LA BRUY
— MtsT. xvi* s. Une tragi-comédie, la plus belle, et aussi bien et artistement représentée que l'on pourrait imaginer, castelnau, 469. Et à ce que la besongne s'achève bien, il la faut bien commencer, c'est-à-dire artistement et parordre, 0. deserres, 09.
— ÊTYM. Artiste, et le suffixe ment.
t ARTISTIQUE (ar-ti-sti-k'), ad]. Néologisme. Qui concerne les arts; qui appartient aux arts.
— REM. Ce néologisme est mal fait; artistique signifie qui concerne les artistes, comme sophistique signifie qui concerne les sophistes. Le vrai mot serait artiel.
— ÊTYM. Artiste.
t ARTOCARPE (ar-to-kar-p') , s. m. Terme de botanique. L'arbre à pain de l'île des Amis.
— ÊTYM. "ApTo;, pain, et xapito;, fruit.
t ARTOLÂTRE (ar-to-lâ-tr'), s. m. Terme d'histoire religieuse. Adorateur du pain, terme de dénigrement par lequel les calvinistes et autres sectes ont désigné les catholiques, qui croient à la présence réelle dans l'hostie.
— ÊTYM. "Apxoç, pain , et Xocipeûto, adorer (voy. latrie).
t ARTOLITHE (ar-to-li-f) , s. m. Terme de minéralogie. Concrétion pierreuse de forme arrondie , comme un pain, qui se trouve dans les terrains tertiaires.
— ÊTYM. '\p-to;, pain, et XtOo;, pierre.
t ARTOPHAGE (ar-to-fa-j') , adj. Qui mange surtout du pain.
— ÊTYM. "Aprot, pain, etçaryEïv, manger.
t ARTOTYRITE (ar-to-ti-ri-f) , î. m. Terme d'h-stoire religieuse. Membre d'une secte chrétienne qui se servait de pain et de fromage pour l'eucharistie, et qui admettait des prêtresses.
— ÊTYM. "ApTo;, pain, etTupôc, fromage.
ARUM (a-rom'), s. m. Genre de plantes dont plusieurs espèces, notamment le chou caraïbe (arum esculcntum, L.) , fournissent des fécules nutritives. Le gouet ou pied-de-veau (arum maculatum, L.) croît abondamment dans les environs de Paris.
— ÉTYM. "Apov.
t ARUNDEL (a-ron-dèlï, s. m. Marbres d'Arundel ou marbres de Paros, marbres antiques trouvés au xvn* siècle et où sont inscrites les époques de l'histoire grecque.
— ÉTYM. Arundel, nom d'un Anglais.
t ARUNDINACEES (a-ron-di-na-sée ), s. f. pi. Terme de botanique. Tribu de graminées renfermant le roseau.
— ÉTYM. Arundo, roseau.
ARUSPICE (a-ru-spi-s'), s. m. Prêtre romain qui consultait les entrailles des victimes.
— ÉTYM. Aruspex ou haruspex; la dernière partie spex paraît se rapporter à spicere, regarder; la première ont ou haru a donné lieu à des conjectures qui sont toutes très-douteuses.
t ARUSPICINE(a-ru-spi-si-n'), s. f. Terme d'antiquité romaine. L'art des aruspices.
— ÊTYM. Aruspicina (voy. aruspice).
f ARVALES (ar-va-1') , adj. m. plur. Terme d'antiquité romaine. Frères arvales, prêtres de Cérès.
— REM. Quelques-uns disent les frères arvaux. Quant à frères arvales, c'est le mot latin arvales où le dernier e est devenu muet.
— ÉTYM. Arvalis, de arvum, champ.
t ARVICOLE (ar-vi-ko-1'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans les champs couverts de Il Nom moderne du genre campagnol (rongeurs).
— êtym. Arvicola, de arvum, champ, et colère, habiter.
t ARYEN, ENNE (a-riin, iè-n'), adj. Nom donré à l'ensemble des peuples qui parlent sanscrit, pei grec, latin, allemand, slave et celtique. Les lau-
ASC
gués aryennes, dite» aussi langues japétiques, langues indo-européennes. || Substantivement. Les Aryens.
— ETYM. Sanscrit, dryya, de bonne famille.
t ARYTÈNOÏDE (a-ri-té-no-ï-d'), adj. et ». m. Terme d'anatomie. Cartilages arytênoïdes ou les arytênoïdes, petits cartilages situés en haut et en arrière du larynx, au-dessus du cartilage cricoïde.
HIST. xvi* s. Le dernier cartilage du larynx est
couché sur les bords latéraux et supérieurs, sur lesquels il fait et constitue une figure semblable à un biberon de pot à huile ou aiguière : à cause de quoi il a esté appelé des Grecs arytenoïde, et se peut séparer en deux, PARÉ, IV, 15.
— ETYM. 'ApÛTaiva, aiguière.
f ARZEL (ar-zèl') , s. m. Cheval qui a les pieds de derrière blancs, avec le chanfrein blanc.
AS (As'; quelques-uns cependant disent : i'â de cœur, l'a de pique, contre l'usage le plus général), ». m. || 1° Carte marquée d'un seul point. S'écrier sur un as mal à propos jeté, boil. Sat. x. Houel et Jeanfin avaient un démon familier qui leur donnait toujours des as quand ils jouaient aux cartes, volt. l'hil. m, 148. || Familièrement et fig. As de pique, mauvaise langue, ô la fine pratique, Un mari confident! — Taisez-vous, as de pique, mol. llép. am. v , 9. C'est un beau marmouset , c'est un bel as de pique , scarron, Jodelet duelliste, n, 4. Prenez bien garde à ce soldat, ou plutôt ce grand as de pique, m. la Foire de Saint-Germain, v, 12). Quelques-uns voient dans cette locution une altération d'aspic. || 2* Le coté du dé marqué d'un seul point. || 3" Au jeu de dominos, la moitié qui n'a qu'un point. || i' Chez les Romains, l'as était une monnaie de cuivre, et désignait aussi un point seul marqué sur un des côtés du dé. ||5" As qui court, jeu de cartes où il faut se débarrasser de l'as avant que le tour soit fini. || As percé, à la bouillotte, as qui est le seul de sa couleur. As percé est sans doute l'italien asso per se, as qui est tout seul; il serait bon de l'écrire perse.
— HIST. xit' s Li dé seront mult tost sur ambes as turné, Oui tint esté so\ent sur siues ruelé, Th.
le mart. 167 L'apostolies [le pape] ert [était] de
la guerre tut las, N'eut de tut Engleterrequi valsist un seul as, ib. tt 3. || xui* s. Pierres! veus tu oïr novelei Or est tornée ta rouele, Or t'est- il choil ambes as? ruteb. u, sw. [On encortine une rue] Pour miex plaire, quand rois vient à Arras, Et mieulz doit on amer le sis que l'as, Bibl. des Chartes, 4» série, t. v, p. 328. || xtv* s. [Je] Conquerrai forteresses et chasteaux hauts et bas Sur la terre du prince que je n'aime deux as, Guescl. I7l07-I7lli. || xvi* s. Il fu condemné par contumace en l'amende de mille atses.de monnoy romaine, amyot, Cam. 22.
— ÊTYM. Provenç. et espag. as; portug. ai; ital. asso; du latin as, assis, qui, ayant fini par signifier l'unité en différentes mesures, finit aussi par exprimer le point seul marqué sur un dé ou une carte. Or. donne deux étymologies de ce mot: l* le latin as ou ,rs, cuivre, parce que l'as était une monnaie de cuivre; 2" le grec eî;, un, en dorien, ai; ou à-,.
ASARET (a-za-rè), ». m. Terme de botanique. Asaret d'Europe, cabaret, oreille d'homme, plante herbacée, vivace, dont la racine passe pour émétique, et dont les feuilles et les racines, desséchées et réduites en poudre, sont sternutaloires (usarum europ.ium, L.).
— ÊTYM. Diminutif d'asarum, grec, ôaotpov.
t ASARINE (a-za-ri-n'), s. f. Nom vulgaire et spécifique de l'antirrhinon asarine.
ASBESTE (a-sbè-st'), s m. Substance minérale, filamenteuse et inaltérable au feu.
— ÊTYM. "An ëôTxo; , de i privatif, et de tSsito;, consumé. Substance ainsi nommée, parcequ'elle servait, chez les anciens, à faire des mèches de lampe qui ne se consumaient pas, et passait, une fois enflammée, pour ne pi s pouvoir être éteinte.
f ASBOI.IXE (a-sbo-li-n'), s. f. Terme de chimie. Huile azotée qu'on a extraite de la suie.
— ÊTYM. 'A?6o>T), suie.
ASCARIDE (a-ska-ri-d'), ». m. Terme d'histoire naturelle. Genre d'entozoaires caractérisés |„.r leur corps long, cylindrique, sillonné d'une rainure de chaque côté et aminci aux deux bouts, et par leur bouche garnie de trois papilles charnues. || On donne aussi le nom d'ascaride à l'oxyure qui se loge dans le rectum et cause d'insupportables démangeaisons.
— HIST. xvr s. Les tiers [vers intestins] sont appelés ascarides, pource que tels communément sont sautelans, paré, xxii, «.
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— ÊTYM.'Aaxctpi;, d'àaxapiÇw, le même que <rx=iip<o, s'agiter; ces vers ayant été ainsi nommés à cause de leurs mouvements.
f ASCÈLE (a-ssè-1'), adj. et ». m. Terme didactique. Oui n'a point de jambes.
— ÊTYM. 'A privatif, et axe'Ào;, jambe.
f ASCENDANCE (a-ssan-dan-s'), ». f. || !• Se dit de la ligne ascendante d'une famille. Ascendance paternelle. Ascendance maternelle. ||2# Se dit aussi en parlantd'une planète, d'un astrequi s'élève ou parait s'élever sur l'horizon. L'ascendance de Vénus.
— REM. J. J. Rousseau a employé ascendance dans le sens de ascendant, empire : Le charme de l'amitié qui tempérait et calmait ma colère par l'ascendance d'un sentiment plus doui, J. J. rouss. dans