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MENT

ANNUITÉ (a-nnu-i-té) , f. f. Somme payée pendant un certain nombre d'années , et qui libère le débiteur de» intérêts et du principal de sa dette.

— HIST. xv* s. Si lost que le mariage sera solemnisé, Mme Isabelle aura acquis son douaire ou annuité de vingt mille nobles d'Angleterre, godefroy, Annot. sur l'hist. de Charles VI, p. 683.

— ÊTYM. Voy. an.

f ANNULABLE (a-nnu-la-bl'), adj. Terme didactique. Qui peut, qui doit être annulé.

— ÉTYM. Annuler.

ANNULAIRE (a-nnu-lê-r') , odj.||i* Qui ressemble à un anneau. Forme annulaire. || 2° Qui est propre à recevoir un anneau. Doigt annulaire, ou substantivement, l'annulaire, lequatrième doigt, où l'on met l'anneau. || 3° En termes d'astronomie , éclipse annulaire, éclipse du soleil pendant laquelle il ne reste de son disque qu'un anneau lumineux. Ces passages de Mercure sont de véritables éclipses annulaires du soleil qui nous prouvent que cette planète en emprunte sa lumière, la pi. ace, Exp. I, 6. || Il se met toujours après le substantif.

— HIST. xvi* s. Les cartilages annulaires, toutesfois incomplettes , de la trachée artère, paré, ii, 4 9. Deux au petit doigt, deux au doigt médecin ou annulaire, et un au moyen, id. iv, 24.

— ÉTYM. Annulus, et, sous une autre forme, annellus, anneau (voy. anneau).

fANNULATIF, IVE (a-nnu-la-tif, ti-v'), adj. Terme de jurisprudence. Qui annule. Sentence annulative.

— ÊTYM. Annuler.

ANNULATION (a-nnu-la-sion), s. f. Action d'annuler.

— ÊTYM. Provenç. anullalio; espagn. anulacion; ital. annullazione (voy. annuler).

4. ANNULÉ, ÉE (a-nnu-lé, lée), part, passé. Les lois annulées par la violence.

t». ANNULÉ, ÉE (a-nnu-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a des anneaux.

— ÊTYM. Annulus, anneau (voy. anneau).

t ANNULEMENT (a-nnu-le-man) , «.m. En termes

de marine, action d'annuler par un signal le signal précédent.

ANNULER (a-nnu-lé), e. o. || 1* Rendre nul. L'adultère n'annulait pas le sacrement du mariage, volt. Moeurs, 66. || 2* Annuler quelqu'un, lui ôter toute action, toute influence. || S'annuler, v. réfl. Devenir nul.

— syn. annuler, infirmer, casser, révoquer. Mettre hors d'usage ce qui a autorité. Annuler est le plus général; il signifie rendre nul sans rien spécifier de plus, ni quant à ce qui annule, ni quant à ce qui est annulé. Révoquer exprime que la même autorité qui avait octroyé la chose la retire: L'éditde Nantes, accordépar Henri IV, révoquépar LouisXIV. Casser indique une autorité supérieure qui annula l'acte d'une autorité inférieure. La Cour de cassation casse en dernier ressort les arrêts ou jugements. Infirmer appartient, en jurisprudence, à un tribunal supérieur qui défait l'arrêt d'un tribunal subalterne, et, dans le langage général, est une expression adoucie de casser.

— HIST. xiv* s. Puisque les vices sont consommés et confermez ou endurcis, c'est fort de les destruire ou adnuller et oster, oresme, Eth. 74. Sa félicité en est comme honie et anullée, id. ib. 20. La juridiction des eschevins blecie et li droiz du roy adnullez, Ord. des Rois, t. vu, p. 645. || xvi* s. Si on cassoit et annulloit généralement tout ce qui auroit esté fait soubs son authorité, il seroit force que l'on annulast aussi tout ce que luy avoit manié en Cypre, amyot, C. d'Ut. 53.

— ÊTYM. Ad, à, et nullus, nul (voy. nul); provenç. annullar,anullar,anulhar; espagn. anular; ital.' annu tore. C'est le d de ad qui, étymologiquement, a fait doubler l'n dans ce mot et dans les autres semblables.

f ANNULIFÈRE (a-nu-li-fè-r') ou ANNULIGÈRE (a-nu-li-jê-r') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte des anneaux colorés.

— ÊVlu. Annulus, anneau (voy. ce mot), et ferre ou gerere, porter.

ANOBLI, IE (a-no-bli, blie). || l'Part. passé. Qui a été fait noble. || 2° S. m. Celui qui a été fait noble. Le titre de haut et puissant seigneur a été pris par des anoblis, par des roturiers qui avaient acheté chèrement des offices, volt. Ilist. de Russ. n,7.

ANOBLIR (a-no-blir),u. a. || 1" Faire noble, donner un titre de noblesse. Orgon à prix d'argent veut anoblir sa race, gilb. Le xvni* siècle. \\ En ce pays le ventre anoblit, se dit d'un pays où l'on est réputé noble pourvu qu'on soit né d'une mère noble. Allié à la maison de la Prudoterie , maison où le ventre ennoblit [anoblit] , et qui , par ce beau privilège, rendra vos enfants gentilshommes, mol. G. Dandin, i, 4. || 2° S'anoblir, v. réfl. Acheter des titres de noblesse.

— SYN. anoblir, ennoblir. Anoblir signifie donner, conférer la noblesse ; ennoblir signifie donner de l'éclat, de la considération, de l'importance. Cette distinction est toute récente : bien qu'arbitraire en soi, elle est actuellement reçue, et il faut la suivre. Les écrivains du xvi* siècle ne la connaissent pas, comme le montre l'historique. Elle D'est pas plus connue de ceux des deui derniers siècles, comme le montrent les exemples suivants : L'amour n'anoblit-il pas tous les sentiments? j.j. souss. Hél. v, 4 3. L'idée de faiblesse que les hommes attachent à la vertu tombe dès qu'elle est anoblie de vos mœurs [des Grands] , mass. Petit car. Grands. Des passions qui suivaient toujours les lois de la raison et qui anoblissaient tous leurs objets, flêch. Serm. t. î,

— HIST. xvi* s. Les difficultez anoblissent, aiguisent et rehaussent la vertu, mont, i, 70. Cculx qui ont anobli leur vie par renommée, id. i, 73. Les loi» prennent leur autorité de la possession et de l'usage ; il est dangereux de les ramener à leur naissance ; elles grossissent et s'anoblissent en roulant, comme nos rivières, id. h, 349. Il s'est anobly par ses valeureux exploicts, amyot, Marius et Pyrrh. *. Escussons et blasons de leurs premiers ayeux, Que la guerre annoblit par faits victorieux, rons. 700.

— ÊTYM. Ad, à, et nobilis, noble; d'où l'orthographe annoblir, qui se prononçant comme ennoblir, les a confondus longtemps.

ANOBLISSEMENT (a-no-bli-se-man) , s. m. Action d'anoblir. Lettres d'anoblissement. Si jamais on en vient à l'anoblissement des serfs, i. ;. rouss. Pol. 7.

— ÉTYM. Anoblir

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