‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 387 sur 403 · GRO · texte numérisé non relu

GRO

i/, 1. Un malheureux sans nom, si l'on croit l'apparence, volt. Mrope, 11, 4. || 6" V. n. Ajouter foi. Je crois sur sa parole, et lui dois tout crédit, corn Sertor. n, 4. Juste retour, monsieur, des choses d'icibas; Vous ne vouliez pas croire, et l'on ne vouscroit pas, mol. Tort, v, 3. \\ Être porté à se soumettre aux autorités supérieures, célestes. L'esprit croit naturellement, et la volonté aime naturellement de sorte que, faute de vrais objets, il faut qu'ils s'attachent aux faux, pasc. Pensées, part, i, art (0 Qu il croie par raison ou par erreur, boss Uist n ' (3. Du monde des humains inexplicable histoire! Partout c est le besoin d'adorer et de croire, delillb Imagm vm. || 7- Avoir la foi. X la première prédication des apôtres, beaucoup crurent. Je vois je sais, je crois, je suis désabusée, corn. Polu v 5 H y a trois moyens de croire : la raison, la coutume, 1 inspiration, pasc. Pensées, art. xxiv 43 éd. Lahure, (860. Le miracle qu'elle attendait est arrivé; elle croît, elle qui jugeait la foi impossible boss. Anne de Gonx. || 8» Croire à, avoir confiance en , ajouter foi à. Il [Attila] croyait Tort aux devins, et c'était peut-être tout ce qu'il croyait , corn. Attila, Préf. Quoi! vous ne croyez pas au séné, ni à la casse, ni au vin émétique? — Et pourquoi veux-tu que j'y croie? mol. le Fest m, (. Allez, ne croyez point a monsieur votre père in. Tort. B, 2. Direz-vous qu'ils la reçoivent [cette constitution] extérieurement, mais que dans leur âme ils n'y croient pas? pasc. Lett. de . a\P' Annat- ° cie11 qu'on doit peu croire Aux dehors imposants des humaines vertus! gresset Edouard III, n, 6. || 9- Croire à, être persuadé de 1 existence de, de la vérité de. Il proteste de son innocence; mais je n'y crois pas. Comment n eussent-ils pas cru aux oracles ? ils croyaient bien aux songes, ponten. Oracl. i, 8. Le mot célèbre de rontenelle à un prince qui lui disait qu'il croyait peu à la vertu: monseigneur, il y a d'honnêtes gens mais ils ne viennent pas vous chercher, condorcet Maurepas. Ainsi de nouvelles erreurs entretiennent dans des erreurs anciennes; et on croit à toutes avec d'autant plus de confiance, qu'on croit à un plus grand nombre, condillac, Uist. anc. m 3 Je crois à la victoire et non pas à la paix, lucb de lancival, Hector, v, 4. Je ne crois plus aux Dieux je croîs aux fils ingrats, c. delav. Paria, m i Il est dit : croyez à l'Église; mais il n'est pas dit i croyez aux miracles, à cause que le dernier est naturel et non pas le premier; l'un avait b oin de précepte, non pas l'autre, pasc Pensées, art. xxxiii 8, éd. Lahure, (860. ||10" Croire en, être persuadé de 1 existence de. Croire en Dieu. Attend pour croire en Dieu que la fièvre le presse, boil. Sat.i. N Croire en soi, avoir une idée exagérée de son mérite. || 11- Se croire, v. réfl. Avoir certaine opinion de soi. Cet homme se croit habile. Pour être plus qu'un roi, tu te crois quelque chose, corn. Cmna, m, 4. Il n'y a que deux sortes d'hommes • les uns justes qui se croient pécheurs, les autres pécheurs qui se croient justes, pasc. Pensées art xxv, 72, éd. Lahure, (860. || Penser quelque 'chose au sujet de soi. Il se croyait au moment de réussir. Je me croirais haï d'être aimé faiblement, volt! Zaïre, i, 2. || Avoir confiance en soi. Tout est illustre en eux quand ils daignent se croire, corn. Pomp. n, (. Écoutez tout le monde, croyez peu de gens gardez-vous bien de vous croire trop vous-même' fén. Tél. xxiv. || Être cru. Ce qui se dit souvent finit par se croire. || S'en croire, obéir au sentiment qu'on a. Mais, si je m'en croyais, je ne le verrais pas, rac. Andr. n, i. || S'en croire beaucoup, s'en croire beaucoup trop, avoir en ses forces ou son mérite une confiance exagérée. || Proverbe. Croyez cela et buvez de l'eau, c'est-à-dire buvez de l'eau pour mieux digérer de pareils contes.

— REM. 1. Croire, suivi de que, dans une phrase affirmative, veut l'indicatif: Je crois que cela est Mais autrefois il n'en était pas ainsi; et le sens dubitatif qui est naturellement attaché à croire faisait qu'on mettait volontiers le subjonctif: La plus belle des deux je crois que ce soit l'autre, corn, le Ment i, 4. Je croyais bien qu'on fût damné pour n'avoir pas de bonnes pensées, mais.... pasc. Prov. 4. Vous croyez donc qu'il faille avoir Beaucoup de peine à Rome en fait que d'aventures? la font. Cand. Elle croyait que le petit Noirmoutier dût être aveugle sév. 6. Je croyais que tout fût perdu, id. tu. Je croyais que vous n'eussiez point fait réponse au cardinal, m. (28. Il croyait que ce dût être le (5' de ce mois, m. 324. Malgré ce rejet actuel du subjonctif on l'admettra sans peine dans une phrase telle que celle-ci : Nous nous demandons sans cesse ce qu'on

CRO

SCuÎvidëeZUSd7n0US* MAlS- "V"' /,,Cam-il »• *»*"

ga ive \Z' I» .UDe Phrrase négatiTe ou inlerrogative, veut le subjonctif : Je ne crois pas uu'il

vienne. Croyez-vous qu'il le fasse? Avéz-vous cru

qu'il part» si tôt? Je ne croyais pas qu'U payât

Croyez-vousencorequ'il ait de l'habileté, après ?outes

n ™,S qU " »>ilJMT » 8' Croire< dan* "ne phrase nterrogative, suiv. de que, peut être suivi du futur de 1 indicatif ou du conditionnel : Croyez-vous quil payera ses dettes? Aviez-vous cru qu'il PZ rai ses dettes? Les grammairiens se sont efforces

tlnn, il' T df£renCe d6 sens entre ™ constructions et celles où l'on met le subjonctif; croyez-vous

S , ffi aviez-vous cru q"'" P^ât? mai, toutes les différences paraissent arbitraires. Il 4 Croire

ZnZVlT' U° Veth.B à 1,infinitif ^"ns prépotion intermédiaire; on n'imitera donc pas les exemples suivants : II, [les évêques de Beauvais et Bea™

Mél 7T/ enRTenir faCi'ement à bout> "■»««'■ Mém. 9. Mais enfin croyez-vous de vivre toujours?

/jt. Rocss. Ém. v. || 6. On a dit en croire à ! Vous n'en avez cru ni à ma parole ni à l'expérience boss. cité dans le Dict. de bescherelle. Il est Tort • «pendant bi j'en crois à mes yeux.... créb. Electre n, ,. cet homme, car déjà j'en crois à ma fureur, bernis, Religion, i, 233. Cette locution n'est pas incorrecte en soi, puisqu'on dit activement en croire; mais elle est peu usitée.

— SYN. 1» CROIRE QUELQUE CHOSE, CROIRE A QUEL- QUE CHOSE; CROIRE QUELQU'UN, CROIRE X QUELQU'UN.

Croire quelque chose, c'est l'estimer véritable- Je crois ce que vous me dites. Croire à quelque chose c est y ajouter fo, , y avoir confiance, s'y fier : Je ne crois pas à l'efficacité de ce remède. Croire quelqu un c est ajouter foi à ce qu'il dit : Il ne faut pas croire les menteurs. Croire à quelqu'un, c'est croire â son existence : Croire aux sorciers, c'est croire qu'il y en a; Croire les sorciers, c'est croire ce qu'ils disent. || a» faire croire, faire accroire. Faire croire c est persuader à autrui une chose que l'on croit vraie ou que l'on croit fausse. Faire accroire, c'est persuader à autrui une chose que l'on sait fausse. Aussi faire croire peut se dire des choses comme des personnes : Ce nuage de poussière me fit croire qu une troupe de cavaliers venait; mais faire accroire ne peut se dire que des personnes

■nT ™V» S,- " dit au rei: J'a mar crer" Marsile Ch. de Roi. xiv. Iert i sis nies [son neveu y sera] 1, quens Rolans, ce crei [je crois], ib. xlii. Mort sont h conte, se est qui mei en creit, ib. xlii. 7' Païen, sire, por ver [pour vrai] créez, ib un. [Il] Ne creit en Deu le fil sainte Marie, «6. cxii Respont h dus: sire, je vous en crei, ib. ccm Li reis creit Deu, faire veut son service, ib. cclxviii Creire [elle] veut Deu, chrestientet demande ib

CCKC1I. '

— xif s. Ostages bien creûz [en qui on puisse se nerj, Honc. p. (2. Se ne créez mes dits, ib. p 22 Créez [croyez] mon los [conseil], ib. p. 27. Si voirement corne nous le creon, ib. p. 48. Las! se jel pert, de ce sui bien creanz, Jamais n'ert jor que n en soie dolans, ib. p. 86. Et si [il] cresra sainte crestienté, to. p. ((7. Dame, cil dex en cui [nous! somes créant, ib. p. (2(. [Dame] qui croit faus drui [amant] menteor, Couci, 1. Je sai mou't bienqu'ele croit les félons, »7j. xm. Conseil [il] aura -eu moult fol et enfantif, Sax. xxiv.

— xin' s. Biaus sire, nous avons vos lettres eues qui nous dient que nous vos créons de tout ce que' vos dires, villeh. lxvi. Et vos feistes moût mal quant vos les croûtes, m. cxxiii. Les lettres disoient que autant les creût-on comme lor seigneurs id x Bien fait qui se porvoit En croire ce qu'il doit Ce dit h vilains, Proverbes du comte de Bret Ms de St-Cerm. f m, dans lacurne. Çà est li bons vins de boissons; Sor l'erbe vert et sor les jons Fait bon boivreàhenap [coupes] d'argent; Ca-ns [céans] croit len Ion fait crédit] toute la gent; Caiens boivent et fol et saige, cortois d'artois, Ms. de Sl-Germ. f 83, dans lacurne. Se croire me voulez, bien serez assenée [dirigée], Berte, xlvi. Constance, dist Symons, jecroi que elle ait faim, ib. xllx. Sachiez vous en avez mauvais conseil crett, ib. li. Un certain messager qui bien faisoit à croire [en qui on se pouvait fier] Pour bien faire message, n'estoit pas corn le loire, ib. lxvi. Je croi qu'ele soit morte .'6 xcv. Ains croi [je] que sans point de demore, Son hommage [tu] li renoiasses, Ne jamès par amor n amasses, la Rose, 4264. Amors, qui te fait en li croire, Te toit ton sens et ta mémoire, Et de ton cuer les îex avugle, ib. 6929. Et trouva que le Vieil de la Montagne ne creoit pas en Mahommet, ainçois creoit en la loy de Haali, qui fu oncles de Mahom-

UiO

eTîaZe HMr" f maint P™°°nime chevalier e la terre des Crestiens et des Sarrazins oui on lues ne crurent Dieu ne sa mère, ». 276 'Le sain rot se esforça de tout son pooir, par ses paroles £ mo. faire croire en la loi crestienne, 1D. m Emut

(eussent revenus, parce que il ne li esïoit cas de mouré que la tierce partie de ses gens euTe les en voult raques croire, m. 2(4.

— HV s. Et il s'en croient au jugement de mla qm sont bons et sages, oresme, kthTi . Qui cro* paroles doucereuses souvent les trouve venimeuses Leroux de linct, Prov. t. n, p. 387. Vous parlez saigement ; Se ne croy vo conseil, jamma°s DiPex ne m'amen [m'amende]; Car de bo'in consèfl croire vienent h bien souvent, Baud. dt Seb. vm 460 '

froTssXVi ^ ^""p' m°Ult aimé 8t cru en la Tili°. f,;n l' i'iî i Pu'8 que nature «'entremit D'en tailler si digne figure, Il est à croire qu'elle y mit De ses biens à comble mesure, alain char" ExTsattond* maitre Alain. Et le roy, croyant ces choses, s'en alla audit pais de Normandie 'ean m trotes, Chron. (476. Et pour ce à vous bien con fesser me doy De croire [prêter] ainsi, ,loU, ?ai grant repentance, Quant on n'a pa, renvoyé deve" ffoy Un prestquefis.... eust. D,sc„. Poésies mtt. r 343, dans lacurne. Suppliant au roy „e vouloir Iegierement croire contre luy et son flk.cOMM 1 ( Le bruyt d'artillerie faisoit croire de tous les 'deux postez quelque grande entreprinse. id. 1, (1 Quant le roy eut ce ouy, il dit à Tanor: Tanor, ne me croyez jamais, se celluy qui là a parlé n'est Salphar de Liban, Perceforest, t. vi, f (07. Le roy y estoit en personne, qui à ce siège ne croyoit personte (ne s en rapportait à personne], ib. t. v, f «M U ne fut pas maistre pour lors ne cru de faire «on vouloir, louis xi, JVout». 1.

— xyi- s. Il appert par les livres des anciens Pères que cela estoit receu sans difficulté, de dire croire Eg ise, et non pas en l'Eglise, calv. Instit. 8((. Ils 1 envoyarent vivre en la forest de Bière; je croy quelle ny soit plus maintenant, hab. Gar 1 2( Messieurs, je croy que vous soyez faict mal, 'pardonnez le nous, id. Pant. u, 26. Je croy en Dieu le père tout-puissant.... Je croy la saincte et catho- Iicque Eglise Estre des sainetz et des fidèles une Vraye union, entre eux en tout commune.... Finalement croi la vie éternelle, marot, iv, 342. Je croy que, avant que recepvez ceste réponse, vous aurez du roy ce que avés demandé, marc. L. 60. Je vous

^Pr'eif-,Cr01re de ce 1ue Je 1>ay Prié tous dire, id. to. 49. S il en faut croice du Bellay, mont, i, 25. Je ne croy pas que ces mouvements se feissent avecques discours [réflexion], id. i, 60. Si ce sont médecins je les croisencequ'ilsdisentde....iD. 1, 68. Je crois de lamedecinetoutlepisou lemieulxqu'on vouldra, id. i, (30. Ils croyent les âmes immortelles, et les' mauldites estre logées du costé de l'occident, id. i 238. Les grands esprits font un aultre genre de biencroyants, id. i, 389. Au moins se trouveroit-il une chose qui se croiroit par les hommes d'un consentement universel, id. h, 3(9. Il ne fault pas croire à chascun, dict le précepte, id. u, 33 i. Du mont souvent armée devalla, Croyant pour vray qu'en la campaigne il soit : Puis ne trouvant personne, s'en alla, Et croit qu'il est monté par autre voye, la bobtie, 487. Je n'en diray pas davantage, sinon que je me fay croire qu'elle en viendroit à bout en huit jours, lanoue, 437. Et, pour cela, il s'en faisoit croire, et parloit, d'une braveté grande, desper. Contes, xlii. Ses amis allèrent enhortans le peuple assistant de croire à ce qu'il avoit dit, amvot, Soton, ( (. Les Megariens le creurent facilement, id." «6. (2. Ne croire point aux dieux, id. P^ric. 60. 11 leur feit à croire que Alexandre s'estoit, en dormant, apparu à luy, id. Eum. 26. Plusieurs croient que le poète et l'historien soient d'un mesmo mestier; mais ils se trompent beaucoup, ïons. 6(4. Legier croire [croire légèrementj fait décevoir; Il Taut congnoistre avant que aymer l'Amant rendu Corde- Iter, p. 6(4, dans lacurne. Ne croire à Dieu que sur bons gages, cotgrave. Fol ne croit jusques à tant qu'il reçoit, id. Pour néant demande conseil qui ne le veut croire, id. Qui sempres croit et asne meine, son corps ne sera jà sans peine, id.

— ÊTYM. Saintong. crére; wallon, ereure; Berry, creire; provenç. creire; espagn. tretr; portug. crer] ital. credere; du latin credere.

CROISADE (kroi-za-d'j, s. f. \\ l'Expédition contre les Mahométans, entreprise par les chrétiens pour le recouvrement de la Palestine. Prêcher la croisade.

CRU

Au temps des croisades. Cette province qu'on appelle aujourd'hui Turcomanie, tomba bientôt après sous le pouvoir du turc Soliman, qui, maître de la plus grande partie de l'Asie Mineure, établit le siège de sa domination à Nicée et menaçait de là Constantinople au temps où commencèrent les croisades, volt. Mœurs de l'Orient au temps des croisades. Tel était l'état de l'Asie Mineure lorsqu'un pèlerin d'Amiens suscita les croisades , id. ib. De la i" croisade. On sait combien l'abbé Suger, aussi grand homme d'État que l'abbé de Clairvaui était grand orateur, s'opposa à cette croisade malheureuse que Louis le Jeune entreprit par le conseil de saint Bernard, d'alemb. Abus de la crit. Œuvres, \. x, p. 276, dans pougens. Parmi les préparatifs de la croisade, on ne doit pas oublier le soin que prenaient les croisés de faire bénir leurs armes et leurs drapeaux, MicHAOD,ffw«. des Crois. i,an 4095. || Par extension, l'expédition contre les Albigeois; les expéditions en Espagne pour combattre les Maures qui occupaient ce pays. Lisez l'histoire de la croisade contre les Albigeois; lisez celle de la conquête du Mexique ; vous verrez que les croisés n'avaient pas commis moins d'horreurs dans le Languedoc que les Espagnols en commirent dans l'Amérique, saintfodc, Ess. Paris, Œuvres, t. iv, p. 3) 9, dans pougens. || 2* Fig. Tentatives pour diriger l'opinion sur ou contre quelque chose. X la sortie des troubles révolutionnaires , quelques esprits entreprirent une croisade contre les idées qui venaient de triompher. Croisade contre les préjugés. Il y a environ quatre ans que je prêche cette petite croisade , volt. Lett. à Calh. 4 4 9. || 3" Synonyme de croisure ou de croisement, en parlant des cocons. || 4* Constellation antarctique, dite aussi Croix du Sud, composée de quatre étoiles en croix, qui sert à distinguer le pôle, au delà de la ligne, comme la petite Ourse de notre côté.

— hist. xm* s. Ce fu aussi comme une prophecie de la grant foison de gens qui moururent en ce douz [double] croisement, joinv. 204. Ce que la chasuble estoit de sarge de Reins, senefie que la croiserie sera de petit exploit aussi, comme vous verres se Dieu vous donne vie, id. 299. || xv* s. Au quel temps fut par nostre saint père le Pape ordonné une croiserie sur les Pragois, monstrel.i, 236. Une croisée pour aller sur les Turcs et infidelles de nostre foy, math, de coucy, Hist. de Charles VII, p. 702, dans lacurne. || xvi" s. L'espalier peut estre dressé, soit en traversant aucun desdits jardins, par croisades et autrement, ou posé ailleurs pour en faire de longues allées, droites, curves, et d'autres figures, o. de serres, «60. Croisades [signes de croix que le prêtre fait sur l'hostie], H. est. Apol. d'Hérod. p. 565, dans lacurne. Si pour cela elles ne s'amendent, on leur fera faire [à des religieuses] des croisades [se tenir les bras étendus en forme de croix] au meilleu du dit choeur, du cange, crux.

— ÊTYM. Croiser ;provenç. croxada; espagn. crutada; ital. crociata. Croisade est récent et refait sur l'espagnol et l'italien , autrefois on disait croiserie ou croisement ou croisée.

t CROISAT (kroi-za), s. m. Monnaie d'argent marquée d'une croix et d'une image de la sainte Vierge, qui se fabriquait à Gênes et qui valait environ un écu et demi de France.

— ÊTYM. Croix.

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