 4 789, dans ch. nisard, Pamtonismes, p. (98.
2. TOUR. Il 1* Ajoutex : \\ Fait au tour, au propre, fait avec le tour. Nous ne ferons que citer les vases en terre cuite faits au tour, seule, Ke». des Deux-Mondes, 4" mai 4 872, p. 28. || 34" Par tour, l'un après l'autre, successivement. Elles iront à la messe par tour, boss. Règl. \'\ 35° Terme de lapidaire. Tour de roue, manœuvre qui consiste à arrêter la roue progressivement, afin que le poli soit vif et net, chriten. Art du lapidaire, p. 482. Il 36° En Normandie, tour de carreau, pressoir à cidre, mù à l'aida d'un manège à cheval, dont la roue, pleine et en bois, tourne dans une auge circulaire, dite carreau parce qu'elle est en pierre de taille. Une maison à usage de demeure, cellier à côté, pressoir, tour de carreau pour le pressoir, le Nouvelliste de l'arrond. d'Avranches, 4 9 août 4 877, aux Annonces.
— REM. On a beaucoup disserté sur le sens propre et l'origine de tour du bâton, pour signifier un profit secret et abusif. L'explication est dans l'historique. Là on trouve aux xiv° et xv° siècles des exemples oii figure tour de baston ou du baston, et oii le sens est maniement habile, adroit du bâton. De ce sens il n'a pas été difficile de passer au sens de ce genre d'habileté qui assure un profit abusif.
t TOURACHE (tou-ra-ch'), s. f. Nom d'une race bovine. La Saône et l'Oignon, rivières sur les bords desquelles vivent deux races bovines comtoises importantes, la femeline et la tourache, HEUZÉ, la France agricole, p. 8. || On trouve aussi tourrache. La sous-race dite tourrache a une robe froment foncé; elle est moins agile et s'engraisse moins aisément, ID. ib. carie n° 32.
f TOURAILLON. Ajoutex : Les radicelles d'orge germée ou de malt préparé pour la fabrication de la bière.... appelées en France louraiilons, parce qu'elles se détachent du grain malté, après qu'il a été soumis, sur la touraille, à la dessiccation,
BEYNAL, Méin. d'agr. etc. 4870-7(, p. 425.
t TOURBETTE (tour-bè-f), s. f. La sphaigne (voy. ce mot au Supplément), Dict. des sciences naturelles, Paris, 4 827, t. i, p. 4 90.
— ËTYM. Diminutif de tourbe.
t TOURBILLONNÉ, ÊE (tour-bi-Iloné, née, II mouillées), part, passé de tourbillonner. Battu par un tourbillon. Les blés inégalement versés, tourbillonnes, V. GILBERT, fultel. SOC. centr. de l'agricult.
t. XXXVI, p. 468.
I — HEM. Tourbillonner a été employé activement
TOU
par Mme de Sévigné et Fléchier (voy. tourbillou- NER au Dictionnaire).
TOURBILLONNER. Ajoutex : || B° V. réfl. Se tourbillonner, être mû par un tourbillon. La poussière est chose importune en lieu découvert; jugez ce que ce peut être sous cette caverne oii la poudre se tourbillonne en soi-même, et, n'ayant pas oii sortir, retourne contre ceux qui la font émouvoir, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HIST. XVI* s. Tourbillonner estoit faire grand vent, GEOFF. TORY, Des lelt. att.
t TOURDRE (tour-dr'), s. f. Espèce de grive La grive et ses congénères, tels que trides et tourdres [écrit à tort thourdres|. Arrêté du préfet de la Lozère, dans Gaz. des Trib. (4 avril 4876, p. 366, 2° col.
— ÉTYM. Autre forme de lourd (voy. tourd a). L'r est épenlhétique, comme dans esclandre, pieuvre, etc.
TOURILLON. — HIST. Ajoutez : xiif s. Il descendi dou mur et dou donjon, Vint au guichet erramment à bandon, La clef embat dedens le torillon, Gaydon, v. 8696.
t TOURISME (tou-ri-sm'), s. m. Goût, habitude de touriste. On sait que le tourisme scientifique a suscité chez les femmes une très-active curiosité, Joum. offic. 44 juill. 4872, p. 4000, 3° COl.
TOURMALINE. Ajoutex ; — REM. Malgré l'assertion de BufTon, il y a des tourmalines noires qui sont parfaitement opaques.
t TOURMENTEUR (tour-man-teur), t. m. Celui qui tourmente.
— HlST. XVI' s. Je ne suis accompagné de furies, harpies et tourmenteurs de monde, pour me faire creindre avant le combat, louise labé. Débat de folie et d'amour, Disc, i. Œuvres, p. 9.
— ETYM. Tourmenter; esp. tormentador ; ital. tormentatore.
t TOURNADE (tour-na-d'), s. f. Synonyme de tornado (voy. ce mot au Dictionnaire). Il s'agit de savoir si, oui ou non, les cyclones, tournades, trombes, ouragans, sont un mouvement ascendant ou descendant, h. de parville, Joum offic. 27 nov. 4 873, p. 7242, 4" col. || On dit aussi tornade. La vitesse de 4(2 milles qui est accusée est supérieure à celle d'une tornade qui va à raison de (00 milles à l'heure, enlevant tout, arbres et maisons, sur son passage, Joum offic. (3 avr. 4874, p. 27(0, 3° col.
— ÉTYM. Tourner.
t TOURNAILLE (tour-nâ-11', II mouillées), s. f. En Lorraine, tournaille de champ, bout de champ qu'on est obligé de cultiver d'une certaine manière; l'attelage y tourne, la charrue n'y pouvant tourner, eug. ROLLAND, iJomonto, avril 4 876,
t TOURNANTE (tour-nan-f), s. f. Ganse qui entoure l'épaulette, et de laquelle partent les franges ou les graines d'épinard. Les capitaines majors portent, en outre, les marques distinctives de leur emploi, savoir : le corps et l'écusson des épaulettes en or; les tournantes et les franges en argent, Instr. de la guerre du 4 3 avr. 4 876.
t TOURNASSEUR (tour-na-seur), s. m. Terme de potier. Ouvrier qui fait le tournassage. Je saii que les ébaucheurs, mouleurs, tournasseurs, et en général tous les ouvriers potiers aux pièces..., Enquête, Traité de comm. avec l'Anglel. t. vi,
t TOURNE. Ajoutez :\\3' Nom, dans les Alpes, d'amas de grosses pierres rangées en façon do saillant d'un bastion. Derrière ces tournes, on provoquerait le retour de la végétation arbores cente, en empêchant les chèvres de manger les jeunes pousses, viollet-le-duc, le XIX' siècle, 4 0 sept. 4 877, 3° page, 6« col.
f TOURNEDOS. Ajoutex : || 2° Terme de cuisine. Nom donné à une certaine manière d'accommodei le filet de bœuf servi en beefsteaks ; ainsi di« parce que le bœuf ainsi découpé n'est pas présenté sur la table, mais circule tout de suite derrière les convives. Enfin, elle se décida pour uu simple tournedos, des écrcvisses, des trufles, une salade d'ananas, des sorbets à la vanille, o. Flaubert, l'Éducation senlim. t. I, p. 374.
TOURNÉE. Il 4° Ajoutex :|| Volée de dards, de traits. Us [les Australiens] commencent au signal convenu, et échangent plusieurs tournées de zagaies, que chacun évite de son mieux avec sork bouclier, Joum. offic. 4 9 juill. 4 872, p. 493&,
— REM. H. Gui fit tant par ses tournées..., ch. DE SÉVIGNÉ, à Mme de Grignan, 27 août 4S»o,
TOU
dans Lttt. inédites, éd. Capmas, t. ii, p. 464. C'est bien tournées que porte lo nouveau manuscrit des lettres de Mme de Sévigné ; mais il n'est guère douteux que ce ne soit une mauvaise lecture du copiste qui a écrit le manuscrit. Déjà H. de Monmerqué avait changé tournées en journées; avec raison : faire par ses journées est en effet une locution fort usitée encore au xvn' siècle (voy. joub- NKE, n' 6), tandis que faire par ses tournées n'est pas connu d'ailleurs.
TOCRNKLLE. — HIST. || XVI" S. Ajoute! : Nos pères ont très sagement ordonné que la chambre criminelle des parlements changera de trois en trois mois, qui pour ceste cause s'appelle tournelie, parce que tous les juges des autres chambres y jugent chacun en leur tour, bodin, Itépublique, IV, 6.
TOURNEMAIN. Ajoutez ; — REM. Il est dit dans l'article qu'aujourd'hui tournemain est abandonné pour tour de main. C'est une erreur. Tour de main signifie un acte d'adresse exécuté avec la main; et tournemain, l'action de tourner la main. Aussi, quand on veut exprimer quelque chose qui se fait vite, il faut dire : en un tournemain, et non : en un tour de main.
+ TOCRNE-PIERRES (tour-ne-piè-r'), ». m.
Genre d'oiseaux échassiers, de la famille des bécasses ; ces oiseaux ont un bec dur à la pointe, avec lequel ils retournent les pierres des rivages pour y chercher les petits crustacés.
TOURNER. Ajoutez :\\SS° Neutralement, commencer à s'allonger d'une manière un peu marquée, en parlant des jours. Les jours, comme on dit au village, les jours avaient tourné, M"* DE GASPARIN, dans STE-BEUVE, Nouv. lundis, t. IX {Mlle Eugénie de Guérin et Mme de Gasparin, i).
t TOURNE-SOC (tour-ne-sok), s. m. Sorte de charrue. Les charrues pour labour à plat, le tourneereille ou le tourne-soc de Picardie, Journ. offic.
22 août 1873, p. B542, 3* Col.
fTOURNETTE (tour-nè-f), s. f. Synonyme de bobine. Nous employons au bobinage du fil, pour dix tournettes ou bobines, une femme gagnant de 4 fr. 20 à 4 fr 5o par jour. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 345.
t TOURNifiRE (tourniè-r'), s. f. Terme d'agricultuie. Espace réservé pour faire tourner la charrue au bout du sillon; synonyme de chaintre.
— RTYM. Tourner.
TOURNIQUET. || 12* Ajoutez :\\Eng\n de jeu, monté sur un pied et portatif ou fixé au mur, dans lequel une plume tournant va se fixer sur un numéro, qui gagne. Bec-salé, dit Bois-sanssoif, était allé chercher le tourniquet sur le comptoir et jouait des consommations avec Coupeau....la plume du tourniquet grinçait, l'image de la Fortune, une grande femme rouge, placée sous verre, tournait, e. zola, l'Assommoir, ch. x. || Jeu de tourniquet, dans les fêtes publiques, sorte de prisme triangulaire, en charpente, posé horizontalement sur pivots, et à l'extrémité duquel on place des prix qu'il faut atteindre en montant à l'autre bout et en suivant le tourniquet dans toute sa longueur. Il 13° Tourniquet de ligne de pêche, moulinet sur lequel s'enroule la ligne, pour la lâcher au besoin.
TOURNOIS. — HlST. Il xvi* s. Ajoutez : Si le mary n'est riche à l'equipoUent, voire beaucoup plus (car, selon l'opinion des femmes, le tournois d'elle vaut le parisis), sa femme le méprisera comme moindre qu'elle [le tournois valait un cinquième de moins que le parisis], guy coquille. Dialogue sur les causes des misères de la France, Œuvres, éd. de 1666, t i, p. 427.
TOURNURE. Ajoutez : jj 9' Action de façonner au tour. Autrefois, l'industrie des bronzes, à Paris, était constituée par ateliers d'ensemble, dans lesquels s'exécutaient le moulage, la fonte, la tournure, la monture, la ciselure, la dorure. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. ii, p. <40.
TOl'RTKAU. Ajoutez : || Proverbe. Faire de la pâte le tourteau, locution équivalant à faire de la terre le fossé (voy. fossé), et signifiant tirer de la chose même de quoi subvenir aux dépenses néces- Miires pour l'entretenir.
TOUT. Il SB" Ajoutez : || Tout le plus, autant qu'il est possible. M. Nicole avait devant lui saint Chrysostome et Bèze, ce dernier afin de l'éviter ; ce qu'on a fait tout le plus {u'on a pu, bac. Lexique, éd. P. Mesnard.
t TOUT-BLANC (tou-blin), ». m. Nom vulgaire du narcisse multiflore.
t TOUT- VENANT. Ajoutez : || 2* Se dit aussi des
TRA
écorces et tans. Châtaignier, tout-venant, les 1 luou kil. 75 fr. ; extrait de tanin do châtaignier, 32 fr. les 100 kil., Journ. o/Jlc. 27 mars )87«,p.ai73, 3' col.
t TOXICITÉ. Ajoutez : \\ 2* Non-toxicité, voy. NON -TOXICITÉ au Supplément.
t TOXICOPIIORE (to-ksi-ko-for'), ad;. Qui porte un venin. Poissons toxicophores.
— Etym. ToÇixiv, poison, toxique, et copie, qui porte.
t TOXODON (to-kso-don), l. m. Nom d'un animal fossile. Parmi les pachydermes [fossiles du Brésil], il[M.Liais]cilelc toxodon, variété d'hippopotame, Journ. offic. 30nov. 1873, p. 7337, ("col.
— FTYM. ToÇov, arc, et iôoù;, oô6vto<, dent.
t TRABAC (tra-bak'), s. m. Dans le quartier de Cette, nom d'un filet fixe pour la pêche, Statistique des pêches marilimei, IS74, p. 116.
— ETYM. Ce mot parait tenir à l'ital. trabacca, tente.
t TRACE-ROULIS (tra-se-rou-li), ». m. Instrument inventé par l'amiral Paris et servant à tracer le roulis d'un navire, Journ. offic. 7 avr. 4877,
p. 2720, 2* col.
t TRACEUR. Ajoutes: \\ 2" Terme de mécanique. Engin qui trace les indications d'un appareil indicateur. L'indicateur proprement dit, c'est-à-dire les cylindres, piston, ressort et traceur, ne diffère pas des indicateurs ordinaires; seulement le papier est continu et enroulé sur deux bobines semblables à celles des appareils télégraphiques, MALLET, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii,
t TRACE-VAGUE (tra-se-va-gh'), ». m. Instrument inventé par l'amiral Paris et servant à tracer le mouvement des vagues, Journ. offic. 7 avril
(877, p. 2720, 2" COl.
t TRACTARIANISME (tra-kta-ri-a-ni-sm'), ». m. Doctrine des tractariens (voy. ce mot au Dictionnaire). Pusey, professeur d'hébreu à Oxford, l'un des promoteurs du mouvement religieux qui s'est manifesté depuis (833 au sein de l'Ëglise anglicane; ce mouvement appelé tractarianisme..., Journ. offic. 20 mars 4877, p. 2194, 3» col.
t TRACTATION (tra-kta-sion), s. f. Action de traiter une affaire, de mener une négociation. Passé la tractation du marché, je n'y suis pour rien, Journ. offic. 30 juill. 4872, p. 5220, 3- col.
f TRAC l'EUR (tra-kteur), ». m. Mécanisme qui produit une traction. Une locomobile à vapeur à trois roues, de la dimension d'une voiture ordinaire, ayant à son arrière un crochet pour remorquer un wagon de voyageurs.... ce tracteur est parti le 7 courant de Lyon ; son conducteur a couché à Cluny et se rend au Creusot, la ilifpubJ. franç.tioci. 4876.
— Etym. Voy. traction.
t TRACTION. Ajoutez : || 2° Dans les chemins de fer, le service de la traction, tout ce qui concerne la mise en mouvement des wagons.
t TRADITIVE (tra-di-ti-v'), ». f. Chose apprise par tradition. Tout ce que la Fable nous dit de ses dieux et de ses métamorphoses est impossible, et ne laisse pas d'être croyable par l'opinion commune et par cette vieille traditive, qui nous a accoutumés à en ouïr parler, CORN. Disc.de latrag. Les Indiens ne savent l'histoire de leur nation que par la traditive de leurs pères, fubetière, Dict.
t TRADUCTIF, IVE (tra-du-ktif, ktiv'), adj. Néologisme. Qui a la faculté, le pouvoir de traduire. Pour la littérature, c'est indiscutable, puisqu'elle est l'instrument traductif et transmissif de l'esprit humain lui-même, bûrgeh, Salons de 4864 à 4868,
t. Il, p. 476.
— ÉTVM. Voy. TBADUCTION.
t TRAFIQUEUR (tra-fl-keur), ». m. Celui qui
trafique.
— HIST. ivi* s. Ce fut luy [Perrez] qui le premier fut médiateur et traffiqueur des amours d'entre ladicte princesse de Deboly et le roy [Philippe II], BBANT. Cap. estr. Dom Juan d'Autriche.
TRAGÉDIEN. — llisr. Ajoutez : xv* S. Picardie, Champaigne et Occident Doivent, pour plorer, acquerre Tragédiens, Arethusa rcquerre Qu'en eaue fut par plour convertie, e. desch. Poés. mss. !• 44, 3" col.
TRAIN. Il 11* Ajoutez ; Un train de bois se compose de 2 parts, de 4 8 coupons, de 72 branches et de 676 mises, maxime du camp, Rev. des Deux Mondes, 4" nov. 4867, t. lxxii, p. 475. ||23* Petits trains, s'est dit pour petits ouvrages à la main destinés à un usage religieux. Vendre chapelets, oraisons. Petits trains, petits reliquaires. Cordons, ceintures, scapulaires. Harangue des habitants de
TRA
&'arc«U«( au roi, 4733, dans CH. nisard, Parinanismes. p. au3.
TRAINAGE. Ajoutez : |{ 2* Terme d'eiploiutioo houillère. Mode de tran.sport dans lei mines i l'aida de bennes posées sur des patins ot auxquelles le* tralncnrs sont attelés.
TRaINK. Ajoutez : Il 10* Portions traînantes de végétaux comparées à des queues de robes. Il y • des réduits voilés par les traînes des passillores, MADAME DE GASPAHiN, Bande du Jura, u, Premier voyage, 2' éd. Paris, 4865.
TRAÎNEAU. Ajoutez : || 16* Nom Tulgaire de la clématite vigne blanche.
TRAÎNÉE. — lilST. jj XVI» S. Ajoutez : (Une jatte] toute pleine d'eau scigncusc, tripes, amers, escaillcs de poissons [jetés sur U robe d'un amoureux ridicule], si à point que vous l'eussiez dit estre une traînée [appât disposé en traînée] pour les escoufics et pycs. Œuvres fdeétitutet de Notl Du Fait. Paris, 4874, t. I, p. 43o.
t TRAÎNlftHE (trê-niè-r'i, ». f. Sorte d'embarcation du pays basque. Ne pouvant sortir du port avec une barque, à cause de la violence des vagues, les marins basques chargèrent sur leurs épaules une longue tralnière, et la transportèrent en suivant la crête des rochers, jusqu'en face du point 011 s'échouait le Saint-Pierre; là, ils mirent leur tralnière à la mer et abordèrent le navire, Journ. offic. 28 février 4877, p. 4540, 4" col.
TRAIT. Il 2* .4;ou(e»:|| Cheval de trait, cheval qu'on attelle. Tous les chevaux de trait, gros trait et trait léger, bocher, Happorl à l'Assemblée nat. n'49io, p. 7.
TRAITABLE. Ajoutez ; — HIST. xu« s. X toi bons ert [Jésus sera] dous et traitables. Et au [sic] mauves espoentables, macé. Bible en t><r», ^ 408, 2* col.
t TRAÎTREMENT. Ajoutez : Tuer un homme de bien, et le tuer poltroncment et trallrement, c'est mettre le crime si haut qu'il ne puisse aller plus avant, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t TRAÎTREUX. Ajoutez : — REM. Ce mot n'est pas seulement de Saint-Simon; il se trouve aussi dans Mme de Sévigné : Je vous avoue, ma bonne, que je suis surprise de celte colique trattrcuse, qui vous a prise au milieu de votre repas, d Mme Grignan, 44 fév. 4 680, dans LtUre* inédites, éd. Capmas, t. ii, p. 97.
— HIST. Ajoutez : Il xvi" 8. Childebert, roy d'Austrasie, qui, pour venger la traistreuse mort du roy Sigebert son père, mettoit toutes pièces en œuvre envers le roy Contran son oncle, est. pas- QuiER, Rech. V, 25.
t TRAJECTION (tra-jè-ksion), ». f. Terme de rhétoriqne. Trajection des épilhètes, se dit. dans Eschyle, du transport de l'épithôteà un substantif qui semblerait ne pas la comporter, weil. Revue critique, 46 janv 4876, p. 4».
— ETYM. Lat. trajectionem, transposition ou hyperbate, de trajicere (voy. trajectoire).
t 4. TRAM (tram'), ». m. Nom, en Cocbinchine, d'un grand arbre dont l'écorce, détachée en larges écailles, sert à former la toiture des cases de» indigènes, L. delaporte, Rev. des Deux-Mondes,
(6 sept. 4 877, p. 434.
t 2. TRAM (tram'), ». m. Abréviation de tramway. Le parcours des trams, Journ. offic. 26 mars
4877, p. 2455, 3' COl.
t TRAMAGE (tra-ma-j'), ». m. Action de disposer les fils des trames. Les préparations qui précèdent le tissage (bobinage, ourdissage, parage, tramage) reviennent, en Angleterre, à 2 pour o/o; en France, à 4 pour 0/0, Enquête, Traité de commerce avec l'Angleterre, t. v, p. 222. Le tramage est fait par des femmes..., ib. p. 223.
t TRAMAILLÉ, ÉE (tra-ma-llé, liée. Il mouillées), adj. Terme de pêche. Fait en tramail. Les dragues et les seines tramaillécs traînantes qui servent à prendre les crevettes pour appâts..., Journ. offic. 7 avril 4873, p. 7459, 3' col. Le même que Irémaillé (voy. ce mot au Dictionnaire).
t TRAMIXER (irami-né), ». m. Nom, dans Saône-et-Loire, d'un cépage, dit aussi gamet commun, les Primes d'honneur, Paris, 4 87.1, p. 378.
fTR.iM-WAY. Ajoutez: Les tram-ways sont des chemins de fer à traction do chevaux, ce que nous désignons en France et notamment i Paris sous le nom de chemins de fer américains ; il est probable que le mot detramway finira par passer dans la langue et par y devenir aussi familier que ceux de rails, wagon, tender, etc., qui ont depuis longtemps reçu leurs lettres do naturalisation
Jour», offic. 47 fév. 4 873 p. 4 459, 3« CoL
TRA
— fiTYM. ijovtex : Le Journal ojjinel dit : «Vers 1767, on remplaça ces plateaux [de bois] par d'étroites barres de fonte creuses ou munies d'un rebord latéral, de manière à guider les roues des wagons; ces barres reçurent le nom de Irams, et les voies ainsi formées celui de tramvays,^ 1i sept. t874, p. 6i94, 3' col. Mais, d'après M. Pélilleau, l'étymologie est tout autre; c'est une apbérèse pour outram-way, Oulram étant le nom du premier qui établit ces sortes de voies ferrées. On lit, en effet, dans le n" 6 des Royal readers, f. (9) {ihe Royal school séries) édité par T. Nelson and sons, London, Paternoster Kow, Edinburg and New- York, (874 : « <80l, un chemin à rails de fer ou tram-road, partant de la Tamise à Wandsworth, faubourg occidental de Londres et allant à Croydon situé dix milles au sud, fut fait avec la sanction du parlement. Le nom de tram-road est dit une corruption de outram-road, qui reçut ce nom d'après M. Benjamin Outram (père de sir James, le général indien), qui, en (800, améliora grandement le système des voies à rails en Angleterre, où jusqu'alors on n'employait que do grossiers rails en bois et des rails en fer imparfaits, surtout pour le service des mines, bien avant Outram. »
TRANCHE. Ajoutex:]] 15» Se dit de lignes séparant les coupes dans un bois.
TRAN'CHER. — ÉTYM. ÀjoiUei : En confirmation de l'origine de trancher dans le latin truncare, on doit citer la forme troinchier : xiii" s. Et si lor en feroit toz les manbres troinchier, Floovant,
TRANCHOIR. Ajoulei : || B* Terme de zoologie. Genre de poissons squammipennes, ainsi nommés i. cause de la forme de leur corps, mince et cintré en faucille.
t TRANELLE (tra-nè-l'), ». f. Nom vulgaire du trèfle rampant.
f TRANSACTIONNEL. Ajoutex : Vous remarquerez que le projet que le gouvernement vous a adressé est un projet transactionnel, Journ. offic. 6 avril (873.
tTRANSACTIONNELLEMENT(tran-za-ksio-nè-leman), adv. Par voie de transaction. Une proposition ayant pour objet de réglfcr transactionnellement, par une sorte de forfait, le litige, Journ. of/ic. s avril (873. Un acte aux termes duquel les époux F.... reconnaissent devoir à A.... la somme de 2,200 francs pour reliquat fixé transactiounellement de tous comptes en principal, intérêts et frais. Gaz. des Tribunaux, 26 fév. (876, p. )94, 3' col.
t TRANSCASPIEN, lENNE (tran -ska- spiin , spiè-n'), adj. Qui est au delà de la mer Caspienne. Le gouvernement russe vient de faire publier une série de règlements pour l'administration du territoire transcaspien, Journ. offic.
TRANSCENDANCE. || Ajoutez : La transcendance de Dieu, état de Dieu hors du monde et hors de ce que le monde contient, placé en dehors et au-dessus, par opposition au panthéisme, qui fait Dieu immanent au monde.
t TRANSCENDANTISME (tran-ssan-dan-ti-sm'), 1, m. Néologisme. Goût, recherche des idées transcendantes. Les orages nécessaires d'une telle organisation [celle de Fromentin], les passions dévorantes de nouveau, de couleur, d'originalité, de transcendantisme, selon le mot de l'école romantique, qui ont pu embraser ce cerveau exceptionnel, E. BEBGERAT, Joum. offic. t* OCt. (876, p. 749r>, 2' col.
+ TRANSFÉRABLE (tran-sféra-bl'), adj. Qui peut Être transféré. Nous ne voyons pas pourquoi un billet de chemin de fer, dont le prix a été payé d'avance, ne serait pas aussi transférable qu'un timbre-poste, Joum. offic. t déc. f876, p. 9996, »• col.
TRANSFERT. Ajoutez : Il 4* Il se dit quelqueibis, au Itou de transfèrement, en parlant de prisonniers. Le transfèrement a généralement lieu dans les voitures publiques de la localité.... ce mode do transfert, considéré dans son ensemble, constitue un grand progrès, vicomte d'hausson- VILLE, Joum. oflic. 21 août 1874, p. 6037, 3« col.
TRANSFIGURER. — HIST. il;oulei : xif s. Circes, icele qui tant sot, Qui les homes transfigurot, BENOIT DE SAINTE-MORE , Rotnan de Troie,
t TRANSFORMABLE (tran-sfor-ma-bl'), adj. Qui peut être transformé. L'osmium cristallisé parfaitement pur, c'est-à-dire complètement transformable en acide, h. sainte-claire deville et db-
TRA
BRAY, Aead. des scienc. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. 927. Ces éléments transformables et que "l'on a nommés pour cette raison éléments transitoires, Rev. horticole, f fév. (875, p. 43.
t TRANSFORMATEUR, TRICE (transformateur, tri-s'), adj. Qui a la puissance de transformer. L'activité transformatrice, }. bécuamp, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 227.
TRANSFORMER. — HIST. Ajoutez : XW S. En nos mimes [mêmes] devons nos trosformeir ce ke nos lisons, U Dialoge Grégoire lo pape, (876,
TRANSGRESSER. — HIST. XV' S. Transgressant et allant forméement contre les edis et estatuz de ladite ville [Abbeville], Recueil des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 236. || xvi» s. Ajoutez : Voicy tant d'ans je te sers, et jamais je ne transgressai ton commandement, Luc, xv, 29, Nouv. Testament, éd. Lefebvre d'Étaples, Paris,
TRANSGRESSION. — HIST. Ajoutez : XIII' S. Trop firent grant transgression Cil qui l'avoient enfouie [une image], gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. ( 2( , éd. l'abbé Poquet.
t TRANSITIONNEL, ELLE (tran-zi-sio-nèl, nè-l'), adj. Néologisme. Qui sert de transition. Voilà un type transitionnel reliant deux genres distincts dans la nature actuelle [les semnopithèques et les macaques], gaudry, dansvooT, Leçons surVhomme, traduction de Moulinié, p. 607.
TRANSLATION. Ajoutez : \\ 8' Métaphore. Vous n'écrivez rien qui ne soit bien joint..., j'y trouve des translations ni trop hardies, ni de mauvaise grâce, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. || 9» Terme de télégraphie électrique. Transmission télégraphique efi'ectuée au moyen d'un appareil dit de translation, placé dans un poste intermédiaire et essentiellement formé de deux relais réunis; cet appareil, recevant le courant transmis par l'un quelconque des deux postes entre lesquels il est placé, ferme le circuit d'une pile locale, et envoie le courant de cette pile dans le fil de ligne qui le fait communiquer avec le second poste.
t TRANSLITTÉRATION (tran-sli-té-ra-sion), s. f. Terme de grammaire. Opération par laquelle on transcrit, lettre pour lettre, un mot écrit selon un alphabet étranger en l'alphabet latin des Occidentaux. Instituer un système uniforme de translittération des langues de l'Orient soit mortes, soit vivantes, Journ. des Débats, (4 oct. (874, 3' page,
t TRANSLUCIDITÉ. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Voyans par la translucidité de la porte cornée, HAB. Chresm. philos.
t TRANSLUMINEUX, EUSE (tran-slu-mi-neû, neù-z'), adj. Qui est au delà de la lumière ou des lumières. Puisqu'il existe une certitude mystique, que j'ai définie une conviction illettrée, translumineuse et qui exclut le doute, le r. p. lacor- DAiRE, Conférences de Notre-Dame de Paris, (844, t. I, p. 358.
t TRANSMARIN. Ajoutez : — HIST. xii* s. Un suen nevou avoit [le roi d'Angleterre], filz ert de sa seror, Loeïs transmarin l'apelent pluseor, Pur ço ke ultre mer fu norriz par maint jor, Filz Challe, rci de France..., wace, Rou, t. i, p. ((4.
t TRANSMUTABLE (tran-smu-ta-bl'), adj. Qui peut être transmué, dont la nature peut être changée. Dans la pensée de Lamarck et de Geoffroy, dans celle de Darwin et de ses disciples, l'espèce n'est pas seulement variable, elle est transmutable, de quatrefages, l'Espèce humaine, Paris, (877, p. 27.
— ETYM. Lat. Iransmutare (voy. transmuer).
t TRANSNAVIGATION (tran-sna-vi-ga-sion), ». f. Navigation qui traverse une terre par un canal, ou qui va au delà d'une mer. Bien que la proposition qui nous a été faite pour joindre la mer Océane à la Méditerranée par un canal de transnavigation, et d'ouvrir un nouveau port, Édil royal du 7 oct. (666, cité par e. changez, Yoies navigables de la France, p. 402, Paris, (855.
— ÊTYM. Lat. trans, au delà, et navigation.
t TRAN.';PERCEMENT(tran-spèr-se-man), ». m. Action de transpercer ; état de ce qui est transpercé. La décollation par le sabre, l'étranglement, la mise en croix, le transpercement par la lance, n'étaient pas les seuls modes d'exécution, BOUsyuET, le» Moeurs et le droit au Japon, Rev. des Deux- Mondes, »6 juillet (876 p. 268.
t TRANSPIRABILITE (tran-spi-ra-bi-li-té), ». f. Terme de physique. Rapport de la durée de l'écoulement d'un certain volume de liquide, par un
TRA
tube capillaire, à la durée de l'écoulement d'un égal volume d'eau distillée à la même température; c'est un équivalent plus exact de viscosité, HARO, Aead. des se. Comptes rend. t. lxxxui, p. 696.
TRANSPIRATION. Ajoutez : H 6- Exhalaison contagieuse (emploi vieilli). Comme si j'éuis quelque archétype de poltronnerie, il croit que, par une transpiration imperceptible, je la vous aie communiquée, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t TRANSPORTEUR. Ajoutex : Dans les cas de fraude prévus par l'article précédent, les transporteurs ne seront pas considérés, eux, leurs préposés on leurs agents, comme contrevenants, GaX. des Trib. 6 mars (874, p. 225, 3' col.
t TRANSVERBÉRER (tran-svèr-bé-ré, la syllabe bé prend un accent grave devant un e muet), v. a. Mot forgé du latin. Percer d'outre en outre. Le vieux père attribuait à une certaine faiblesse d'e.=;prit ce qui était le résultat des ravages intimes de rêves impossibles en un cœur que l'amour avait transverbéré, E. renan, Rev. des Deux-Mondes, (5 mars (876, p. 254.
— ÉTYM. Lat. transverberare, de trans, à travers, et verberare, frapper.
t TRAPÉZITE. Ajoutez. -Wl' Nom, à Athènes, des banquiers. M. Perrot a étudié l'organisation de ces comptoirs dans la personne des trapézites ou banquiers Pasion et Phormion, Joum. offic.
(2 juin. (876, p. 607(, ("col.
(. TRAPPE. Ajoutez .-Il 7- Planche de hêtre, dite aussi doublette, de 0",33 largeur, et 0",076 i 0»,08( épaisseur, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 79. || 8° Retraite à pigeons (voy. trie 2 au Supplément).
t 2. TRAQUE. Ajoutez : || Groupe de navires. Rade des Chartrons [à Bordeaux] : le nouveau système se composera de sept traques ou groupes de navires désignés sur le plan par les lettres A, B, C, D, E, F, G, Cahier des charges annexé au décret du (9 juin (875, Bullet. des lois, 269, p. 4(8.
TRAQUENARD. Ajoutez : || i° Petit piège portatif, dit aussi grippe-coquin, qu'on a dans la poche et qui saisit la main de celui qui y fouille indûment. Quand les brigands.... sauront que dans une infinité de poches il y a des grippecoquins si tenaces, ils ne se risqueront plus à fouiller les gens.... pour moi j'achète un traquenard, et gare à celui qui mettra sa patte dans ma poche, L. du P. Duchéne, 43' lettre, p. 6.
t TRASI (tra-zi), ». m. Nom vulgaire du souchet comestible, plante.
t TRASSOITE (tra-sso-i-f), adj. Qui a le caractère du trass. Les tufsponceux ou trassoïtes de l'Au vergue, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxiv, p. 288
t TRAUFFLE (trô-fl'), ». m. Nom vulgaire du trèfle rampant.
— ÉTYM. Autre forme de trèfle.
TRAUMATIQUE. Ajoutez : || Choc traumatique,
ébranlement produit par les grands traumatismes (opérations ou accidents), et qui détermine rapidement la mort, le Progrès médical, 2o oct. (877, p. 779.
t TRAVAÏOLE. Ce mot doit être clTacé. C'est une fausse leçon; et il faut lire tavaïolle, qui du reste est au Dictionnaire.
t TRAVERSAGE. || i' Ajoutez : Art. 29. LesdroiU de fret, ancrage, feux, phares, toues, balises, signaux, lestage, délestage, pontage, traversage et tous autres de cette nature, sous quelque dénomination que ce soit, sont supprimés. Loi du 27 vendémiaire an II contenant des dispositions relatives à l'acte de navigation.
TRAVERSE. Ajoutez : || 16' Dans l'exploitation du bois de flottage, nom donné au hêtre fendu, Mém. de la soc. centr. d'agricult. (873, p. 26o.
TRAVERSIN. — HIST. XVI' s. Ajoutez: Pour chacun millier de traversain à faire poinssons, fourny de treize cens doilles..., mantellier, Glossaire, Paris, (869, p. 64.
t TRAVETEAU (tra-ve-l6), ». m. Soliveau. Parues, soles, appuis, jambages, traveteaux, corn. Illus. III, 4.
— ÉTYM. Autre forme de travette.
t TRAVETTE (tra-vè-f), ». f. Soliveau.
— ÉTYM. Prov. travete, du bas-lat. trabetus, du lat. trabs, poutre.
t TRAVÉ, ÉE (trè-lé, iée) , odj. Trié, choisi. Elle [Ninon de l'Enclos] eut pour amis tout ce qu'il y avait de plus trayé et de plus élevé à la cour, ST-siMON, Scènes et portraits choisis, par Eug. de Lanneau, t. i, p. 2(4. L'élixir le plus trayé da toutes les dames de la cour, id. ib. t. ii, p. 6«. Une compagnie fort trayée, id. ib. t. u, p. •••
TUE
— ÉTYM. C'est évidemment une prononciation particulière de trié; on entend en effet quelques personnes dire irayer au lieu de trier. C'est mauvais; mais c'est une prononciation ancienne : Du Cange a traiare, seligere.
t TRAYEUR, EUSK (trè-ieur, leû-z'), ad;. Qui »ert à traire. Si l'on a soin d'éviter ce mélange [avec le virus dos aplitlies), par exemple, en extrayant le lait du pis au moyen de tubes trayeurs, ce lait peut toujours être consommé sans accidents, KOCART, ifém. sa:, antr. d'agr. (874, p. 373.
t THÉAZ (tré-az) ou TREZ (trèz'), j. m. Nom d'un sable marin coquillierqui sert d'engrais. .Sur le littoral [de l'Ouest], l'agriculture utilise les goémons, les cendres de varechs, la tangue, la vase de mer, le merl ou madrépores fossiles, le trez ou tréaz ou sable marin coquillier, heuzé, la France agricole, carte n' 7.
— ÉTYM. Mot bas-breton : tréai,ea dialecte léonais, Jrei, en dialecte cornouaillais, sable de mer.
TRÉBUCHER. Ajoutei : || 6» Il se dit activement aussi de la balance qui exécute l'opération du trébuchage. Elles [les balances automatiques) trébuchent et éliminent toutes les pièces en deçà ou au delà d'une tolérance de t/ioo'de grain, soit de < B milligrammes, /oum. officia août (872, p. 6707, 3' col.
— ÉTYM. Ajoutez : Provenç. ahocar, verser, renverser, noulet, sur le Glossaire de Guillaume de la Barre, roman d'aventure, p. (3. Cela appuierait fortement la dérivation de bouche ; ilal. traboceare, jeter sur la bouche, comme on a dit adenter, pour jeter sur les dents, jeter à terre.
t TRÈFE (trè-r), *. m. Nom, dans le Morvan, de la pomme de terre. Ce mot s'y prononce aussi treuffe et truffe.
— ETYM. Forme parallèle de truffe.
TRÉFILER. Ajoutez : || 11 se dit aussi d'antras
métaux que le fer et le laiton. En )863, après expériences prouvant l'impossibilité de tréfiler l'or et l'argent contenant de l'alliage, une circulaire ministérielle autorisa la tréfilerie dans les usines privées. Journal of^ciel, 28 fév. <873, p. u<8, 3' col.
TRÈFLE. Ajoutez : || t° Trèfle jaune ou trèfle des sables, noms vulgaires de l'anthyllide vulnéraire. Il Trèfle miellé, nom vulgaire du mélilot musqué. I) Trèfle des mouches, nom vulgaire du mélilot officinal. || Trèfle pourpre, nom vulgaire du trèfle des prés.
t TRÈFLERIE (trè-fle-rie), s. f. En Normandie, champ sur lequel on cultive, ou vient de cultiver du trèfle (comparez orgerie au Supplément).
— ETYM. TRÈFLE.
t TRÉFOUEL (tré-fou-èl), s. m. Dans le parler normand, grosse bûche, dite quelquefois bûche de Noël, H. KOisï, Noms de famille normands, p. 437.
— ÉTYM. Bas-lat. trifocalium, siège pour se tenir auprès du feu; de tri, trois, et focus, foyer; composition qui permet aussi Irefouel au sens de grosse bûche de foyer.
t TREILLAGISTK (trè-Ua-ji-sf, U mouillées), t. m. Synonyme de treillageur.
TREILLE. Ajoutez :\\b' Nom, en Champagne, d'un nombre déterminé de longailles, de fonçailles et de chanteaux qui représentent le bois nécessaire à la construction de 60 tonneaux de 200 litres, NANQUETTE, Expl. débit et estim. des bois, Nancy, <868, p. »7. Mesures de solidité, merrains : Champagne, la treille se compose de 65 dos de douves, de 60 poignées d'eufonçures et de 60 poignées de chanteaux; le dos contient (6 douves, la poignée est de 4 pièces, ilnnuaire dfs Eaux et Forêts, tSTi, p. 24. Il 6° Terme de tuUiste. Synonyme de maille. Le rack.... se compose d'une suite de 240 treilles pour les tulles à 8 motions, et de ;)20 pour les tulles à '8 motions; .... plus la treille est large, plus le rack est long. Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. t. iv, p. 629. Le tulle est à 8 motions, quand 4 torsions de fils suffisent pour former une treille; il est à <6 moiions, quand il faut B torsions pour une treille, ib.
t TREILLON (trè-llon. Il mouillées), s. m. Nom, dans l'Ain, de treillesmoyennes qui sont éloignées seulement de )",3oà l",50 les unes des autres, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 377.
TREIZE. Ajoutez : || 6° Populairement, la boutique à treize, boutique ambulante, ou petit bazar oii l'on vend divers objets de peu de valeur cotés au même prix, et souvent à sept ou treize sous. Bien qu'on n'eût trouvé sur sa personne ou dans son bagage que des miroirs à deux sous des
TRE
Images d'Épinal, de la sucrerie commune »t tout un stock de fanfreluches et de bimbeloteries de la boutique k treize, p». dkviblle, l'Evénement, 7 nov. (874.
TREIZIËMB Ajoutez : — HIST. XJII* 8. Et grans biens à lor glise [ilj fist, Et l'abé Martin envola Soi tresime de moines là, ph. mouskes. Chronique,
+ TRÉJASSK (tré-ja-s"), i. f. et TRPJAT (tré-ja), (. m. Nom, dans l'Aunis, d'une espèce de grive, Glost. aunisien, p. (63.
— ÉTYM. Le même que Iraye (voy. ce mot au Dictionnaire).
t TRÉ.MATER. i4;ou(ez t||Il s'emploie aussi neutraicment. Le droit de trématage est une gène pour la navigation ordinaire.... et cependant l'art. 4 de votre arrêté le concède à tout bateau porteur d'une quantité quelconque de pétrole 1 n'y a-t-il point là une porte ouverte à l'abus et tout bateau porteur de quelques fûts de pétrole ne pourra-t-il point trémater? Lettre de la chambre de comm. de Lille au préfet du Nord, du 31 janv. (873, dans Arch. de la chamb. de comm. de Lille, t. X, p. 70.
— HIST. XV* s. Les bateliers [ordonnés pour passer la rivière] garderont run l'un envers l'autre sans entreprendre en trémater le run l'un de l'autre, sur peine de paier cinq solz parisis d'amende et de rendre à cellui qui aura esté trematé l'argent qui aura esté receu, ou canoë, tremata.
— ETYM. Bas-lat. tréma, voie, sentier, qui parait être une altération du lat. (rames, sentier.
TREMBLANT. Ajoutez :\\V Pièce tremblante, pièce de bœuf cuite si à point et si juteuse qu'elle tremble quand on la touche. Nous dirons seulement par occasion, que, pour la pièce de bœuf tremblante, l'endroit le plus entrelardé de gras et de maigre est toujours le meilleur, de courtin, la Civilité française, p. t09, Paris, («»6.
t 3. TREMBLE. 'Ajoutez : Il Sonner à tremble, se dit d'une sonnerie de cloche moindre que le carillon. Primant [dans le Roman de Renart] court aux cloches, il saisit les cordes et sonne à glas, à tremble et à carillon, CH. louandre, ileti. des Beux-M ondes, 16 sept. (873, p. 43).
TREMBLEMENT. Ajoutez : || 7* Familièrement. Tout le tremblement, tout ce qui appartient à une opération, diner, emménagement, etc., avec une idée d'embarras.
t TREMBLETTE (tran-blè-f), ». f. Nom vulgaire de la brize intermédiaire.
TREMBLOTER. Ajoutez : || i' Pris activement. Il y a des peureux [dans la révolution de )83o] qui auraient bien voulu ne pas jurer [à Louis- Philippe], mais qui se voyaient égorgés,eux, leurs grands parents, leurs petits enfants et tous les propriétaires, s'ils n'avaient trembloté leur serment, chateaubriand, Mém. d'outre-tombe, t. x,
TRÉMIE. Ajoutez : || Sel cristallisé en trémies. Ne recourir qu'au sel marin bien cristallisé en trémies ou cubes, et éviter d'employer le sel dit raffiné qui le plus souvent ne l'est point et qui peut être mélangé de sel provenant des fabriques de soude et d'iode, l. besnou, Avranchin du 28 fév.
TRÉMIÈRE. — ÉTYM. Ajoutez: La conjecture do Legoarant ne parait pas fondée ; car Vallot, llortus regius, Paris, (666, p. ((4, dit : « Malva rosea, rose d'outremer ou de rremter. » Cela exclut outremer, et présente Tremier comme un nom propre.
t TRÉMISSIS (tré-mi-ssis'), ». m. Terme de numismatique. Monnaie d'or valant le tiers de l'aureus. Le ministre de l'instruction publique du royaume d'Italie vient d'acquérir pour le musée numismatique de Florence une belle monnaie d'or très-bien conservée et dont on ne connaît d'autre exemplaire que celui qui se trouvait dans là célèbre collection Trivulzio, de Milan, et qui a passé au médailler de Turin ; cette monnaie est un trémissis longobard, Journ. des Débats.
— ÉTYM Lat. 1res, trois, et os, ojsi», as.
t TRÉMOIRE (trémoi-r'), ». m. Nom, dans l'Yonne, d'un mélange d'orge et d'avoine, les Primes d'honneur, Paris, (87:), p. 3(9.
— ETYM. Autre forme de trémois {voy. ce mot au Dictionnaire).
t TREMPANT. Ajoutez : \\ i' Acier trempant, acier qui peut recevoir la trempe. M. Fremy a cherché un alliage de fer n'étant ni la fonte, ni le fer, m l'acier dur et trempant.... on peut obtenir ce métal [métal à canon] en faisant fondre une partie de bon
TUE
aeier trempant «vec trois parties de fer, b, ob pabviLLB, Journ. offie. a» janv. l»7« p. «60, «•• eol.
t TRÊMULATIOJf (tré-mu-la-iion), ». f. Terme de médecine. État de tremblement incessant. Lea accès de dellrium tremens, o6 les troubles hallucinatoires d'une vivacité extrême s'associent an tremblement de tout le corps, et à la trémulatlon générale de tout le système musculaire, Journ. offlc. (4 mars (873, p. (77s, (•• col.
— ETYM. Lat. iremulut, tremblant, de lrem«rt (voy. trembler).
t TRENCiL(trink'), f. m. Personnage allemand du xviii* siècle. || X la Trenck. Parmi les objets relatifs au neveu, c'est-à-dire à Frédéric de Trenck, figurent....un bouton de son habit de satin, d'oti vint la mode dite à la Trenck, Journ. o/pc. (Ooet. (871, p. «422, 2" col.
fTREN.NEL (trè-nël), ». m. Sorte de huche dont te fond présente des rainures, et oii on dépose las moules contenant la pâte à fromage de Roquefort, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 3ts.
THENTAIN. Ajoutez : — III8T. xn' s. L* trentin [durée de trente jours consécutifs] de saint Chariemagne, à icelui commencer le lendemain de saint Julien du Mans, trente jours durant, han- TRLLiER, Glossaire, Paris, (869, p. «5.
TRENTE. Il 4' Trente et un, ajoutet : || Fig. «t familièrement, se mettre sur son trente et un, se vêtir de ses plus beaux habits. || L'explication de M.Eman Martin, Courrier de rougeta»,("féïr. («76, p. (46, parait la véritable : trente et un étant, à ce jeu, lepoint qui gagne, on auraditque se mettre sur son trente et un, c'était mettre ce qu'on avait de plus beau. || 9* Le trente et un, le trente et unième jour du mois, dans les mois qui ont plus de trente jours. Le vieux dicton ; trente et un, jour sans pain, misère en Prusse, est encore vrai en ce qui concerne la solde de ce jour : on n'accorde qu'extraordinairement aux troupes cantonnées le supplément d'entretien et le montant du versement i l'ordinaire pour le repas du midi, Journ. offlc.
9 sept. (872, p. 6026, 2* COl.
t TRENTENAIRE. Ajoutez : || t" Obligations trentenaires, obligations dont le remboursement échoit au bout de trente ans, Journ. of^c. ("dée. (876, p. 8872, 2' col. De là l'autorisation donnée au ministre, d'après notre précédent projet, de convertir les obligations quinzenaires existant dans le portefeuille du Trésor en obligations trentenaires, Journ. ofjic. i" déc. (87«, p. 8872, 2* col.
TRENTIÈME. Ajoutez : — hwt. xti« b. Et l'autre [grain] cheut en bonne terre, et donnoit fruict montant et croissant, et rendit l'ung trenticsme, l'autre soixantiesme, et l'autre centiesme, Jfarc, IV, 8, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Ëtaples, Paris,
t TRÉPANATEUR (tré-pa-na-teur), ». m. Celui qui pratique l'opération du trépan. U n'est jusqu'ici nullement prouvé que les trépanatcurs néolithiques [de la période néolithique] aient employé le procédé de rotation, broca, Rev. anthrop.
t. VI, p. 37.
t TRÉPANO. Ajoutez ; —ÉTYM. Malais, Iripanj, DEvic, Diction, étym.
t TRÉPIDER (tré-pi-dé), «. n. Mot forgé du latin. Être en trépidation, tressauter en vertu d'un mouvement passionné quelconque. Tandis que Paris s'agite, se hâic, trépide, se remue, se passionne dans la vie à outrance, l'Ile Saint-Louis vit doucement sa bonne vie paisible, Journ. offic. 2 mai (874, p. 3064, »• col. Le fameux volume des JS»- »ay» and Reviews d'Oxford, qui fit trépider toutes les vénérables théologies de» trois royaumes, a. RÉVILI.E, ne», des Dcui-Mondes, (6 août (»75.
— ÉTYM. Lat. irepidare (voy. trépidation, qui facilite l'accès à trépider). Ce sont des créations de latinistes; les formes populaires auraient été (rotder pour treptdore, et (roidoiion pour Irepidodonem.
TRÈS. Ajoutez : Il B* Absolument. Vous êtes belle, plus que très, corn. Lexique, éd. Marty-Laveanx. Il Le même Lexique dit que les paysans des environs de Paris emploient très de cette même manière : Ce terrain est-il bonT — II ne l'est pai très.
TRÉSORIER. Ajoutez: ||8« Adj. Trésorier, trésorière, qui appartient au trésor. Le stimulant nécessaire.... manque aux administration» tréaorièrcs, yourn. offic. (4 déc. (872, p. 7772, i" col.
t TRESSALLIER (Irè-sa-lié), ». m. Nom, dans l'Allier, d'un cépage rouge, le$ Frimet d'honneur, Paria, (872, p. 257.
TRI
TRÉTEAD. — ÉTYM. Ajoutex : « Le primitif traître te trouve ; xiii' siècle : 11 a fait une table sor deus trastrps poser, Ficrahras, v. 6(02. Le trast est un plancher reposant sur la plus haute poutre, une soupente; bas-lat. Irastrum; anc. franc. : Une des poutres ou traste d'icellc maison (<480), du cange. Le Irasl est une sorte de siège : Ab tant s'en montée sus. t. trast Hon toi jorn l'ayfanta cozia. Je veux seulement faire remarquer, au sujet du mot trast, dont M. Noulet a montré l'origine [iranslrum] et la véritable signification, qu'il confirme heureusement l'ingénieuse étymologie proposée par M. Boucherie du français tréteau, » Camille cha- BANEAU, Ret>ue des langues romanes, t. vi, p. 295. En effet M. Boucherie, dans cette même revue, avril (874, p. 351, propose translellum, corrompu du lat. transliUum, qui est le diminutif de transtrum, pièce de bois longue et étroite. Cette étymologie est la véritable
t TRÉTIJVAGE (tré-ti-na-j'), s. m. Nom, dans les Landes, d'une sorte de terrassement. Lorsqu'un propriétaire aura déclaré qu'il ne veut faire aucune espèce de culture sur l'emplacement des garde-feux, le syndicat pourvoira à l'exécution et à l'entretien du terrain à l'état de terrassement généralement appelé trétinage, de manière à être toujours purgé de toutes brandes, ajoncs et autres plantes pouvant communiquer l'incendie, Enquête sur les incendies des Landes, p. 329, <873.
TREUIL. Ajoutex : || i' Pressoir. Quand l'instrument s'arrêtait pour reprendre'haleine, on distinguait les craquements du treuil où les hommes de corvée pressaient la vendange, e. fromentin, Dominique.
tTREUILLÉE (treu-llée, U mouillées), s. f. Nom, dans l'Aunis, de la vendange soumise au pressoir ou treuil, Gloss. aunisien, p. < 64. On était en train de couper la treuillée, c'est-à-dire qu'on équarissait de nouveau la vendange écrasée par la pression des machines, et qu'on la reconstruisait en plateau régulier pour en exprimer tout le jus restant, e. fromentin, Dominique.
— ETYM. Treuil.
t TRËVIN (tré-vin), s. m. Sorte de piquette. On avait jusqu'à présent exempté de tous droits de consommation, dans les villes comme dans les campagnes, ce qu'on appelle le petit vin, la piquette, le trévin, le demi-vin, toutes les boissons les plus légères, Journ. oflic. to juin (876.
— ÉTYM. Tré, du lat. très, trois, et vin : comme qui dirait tiers de vin.
t TRIANELLE {tri-a-nè-l'), s. f. Nom vulgaire du trèfle des prés.
t TRIANGULATEUR (tri-an-gu-la-teur), s. m. Ingénieur qui opère des triangulations. Triangulateur du service topographique du département d'Alger..., Bulletin des Lois, partie supplémentaire, xir série, n' 663, p. 588.
t TRIAO (tri-ô), s. m. Nom, en Champagne, des mauvais terrains, dits aussi savarts ou friches, les Primes d'honneur, Paris, t869, p. 236.
TRIBUNE. Ajoutez : — HIST. xV s. Et s'en montent à mont en la tribune, le Cérémonial des consuls, dans Revue des langues romanes, t. vi, p. 78.
TRIBUT. — Ajoutez : L'e de treii, qui est l'ancienne forme, se trouve dès le vi* siècle : trebuetur, dans mone, Mess, m, 20, ta.
t TRIBUTIF, IVE (Iri-bu-lif, ti-v'), adj. Qui appartient à la tribu, à une tribu. 11 [Dieu] fait intervenir tour à tour les harmonies élémentaires, filiales, végétales, animales, fraternelles, conjugales, maternelles, tributives, nationales, et jusqu'à celles de tout le genre humain pour former un seul homme, bernaruin de saint-pierre, la Chaumière indienne, préambule, p. 49, Paris, t822.
— ÉTYM. Le ( dans ce dérivé de tribu est justifié par l'adverbe latin Iributim, qui veut dire par tribu.
t TRIC. Ajoutex : || J* Au jeu de whist, voy. tri 4.
tTRICAGK.i/oute*: || 2* Opération par laquelle les ouvriers, prenant une à une les bûches flottées, reconnaissent la marque particulière dont elles sont frappées aux deux extrémités et forment autant de piles séparées qu'il y a de marques distinctes et d'espèces de bûches, ISém. de la société centrale d'agriculture, (873, p. 260. Une marque seule, dans chaque atelier, est quelquefois l'objet oe cinq tricages différents, ib.
t TKICËNAIRK. Ajoutez !\\»' Terme d'antiquité. Ceux qui, à Rome, recevaient trois cent mille sesterces par an, e. delaunay, Journ. offic. (8nov 18T4, p. -68«, 1" col,
TRI
t TRICHODESMIUM (tri-ko-dè-smi-om'), s. m. Genre d'algues consistant en filaments rouges, réunis en petites bottes, et qui forment à la surface de la mer des taches d'un aspect sanglant.
— Rtvm. ©piÇ, xp\xo;, cheveu, et Séis\j.r\, botte.
t TRICHOPHYTIE (tri-ko-fi-tie), s. m. Terme de médecine. Nom générique sous lequel on comprend quelques maladies cutanées à parasites végétaux. Il Développement du trichophyton, production de la teigne. Trichophytie du cuir chevelu, lailler, le Progrès médical, 20 janv. t877, p. 43.
— ÉTYM. epiÇ, rpi/èî, cheveu, poil, et çutov, végétal.
tTRICHOSCOPE (tri-ko-sko-p'), s. m. Se dit, par dénigrement, des botanistes qui donnent des noms d'espèces aux moindres nuances de formes des plantes. Ce nom de trichoscope, de compteur de poils, que les botanistes synthésiqucs lancent comme une injure aux pulvérisateurs d'espèces, planchon, Rev. des Deux-Mondes, (5 sept. (874, p. 404 (voy. pulvérisateur aux Additions).
— ÉTYM. ep'iÇ, Tpixo?, poil, et cxoTttiv, examiner.
t TRICHOSCOPIQUE (tri-ko-sko-pi-k"), adj. Qui a rapport aux trichoscopes. Les abus de l'analyse trichoscopiqne, planchon, Rev. des Deux-Mondes, (6 sept. (874, p. 4(6.
t TRICOLORER (tri-ko-lo-ré), ti. a. Donner l'aspect tricolore. Mille drapeaux levés tricolorent l'espace, Barthélémy, Némésis, au Roi.
2. TRICOT. Ajoutez : || Sentir le tricot, exposer aux coups de bâton. Je sens que cette commissionlà sent le tricot tout pur, Marivaux, le Prince travesti, I, (4.
TRICOTÉ. Ajoutez :\H' Terme d'atelier. Se dit d'une peinture qui a une apparence de tricot. C'est [un paysage de Th. Rousseau] tricoté comme un morceau de tapisserie, à point égal, bOrger, Salons de (86( à (868, t. n, p. 356.
t TRICOTÉE (tri-ko-tée), ». f. Terme populaire. Volée de coups de trique.
— ÉTYM. Tricoter 2.
t TRICOTEUR. Ajoutex : || 3' Terme d'atelier. Peintre qui fait une peinture comme un tricot. J'ai adopté M. Jongkind comme un artiste de franche race et qui contraste par son excentricité avec les patients tricoteurs d'images, bûrger. Salons de (86( à (868, 1. 11, p. 6(4.
t TRICYCLE. Ajoutex : jj 2* Sorte de charrue à trois roues.
t TRICYCLER (tri-si-klé), ». a. Labourer avec le tricycle.
t TRIDACNE (tri-da-kn'}, s. f. || 1» Espèce d'huître fort grande, très-estimée des anciens; elle ne pouvait être mangée qu'en trois bouchées. |{ 2° Genre de mollusques acéphales dont la coquille est connue sous les noms de bénitier et tuilée.
— ÉTYM. TpîSxxvo;, mordu en trois fois, de Tpi, trois, et Sdxvetv, mordre.
t 2. TRIDE (tri-d'l, s. f. Espèce de grive. La grive et ses congénères, tels que trides et tourds. Arrêté du préfet de la Lozère, dans Gax. des Trib. (4 avril (876, p. 366, ('• col.
— ÉTYM. Déformation, par métathcse, de turde. t TRIDIEN, lENNE (tri-di-in, di-è-n'), adj. Qui
dure trois jours. Eh ! comment finira la fêle tridienne? Barthélémy, Némésis, l'Anniversaire des trois jours.
— ÉTYM. Mot formé de tri, trois, et lat. dies, jours (et non du lat. triduanus, qui aurait donné triduenne. et qui vient de triduum).
t ( . TRIE. Ajoutez : Il 2° Action de trier le poisson, pour le vendre. Aucun trieur ni écoreur de service pour la trie et la livraison d'une navée de morue ne pourra manger à bord du navire pour lequel il sera employé. Extrait des délibérations du corps consulaire dé Dieppe, 25 juillet (776, dans delahais, ^o(tce historique sur l'écorage, Dieppe, (873, p. 3(.
t 2. TRIE (trie), s. f. Toute retraite à pigeons d'une autre forme que le colombier, lequel est de forme rondo ou carrée, et qui a des boulins ou trous dans toute sa hauteur; synonyme de fuie, volière, volet ou trape, guyot, dans Recueil de jurisprudence de Merlin, au mot colombier, n* xi.
t TRIÊGE (tri-è-j'), s. m. Canton de bois, lieu dit (voy. LIEU au Supplément). La vaste plaine qui nous sépare de la Seine est do nouveau remplie de travailleurs, surtout dans la partie située vers Quatre-Mares et Sotteville, oîi l'herbe est encore sur pied dans la plupart des triéges, Extr. du Journ. de Rouen, dans Journ. ogic. 3( juill. (875, p. «(4(, !• col.
TRI
— ÉTYM Voy. TRIAGE, n* 3, dont triége est une forme provinciale.
tTllIFOlRE(tri-foi-r'),».^. Terme d'archéologie, au moyen âge. Art de mettre en œuvre les pierres précieuses, de les enchâsser.
— HIST. XIII' s. Un baston d'yvoire, Ki entailliés ert à trifoire, Li chevaliers as deus espées, publié par Fôrsler, v. 397. ||xiv s. 11 estoient de fin or esmeré et aourné de très riches pierres précieuses d'uevre triphoire, du cange, triforium.
— ÉTYM. Bas-lat. triforium, de très, trois et fores, porte, parce que le triforium est primitivement une espèce de portique servant de promenoir à trois portes ouvrant sur le monastère.
t TRIFOLET (tri-fo-lè), s. m. Nom vulgaire du trèfle des prés.
— ÉTYM. Lat. tri, troi.s, et folium, feuille.
t TRIGAME. Ajoutez : — HIST. xvi« s. Les chevaliers de l'ordre de sainct Lazare.... pourront estre mariez doux fois en leur vie, et non plus; et pourront à l'une d'icelle espouser une femme vefve seulement , sans pouvoir estre trigames, ANDRÉ FAVYN, Théâtre d'honneur, t. i, p. 70», Paris, (620.
tTRIGAMMÉ,ÉE(lri-ga-mmé,mmée), adj. Terme d'antiquité. Qui présente la forme de trois gammas réunis par le pied, Journ. offic. 22 avril (876, p. 2860, 2' col.
— ÉTYM. Tpi, trois, et y«|jic.«.
tTUIGÉMELLAUlE (tri-jé-mè-llé-r'), adj. Termft
d'obstétrique. De trois jumeaux. Grossesse trigémellaire, le Progrès médical, 3 juill. (875, p. 377, 2* col.
— ÉTYM. Lat. très, trois, et jemeîti, jumeaux.
t TRWUMEAU. Ajoutez : — HlSl . xvi« s. Alors se font les Muperfetations, et alors s'engendrent le» trijumeaux, amyot. Plut. Les opin. des phil. v, (o, Œuvr. n-or. t. xxii, Paris, an xi.
fTRILINÉAIRE (tri-li-né ê-r'), adj. De trois lignes. La légende trilinéaire des Almohades, d» LONGPÉRiER, Joum. dcs savants, juill. (876, p. 438.
— ÉTYM. Lat. 'tri, trois, et linea, ligne.
t TRILOBITES. Ajoutez : Découverte d'un trilobite vivant : il [Agassiz] a trouvé à 4o lieues à l'est du cap Frio, dans une profondeur de 45 brasses, un crustacé à trois lobes et composé d'un grand nombre d'anneaux, marques distinctives des trilobites, Journ. offic. 26 août (872, p. 5688, ('• col.
— ETYM. Lat. tri, trois, et lobes.
t TRILOGUE (tri-lo-gh'), t. m. Dialogue entre trois personnes.
— HIST. XVI' s. Et au surplus ton trilogne j'ai leu Faict par bon art, de bons termes pourveu, bouchet, dans goujet, Bibl. franc, t. xi, p. 344.
— ÉTYM. Tpi, trois, et >oto;, discours.
t TRILOUPE (tri-Iou-p'), s. f. Loupe formée de trois lentilles de courbure semblable ou non, disposées chacune sur une monture tournant autour d'un point commun, ce qui permet de les superposer pour examiner les petits objets, ou de le» écarter pour voir ces objets avec chacune d'elles séparément.
TRIMESTRE. Ajoutez : || 3" Il s'est dit adjectivement, ce qui est le sens primitif. Et pour ce que la charge de recteur [de l'Université] n'est que trimestre, fr. garasse. Mémoires, publiés par Ch. Nisard, Paris, (86(, p. (04.
t TRIMIHER (tri-mmèr), s. m. Nom, dans le Dauphiné, d'un engin de pêche ; il se compose d'une corde de quarante mètres de long; à l'une de ses extrémités est fixé un flotteur, qui est en général une planchette doublée de liège sur laquelle on plante un petit drapeau ; à l'autre bout de la corde on place un fil de laiton auquel un double hameçon est fixé; l'amorce se compose dun poisson vivant, tel que tanche ou carpe, le Temps, (5 juillet (877, 3' page, 6* col.
TRINGLE. Ajoutez : \\ 6' Verge de fer que l'on remet au cloutier pour la transformer en clous, l'Opinion nationale, 30 mai (876, 3' page, 4' col.
t TRINKUALL (trin-kal), s. m. Nom des chaleU servantde buvettes et établis sur la voie publique, à Paris. Il existe déjà.... (60 bureaux de surveillants des stations de voitures de place, 55 bureaux d'omnibus et de tramways, 300 kiosques à journaux, 30 trinkhalls, maublanc. Conseil municipal de Paris, procés-verbaux, («76, n* 33.
— ÉTYm' Ce mot est incorrect : s'il est anglais, il devra être drinkhall, de (0 drink, boire, et hall, salle ; s'il est allemand, il devrait être trinkhaUe, et fémioin, detrjnken, boire, et Halle, logis.
TRO
^RINOCFR. Àjoutex: — REM. On a dit trinquer les verres pour : les choquer en buvant. On entend que musique et tapage, fracas de bouteilles qu'on débouche et de verres qu'on trinque, a. THEUBiET, Rev. des Deux-Mondes, i" mai (877, p. 64. Il Trinquer signifiant boire en choquant, on no peut dire trinquer les verres.
) TRIODON (tri-odon), s. m. Genre de poissons de l'ordre des plectognathes, dont le fanon est hérissé de crêtes rudes,
— F.TYM. Tpsï;, trois, et 48oùc, iSôvTOç, dont.
t TRIO.NYX (tri-o-niks), s. f. Genre do tortue d'eau douce, bonne à manger.
— BTYM. Tpt, trois, et 6vu5, ongle.
TRll'E. \\i° Ajoutex : Il Chairs en tripes, peaux dédoublées. Douanes, Tarif de (877, note 576.
t TRIPIÎE. Ajoutez : || 2° Entrailles des bélcs do boucherie. En (862, la tripce ou issue blanche du bœuf valait do 90 c. à ( franc, matmé. Rapport ou conseil municipal de Paris, séance du 9 mars (8"6.
t TRIPHANK (tri-fa-n'), s. f. Terme de minéralogie. Silicate multiple, gris verdàtre.
— ÉTYM. Tpeî;, trois, et çavô;, brillant, parce que ce minéral offre trois clivages brillants.
TRIPIKR. — HISr.jljou(ei ;xiv' S. Entre Thierry Fournier d'une part, et Rose la tripière d'autre ((307), VABIN, Archives admtn. de la ville de Reims, t. II, ('• partie, p. 6(.
TRIPLE. Ajoutex : || 8' Triple ou triplet, saut à la corde oii la corde passe trois fois sous les pieds, avant que le sauteur retombe à terre.
t TRIPLKT. Ajoutez : || 2" Le même que triple ci-dessus. [| 3* Enfant venu avec deux autres. Il y avait trois prix pour le berceau le plus propre et le plus coquet; en outre, des prix spéciaux étaient accordés aux couples de jumeaux et de triplets les plus beaux, le Soleil, (3juill. (875.
I TRIPLEUR (tri-pleur), ». m. Batteur tripleur, machine pour la filature de coton. Ouvreuse à un volant, batteur éplucheur à un volant, batteur tripleur à un volant. Enquête, Traité de comm. avec l'Angl. t. IV, p. 67.
t TRIPLITE (tri-pli-f), s. f. Terme de minéralogie. Phosphate de manganèse et de fer, qui se rencontre, en masses clivables, dans les granits du Limousin.
t TRIPUDIER (tri-pu-di-é), v. n. Mot forgé du latin. Danser, sauter de joie. Astres bénins [dindes truffées] dont l'apparition fait scinliller, radier et tripudier les gourmands de toutes les catégories, BRILLAT-SAVARIN, fhijsiol. du goûl, Uéd. xxvu.
— REM. Scarron a dit trépudier, à tort : & mes noces le grand César rien n'oublia, Et fit je bon parent; même il trépudia; Entendez-vous le mot trépudier, compère ? — Le Bailli : Non, par ma foi , monsieur. — Don Japliet : C'est danser, en vulgaire. Don Japliet d'Arménie, l, 2.
— ËTYM. Lat. Iripudiare, de Iripudium, danse sacrée.
t TRIRECTANGLE (tri-rè-ktan-gl'), adj. Terme de trigonométrie sphérique. Qui a trois angles droits. La sphère est coupée par trois grands cercles perpendiculaires entre eux en huit triangles trirectangles.
— ÉTYM. Lat. tri, trois, et rectangle.
+ TRISANNUEL. Ajoutes : || 2'' Qui se fait tous les trois ans. Révision trisannuelle.
t TRISSOTINISME (tri-so-ti-ni-sm'), ». m. Caractère, sottise de Trissolin (voy. ce mot au Dictionnaire). On s'expose à s'entendre dire, tout gentilhomme qu'on est, que l'on est atteint et convaincu de trissolinismo, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. m {M. de Ponlmartin).
TRISTE. Ajoutez : || 11" Arbre triste, le nyctan- Ihes arbor trislis, L., bâillon, Dict. de botan. p. 248.
t TRITAGONISTE (tri ta-go-ni-st'), s. m. Terme du théâtre grec. Acteur qui jouait les troisièmes rôles, et, par suite, acteur médiocre. Il (Démosthène] insiste sur la guerre que les spectateurs faisaient à la troupe où Escbine était Iritagoniste,
CH. THUROT, Rev. Crit. 6 OCt. (877, p. (96.
— ÊTYM. Tp'.TairuvioT;^;, de rpÎTOç, troisième, et ■fWviOTr,;, lutteur.
t TRITURATEl'R (tri-tu-rateur), ». m. || 1» Engin propre à procurer la trituration, le broyemcnt des substance; solides, resal, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 956. || 2° Ouvrier qui triture. Trituraleur de garance, Rapport n" 5(u des impressions de la chambre des dep. (876, p. (62.
t TROCHILlDttS (tro-ki-lidé), s. m. plur. Famille des oiseaux-mouches ou colibris.
— ETYM. Voy. TROCHILE.
TRO
t TROCHOT(tro-cho), ». m. Nom que les bonch i leurs donnent aux paquets de moules, CIoi». aunisien, p. (54.
— ETYM. Ancien franc. Iroche, fatscean; comparez trochée 2.
TROKne. Ajoutez : Il 2* Troène d'Kgypte, nom donné au henné.
— RTYM. Ajoutez ; Origine inconnue, dit le Dictionnaire. M. Bugge, ttomania, n* (O, p. (69, partant des formes antiques, lronn«, troine, tronut, suppose un primitif trùgtnus, qui lui semble dérivé d'un radical trug ou plutôt trugi par l'analogie de plusieurs noms d'arbres formés à l'aide du suffixe nus : quercinus, chêne, frazinus, frêne, carpimis, charme. Maintenant, suivant lui, trugi est d'origine germanique : vieux haut-ail. harttrugil {hart, dur), qui est le cornus sanguinea; suéd. Iry, lolonicera xglostema et aussi le ligustrum vulgare (ou troène); dans les patois suédois, IryzeX^ryd.Ca rapprochements fort ingénieux sont fort plausibles.
t TROGLODYTISME (tro-glo^di-tism'), (. m. Manière de vivre des Troglodytes; vie dans des cavernes, Revue des Deux-Mondes, (5 déc. (875, p. 796.
t TROÏKA (tro-i-ka), ». f. Voiture russe attelée de trois chevaux qui sont placés de front. La troïka est un grand traîneau qui peut contenir quatre personnes se faisant face, plus le cocher; elle est attelée de trois chevaux, F. ciiaulnes, Journ. offie.
4 août (873, p. 6243, S* col.
— ËTYM. Russe, tri, trois ; troïka s'applique à tout ce qui est triple.
TROIS. Ajoutez: — REM. Dans un langage familier, si rapide que l'écriture peut à peine le suivre, Mme de Sévigné a dit : C'est la trois on quatrième fois que..., 2K mat (689. Maintenant cela se dit couramment.
t TROIS-ÉPINES (trol-zé-pi-n'), t. m. Nom vulgaire de l'épinoche.
t TROIS-SIX. Ajoutez : — REM. La dénomination d'esprit s'applique aux produits dont la richesse alcoolique est plus grande [que colle des eaux-de-vie, 38 à 65 degrés] ; les esprits à 85 degrés centésimaux (33 degrés Cartier) sont spécialement appelés trois-six, Douanes, Tarif de (877, note 48(.
t TROLE. Ajoutez : || V Terme de pêche. Filet à la trôle, filet qu'on traîne çà et là dans l'eau. Certains des pêcheurs de cette station [baie de Galway] se servaient de filets dits à la trôle, et les autres accusaient cet engin de dépenplerles bancs, d'ell'aroucher le gros poisson et de détruire le frai, Journ. offic. 25 juin (873, p. 4(86, 2' col.
t TUÔLÉE trô-lée), ». f. Bande de gens allant ensemble. M"* do Sens vient passer une partie de l'automne chez moi, à Cliambord, avec une trôlée de femmes de la cour,L«(lre du maréchal de Saxe, dans SAINTE-BEUVE, iVou». lundis, t. xi (tfounce comte de Saxe, m).
— Ktym. Trôler.
TROMBONE. Ajoutez : — IIIST. xvi« 8. Au son
des trombons et hauboys, l. A. baïf, Poés. f" 207, verso.
tTROMPE-CHEVAL(tron-po-cheval), ». m. Nom vulgaire du rhinanthe glabre. Ij Au plur. Des trompe-chevaux.
t TRO.MPE-CONSCIENCE (trom-pe-kon-si-an-s'), s. m. Ce qui est à la conscience ce qu'un trompel'œil est à l'œil, le père jérome, dans Feuille d'avis des montagnes, Loclechauxde-fondt, canton de Neuchâtel, 28 janv. (875.
TROMPER.— HlST. xiv* S. Ajoutez: Si s'en fussent râliez les Flaments... ainsy se fussent les seigneurs trouvé trompez et desgarnis de leurs gens, J. LE BEL, Vraijes chroniques, t. I, p. (9(. Et si tu vouldras trumper [mocquer] aucun, dites ainsi : Dieux vous donne bonne nuit et bon repos et bial lit, et vous dehors, Rev. critique, 6* année, 2« semestre, p. 400.
TROMPETER. — HlST. || xvi* S. Ajoutez : Ils ne trompettoient autre chose que repcntance, que régénération, que sainteté do vie, que révélations célestes, pu. de marnix de ste-aldegqnde. Œuvres, Bruxelles, (857, t. iv, p. 482
TRONÇONNÉ. Ajoutez : || 2' Mutilé, i quelle main entière du plus vaillant homme du monde ne préférerais-je celle de Mucius, toute tronçonnée et rôtie comme elle fut? malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
TROPE. Ajoutez: || t' Nom d'un signe musical, chez les Hébreux. Ces signes mystérieux appelés par les Hébreux neguirotht ou tropes; ces
TRU
signes, comme le» vieux neumes du piatn-chant, ne sont ni des lettres ni des notes; ils représenteot des groupes d'inflexions, dos mouvements de la voix..., B. oautier, Journ. oflic. 4» janT. («7«,
p. 748, 3* col.
t ï. TROQDKT (tro-kè), ». m. Nom Tulgair« du mais.
TROTTINER. — HlST. Ajoutez : lu' ». Vieille iert, >1 alloit trotinant, Roman de Brut, manusc. f 2(, recto, »• col. dan* pouoek», Archéologii franc, t. ii, p. î49.
t TROL'BAIiOURISME (Irouba-dou ri-sm"), ». m. Néologisme. Genre, manières de troubadour. A propos d'antiquité classique, à propos de tout ce troubadourisme [en Italie et chez Pétrarque] qui faisait dire à Cavour : Nous n'avons que trop chanté, a. BLAZï DE BURï, Rev. det Deux-Mondes, (5 jujU. (874, p. 272. Le l.ac de Lamartine, reprltil [le peintre DelacroLx] en haussant les épaules de pitié, une romance, mysticisme et troubaduurismc, iD. U Temps, îo février (S77 »• page, 2' col.
TRODÉR. Ajouuz : || 4* Fig. Faire sa trouée, pénétrer dans le» esprits et y exercer une in fluence durabb. L'ouvrage de Beccaria, patronné par Voltaire et les encyclopédistes français, eut une vogue immense; il fit sa trouée, comme on l'a dit, et brisa dans le droit criminel de l'Europe les routines traditionnelles. Gaz. detTrib. 8-9 Juin (874, p. 61», 3' col.
tTROUGNE(lrou-gn'), ». m. Nom Tulgaire da troène commun.
— ÉTYM Voy. ci-dessus tboénr.
t TROUILLET (trou Ile, Il mouillées), ». m. Nom vulgaire du mélilot officinal.
TROt'SSE. Ajoutez : || 14' Terme de pêche. En Normandie, ligne amorcée d'un paquet de vers qu'on laisse traîner au fond de la rivière, dans le» temps d'orage, pour prendre des anguilles; ce» poissons sont si voraces qu'ils s'attachent i l'appât, et, plutôt que de lâcher prise, se laissent tirer hors de l'eau, dilboulle, GIoss. de la rallee d'ïires, p. 331.
TROLSSÉ. Ajoutez : jj 8* Une affaire troussée, une afTaire perdue, manquée. Le roi est sans gardes; selon mon mouvement, dès cette heure, je lui envoyerais dix compagnies françaises et quatre de Suisses, mais, si on le fait, le siège du Castelet est troussé, RICHELIEU, i«Hre»,*(e. t. vi, p. (4&((638).
t 2. TROUSSEAU (Irou-sô), ». m. Nom, dans le Jura, d'un cépage noir, l«» Primes d'honneur, Paris, (869, p. 284.
TROUVÈRE. Ajoutez : — REM. On a dit an féminin trouveresse. Les plus difficiles s'extasièrent devant la souplesse inventive, la précision élonnante que la trouveresse (Clotilde de Surville] avait su imprimera la langue du xv* siècle, p. bonnaud. Revue britannique, déc. (874, p. 369.
— REM. Trouveresse est formé comme demanderesse, chasseresse, etc. On sait que (Jotildede Surville est une fiction et que se» œuvres prétendue» sont un pastiche.
t TROYEN (tro-iin), ». m. Nom d'un cépage, dans la Haute-Saône, Je» Primes d'honneur, Pari» (872, p. 2(2.
t THUANDISME (tru-andl-sm') ». m. Manière», esprit de truand. On devine qu'il [Frans HalsJ adorait ces trognes enluminées..., et que leur truandisme le ravissait, e. bergerat, Journ. offie.
H OCt. (877, p. 7083, a* col.
f TRUC— HlST. Ajoutez : ziu* s. Se li dcable*
li trichicrres. Qui tant set truc, barat et guile, GAUTIER de comcY, Us MiracUs de la saint» Vierge, p. 6(6, éd. abbé Poquet.
TRl'CHER. — ÉTYM. Ajoutez : On lit dan» Ph. Mouskcs : Mais Valencenois s'ont turkié. S'ont leur icrmite [le faux comte de Flandres] rehucii [rappelé]. Et autre fois rassettré, v. 250(5. Turkier, dans le dialecte picard ou flamand, est l'équivalent de irucher; ici il parait signifier: ont intrigué, trompé. Il n'est pas impossible d'aller de ce sen» à celui de mendier qu'a aujourd'hui trucher; car les mots passent souvent d'une signification favorable ou défavorable i une signification qui a même caractère. Remarquez que, dans le dialecte du Hainaut et de Valencieniies, truque signifie encore aujourd'hui finesse, fraude, imposture. Cela posé, il serait possible de rapprocher (rucher, (urkier, truque, de l'allemand irieyen triigen, tromper.
t TRUCUERAU (Irnche-rô), TRUCUERON (iTtt cheron), s. m. Nom» vulgaires du millepertui» perforé.
tUPPL. — 43
3ii8
TDB
t TRUCULENCE, (tru-ku-len-sl, ». f. Mot forgé du latin. Apparence tel rible et farouche. Il ne les hausse pas jusqu'à la truculence en appuyant un croe de sanglier sur une lèvre calleuse, comme en ont les vieilles des Tentations de mini Antoine de Téniers, th. oautisb, PorlraiU conlemp. Henri Monnier.
8TYM. Lat. (ruciiîenita, de truculentus, farouche, de trus, féroce, et le double suffixe ulentus.
+ TRUCULENT, ENTK (tru-ku-lan, lan-f), adj. Mot forgé du latin. Qui est d'apparence violente. Je renonce i décrire les étoffes dont nos jeunes rajahs firent étalage ; cela ressemblait aui somptuosités les plus truculentes des tableaux de Paul Veronèse, le Temps, ts déc. <872, 2» page, 3' col.
— ÊTYM. Lat. (rueiil«n(u» (voy. truculence cidessus).
t TRUFFICULTKUR (tru-fi-kul leur), ». m. Celui qui cultive des truffes. Constantin et d'autres trufflculteurs m'ont affirmé avoir trouvé des truffes..., H. BONNET, cité par j. s. PLANCHON, Rcv. des Deux- Mondes, ("avril (875, p. «60.
t TRUFFICULTURE (tru-fl-kul-tu-r'), ». f. Culture des truffes. La trufficulture, pour employer le mot incorrect que l'usage a consacré, la production artificielle de la truffe, est en ce moment à l'ordre du jour dans plusieurs départements de la France,!, e. planciion, Rev. des Deux-Mond. <"avr. (875, p. 634. Le conseil général du département de la Dordogne vient d'affecter une somme de 4,000 francs à un concours spécial de trufficulture, Journ. des Débats, Î5 juillet (876, 2» page, B« col.
t TRDFFIER. Ajoutex : || 8* Homme qui cherche et déterre les truffes. Les rabassiers ou truffiers du Vaucluse, j. k. planchon, Rev. des Deux-Uondes, ("avr. (875, p. «as.
t TRUFFIGËNE (tru-fi-jè-n'), adj. Qui engendre des truffes. Une sorte de galle produite sur les racines des arbres par des piqûres de mouches dites truffigcncs, j. k. planchon, Rev. des Deux- Mandes, (•' avr. (875, p. «37.
— ÉTYM. Truffe, et le suffixe incorrect gène (voy. ce suffixe).
t TRUSTE (tru-sf), on TRPSTI (tru-»ti), ou TRUSTIS (tru-stis'), ». f. Dans l'histoire des Germains en Gaule, fidélité et assistance. La trustis et l'antrustion royal sous les deux premières races, DELOCHE, Paris, (874. En somme le mot trusti me parait correspondre assez fidèlement à notre terme secours, pris, comme il arrive souvent, dans le sens d'assistance armée, f. rocquain, les Germains enGaule, dans Rev. polit, et lilt. 27 mars ( 875.
— ÊTYM. Bas-lat. (ru»(i», du germanique trust, fidélité.
TSAR. — ÉTYM. Àjoutei : L'origine russe du mot est contestée. La forme tsar du slave liturgique (ancien Slovène) vient de Kïïoap, Cxsar, d'après Miklosich [Lexicon palxoslovenico-gr.rco-latinum, p. ((04). La lettre de l'écriture cyrillienne qui commence ce mot a le son du groupe français te, jamais celui de tx. On trouve également en slave liturgique les formes kesar et tsêsar. Les langues slaves modernes écrites avec les caractères cyrilliens possèdent la forme tsar (russe et bulgare); dans les langues slaves modernes écrites en caractères latins, la lettre e vaut ts français ; de là le nom car (prononcé tsar) commun au tchèque, au croate, au slovène. rxar est une fausse orthographe qui ne rend pas en français le son du mot Jsor, commun à toutes les langues slaves (note communiquée par H. Abel Hoveiacque).
t'TSETSÉ (tsé-tsé), ». f. Nom d'une mouche (glossina morsitans) de l'Afrique méridionale, dont la piqûre est mortelle pour les bestiaux. Il [le voyageur en Afrique] peut perdre tout à coup ses moyens de transport, ses dernières chance» de salut par une nuée de tsetsés, une petite mouche dont la piqûre tue en quelques instants bêtes de somme et bestiaux, i. icarmier, Rev. Britan. julll. (874, p. (04. || On trouve aussi tzetsé.
t TSCGA (tsu-ga), ». m. Genre de la tribu des sapins, qui n'est connu que dans l'Amérique du Nord. Les tsugas se distinguent par des aiguilles planes comme celles des sapins, avec les cônes pendants comme ceux des épicéas, broillahd, Rev. des Deux-Mondes, (5 avr. (87«, p. 9(3.
t TUART (tu-ar), ». m. Arbre de l'Australie. Le tuart et le kari, deux eucalyptus d'une grosseur fabuleuse, Journ. ofic. 2( nov. (872, p. 7(7o,2'col.
t TUBICOLES(tu-bi-ko-l'), ». m. pi. Nom générique donné à des annélides qui vivent dans des tubes ou concrétions calcaires plus ou moins membraneux.
TUR
— ÉTYM. Lat. lubus, tube, et eol«re, habiter.
t TUBIPARE (tu-bi-pa-r'), adj. Qui produit les tubes, chez certains animaux inférieurs. Glandes tubipares, Aead. du se. Comptes rend. t. lxxxi,
— ÊTYM. Tube, et lat. parère, produire.
TVÉ. Ajoutex : ||4' Tué à l'ennemi, tué dans un combat. Des élèves de l'école, peintres, sculpteurs ou architectes, devenus soldats pendant la guerre de (870, et tués à l'ennemi, comme disent les bulletins militaires, sous les murs de Paris, caho, Journ. offie. 2« oct. (877, p. «998, ('• col.
TUEUR. Ajoutex : — REM. Cyrano de Bergerac a dit, au féminin, tueuse : Le vent seul de ma tueuse [mon épée] ayant étouffé mon ennemi, le Pédant joué.
t TUIE (tule),».f.Lemêmequethuie(voy.ce mot au Dictionnaire). Les essences à redouter [pour les incendies] sont la tuie, lesbrandes, les bruyères, la fougère, quelques genêts et quelques genièvres; les plus dangereuses sont les quatre premières, mais, avant toutes, la tuie et les brandes. Enquête sur les incendies des Landes, p. 252.
t TUILÉE (tui-lée), ». f. Nom donné à la belle coquille dite bénitier.
t TULIPOMANE (tu-li-po-ma-n') , ». m. Celui qui a la tulipomanie. Tous ces braves gens, dirigés sur Harlem, étaient-ils des tulipomanes?
E. BERGERAT, JOUm. of/U. 3( OCt. (877, p. 7082, 2* col.
TULLE. Ajoutex ; \\ Tulle illusion, tulle de soie très-fin, très-clair, tellement qu'à peine il est aperçu; c'est le genre d'illusion qu'il produit. En (827, mon père [M. Doguin à Lyon] créa sur ses métiers bobin le tulle illusion ; on sait l'immense développement qu'a pris cet article qui a fait la fortune de la fabrique des tulles unis à Lyon, et qui ne fut que beaucoup plus tard copié par les Anglais, Enquête, Traité de comm. aven l'Anglet. t. V, p. 45».
— ÉTYM. Ajoutex : Il est bon d'ajouter ici que, contrairement à une opinion généralement répandue, les tissus qui portent le nom de tulle n'ont jamais été confectionnés dans la ville ni dans l'arrondissement [de Tulle], j. verne, Géogr. iUitst.de la France, p. (57. Mais cela ne nous dit pas d'oii le nom de tulle a pris naissance.
t TUNG (tungh'), ». m. Arbre de la Chine qui produit une huile. L'exportation en huile de tung représente vraisemblablement une valeur de plus de quatre millions de taëls, Journ. oflie. (4 oct.
(873, p. 6369, )" Col.
t TUPAÏA (tu-pa-ia)s. m. Mammifère insectivore. Des insectivores de l'Archipel Indien, les tnpaïas, habiles à grimper sur les arbres, ont absolument la physionomie des écureuils, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, (" août (874, p. 6oo.
TURBAN. Ajoutex ; || 6* La partie d'une casquette, d'un képi, d'un bonnet de police, qui entoure la tête. Art. 6.... 11 n'y aura qu'un filet d'argent autour du collet et des parements de la capote, et un galon d'argent autour du turban de la casquette, Ordon. de police, (" août (866. Glapisson ôta sa chique, la mit dans le turban de son bonnet de police, passa ses longues moustaches entre son pouce et son index, e. sue. Je Colonel de Surville, ch. i". || 7* Sorte de potiron. Voici le bonnet d'électeur bizarrement côtelé, le turban, la courge brodée, Journ. ojfie. (8 oot. (874, p. 6997, s» col.
t TCRBANÊ, ÉE (tur-ba-né, née), adj. Coiffé d'un turban. Sur la stèle principale et turbanée, placée à la tête du défunt, oii la profession de foi musulmane doit être placée, ch. férauo. Revue africaine, janvier-février (87«, p. 24.
t TURBiNEUR (tur-bi-neur), ». m. Ouvrier qui, dans une fabrique de sucre de betterave, fait aller une turbine, te» Primes d'honneur, p. 5I2», Paris,
t TURBrr (tur-biV), s. m. Espèce de pigeon à cravate. En continuant la revue des volières, nous apercevons les turbits, pigeons à cravate ou pigeons hiboux, E. BLANCHARD, Rev. des Deux-Mondes, 16 juin (874, p. 854.
(. TURC. Ajoutex .•||IJ* Rouge turc ou rouge d'Andrinople (voy. andrinople au Supplément), sorte de rouge. La moitié des toiles que nousachctons est teinte en rouge turc, Enquête, Traité de eomm. oeec l'Anglet. t. iv, p. 496.
t TURCOPHILE (tur-ko-fi-l'), adj. Qui aime les Turcs. Les démonstrations turcophiles des Hongrois, le Temps, (9 sept. (877, 2* page, 4« col. Il S. m. Les turcophiles.