‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 272 sur 504 · iii-ga-m'), adj. Qui est marié k deux · texte numérisé non relu

iii-ga-m'), adj. Qui est marié k deux

personnes en même temps. || Sul>stantivcment. Un liignm'*; une bigame. || En droit canonique, celui q<i' I''' deux fois, et aussi celui qui, ne s'6-

lai :'uno fois, a épousé une veuve.

--T. xtii* 8. Noz ne tenons pas bigaiiM por

rar il sunt tout revenu de toutet cotee à le

i"^i "t'" juriditlon, bsadm. uni. S. Li uns [clercs]

rtroot apn>ndre , U autres M marient, EtdeTiennMt

«gtine^ Dr. «kobo, Tat. «ae.

— tmi. fit^mM, de bi pour bit, deux, M t*- |ioc. mariage.

■lOAlUB (hl.gMiile),«.f. Il l'Action crimlneU*

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dtMhil qnl épooM UM Mconda feffliM ondant que 1. ^ — . ^ .„ ^ eneora. || t* Terne de droit canonilu celui qui a épousé succMiiTeinent deux , a |.r.!in;'ri! étant moTte). Il Bigunle spirituelle, se < i I ecclésiastique poeeMa «ux bénéllces ii s.

— r.TYM. ll.ytiiu:.

Biti.VliAbK (bi ga-ra-d"), t. f. Orange aigre, globuleuse, k peau raboteuse, et dont l'écorce lo terne MtamAre.

— HIST. zvi* s. Bigarrât ou cornu, nom promtçal d'une e-iipece d'oranger, o. DxeeaaM (voy. oranob).

— ÈTYM. Bigarrât, qui, d'après 0. de Serre» parait avoir signifié cornu dans la Provence, > qu'on pourrait rattacher k bee arec un cbangemeii do vovcllu (voy. wooT 1).

t b'|i;araI>IER (bi-ga-ra-dlé) , (. m. Etpiee du genre oranger (cilrut bigaradia), qui fournit les fleurs d'oranger dont on prépare l'eau distillée du ce nom et l'essence de néroli, les orangetlM et l'écorce d'orange amère.

BIGARRÉ, f.E (bi-ga-ré, rée), part, patte. Et si je meurs, il [le roij veut avoir Un manchon de ma peau, Uint elle est bigarrée, la pont. Fab. ix, 3. Les hommes bigarrés. Les uns gris, Im uns noirs, BOIL. Sol. vui. Il Fig. Vers bigarrés, langage bigarré, vers, langage où l'on entremêle les mots de deux languM, comme dans le Malade imaginaire : Grondes doctores doctrine De la rhubarbe et du séné. Il Style bigarré, style où il y a de la bigarrure.

BIGARREAU (bi-ga-rô), t. m. I-Jipite de cerise rouge d'un cdté et bLiuche de l'autre, d'une chair très-ferme. || Au plur. Des bigarreaux.

— ETYM. Bigarré, k cause que ce fruit Mt bigarré de deux couleurs.

BIGAKKKAUTIER (bi-ga-rô-tié), ». m. Arbre qui porte d''.s bij-'arreaux.

— f.TVM. Ilitjurreau.

t BIGARKK.UENT (bi-ga-re-man), s. m. Etat de ce qui est bigarré.

— HIST. XVI* 8. La queue longue k la guenone. Mouchetée diversement D'un naturel bigarrement,

DU BELLAY, VII, 40, reclO.

— ÊTYM. Bigarrer.

BIGARUEU (bi-ga-ré), «.«. || i* Marquer de couleurs qui tiajiclieiit l'une sur l'autre. Bigarrer son ajaitciiieiit. || 2* Kig. Ont-ils pu démêler toutes les nuances qui bigarioiil la vie commuiieT volt. Leil. Prutte, 7». Sans bigarrer son discours de quoique plaisanterie hors de place, vauven. Balylle.

— HIST. xvi's. Tu fais germer la terre, et de vivM couleurs Tubigarres les prés orgueiUis de leurs (leurs, HONS. VI3. Son oraison tant bien paiie .Semble une Juppé bigarrée De plus de sortes de couleurs uue les prez ne portent de fleurs, ddbkll. vu, 75, terto. Que le vert pré desserre Ses plus douces odeurs, Se bigarrant de fleurs, yveh, p. 674. Après eux marchoiont les prevust des marchands et eschevins, bigarrez de diver.4es couleurs, Sat. Uén. p. <3. Lm vers bigarrés sont pires que ceux qui goût d'une seule couleur, rAR£, xxii, 4. 11 y en a[dMpigeous] de blancs, de noirs, de gris, d'enfumés, de meslés et de bigarrés, o. deskhres, 404. Par (elle curiotilé [entements réitérés], les fruits s'l' nt et bigearrent avec utile et plaisante a. :>. 640. Si on veut bigearrer le taillis, eu « viiiil-iiiuslant divcrsMMpecM d'arbfM pour le dacorement, ID. 7BJ. Pourquoy bigarres i" ■'■" '■>'<■"' "n r«sie f«. çonT PALSOR. p. 48S. Et II. cas de deux, trois et quatre cens ci> /, frou- MBNTKAU, Financtt, S* hv. p. »<n>. iAi qu aucuns bigarrés [irrités] hors de saison ne veulent concéder, PARt, VIII, 31.

— ETYM. Ménage le tire de bit «t tforiare , bfi dans le sens péjoratif (voy. ws.... prr" • mriare Diez, qui no repousse |>as ceiti' , en suggère cependant une autre, qui scnui : vi-gurrrr pour 6*-carr»r, de carrer, disposer, arranger en forme de carrés, d'échiquier. Mai* ce qui paraît décider la question pour Ménage, c'est l'existence, en Berry, do gart, gitrtau, gariau, gariche, tous mots qui signifient de couleur variée. Que le t latin puisse se changer en g comme le w germannpic, bien que pitu rarement, c'est ce que prouve guitr» de tipira, gaine de vagiiui. ete. On volt par quelques exemplM qu'on* ooii' ' <irrrr avec bisiirre, qu'on écriTait bigeai 'U a fait M^eortr; maie cela ne peut éirv Luiu<u«ré que comme uoa artwr.

BIOABBUBB (U-ca-m-i'). «. f. Il 1* AMaablaga d« couleur* tranehaniM. La bigarrure platt ; partant chacun le vil (te léopard], la pont. fab. a, a. Il t* I ig. Lm nation* ne jelloat pu k l'écart leur*

les. li il y a bwadeU bi-

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— HIST. Xi

k l'ancienne tiucii uns partialité ny » 3 in l>MpUiiehc \(ao(M, dont

. o. MBIK^

— l.rvM. Biqarrer.

t BIGAL'T (bi gd), f. m. Sorte de hooa k crocheta pour le binage dMTignes.

\ BIGK (bi-p, «. M. Terme d'antiquité Char à deux chevaux.

— erVM. Biga, de M pour hit, et ag«n, : P" - '■ ■■ Aom).

i: , £b (U-jé-mi-né, née), adj. TanM

de — ,.... Fleurs bigéminéM, fleura qui eraia-

sent au nombre de quatre, deux k deux, sur un pédoncule commun.

— £TYM. Bi pour bit, et gttuiitut, doubla (roy.

Ot«F.AU),

t BIGEmiE (bi-jè-m'), adj. Terme de bolaaifM. Qui porte deux bouinns.

— BTYM. fli V ox gemma 1.

tBIGÊNÈIli : r"), adj. ".

naturelle. Qui .4 jan.' ut k deux gc-iir,rs uinirreuis. Hybridité bigéiière, bybridilé produite par daux aainiaui appartenant k deux genres différant* da la même famille.

— ETYM. m pour bif, et grnut (voy. OBiBi}.

«. BIGLE (bi'gl'), adj. Louche. Homme, femme bigle. La loi du borgne Locrien , à mon avis, était extrêmement juste, et il avait gr.ind intérêt k U proposer; et, pour moi, quand je n'eusse été que bigle, je m'y fusse hasardé, voit. UU. t»t. Si tous êtM bigle, vous verrez que je deviens aveugle at aourd, VOLT. t'ir. Pittei, sept. 47e3. || SubstanUv Un bigle. Il Bigle a vieilli.

— HIST. xvi* 8. Estre louche ou bicla : c'est 1 distorsion contrainte avec inégalité da la

PARE, XV, b.

— CTYM. Géncv. bicle; liai, hieeo. On tire ce mot de bit, deux, et oculut, œil (voy. oul) ; double a>il, comme l'espagnol btfo;o, louche. Bien que la inulilaiion soit forte, cependant ce qui [>eutappu).T c qui reste douteuse, c'«t le f dan»

I,, I de Paré, et tek dans le mot pa> tui.s (loiirn lar. iiorgne. On 1/ ' ' 'ion inférer pour besicle, dont l'étymoli'g r non par une conjecture, mais par la m;. .. .. . ....es.

1 1. BIGLE (bi-gl'), (. m. Terme de chasse. Espèce de chien anglais pour Im lièvres et Im lapins. On a dit aussi bicle.

— CTYM. AngL beagle, nom de ce chien.

BIGLER (bi-glé), r. n. Loucher, avoir Im yeux do

travers. Ce verbe vieillit. || Il se conjugue avec l'auxiliaire aroi'r.

— ETYM. Biglf .-géiicT. 6iel«r. Ouelquwpermiaaa d ■ ' ' ^ •. comme on • ■ - proTinda-

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