WOO
gnifie ici l'ancien français, montre que Chateaubriand ignorait complètement les origines de notre idiome. La langue franque est un dialecte germanique qui fut parlé par les Francs en Gaule tant qu'ils ne furent pas assimilés par la population indigène; mais elle ne fut jamais la langue de* Gaules, qui était le latin au moment de l'invasion barbare, et qui devint peu à peu le français.
t WATERCLOSET (oua-tèr-klô-zèf), ». m. Nom anglais des lieux d'aisance, qui est passé dans notre langue.
— ÊTYM. Angl. ica/ffr, eau, et cIo»e(, cabinet; e2oi«( dérive du français cio», fermé.
t WATERIE (oua-te-rie), ». f. Nom, dans le Pasde-Calais, d'un mélange de fèves et de pois, (et Primes d'honrieur, Paris, 4 86», p. 81.
t WATERINGUE. Ajoutez : || 1' Se dit quelquefois pour désigner la direction qui administre une wateringue. || Dans l'étymologie, au lieu de icateringen, lisez watering.
t WÉGA. Ajoutez : — ÊTYM. Arahe, ouagC, tombant, l'oiseau tombant, par rapport à altair, situé non loin de là, qui est l'aigle volant.
t WEHRGELD (vêr-ghèld), ». m. Terme germanique appartenant à la période barbare. Prix qu'on payait pour le meurtre d'un homme. Ils [les antrustions] avaient droit au triple wehrgeld; en d'autres termes, la liberté et la vie d'un antrustion étaient estimées au triple do celles d'un Franc de condition ordinaire, f. rocquaw. Revu» polit, et lia. 27 mai 4875.
— ÊTYM. Ail. Wehr, défense, et Geld, argent.
t WETTERLI (vè-tèr-li), ». m. Nouveau fusil perfectionné, ainsi dit du nom de son inventeur. La landwehr sera progressivement armée du wetterli, Journ. offie. so oct. 1873, p. 6481, 3» col.
t WILLELMITK (vil-lèl-mi-f), ». f. Terme de minéralogie. Silicate de zinc, incolore ou jaunâtre.
t WILLKOMM (vil-kom'), ». m. Sorte de verre à boire allemand. Willkomm en verre de Bohême.
— ÊTVM. AU. willkommen, bien venu.
f WINTER (ouin-tèr), ». m. Écorce de winter, écorce du wintera aromatica, qui est employée en pharmacie. Les écorces.... de winter, d'yèble, etc. Tarif des douanes de 1844, note 194.
— ÊTYM. Winter, marin anglais du xvi* siècle, t WOULERITE (veu-lé-ri-t'), ». f. Terme de mi
néralogie. Minéral complexe, brun jaunâtre,
tWOLLASTOMTE (ou-la-sto-ni-t'), ». f. Terme de minéralogie. Silicate de chaux, incolore, translucide.
t WOOMERA (ou-mè-ra), ». m. Chez les Australiens, bâton à lancer la zagaie. La zagaie se lance avec une merveilleuse précision à cinquante pas avec la main, et jusqu'à cent cinquante avec le woomera, Journ. offic. » juill. 1872, p. 4»36. 1" col. Il C'est une autre forme de bommerang (voy. ce mot au Supplément).
XÉN
t XANTHIPPE (gzan-ti-p"), s. f. La ( 56* planète télescopique, découverte en <875 par M. Palisa.
— Etym. SaveinitT), nom de femme, EdveiTiTco;, nom d'homme, de iav6o;, jaune, et înito;, cheval.
t XfiNIE (ksé-nie), s. m. Épigramme littéraire ou philosophique, ordinairement en deux vers; mot très-connu en Allemagne à cause du recueil de xénies qu'ont donné en commun Schiller et Goethe.
— BTYM. Lat. xenia, titre du xvm* livre d'épigrammes de Martial, ainsi nommé, parce qu'il y décrit en distiques les choses qu'on donne d'ordinaire à ses hôtes, du lat. xenium, présent fait à un hôte , de Uvtov , même sens , de (évo;, hôte, étranger.
t XÉNODOQCE (ksé-no-do-k'), t. m. Terme d'antiquité. Local destiné à recevoir et à loger les étrangers. A côté [des ruines romaines de Merida]
XYL
se trouvaient des atriums, des palais, des monastères, des hôpitaux, des xénodoques, des basiliques, des baptistères, toute sorte de constructions somptueuses, enrichies des produits les plus précieux de l'art et de l'industrie wisigothe, Journ. des Débats, 7 août <876, 3' page, 5* col.
— ÉTYM. SevoSo^siov, de Uvoç, étranger, et S<Xa(xai, recevoir.
t XÉROPJIILE (Itsé-ro-fi-l'), adj. Qui aime les terrains compactes. Plantes xéropbiles, Bulletin de la société botanique, <874, session extraordinaire, p. LX.
— ETYM. Sripôî, dur, et ifiXo;, qui aime.
t XYLOCULTURE (ksi-lo-kul-tu-r'), t. f. Culture des bois, et, en particulier, culture du coton,
— REM. On trouve xyliculture. Les hommes versés dans la xyliculture, jugeant les choses d'après leur aspect actuel, prédisent une perte de
XYL
80 DUO balles de coton dans le seul district de Memphis, Journ. offic. 20 août (876, p. 7005, c* col. Mais xyliculture est un barbarisme, tous les mots composés de (ûXov ont un 0.
— ÉTYM. Mot hybride fait de ÇOXov, bois, et culture.
t XYLOFER (Wsi-lo-fèr), i. m. Terme de gymnastique. Instrument nouveau conseillé par le docteur Tissot en <870, pour ouvrir et développer la poitrine des enfants, composé par M. Laisné, en <87.3. Des xylofers; le fusil avec sa bayonnelte garnie de son fourreau peut très-bien remplacer cet instrument pour les militaires, n. l\isné, Notions pratiq. sur les exercices du corps, p. 28.
t XYLONITE (ksi-lo-ni-f) , s. m. Synonyme d'ivoride (voy. ce mot au Supplément), Lettre commune des douanes, 20 déc. (876, n° 334.
— ÉTYM. Dérivé irrégulier de ÇOXov, boi».
YED
s, Y. — REM. Ajoutez : \\ IS* Dans une construction commençant par où, et le membre principal ie la phrase venant après, on ne répugnait pas autrefois à mettre un y pléonastique dans ce membre. Où il n'y a rien, le roi y perd ses droits, et la nature aussi, volt. Lett. en vers et en prose, («2. Aujourd'hui ce pléonasme n'est plus admis.
t YAÇNA (i-a-sna), s. m. Nom d'un des livres sacrés des Parses (avec un grand Y). Agni [le dieu du feu] est représenté avec la ceinture en plusieurs endroits des Védas, et, dans le Yaçna, Ormusd présente la première ceinture à Haoma,
F.DBLAUNAY, Journ. OfliC. 24 sept. ( 872, p. 6 ( 68, 2» col.
t YAM (iam'), s. m. Nom, à la Nouvelle-Guinée, d'une racine analogue à la pomme de terre. Les indigènes donnèrent des marques do confiance en venant à bord eten cédant leurs yams en échange d'autres objets, Journ. o/yîc. 2) mars (876, p. (070, ("col.
t YED. Àjoutex : — ÉTYM. Arabe, yed, main,
YEN
bras; cette étoile est ainsi nommée à cause de sa
position, nEvic, Dict. étym.
t YÉMÊNIQUE (ié-mé-ni-k'l, adj. Qui est relatif au Yéiîîen. La majeure partie des tribus yéméniques, subsistantes à la naissance de l'islamisme, tiraient leur origine de l'un ou de l'autre de ces deux personnages (Himyar et Cahlân), caussin de pehceval, Hist. des Arabes avant l'islatnisine.\\ On dit aussi yéménite. Les monuments de la civilisation abyssine, qui se voient encore à Axum, offrent la plus grande analogie avec les débris de la civilisation yéménite qui se voient à Mareb, F. lenormant, Ifanuel d'hist. ancienne de l'Orient, liv. vu, t. m, p. 279, 4* édit.
t YENOTTE (ié-no-f), j. m. Sorte de gazelle. Sur tout le littoral [mers du Japon et Manche de Tartarie]..., on rencontre des quantités considérables de chèvres sauvages, de cerfs, de chevreuils, de yenottes et de martres zibelines, Journ. ojflc. 8 mai 1876, p. 3(60, ("col.
YOH
t YEOMAN (lo-man'), au pluriel YEOMKN (iomèn), s. m. Membre de la yeomanry (voy. ce mot au Dictionnaire). Robin Hood, c'est le héros national.... compatissant d'ailleurs et bon envers le pauvre monde, recommandant à ses gens de ne pas faire do mal aux yeomen ni aux laboureurs, H. TAINE, Hist. de la littir. anglaise, t. 1, livre i, les Origines, ch. u, et a.
t YLANG-YLANG (i-lan-gh'-i-langh'), s. m. Végétal des lies Philippines qui donne un parfum. C'est dans l'Ile de Luçon que croît l'ylang-ylang, dont l'arôme exquis est devenu dans ces derniers temps à la mode en France et en Angleterre, plauciiut, Rev. des Deux-Mondes, (6 mars (877, p. 466.
t YOGHl (io-ghi), ». m. Nom, dans l'Inde, des ascètes suivant le système de dévotion appelé yoga, c'est-à-dire, union avec la divinité.
— ÉTYM. Le sanscrit yoga est de même racine que le latin jungere, joindre