PRONONCIATION
Il faut, parmi les difficultés qui déconcertent au preinic! j abord, compter les différences d'orthographe. Bien que l'or- I thocraphe ancienne soit le fondement de la nôtre, cependant des changemenU très-notables sont intervenus; on s'en étonnera d'autant moins, vu le long temps qu'embrasse riiistoire de la langue, que le court intervalle qui nous sépare du siècle de Louis XIV a suffi pour nous faire écrire une foule de moU autrement que ne les écrivaient nos pères; ainsi nous figurons par oi ce qu'ils figuraient par oi {j'nimni.i), pare ce qu'ils figuraient par es [teste), etc.
Quand la langue vulgaire, se dégageant du latin, commença d'être écrite, on eut devant soi une lègle naturelle et toute faite que l'on suivit; ce fut rorlhographe latine qui fournit tout d'abord le gros de celle du français. A-insi testa donna teste; tempestas donna tempeste; amare donna amer (aimer), et ainsi de suite. De la même façon, de alter ou fit altre; de gloria, glorie ; mais ici les particularités de la prononciation française se manilestèrenf, de très-bonne lieure, sinon de tout temps, on prononça aut/e et gloire ; si bien que l'orthographe étymologique fut obligée de céder à l'orthographe de prononciation, et que, h côté de altre et d'j glorie, les textes ne tardèrent pas à présenter autre et gloire. l\ y eut même, dans le quin/.ièmc et le seizième siècle, un moment où , combinant vicieusement le principe d'ctymolof'ie et le principe de prononciation, ou écrivit aulfre.
Il faut dire un mot de la prononciation, car, ainsi qu'on le voit, elle est intimement liée à l'orthographe. Ce sont deux forces qui réagissent continuellement l'une sur l'autre. Quand l'enseignement grammatical est peu étendu et qu'on apprend sa langue beaucoup plus par les oreilles que par les yeux , alors c'est la prononciation qui modifie l'orthographe et la rapproche de soi. Quand au contraire les livres ont 'jne grande part dansl'enseignement delà langue maternelle, .lors l'orthographe prend empire sur la prononciation ; la tendance est de prononcer toutes les lettres qu'on voit écrites, et la tradition succombe en bien des points sous cette influence des yeux; nous en avons, dans le parler d'aujourd'hui, de continuels exemples.
Durant le cours de tant de siècles et au milieu de toutes les influences dialectiques, la prononciation a dû varier beaucoup , et il est impossible de la faire connaître exactement, nos a'ieux ne nous ayant laissé là-dessus aucun renseignement direct. Toutefois, nous en avons d'indirects, et avec cette aide on peut se faire en gros une idée de la prononciation ou, si l'on veut, des prononciations de notre langue dans les temps anciens. Génin est le premier qui se soit occupé de cette matière , et qui , au milieu de beaucoup de propositions paradoxales et erronées , ait posé un principe vrai et fécond : c'est que, en général, dans les sons fondamentaux, la prononciation d'aujourd'hui reproduit la prononciation d'autrefois, et que, toute déduction faite de certaines différences manifestes d'elles-mêmes, on se rapproche bien plus de l'articulation passée en prononçant un mot comme nous le prononçons maintenant qu'eu le prononçant comme il est écrit.
COMPLÉMENT DE I^ PRÉFACE
En offct, les aiticulalioiis propres à la langue moderne existent dans la langue ancienne. Les // mouillées y sont écrites tantôt //, tantôt /i, tantôt, comme en italien, gl. Il en est de même du gn, qui est aussi en italien, et qui s'écrit « en espagnol; il en est de même du y, celte lettre particulière au français parmi les langues romanes. On trouve au moins deux e : \'e muet et l'e fermé à la fin des mots. En combinant toutes les prononciations des langues romanes et en les rapprochant du latin , on arrive à déterminer avec probabilité beaucoup d'aiticulations qui, une fois déterminées , réagissent à leur tour sur le problème de la prononciation de l'ancien français.
Une des plus heureuses applications du principe de Génin a été de constater ce qu'était la combinaison des lettres ue. Jusqu'à lui , on y voyait , comme cela est écrit pour nous et selon nos habitudes, deux voyelles énoncées distinctement (m et c); même on mettait, dans les anciens textes imprimes , nu accent sur 1'*, écrivant, par exemple , 1rs bues (Us bœufs): ce qui faisait deux fautes , l'une contre la versification quand le mot se trouvait en vers, puis({ue, de monosyllabe qu'il est, on en faisait un dissyllabe ; l'antre contre la prononciation, puisqu'il doit se prononcer exactement comme aujourd'hui Ixrufs se prononce. Dans la peinture des sons par les lettres, tout est de convention. Le son eu se figure aujourd'hui par e et u; chez nos aïeux il se figurait par u et <r; du moins, c'est la forme a l>eaucoup près la phis ordinaire j ou ne rencontre que rarement notre figuralion pr«'sente. Ainsi il puet doit s'articuler il peut; cuer doit s'articuler cœur^ écrit dans les temps intermédiaires cueur ; puis, quand Vue se change dans l'écriture en eu, le c se trouvant alors devant im e et ne pouvant avoir la prononciation dure qui appartient à ce mot, on vint à la combinaison présente qui est cœur. Cueillir est un scitndale pour les grammairiens : suivant l'orthographe et la prononciation présentes, on y lirait ku-e-llir, non keu-llir; mais, si l'on se reporte à l'orthographe ancienne, on voit que c'est la figuration ue conservée archaïquement et non remplacée par vu, à cause de la difficulté qui s'est présentée de mettre e après c. Dans le nom du lieu, la Muette, qui a toujours été nu rendez- vous de chasse , cette même figuration archaïque conservée a rendu le mot méconnaissable \ il aiu~ait fallu , quand la mutiition d'ue en eu s'est faite, changer l'orthographe et écrire la Meute pour maintenir le sf>n et le sens.
Des remarques semblables s'appliquent aux finales ejc, iejc. iiiut porte à croire que iex se prononçait /«tr, que diex se prononçait comme nous prononçons dieux, et que Vx n'y est qu'un signe orthographique comme dans notre propre figuration.
Le signe orthographique qui notiiit le nominatif singulier et le régime pluriel était, suivant les temps et les textes, x , s ou .f. De fait, nous avons gardé pour la formation du pluriel Vx ou 1'*, dont telle est l'origine.
L'orthographe ancienne n'aimait pas l'accumulation des consonnes; c'est au seizième siècle que, par une recherche pédantesque de l'étymologie , on en a chargé l'écriture; notre orlliographe ne s'est pas surfisamment débarrassée de ce qu'a fait en cela le seizième t.iècle. Daiisleshauts temps on
écrivait les enfatis, non les enfants ;'\es pons, non lesponts , les saus, non les sauts; les sers, non les serfs ; les cas, non les coqs, etc. C'est ainsi que ost, qui signifiait armée et qui n'a pas complètement disparu de la langue, quand, au nominatif singulier ou au régime pluriel, il prenait Ys, devenait // oz, les oz, et le buef (bœuf) devenait li bues , les bues. Les grammairiens qui ont demandé à diverses reprises et parfois obtenu la suppression du t dans les terminaisons plurielles ants , ents , peuvent invoquer pour eux l'usage antique.
Dans un dictioimaire qui lie inceiisamment l'ancien finançais avec le français moderne et qui n'abandonne jamais la tradition, des explications de ce genre sont indispensables.
m. DES RÈGLES DE l'aNCIENNE VERSIFICATION.
L'ancienne versification est le fondement de la nôtre, et rien n'est plus f;iux que l'opinion de Boileau :
Villon sut le premier, dans ces siècles grossiers, Débrouiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Bien des siècles avant Villon, toutes les règles de la versification avaient été trouvées, et, durant un long intervalle de temps, appliquées dans une foule innombi-able de compositions grandes et petites. Villon n'eut rien à débrouiller; il ne fit, lui et ses successeurs, que se servir des créations d'un âge primordial.
Cet ûge primordial est celui où la langue naquit des ruines du latin. Ce fut des mêmes ruines que sortit la versification. L'ancienne métriqiie, venue de la Grèce à Rome alors que les Romains connurent la littérature grecque et s'en éprirent, était fondée sur la quantité prosodique, c'est-à-dire que le pied, élément du vers, consistait en un certain nombre soit de longues, soit de brèves, soit de longues et de brèves (je laisse de côté ici l'arsis et la thésis). Ce système, dont l'origine se perd dans la plus ancienne histoire de la Grèce, eut progressivement à lutter contre un puissant adver- SJiire, contre l'accent tonique. Celui-ci l'emporta; il réduisit pour l'oreille la quantité prosodique à un rôle subordonné ; et, quand cela fut accompli, l'ancien vers à longues et à brèves se trouva sans raison d'être, ne répondant plus aux exigences de l'oreille et n'étant conservé que par la tradition littéraire qui imitait les anciens procédés des classiques. Les choses en étaient là quand les barbares intervinrent : l'empire fut ruiiu-, elles langues romanes commencèrent à se former. Mais, si le vers antique était tombé en déchéance sans pouvoir se reproduire, puisque les langues modernes suivaient l'accent et non la quantité prosodique, levers nouveau n'était pas trouvé. U fallait pourtant qu'il se trouvât; car le monde roman (je me sers de cette expression pour désigner l'ensemble des populations héritières du monde latin) ne pouvait demeurer sans poésie qui se chantât, doncftt forme aux ellusions de l'ànie, racontât les hauts faits et les li'gendes, en un mot charmât l'imagination curieuse et le sens inné de beauté. Aussi la force spontanément créatrice qui , dans de telles circonstances, appartient à toute civilisation, fit son office; et, sans qu'on sache de qui provient une cré^ilion
XMV
COMPLÉMtLN'l DE LA PRÉFACE.
politique et musicale destinée à un si grand rôle, les décombres de la latinité produisirent .e vers de dix syllabes, qui fut le vers héroïque des Italiens, Espagnols, Provençaux et Français, qui satisfait si pleinement l'oreille et qui est un si bel instrument de chant et de poésie.
Mais rien ne vient de rien, et toute chose nouvelle est ou transformation ou prolongement de quelque préexistence. Ainsi en fut-il du vers de dix syllabes. Le latin avait un vers très-harmonieux, un vers qui nous plaît encore particulièrement, sans doute parce qu'il se rapproche plus que les autres deshabitudes de notre oreille et de notre harmonie: je veux parler du vers saphique. Ce vers appartenait à 1 ode, à la chanson , aux chants d'église ; ce furent ces circonstances qui, le rendant familier et populaire, permirent de le transformer et d'y trouver les éléments du vers nouveau.
Celui-ci est uniquement fondé sur l'accent (plus le nombre des syllabes); toute considération de la quantité prosodique des syllabes est exclue, et le nom de pied qui , dans l'antiquité gréco-latine, désignait, entre autres, une certaine combinaison de syllabes longues ou brèves, ne peut plus se dire qu'abusivement de chacune des syllabes qui le constituent. Formé de dix syllabes (ou de onze, quand la dernière est muette), l'harmonie qui lui est propre résulte de l'arrangement de deux accents ainsi distribués: un à la quatrième syllabe ou à la sixième, l'autre à la dixième; le reste des accents est facultatif, et sert au poète à varier la modulation et à la conformer au sentiment qui l'inspire. Votez l'orgucl de France la loée est un vers du onzième siècle et pourrait être un vers du dix-neuvième.
L'ancien décasyllabe français se présente sous deux formes : il est à césure ou sans césure (la césure est nommée hémistiche dans le vers alexandrin). La césure, quand elle existe, est placée à la quatrième syllabe, ce qui est le cas de beaucoup le plus commun, ou elle l'est à la sixième; presque toutes les chansons de geste sont écrites dans le premier système, quelques-unes seulement dans le second. Ces deux modes de versification traitent la césure comme la fin du vers , c'est-à-dire qu'une syllabe muette , quand elle s'y trouve en plus, ne compte pas ; cette manière de versifier est bonne, satisfaisante pour l'oreille, et il est dommage qu'elle se soit perdue. Voici quelques vers en exemple du décasyllabe ayant une syllabe muette à Ihémistiche :
Les Ireves douent devant midi sonant,
Par la liataiile vont les mors reversant;
Qui trova mort son père ou son enfant,
Neveu ou oncle ou son apertenant,
Bien poés [pouvez] croire, le cuer en ol dolanl.
En voici d'autres en exemple de la césure an sixième pied :
Qu'il vous viens droit faire à vostre estage [résidence], Si coni firent li home de son lignage.
Quand il n'y a point de césure, notre décasyllabe ressemble eu tout point au décasyllabe italie«, les deux accents suffisent à y marquer riiarmonie fondamentale; mais ce vers ne s'établit pas en France, on n'a point de poëme
écrit en ce mètre, qui se rencontre seulement en des \ ers isolés et très-rares. Je cite cet exemple :
Sire, choisi avez ti-op nialement, îiîlon manière' de loial ami.
Et encore celui-ci :
Je pri, pour Dieu, hone amour et requier Qu'à la plus bêle rien qui or soit née Face savoir mon cuer et ma pensée.
11 n'y a point de césure, mais l'accent est à la place qu'il faut, dans les mots écrits en italique. Comme ou sait, rien , du latin /-ein , signifiait chose, et se disait de la dame des pensées dans le stvie élevé.
Notre décasyllabe actuel est exactement l'ancien décasyllabe avec la césure à la quatrième syllabe, sauf la faculté que nous avons perdue de ne pas compter une muette en plus après la césure.
La poésie lyrique, les chansons, offrent une anomalie qui était sans doute dissimulée par la musique, mais qui n'en est pas moins très-choquante: c'est que, à l'hémistiche, la quatrième syllabe, celle qui porte l'accent fondamental dans le mètre régulier, peut être une muette. Quand cela arrive, il n'y a vraiment plus de vers, ce n'est qu'une ligne de dix syllabes qui satisfait à la musique de la chanson, mais qui viole l'essence même du décasyllabe,
A côté du décasyllabe qui est le vers fondamental de la versification créée dans les langues romanes pour rcmplacei la versification de l'antiquité classique, viennent se ranger les autres espèces de vers, d'abord l'alexandrin avec l'hémistiche après la sixième syllabe, et comportant, comme le décasyllabe, à cet hémistiche une syllabe muette en plus ; puis les petits vers de huit syllabes, de sept, de six , de cinq, de quatre, de trois, combinés par les poètes en des arrangements très-variés. De ce côté-là la versification moderne n a rien Jtjouté.
Le vers saphique, d'où le décasyllabe procède, n'est point rimé; aussi la rime n'est-elle point essentielle au décasyllabe roman, et aujourd'hui encore l'Italie use des vers blancs; nous pourrions en user de même. Toutefois, de très-bonne heure, la rime s'introduisit dans la poésie romane, du moins sous la forme d'assonance. Los plus anciens pocmes ne sont pas rim('S, à proprement parler ; ils sont assonants, c'est-à-dire que l'oreille s'y contente de syllabes où tantôt loa voyelles se ressemblent mais non les articulations, et tantôt les articulations se ressemblent mais non les voyelles; la Chanson de Roland et quelques autres poèmes sont écrits en assonances. Le sentiment qui avait amené l'assonance ne tarda pas à se montrer plus exigeant; et dès le douzième siècle, la rime complète, exacte, devint une loi impérieuse de la versification, si bien que, à cette époque, on remania les anciennes comp^>. sitions pour lés mettre au goût du jour; et peu, échappant à ce remaniement, nous sont parvenues avec la forme antique de l'assonance. Nous n'avons, quant à la rime, rien innové, sauf la règle du croisement des rimes masculines et des rimes féminines , règle qui fut étrangère aux compositions de nos aïeux et dont le mérite est d'ailleurs contestable.
COMPLEMENT DE EA PRÉEACE
Il est Aes mots dont la prononciation usuelle reriuit le nombre des syllabes, par exemple supprimant les e muets, disant ion monosyllabe au lieu de i-on dans nation, etc.; mais la versification leur rend toute leur ampleur; aucune syllabe n'est mangée, aucune n'est contractée en une autre. Ola, nous le tenons de la versification ancienne, qui est même plus rigoureuse et plus conséquente. Ainsi, au féminin, aimée, amie, et toutes les finales de ce genre, ne peuvent entrer maintenant dans le vers qu'à la condition d'être suivies d'une voyelle qui permette l'élision de Ye muet, au lieu que jadis elles y étaient admises, non-seulement comme nous faisons, avant une voyelle, mais aussi avant une consonne, et alors aimée comptait pour trois syllabes; aimées, au pluriel, ne peut se mettre qu'à une fin de vers, autrefois il pouvait occuper toute place, hcsmolsplaie, j'oie, roue, etc. Mjul traités par nous comme les finales en ée, c'est-à-<lire i{u'ils ne trouvent emploi que devant une voyelle; jadis ils étaient traités comme les autres mots terminés en «muet, se mettaient devant les consonnes, et leur e muet était compté. Il est probable que les mots \.e\s que plaie. Joie, etc. se prononçaient pla-ye, jo-ye, ou d'une manière approcbante.
Ainsi le vers fondamental des populations novo-latines a ('té trouvé au déclin de l'ancienne versification, sans qu'on sache à qui rapporter Hionneur de l'invenlion ; et, si l'ère lies mylliologies n'avait pas été irrévocablement passée, l'imagination populaire aurait attribué à quelque Orphée des d<res intermédiaires l'œuvre de mélodie et de chant. Une
fois trouvé, soit par quelque chantre heureusement inspin-, soit spontanément et par l'oreille commune habituée aux citants saphiques , ce vers est devenu le vers de tout l'Occlilcnt latin, eu italien, en espagnol, en langue d'oïl, en langue d'<K". Un»' •'■"<• iMiiv.T^illi/' .M .iiiifiiiiic cl <'n ii.risMi-re le caractère.
On remarquera la contradiction implicite qui entachait le jugement du dix-septième siècle sur notre ancienne versification; ce siècle a<lmirait l'Ilalif, dont il se reconnaissait l'élève, comme de l'Espagne, à certains égard». Traiter S art confus et grossier l'art de versifier de ces pays, qui alors versaient leur influence sur la France, aurait paru un sacrilège aux lionmies de cet .îge; et pourtant, cet art de versifier italien ou espagnol n'est pas autre que celui de nos vieux romanciiîrs; tout, à roritiiiie, est commun en c«' ''iine entre les nations romanes. Admirer l'un conmie un chef-d'œuvre et flétrir l'autre comme quelque chose de barbare est une flagrante contradi<'lion ; c'en est aussi une de se plaire à notre vei>ilication présente et de répudier celle de nos aïeux, quand on voit, connne je viens de l'expliquer, que la leur et la nôtre sont fondamentalement les mêmes. Les remarques succinctes pur les<|uelles je l'ai montré sufliront en même tem[)s pour que le lecteur curieux de ces choses .scande couramment et s MIS peine le vers de la langue d'oïl.