‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 271 sur 403 · FÉN. II · texte numérisé non relu

FÉN. II

— ÊTYM. KaTr)xi<»«> instruction, de xa-tà, contre, et ^xini;> bruit, retentissement, de $ixe'vt fa're du bruit (voy. écho) : mot à mot, bruit alternatif (par demandes et par réponses).

fCATÉCHETE (ka-té-chè-f) , s. m. Celui qui ff.it la catéchèse. || Nom, dans quelques églises des piemiers temps, d'un certain ordre d'instructeurs.

t CATÉCHÉTIQUE (ka-té-ché-ti-k') , adj. Terme didactique. Qui a rapport à la catéchèse, et, en général, à l'enseignement oral. Ces studieux jeunes gens s'efforçaient de traduire en paroles catéchétiques les paroles brillantes, semées naguère d'une chaire plus élevée, cournot, Discours, Revue de l'instruction publique, 22 nov. 4 860.

t CATÊCHISAT10N (ka-té-chi-za-sion), s. f. Action de catéchiser.

CATÉCHISÉ, ÊE (ka-té-chi-zé, zée), part, passé. Les infidèles catéchisés par de fervents apôtres. || Familièrement. Voilà un gaillard fraîchement catéchisé, c'est-à-dire il ne sait son rôle que depuis peu, il le joue mal, on ne lui a pas assez fait la leçon. || Ah I c'est un nouveau catéchisé, il n'y a zèle que de nouveau catéchisé, c'est-à-dire cet homme, ayant changé de parti, agit sans retenue pour donner des gages. ,

CATECHISER (ka-té-chi-zé) , v. a. || 1° Initier à la foi chrétienne. Catéchiser les infidèles, les ignorants, les enfants. Leur législateur [des évêques] fut un pauvre qui catéchisa des pauvres, volt. Mœurs, 4 2. || 2°Fig. Donner à quelqu'un toutes les raisonsqu'on peut imaginer pour qu'il croie ou fasse quelque chose. Vous avez beau me catéchiser, je n'en croirai, je n'en ferai rien. || 3°Styler quelqu'un, lui dire d'avance ce qu'il faut qu'il fasse ou qu'il dise. On l'a catéchisé ; il est impossible d'en rien tirer. Catéchisez votre homme si vous voulez qu'il réussisse dans sa mission. ||4° Familièrement, chapitrer, gronder. Il a été rudement catéchisé pour son étourderie.

— HIST. xvi* s. Un maçon le voyant à table et

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ayant bien catéchisé sa mémoire pour le reconnoistre.... d'aub. Fœn. m, 48.

— ÉTYM. Provenç. calhetizar; espign. cnlequisar; ital. calechixiare ; ilu latin catechisare ; de xa- Triyitlew (voy. catéchèse).

CATÉCHISME (ka-té-chi-sm'), *. m. || i» Explication, par demandes et par réponses, de la croyance et des usages de la religion chrétienne. Faire le catéchisme. Aller au catéchisme. || Le livre qui contient cette explication. Enseigner, réciter le catéchisme. Savoir, dire son catéchisme. Il a déchiré son catéchisme. || Dire une chose comme son catéchisme, la dire d'une façon routinière. N'allez pas lui dire cela froidement comme son catéchisme, J. J. rouss. Ém. iv. || 2* Par extension, exposition abrégée, par demandes et réponses, ou autrement, de quelque science. Catéchisme d'économie politique. || Fig. Comptez-vous pour peu de chose que les découvertes de Newton soient devenues le catéchisme de la noblesse de Moscou? volt. Dialogues, xxiv,7. || 3* Leçon pour mettre au fait, pour endoctriner. On lui a fait le catéchisme. C'est un catéchisme qu'il nous débite là. Il sait son catéchisme. || 4* Remontrances. Ennuyé de vos longues morales, de vos éternels catéchismes, j. j. rouss. Ém. iv. || 5" Familièrement. Catéchisme poissard, recueil de propos grossiers. || Ces propos eux-mêmes qu'on débite.

— ÉTYM. Génev. catiehime; wallon, catrusème, du latin cateehismus; du grec xaTT)xiop.ô; (voy.

CATÉCHÈSE).

CATÉCHISTE (ka-té-chi-sf) , s. m. et f. Celui , celle qui enseigne le catéchisme, qui fait le catéchisme aux enfants. Dona Marina était la catéchiste [des Mexicains], volt. Mœurs, 4 47.

— étym. Cateehisla, de xatrixioxin; (voy. catéchèse).

+ CATÊCHUMÊNAT (ka-té-ku-mé-na; le t ne se lie pas) , i. m. Etat de catéchumène. L'église primitive voulait trouver en ses catéchumènes des hommes repentants de leurs crimes passés, et instruits des devoirs qu'ils avaient à remplir envers Dieu et leur prochain; ce fut l'origine de l'institution du catéchuménat.

— étym. Catéchumène.

CATÉCHUMÈNE (ka-té-ku-mè-n') , s. m. et f. Personne qu'on instruit pour la disposer au baptême. Les premiers rayons de la foi forment des catéchumènes, fléch. Aig. Le corps des chrétiens se distinguait en croyants ou fidèles, et catéchumènes, chateaub. Génie, iv, m. a.

— ÊTYM. Catechumenus , de xanrixoiSiievoi;, celui qu'on instruit du catéchisme, proprement, celui qui reçoit l'enseignement donné par le catéchiste, de xanixeïv, instruire (voy. catéchèse).

■f CATÉGORÉMATIQUE (ka-té-go-ré-ma-ti-k' ), adj. Qui est de la nature du catégorème. Un père ou un frère se retirent Dien plus contents lorsque l'écolier distingue entre l'infini catégorématique et l'infini syncatégorématique, bayle, article Zenon, rem. G. Il y a une différence essentielle entre catégorématique et syncatégorématique, volt. Dial. xxiv, 4 0.

t CATÉGORÈME (ka-tê-go-rè-m'), s. m. Terme de la philosophie aristotélicienne. Qualité qui fait ranger un objet dans telle ou telle catégorie.

— ÊTYM. KaTr,fôpifi|J.a (voy. catégorie). CATÉGORIE (ka-té-go-rie), s. f. || 1" Terme de

logique. Un des chefs généraux sous lesquels nous rangeons toutes nos idées. La catégorie de la substance, de l'accident, etc. Aristote établit dix catégories. Les catégories de l'école péripatéticienne sont les prédicaments des scolastiques. Les dix catégories sont la substance, la quantité, la qualité, la relation, le lieu, le temps, la situation, avoir, agir et pStir, c'est-à-dire, comme le remarquent très-bien MM. de Port-Royal, qu'il [Aristote] a voulu réduire à dix classes tous les objets de nos pensées, en comprenant toutes les substances dans la première et tous les accidents dans les neuf autres, d. detracy, Logique, dise, préliminaire. On regarde ces catégories comme une ojiose établie sur la raison et sur la vérité, au lieu que c'est une chose tout arbitraire et qui n'a de fondement que l'imagination d'un homme, /d. ibidem, p. 22, édition 4 825. Aristote est le premier philososophe qui ait inventé des catégories où tes idées viennent se ranger deforce, chateaub. Génie, i, iv, 2. || 2° Dans le langage général, toute classe où l'on range les objets de la même nature. Établir des catégories. 11 y a dans la boucherie plusieurs catégories de viandes. || 3° Par extension, nature, espèce. Ces deux choses ne sont pas de même catégorie || Fig. Ces gens-là sont de même catégorie, c'est-à-dire ils ne valent

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pas mieux les uns que les autres. || Mettre tout en même catégorie, ne tenir compte de rien. Comme vous êtes roi, vous ne considérez Oui ni quoi : rois et dieux mettent, quoi qu'on leur die, Tout en même catégorie, la pont. Fabl. v, 18.

— ÉTYM. Categoria, de xaT»iY<>pia> prédicament, attribution, de xoxà, à, et le mot fictif àvopeîv, parler, de àyopà, place publique (voy. agora).

CATÉGORIQUE (ka-té-go-ri-k'), adj. || 1° Terme de logique. Qui se rapporte aux catégories; qui en a la précision, la certitude. Les propositions catégoriques sont celles qui sont énoncées simplement et absolument, comme tout homme est un animal, nul homme n'est un arbre, d. de tract, Trad. de la logique de Ilobbes, part. <, ch. 3. || 2" Dans le langage général, qui est selon la raison, à propos, ou clair et précis. Une réponse catégorique. Cela n'est pas catégorique.

— ÉTYM. Kittiyodixô;, de xoniYopta, catégorie. CATÉGORIQUEMENT (ka-lé-go-ri-ke-man), adv.

D'une manière catégorique. Il a parlé catégoriquement. Répondre catégoriquement.

— HiST. xvi* s. Je ne sçaurois à Yostre demande catégoriquement respoudre, rab. Pant. m, 42.

— ÉTYM. Catégorique, et le suffixe ment.

t CATÉGORISÉ, ÉB (ka-té-go-ri-zé, zée), part. passé. Réduit en catégories. Idées catégorisées.

t CATÉGORISER (ka-té-go-ri-zé), v. a. Terme de logique. Classer par catégories.

— ÉTYM. Catégorie.

t CATÉGORISEUR (ka-té-go-ri-zeur), adj. Qui établit des catégories. Philosophe catégoriseur, et, substantivement, un catégoriseur.

| CATEL (ka-tèl), s. m. Terme de droit féodal. Droit de meilleur catel, droit en vertu duquel les seigneurs, après le décès d'un vassal, prenaient à leur choix le meilleur des meubles du défunt.

— ÉTYM. Ancienne forme de cheptel.

+ CATELLE (ka-tè-1') , s. f. Petite chaîne qui se donnait chez les Romains comme récompense militaire.

— ÉTYM. Catella , diminutif de catena ( voy.

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