AZE
— SYN. Ce qui distingue axiome des mots d'un sens analogue , tels que maxime, sentence, apophthegme, aphorisme, c'est que axiome exprime une proposition évidente de soi, échappant à toute démonstration, et s'imposant par un principe d'évidence ou autrement de certitude qui entre dans la constitution de l'esprit humain.
— ÉTYM. 'AÇicotna, proposition, de àÇtôw, penser, juger, de aÇtoç, digne, de âyu, pousser, faire (voy. agir), ôÇio; signifiant ce qui pousse, agit, ce qui a force, vertu, valeur.
t <. AXIS (a-ksis'), *. m. Terme d'anatomie. La seconde vertèbre du cou. Vertèbre ainsi dite parce que l'apophyse odontoïde. qui en fait partie, logée entre l'arc antérieur de l'atlas et le ligament transverse, sert en quelque sorte de pivot aux mouvements de la tête.
— ÉTYM. Axis, essieu.
t 2. AXIS (a-ksis'), *. m. Terme de zoologie. Espèce de cerf originaire du Bengale.
— ÉTYM. Axis , nom d'un animal de l'Inde, dans Pline, vm, 2), 3i.
AXONGE (a-kson-j'), *. f. Graisse de porc fondue et préparée.
— HIST. xvi* s. Axungede porc, d'oye, de poulie, de chapon, d'ours, paré, vm, 39. •
— ÉTYM. Axungia, de axis, axe, essieu (voy. axe), eideungere, oindre (voy. ce mot); ce qui sert à oindre les essieux.
+ AXVLE (a-ksi-1'), adj. Terme de botanique. Qui ne produit pas de bois.
— ÉTYM. 'A privatif, et£û).ov, bois.
AYAN (a-ian), s. m. En Turquie, officier supérieur chargé dans les provinces de veiller a la sûreté des particuliers.
— ÉTYM. Arabe, ayan, distingués, notables (de ayn, œil), mot qui, bien qu'au pluriel en arabe, se dit en turc comme s'il était au singulier.
AYANT ( é-ian , et non , comme plusieurs qui prononcent mal, a-ian), part, présent de avoir. || 1* Ayant faim. Ayant les pieds nus. Ayant la tête couverte. N'ayant pas d'armes. || Ayant, employé comme auxiliaire. Ayant appris cette nouvelle. Ayant tiré un glaive du fourreau. Ayant ainsi parlé. || 2° Terme de pratique dans les locutions : ayant cause, celui auquel les droits d'une personne ont été transmis; ayant droit, celui qui a droit ou est intéressé à. Lettre de continuation de la pairie d'Eu, en faveur du duc du Maine, pour lui, ses hoirs et ayants cause mâles et femelles, st-simon, 360, 7. Dans ces locutions on écrit, au pluriel, des ayants cause, des ayants droit. C'est un archaïsme conservé dans le langage de la pratique.
— HIST. xiv* s. Deux cens livres parisis de rente par an à héritage perpétuel, pour avoir et prendre par sa main ou par la main des aienz cause de lui, Lettre de Charles V, Biblioth. des Chartes, 4* série,
t. III, p. 424.
AYE (a-ie), interject. Voy. aïe.
AYEZ, voy. avoir.
AYONS, voy. avoir.
t AYUNTAMIENTO (a-ioun'-ta-mién-to), s. m. Nom espagnol des municipalités.
— ÉTYM. Espagn. ayuntar, réunir, mot dérivé de a, à, et yunlo, joint (voy. joindre).
t AZALÉA (a-za-léa) ou AZALÉE (azalée) , s. f. Genre de plantes dont on distingue deux espèces, l'une originaire de l'Amérique septentrionale, l'autre de l'Inde. C'est un joli arbrisseau de pleine terre de bruyère , fleurissant très-bien dans les appartements. Des azaléas formaient un buisson de corail, chateaubr. Natch. ni, <4, <. Je faisais a Atala des colliers avec des graines rouges d'azaléa, id. Atala, 243.
— ÉTYM. "Ar,a>ÉO{, sec.
AZAMOGLAN (a-za-mo-glan), s. m. Dans le sérail, enfant chargé des fonctions les plus basses et les plus pénibles.
— ÉTYM. Arabe, asam, grand, et turc, oglan, serviteur.
t AZAZEL (a-za-zèl), s. m. Le bouc émissaire, dans la Bible. || Démon auquel était dévoué le bouc chargé des péchés du peuple.
— ÉTYM. Aiaxel, mot hébreu qui signifie séparation.
AZÉDARAC (a-zé-da-rak) , s. m. Terme de botanique. Arbre des régions chaudes, qui porte des fleurs disposées en bouquets, et dont le fruit est vénéneux.
— ÉTYM. Arabe, dxéddirakht, mot d'orig. persane. AZEROLE (a-ze-ro-l'),s. f. Fruit de l'azerolier, un
peu plus gros qu'une cerise et d'un goût acidulé.
— ÉTYM. Arabe ai-zâzôra.