‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 358 sur 504 · partie du stère · texte numérisé non relu

partie du stère

— ÉTYM. Centi.... et stère.

CENTON (san-ton), i. m. || 1* Vers ou fragment» de vers pris de quelque auteur. On leur apprend à coudre en vers des cenlons de Virgile, j. j. 80l°s.srad, Ém. n. Il Pièce do poésie composée de centnns. Le cenlon d'Ausone. || Terme de musique. Ceiiton ou pastiche, reuvre composée de morceaux de divers auteurs, jj 2° Par exlen.sion, c'est un centon, ce»t un ouvrage fait de morceaux empnmtés.

CRN

— HIST. XVI" S. Cccy ne touche pas les ccntons qui se pulilieiil pour ccntons, et j'en ay veu do trfs iiiKOiiieux on mon temps, entre aultrcs un sous Ift nom (le capilupus, oullre les anciens, mont.

— ÉTYM. Cento, couverture faite de plusieurs morceaux.

CENTUAL, ALE (san-tral, tra-I') , adj. || l" Qui est au centre, qui a rapport au centre. Les points centraux. Keu central, feu ou du moins Irbs-forte chaleur qui existe au centre de la terre. || 2° l'ar extension, province centrale, quartier central, qui est au cœurdu pays, de la ville. || Administration centrale, administration i laquelle tout ahoutit. || Pouvoir central, par opposition à pouvoir local, pouvoir qui gouverne ou représente l'ensemlile de la nation. || Écoles centrales, écoles qui, d'aprïsun décret de la Convention du s brumaire an iv, devaient être et ont été en effet étahlies dans les chefs-lieux des déparlements. L'enseignement y comprenait le dessin, l'histoire naturelle, les langues anciennes, les mathématiques, la physique et la chimie, la grammaire générale, les belles-lettres, l'histoire et la législation. Les écoles centrales, plus belles en théorie que dans la pratique, ont été remiilacées, à lacréation de l'Université impériale, par les lycées et les collèges. Aujourd'hui il n'y a plus d école centrale proprement dite; quand on emploie ce terme, on veut dire qu'on y a concentré tout ce qui se rapporte à tel ou tul enseignement, ou qu'elle est le centre oïl tout cet enseignement vient aboutir. Telle est l'école centrale des arls et manufifctures. || 3° Ternie de mécanique. Korce centrale, force dirigée vers un centre, ou émanant d'un contre, ou .se rapportant à un centre. || 4° Terme de géométrie ancienne. Règle centrale, règle d'après laquelle on se .servait du cercle et de la parabole pour construire les racines des équations du 3' et du i^dëgré.

— ÉTYM. Centralis, de centrum, centre; proy.nc. et espagn. central; ital. centrale.

] CENTRA LISATKUU,TRICE (san-tra-li-za-teur, tri-s'), adj. Qui centralise.

CENTRALISATION (san-tra-li-za-sion) , s. f. Réunion dans un môme centre. Centralisation administrative, réunion, au centre du gouvernement, de toutes les affaires administratives. Centralisation politique, réunion de toutes les forces d'un État entre les mains du chef du gouvernement. On désigne en général par centralisation un régime (jui soumet la gestion des intérêts locaux à la direction ou au contrôle de l'autorité centrale ou de ses agents immédiats.

CENTRALISÉ, ÉE (san-tra-li-zé , zée), yart. passé. Les affaires de plus en plus centralisées par la monarchie.

CENTRALISER (san-tra-li-zé), v. a. Réunir dans un même centre. L<i fabrication de la monnaie a été centralisée à Paris. |{ Se centraliser, v. réfl. Être réuni au centre, à un centre. L'action du pouvoir s'est centralisée. Â mesure qu'on s'élève dans la série des animaux, les fonctions du système nerveux se centralisent davantage.

— ÉTYM. Central.

t CENTRALITÊ (san-tra-li-té) , s. f. Terme de physiologie. Phénomènes de centralité, phénomènes nerveux qui se passent dans les centres cérébro-rachidiens et non dans les nerfs périphériques.

— ÉTYM. Central.

CENTRE (san-tr') , s. m. || l» Le point situé à égale distance de tous les points de la circonférence d'un cercle ou de la surface d'une sphère. Séduit par les illusions des sens et de l'amour-propre, l'homme s'est regardé longtemps comme le centre du mouvement des astres, laplace, Expos, v, 6. Il Par extension, le point, dans toute autre figure que le cercle ou la sphère, par lequel est coupée en deux parties égales toute droite menée à deux côtés opposés de la figure. Centre d'un carré, d'une ellipse. Dieu a voulu que le centre de notre petit monde fût le soleil, volt. I)ial. 26. || Kig. et par exagération, le centre de la terre, les abîmes, les profondeurs. 0 cieux I cachez ma honte au centre de la terre, ducis, Abxtfar, iv, 8. |{ 2' Par extension, le milieu d'un espace quelconque. Le centre d'un tableau. Cette place est au centre de la ville. Le centre du royaume. Les provinces du centre. || Par une autre extension, point d'oii toutes les lignes menées semWalilement sont égales. Centre d'un polygone, d'une étoile. {{ 3 Fig. Le point où les choses, comme sollicitées par quelque force, se réunissent et atteignent leur plus grande action, d'où elles émanent, se répandent et exercent leur innuence, etc. Le voilà dans son centre, dans le milieu qui lui convient.

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