ALB
Turcs donnent ce même nom de porteur d'eau ^^^i Uw 1 siifl qoHcJfou au chardonneret en cage, à qui on a appris à faire monter son eau pour boire.
Albotin. Terme de l'ancienne pharmacie : le lérc^binthe et sa résine, autrefois si employée en médecine. Ksp. alloilii. De l'arabe (oiaJI al-botoum, térébintlie. M. Dozy n'a pus relevé ce mol dans son Glossaire.
Alboucor. Liqueur qu'on relire de l'arbre de l'encens. (Rose, Dict. d'hist. nat.) C'est l'arabe j^j^I al-houhhoûr, encens, bois d'aloès, et en général parfum à brûler. Ellious Bocthor (^Dict. fr.-ar. , au mot encens^ redouble le ^ Ich. En portugais, par la transformation si fréquente du ^ kh en y, le mot arabe est devenu albafor, encens, parfum.
Alcade. Esp. alcalde. De l'arabe ^^-èUJi a/-jfl(?ï, juge(du verbe ^yiu qada, juger). Le second / qui est dans l'espagnol alcalde provient de la prononciation emphatique du ^js d. 11 ne faut pas confondre ce mot, comme étymologie, avec alcatde. Voy. Caïd.
Alcali. Esp. et port, alcali. De l'arabe JuU! al-qalî, cendres de soude ou la plante elle-même. Dans certaines régions du midi de la France, on réserv(i le nom de caliou aux cendres de sarments de vigne. Le nitre est quelquefois appelé algali par nos alchimistes.
Alcabraza. Vase de terre à rafraîchir l'eau. C'est un mot que nous avons emprunté à l'espagnol et qui vient de
l'arabe yiCJ! al-kourrâi, cruche. En Egypte, l'alcarraza porte le nom de dày bardak, dont nous avons fait bardaque et balasse. Le mot est turc; cependant il semble se rattacher à la racine arabe iy barad, refroidir, d'oià dérive assurément «iÇ barrâda, qui désigne aussi un vase à rafraîchir les liquides, et qui a donné l'espagnol albar-
rada.
Alchimie. Esp. alquimia, port, alquimia, alchimia, ital. alchimia. De l'arabe Lhç^Û! al-kïmîâ, formé de l'article al et du grec x.'^fxt'a ou )(^v(J-sîa, chimie.
Je joins ici l'étymologie de quelques mots que nos alchimistes avaient empruntés aux Arabes, mais qui ne figurent plus, pour la plupart, dans les dictionnaires modernes. Le dictionnaire d'alchimie de Martin Ruland' en contient beaucoup d'autres également pris à la langue arabe, quoique leur origine, tant ils sont défigurés, soit souvent difïicile à établir. Mais je crains qu'on ne me reproche d'avoir déjà trop grossi ma liste. Cet inventaire suffira pour montrer à quel point s'altèrent les mots étrangers qui ne sont pas d'un usage courant. 11 ferait voir Russi, si cela était nécessaire, que l'alchimie nous est 3nue directement des Arabes.
1 . Acazdir, kazdir, kasdir, kacir,fasdir, sasdir, étain pur, le vJi;*J! al-qazdlr, même sens.
a. Accib, plomb, de <-XJI as-sekb, même sens.
ALG 3
3. Ad'bat, zaibac, zaibach, zaibar, zibatum, mercure, de jjjjjj zibaq , même sens.
A. Adoc, adho, adec, lait aigri, de >^«>JI ad-dogk, même sens. Dôgh est d'origine hindoue.