‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 200 sur 504 · ATE · texte numérisé non relu

ATE

t ASTROBOLISME (a-stro-bo-li-sm') , s. m. Il 1" Terme de médecine. Paralysie soudaine attribuée à une influence des astres. |{ 2° Coup de soleil.

— ÊTYM. 'Aotpov, astre, etpôXo;, coup, de pâX- )eiv, jeter (voy. balistique).

t ASTRODYNAMIQUE (a-stro-di-na-mik'), s. f. l'erme didactique. Dynamique des astres ou connaissance des forces qui les meuvent.

— ETYM. Astre , et dynamique.

t ASTUOGNOSIE (a-strog-no-zie) , s. f. Terme didactique. Connaissance des astres.

— EtYM. 'Acnpov, astre, et yvcôsi?, connaissance (voy. gnose).

t ASTROÏDE (a-stro-i-d') , adj. Terme didactique. Qui est disposé en manière d'étoile.

— ETYM. ÎKffTpoeièri;, de âotpov, astre, et eloo;, forme.

ASTROÏTE (a-stro-i-f) , s. f. Terme d'histoire naturelle. Il 1° Sorte de madrépore. || 2° Sorte de pierre qui, d'aprésPline l'ancien, était employée dans la magie.

— ETYM. Latin, ostrotfes, d'âffTpov, astre.

ASTROLABE (a-stro-la-b') , s. m. Instrument autrefois employé pour mesurer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon. Un astrolabe en main . elle a dans sa gouttière X suivreJupiter passé la nuit entière, BoiL. Sat. x.|l On a dit aussi autrefois astrolabe pour planisphère céleste.

— HIST. xiii" s. En ceste manière saras tu mesurer le lonc et le ley [large] de totes coses par l'astrelabe, Comput, P" 16.

— ETYM. Bas-latin, astroldbium, du grec àtrrpo- ).aêov, de â'îxpov, astre, et de Xa(iêàvu, prendre: instrument propre à prendre la position des astres (pour ).ct(iêo'jw voy. lemme).

fASTROLATRË (a-stro-lâ-tr"), s. m. Adorateur des astres.

t ASTROLÂTRIE (a-stro-lâ-trie) , .v. f. Religion dans laquelle on adore les astres. L'astrolàtrie paraît avoir pris naissance chei; les Assyriens et les Chaldéens.

— ÉTYM. 'AdTpov, astre, et latrie.

ASTROLOGIE (a-stro-lo-jie), s. f. Astrologie judiciaire ou simplement astrologie, art chimérique prétendant préYoir l'avenir d'après l'inspection des astres.

— HIST. XIV* s. Et aussi est-il de plusieurs sciences comme de astrologie quant as mouvemens , as jugemens, oresme, Elh. iî. ||xvi»s. L'usage de la vraie astrologie.... CALV. (23. On distingue entre l'astrologie naturelle et cette bastarde qu'ont forgée les magiciens, ID. 124. Tout ceci est compris dans l'astrologie nature'le; mais les affronteurs qui ont voulu, sous ombre de l'art, passer plus outre, en ont con- Irouvé une autre espèce qu'ils ont nommée judiciaire. ID. Hl.

— ÊTYM. 'AaTpoXofîa, de âffxpov, astre, et de Xoyoç, discours (voy. logiqi'e). Astrologie n'a primitivement aucun sens défavorable, et signifie proprement doctrine des astres. C'était, pour les anciens , le nom de la science que nous nommons astronomie; et c'est l'abus qu'on en a fait en prétendant deviner l'avenir, qui a déterminé l'usage à donner deux noms différents à la vraie science et à la fausse.

ASTROLOGIQUE (a-stro-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à l'astrologie.

— ÉTYM. 'aitsoXoyixo:, A'i.Tcç'>\o-^l%, astrologie, t ASTROLOGIQUEMENT (a-stro-lo-ji-ke-man),

adv. D'une manière astrologique.

— ÉTYM. Astrologigue , et le suffi.\e ment. ASTROLOGUE (astro-lo-gh') , s. m. || l" Celui

qui est versé dans les prétendues règles de l'astrologie. Un astrologue un jour se laissa choir Au fond d'un puits; on lui dit : Pauvre bête. Tandis qu'à peine à tes pieds tu peux voir. Penses-tu lire audessus de ta tête? la font. Fabl. ii, <3. Les dames de la cour de Catherine de Médicis n'eussent osé rien faire sans consulter quelque astrologue, thiers, Superstitions, chap. 22. L'astrologue étonné s'émeut, s'arrête et tremble, raynouard, Etats de Biais, i, t. I! 2* Fig. Ce n'est pas un grand astrologue, c'est-àdire, c'est un homme peu intelligent, peu habile.

— HWT. xV s. Nous sommes maintenant en telles comparaisons, lesquelles fit saint Augustin du médecin et de i'astrologien, monstrel. liv. i, chap. 47. Il xvi" s. Je ne voudrois point tourner cette moquerie contre les vrais astrologues [astronomes], desquels on ne peut trop louer le labeur qu'ils ont pris à nous faire connaistre les secrets du ciel, calvin, 417.

— ÉTYM. Âstrologus, du grec àixpoXof oç (voy. astrologie). On a dit autrefois (ui«ro(ogien. Ce nom signifiait d'abord ceux qui s'occupaient de l'étude du oiel, c'eit-à-dire les astronomes. La folie des di-

BICT. DE LA LANGUE FKANgAlSE.

vinations astrologiques força de distinguer ceux qui poursuivaient la fausse science, et qu'on nomma astrologues par opposition aux astronomes.

t ASTOOMANCIE (a-stro-man-sie), s. f. Divination par les astres.

— ÉTYM. Astre, et le suffixe mande.

ASTRONOME (a-stro-no-m'), «. m. Celui qui connaît et pratique l'astronomie. Ce sont les travaux des astronomes qui nous donnent des yeux, et nous dévoilent la prodigieuse magnificence de ce monde presque uniquement habité par des aveugles, fonten. Cassini. Il est nécessaire pour la perfection de cette science que les astronomes de tous les siècles se transmettent leurs connaissances et se donnent la main, id. Chazelles. Ce même Halley eut, quoique simple astronome, le commandement d'un vaisseau du roi , en >e98 , volt. Louis XI i', 34.

— HIST. XV' s. Lequel roi Robert , si comme on disoit, estoit un grand astronomien et plein de grand prudence, froiss. i, i, 93.

— ETYM. Astronomus, du grec àuTpovoiioi;, do à(rcDov, astre, et vôao;, loi, règle (voy. nome).

ASTRONOMIE (a-stro-no-mie) , s. f. Science qui s'occupe de la connaissance des astres et des lois qui règlent leurs mouvements. De toutes les sciences naturelles l'astronomie est celle qui présente le plus long enchaînement de découvertes, laplace, Èxp. Préface. || Astronomie mathématique, celle qui s'occupe particulièrement du calcul des forces auxquelles les astres obéissent. || Astronomie physiijue, celle qui s'occupe particulièrement des conditions physiques des astres. || Astronomie nautique, partie de l'astronomie qui a rapport à la navigation.

— HIST. xii* s. Astronomie [il] sot bien et nigromance, Ronc. p. 265. || xm* s. Ja verroiz [vous verrez] tuit communément Combien je sai d'astronomie. Je vos métrai ou cors la vie, Ren. 19557. || xv« s. Et est un grand clerc [le roi de Porlingal], et sait moult de l'astronomie, froiss. ii, m, 32.

— ÉTYM. Àsironcmia, de à<rcpovo|j.£a (voy. astronome).

ASTRONOMIQUE ( a-stro-no-mi-k' ) , adj. Qui appartient, qui a rapportàl'astronomie. || Carte astronomique ou céleste, celle qui représente les constellations dans leurs rapports réciproques. || Substantivement et au masculin, l'astronomique. la partie astronomique. Le célèbre M. Halley, premier astronome du roi de la Grande-Bretagne, a déjàécritpour soutenir tout l'astronomique du système [de chronologie de Newton], fonten. Newton.

— ÉTYM. Astronomicus , du grec àsTpovop'.xo;, d'à<iTpovo(ita, astronomie.

ASTRONOMIQUEMENT (a-stro-no-mi-ke-man ) , adv. Suivant les principes de l'astronomie.

— ÉTYM. Astrrmomique, et le suffixe ment.

t ASTROSCOPE (a-stro-sko-p') , s. m. Instrument servant t retrouver facilement dans le ciel les constellations.

— ÉTYM. 'AffTpov, astre, et ffxonsîv , considérer. t ASTROSCOPIE (a-stro-sko-pie) , s. f. Contemplation des astres.

— ÊTYM. Astrosciipe.

+ ASTROSOPHIE (a-stro-so-fie) , s. f. Terme didactique. Connaissance des astres.

— ÉTYM. "Atrcpt,*, astre, et (joçîa, doctrine.

t ASTROSTATIQUE (a-stro-sta-ti-k) , s. f. Statique des astres ou connai.ssance de la masse et de la distance respective des astres.

— ÉTYM. Astre, et statique.

ASTUCK (a-stu-s') , s. f. Adresse qui va au mal. Vous connaissez l'astuce de votre adversaire.

— HIST. XIV" s. Et doncquesse l'ententionestmalvese, tele puissance est appellée astuce ou malicieuseté, oresme, ffth.. <88. |1 xvi's. Ilsne doivent estre contrains par commandement ni induits par astuce à raconter tous leurs péchez, calv. Instit. 495. Pour montrer (|u'au dit Gonsalve ses astuces luy servirent bien autant ou plus que ses vaillantises.... BBANT. Gonsalve.

— ÉTYM. Provenç. a.stucia; itd. astuiia; du latin astucia, de astus, ruse.

ASTUCIEUSEMENT (a-stu-si-eû-ze-man), adv.

Avec astuce.

— ÉTYM. Astucieuse, et le suffixe ment. ASTUCIEUX, EUSE(a-sf.i-si-eû, eù-z'), ad;. || i'Qm

a de l'astuce, en parlant des personnes. Ce fils de Frédégonde, astucieux, barbare, lemerc. Bruneh. 1,3. Il 2" En parlant des choses. Paroles astucieuses.

— REM. Mot nouveau, dit Domergue, et qui se trouve dans le discours de La Harpe Sur la liberté du Théâtre.

— ÉTYM. Astuce. On avait, dans le xiv* siècle, oîJu», dérivant directement de astutus : Ceulz qui

sont prudens et ceuU qui sont astus, obesme, Eth.

t ASTYLE (a-sti-]'), adj. Terme de botaniqus. Qui est dépourvu de style.

— ÉTYM. 'A privatif, et style.

ASYLE (a-zi-i') , s. ni. Voy. asile.

t ASY.MÉTR1E a-si-mé-trie) , s. f. Manque de symétrie. Dans les corps organisés, état de certains organes qui, habituellement disposés avec symétrie, sont dérangés par accident ou par monstruosité.

— ÉTYM. 'A privatif, et symétrie.

t ASYMÉTRIQUE (a-si-mé-lri-k'; , adj. Qui manque de symétrie.

ASYMPTOTE (a-sin-pto-f), s. f. Terme de géométrie. Ligne droite qui s'approche indéfiniment d'une courbe, sans pouvoir jo.-nais la toucher. N'êtes-vous pas forcés d'admettre les asymptotes en géométrie? volt. Dial. vu, i.

— ETYM. 'AoOuTiiœTo;, de à privatif, et de <ri|i- TitMTo:, coïncidant : ligne qui ne coïncida pas (voy.

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