CEP
CËP
CKNTUPLE (san-tu-pr).|| l'Adj. Qui vaut cent fois iiutant. Mille est un nombre centuple dedix. {| 2" S. m. Dieu qui rend le centuple aux bonnes actions, cohn. l'obj. V, 2. Les dons de Cérès payaient Mélésichlon aiicentupledu grainsemé, fén. xix, to}. C'estuiibien qui rapporte ici -bas même au centuple, mass. Car. Aum. Us n'ont rien fait pour Dieu que je ne l'aie fait au centuple pour le monde, UKSS.Avent, M. dupéch. Les marchandises qu'on en rapportait se vendaient à Rome le centuple, montksq. Esp.xxi, te. Et pourquoi faudrait-il renoncer au monde, si c'était là le centuple que Jésus-Christ nous ertt promis? liOURn. Pensées, t. ii, p. 361. Un peu de lecture jetait dans son esprit des germes de pensées que la méditation faisait ensuite éclore et qui rapportaient au centuple, FONTEN. Renau.
— Etym. Centuplus,de centum, cent.
CENTUPLÉ, ÉE (san-tu-plé, plée), part, passé.
Une fortune centuplée par d'heureuses opérations à la Bourse.
CENTUPLER (san-tu-p!é) , v.a. Rendre cent fois aussi grand; multiplier par cent. || Se centupler, v. réfl. Devenir centuple. Cette somme s'est centuplée par l'intérêt composé.
— ÉTYM. Centuplicare , de centuplcx, centuplicis, centuple.
CENTURIATEUR (san-tu-ri-a-teur), s. m. Celui qui compose des centuries. Point ne sauriez, beau centuriateur, Quoi que fassiez , désormais assez dire De son esprit, son courage et son cœur, chau- I.IEU, Réponse de Saint-lfaur, t. ii, p. I80. || Centuriateurs, nom donné à quatre théologiens protestants de Magdebourg, qui ont divisé l'histoire de l'Église en centuries.
— ÉTYM. Centurie.
CENTURIE (san-tu-rio), s. f. \\ i" Dans l'ancienne Rome, centaine de citoyens. Le peuple romain fut distribué par centuries || L'une des divisions politiques du peuple romain. || 2° Centuries de Nostradamus, prédictions rangées par centaines de quatrains ou de sixains, et aussi chacun de ces quatrains ou sixains. De cettui preux qu'a prédit et chanté Nostradamus dans une centurie, .là pour le los ne peut la flatterie Aller si loin qu'a fait la vérité, chau- LiEU, Réponse de Sl-ilaur. t. ii, p. (80. Chez un chanoine de St-Maur Est une vieille centurie, Qu'il tira jadis du trésor De l'église Ste-Marie, Où le grand Nostradamus dort, id. Épil. en vieux langage au nom de M. le duc, f. ii, p. 218. || Titre donné à des annales rédigées par siècle.
— HlST. XVI* s. Us montroicnt des Centuries de Nostradamus et autres prédictions, u'aubig. Ilist.
— ÉTYM. Centuria, pour centum uria, de centum, cent, et uria, né de la contraction de la finale «m avec vir. homme. Cette étymologie, qui est établie par le sens, centuria, centaine d'hommes, decuria, dizaine d'hommes, l'est encore i)ar ce qui paraît d'abord s'y opposer, à savoir un des sens de centurie, qui est contenance de deux cents jugères; le fait est que le nom de ces centuries territoriales vint de ce que, sur les terres prises aux ennemis, on faisait un lot de deux jugères pour cent hommes.
t CENTURIES (san-tu-ri-é), adj. plur. m. Terme d'histoire romaine. Comices centuries, comices assemblés par centuries.
— HlST. XVI' s. Alléguant que les lois romaines ne permettoient point les resolutions de guerre, sinon par les grands estats qu'ils apeloient comices centuries, d'aur. Hist. ii, 282.
— ÉTYM. Centuriatus , de centuria, centurie. CENTURION (san-tu-ri-on) , s. m. Celui qui commandait cent hommes dans la milice romaine.
— HIST. xii« s. E apriis, Judas establi conestables sor le pople e tribuns e centurions, Itachab. i, 3. Il xur s. Le centurion, c'est à dire le centenier qui est seigneur de cent hommes,;, de meung, Végèce, 1, 25. Ilxv s. Vallet, va quérir en message Centurion au fier courage, La passion de N. S. J. C.
— ÉTYM. Centurio (voy. centuiue).
CEP (se; le p ne se fait point sentir: un se de vigne; le p se lie: un sè-p et son échalas; au pluriel Vs se lie et le p ne se fait pas entendre : dos sè-z et leurs échahis; ceps rime avec français, succès. Quelques-uns foat entendre le p quand cep est final: le vent a cassé ce cep; ils prononcent sèp'; cela est moins bon; d'après Bèze, au xvi' siècle, le p se prononçait au singulier et non au pluriel) , s. m. I l" Pied de vigne. Nous sommes ici-bas comme des branches séparées de leur cep . mass. Carême, Mort. Les champs de Rome ont payé mes exploits, Et j'en rapporte un cep de vigne, bérano. Brennus. Il nous
ferait chanter la gloire D'un sol fertile en joyeux ceps, Et l'empereur dont la mémoire Reste en honneur chez les Français , m. Agent provocateur. \\ Cep de vigne, insigne des centurions. {| 2° Partie qui porte le soc de la charrue. || 3" Terme de marine. Cep de l'ancre, le jas. ||4° Au plur. Lien ou espèce de chaîne. [Toi] qui naguère sauvas Manassé notre roi Dcsceps de Babylone, gaunieb, lesjuives, II. Tire ses pieds des ceps, et clément le délivre, in. ib. y. Il Vieux en ce sens.
— UKM. Quelques personnes font cep du féminin; c'est une faute. Mais on le trouve de ce genre dans Palissy sous la forme de seppe, et en espagnol sous celle de cepa.
— HlST. xiii* S. Se li crieurs mesprent es choses de leur meslicr , le prcvost des marchanz le fct mètre el cep tant qu'il oit le meffet bien espeni, liv. des met. 27. El bois n'avoit sente ne triege Où il n'eOst cepel ou piège, Ren. 8602. ||xv's. Quand un Allemand tient un prisonnier, il le met en ceps et en fers, ni il n'en a nulle ptt'é, fhoiss. ii, ii, 209. Lequel exposant apperceut deux charues demeurées aux champs, des quelles charues il arracha, print et emporta les ceps [soc], nu canoe, cippus. Il XVI' s. Je suis, dit-il, la vigne, vous estes les ceps, et mon père est le vigneron; comme le cep ne peut porter fruict de soy, sinon qu'il demeure en la vigne.... non phis que fait un cep arraché de terre, et privé de toute humeur, calv. Inslit. 2I7. Les buscherons, en couppant leurs taillis, laissoient la seppeou tronc qui demeuroit en terre tout fendu, brisé, et esclatté, PALISSY, 25. Des paux [pieux] pour soustenir les seps de vignes, id. 20. Philippus souloit appeler la viUe et le chasteau de Corinthe, les ceps et les fers de la Grèce, amyot, Aratns, I9. Si hors du cep où je suis arresté, Cep où l'amour de ses flesches m'encloue, bons. H3. Les sièges sont de tuf. et autour de la pierre Comme un passement verd court un sep de lierre, m. 742.
— ÉTYM. Berry, cep prononcé ce; provenç. cep; espagn. etportug. cepa; ital. ceppo ; dulatin cippus, palissade , tronc d'arbre. Ce mot est dans le celtique : gaél. reap, tronc; kymri, kij{; bas-bret. Uef.
fCÊPACtS, ÉE (sé-pa-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui a rapport à l'oignon.
— ÉTYM. Ctvpa, oignon.
t CÉPAGE (sé-pa-j'), s. m. Plant ou variété quelconque de vigne cultivée. Un bon, un mauvais cépage. Les cépages de la Bourgogne. Cépage rouge, blanc.
— HlST. XVI' s. Voyez quand le soleil sur nos testes remonte Etque toutle païs de verdure est couvert. Si la vigne n'a rien où son pampre elle m.onte Pour dessus appuier son beau cépage vert, Ni du jardin ni d'elle on ne fait point de conte, Et son ombre et son fruit toute sa grâce perd, baïf. Œuvres, p. 62, dans LACDBNE.
— ÉTYM. Cep.
CÈPE (sè-p') ou CEPS (sèps") , s. m. Terme de botanique. Sorte de champignon bon à manger (boletus edulis, Rulliardj.
— ÉTYM. Ce mot est probablement le même que cep, à cause delà comparaison de ce champignon avec un tronc.
f CÉPEAU (sé-pfl), s. m. Sorte de billot dont on se servait dans la fabricaUon des monnaies.
— ÉTYM. Cep.
CÉPÉE (sé-pée), s. f. || 1° Touffe de bois sortant d'une même souche. || 2"" Terme de chajse. Bois d'un an ou deux.
— ÉTYM. Cep.
CEPENI)ANT(5e-pan-dan). \\i°Adv. Pendant cela,
pendant ce temps-là, au moment môme. Sur cela il alla chercher ses livres, et je dis cependant à mon ami ■ y en a-t-il quelque autre qui parle comme lui? PAPC. Pror. 4. Allez, et cependant aux pieds de nos autels J'irai rendre pour vous grdccs aux immortels, CORN. Ilor. 1, 4. Rodrigue, cependant il faut prendre les armes, id. Cid, v, 8. Je m'en vais voir ce qu'elle me dira, cependant promenez-vous ici, MOL. Princ. d'ÉUde, m, 2. 11 cache un temps sa passion à l'objet aimé et cependant lui fait plusieurs visites, in. Précieuses, 6. Vous reviendrez bientôt, je fais vœu cependant De dormir en vous attendant, LA font. Fabl. VII, <2. Le premier jour de juin on continua les travaux à la sape, l'artillerie ruinant cependant les défenses des as.siégés, hac. Siège de Namur. Que faisaient cependant i os braves janissaires? id. Raj. i, i. Vous cependant allez Disposer promptement vos amisas-semblés, m. t'fc. iv, 6. Vous, cependant ici veiUezpour mon repos, id. Milhr. II, s. H 2° Conjonction qui, par une transition à peine sensible, au lieu de pendant ce temps,
prend un sens adversatif et est synonyme de néanmoins, pourtant, toutefois. Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un lion d'un rat eût afl'aire ? Cependant il avint.... la font. Fabl. il, u. Si vous fussiet tombé, l'on s'en fût pris à moi. Cependant c'ét.iit votre faute, in. ib. v, 1 1. Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte; Cependant je rends grAce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vou> fuit ouvrir les yeux, rac. Alh. I, <.||3" Cependant que, conj'oMCl.Peudantque.Sa lumière [du soleil] pâlit, .sji couronne .se cache; Aussi n'en veut-il pas, cependant qu'on attache X celui [Jésus] qui l'a fait des épines au front, halh. i, 4. Cependant que Félix donne ordre au sacrifice, cohn. Poly. ii, t. En sorte que le .sien passe ici pour mon frère. Cependant que de l'autre il croit être le père, in. Ilér.n, (. Cependant qu'insensible à ce qu'cllt a d'appas, ID. Sert.}, «. Cependant que chacune après cette tempête Songe à cacher aux yeux la honte de sa tête.... mol. L'Étour. v, «4. Cependant que mon front au Caura,se pareil Brave l'efTort de la tempête, LA FONT. Fabl. 1, 22. Cependant qu'ils sont en danger, id. ib. ii, (3. || Cependant (lue ne se dit plus qu'en poésie. En prose on dit pendant que.
— SYN. CEFF.NDANT, POURTANT, NÉANMOINS, TOU- TEFOIS. Etymologiquement, cependant est pendant cela; pourtant est pour une si grande cho.se; néanmoins est nullement moins; et toutefois est parmi toutes les fois. Il a bon visage, cependant il est malade; pourtant il est malade; néanmoins il est malade; toutefois il est malade. L'interprétation étymologique est : (° Bien que cela existe, il est malade; 2° Pour bon que soit le visage, il est malade; 3° Cela n'empêche pas, il est malade; 4* En tout cas, vous direz ce que vous voudrez, il e.st malade. On a ici un exemple de synonymie complète dans le sens, bien que les idées qui entrent dans ces mots soient fort dlAïrentes. L'analyse des quatre mots est certaine, et malgré cela on ne voit pas de raison pour employer l'un plutfll que l'autre.
— HlST. xv* s. Ce pendant que ledit duc misl à venir, comm. m, lo. El, en ce temps pendant, la fille s'accoucha, louis xi, Nouv. xiv. || xvi's. Combien qu'ils ayent lousjours ce mot en la bouche, cependant ncantmoins ils monstrent en quelle estime ils en ont l'usage, calvin, Instit. I8«. En ce pendant arriva le seigneur de buipey vers le Roy, M. DU BELLAY, 444. Cependant [en attendant la mort] s'empescher du pensement de chose si esloinpnée, ce seroit folie, mont, i, 73. Bebius. cependant qu'il.... ID. I, 74. Cependant que l'empereur sejournoit à Cologne, le pape recommença de plus belle à.... sleidan, 30.
— ÉTYM. Ce et pendant, mot à mot, cei>endant, cela étant pendant, en suspens.
t CÉPIIALAIRE (séfa-lê-r'), adj. Terme de minéralogie. De la grosseur de la tête.
CEPHALALGIE (sé-fa-lal-jie), i. f. Terme de médecine. Douleur de tête.
— ETYM. KEîa).a)iYÎot, de xEçoXri , tête (voy . CÊPHAliquk), et a'gie (voy. algie).
t CÉPHALALGIQUE (se fa-lal-ji-k') , adj. Quia rapport à la céphalalgie.
t CÉPII.U-ANTHE (sé-ra-lan-t').!!!*^^;. Termi de botanique. Qui a les fleurs réunies en lêie. Il 2° S. m. Joli arbuste d'Amérique.
— ÉTYM. Kofoix, tête, et âvOo;, fleur.
t CÉPIIALÉ, ÉE (sé-fa-lé, lée), adj. Terme de zoologie. Qui est muni d'une tète distincte etséparie.
— ÉTYM. KeçaXT), tête.
t CÉPHALÉE (sé-fa-lée) , ». f. Terme de médecine. Mal de tête violent et opiniitre, quelquefois périodique.
— ÉTYM. KeçaJ^ , tête.
CÉPHALIQUE (séfa-li-k'), adj. Terme de médecine. De la li'to, propre à la tête. || Remèdes céphalii;ues, remèdesqui sont propres à guérir les maladie'i de la tête regardées comme nerveuses : ce sont Ati antispasmo<liques. || Terme d'anatomie. Veine cépht lique, et, substantivement, la céphalique. unedes veine.» du bras, aimsi nommée parce qu'on croyait que la .saignée, pratiquée & cette veine, agissait sur la tête. H Terme de zoologie. Charnière céphalique, charnière d'une coqudle bivalve, qui est située h l'extrémité où se trouve la tête de I'-"' '"t1
— MIST. XVI' s. EsafTections inti- 'aiit ouvrirla veine céphalique. PARt, IV, lî \ doit mettre dessus des pouldres cephaliqu«s, cyuiujti racines d'iris de Florence.... ID. viii, 4. (Préparations] cephaliquês ou capitales, c'est à dire de la teste,