CIN
— HlST. xvi* S. Et ses boutons cinabrins Et ses lèvres pourperées, rons. 552.
— ÉTYM. Voy. CINAUllE.
CINABRE (si-na-br') , s. m. Sulfure rouge de mercure. Il Cinabre d'antimoine, le sulfure rouge de mercure provenant de la décomposition du ileutoclilorure de mercure par le sulfure d'antimoine. Pline et Galien appelaient cinabre le minium ou oxyde de plomb rouge.
— HlST. xiv s. Comme au cinabre ou sublimé, Traité d'alch. 207. || xvi* s. La mauvaise vapeur et qualité du soulphre et vif-argent, dont ledit cinabre est composé, pabé, xxvi, I4.
— ÉTYM. Cinn'ibaris, de -/nwàgapi.
tCINABOCÉPIIALE(si-na-ro-sé-fa-l'), adj. Terme
de botanique. Qui a des (leurs en tête, semblables à celles de l'artichaut.
— ÉTYM. Kiv^pa, artichaut, et xeçaXJ), tête.
t CmCENELLE (sin-se-nè-l'), s. f. Cordage pour haler les bateaux sur les rivières, pour faire glisser, au moyen d'une poulie, un bac d'une rive à l'autre. Il Cincenelle ou cinquenelle, nom qu'on donne dans l'artillerie aux longs cordages qu'on y emploie.
t CINCHONACÉ, ÉE (sin-ko-na-sé, sée) ou CIN- ClIONÉ, NÉE (sin-ko-né, née), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au quinquina.
— ÉTYM. Voy. CmciiONlNE.
t CINCUOMNE (sin-ko-ni-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde que l'on trouve dans beaucoup d'espèces de quinquinas et surtout dans le gris.
— ÉTYM. Cinchona, nom linnéen du quinquina, d'après le nom du comte CItinclwn, vice-roi du Pérou, qui en favorisa l'emploi.
f CIN'CLE (sin-kl'), s. m. Alouette de mer à collier. Il Cincle plongeur, le merle d'eau de Buffon.
t CINDUE (sin-dr'), i. m. Instrument de charpenti(!r et de charron.
t CINÊFACTION (si-né -fa-ksion), i. f. Terme didactique. Réduction en cendres.
— ÉTYM. Latin cinefaclus, part, de l'inusité cinefacio, de cinis, cendre, et facere, faire.
t CINÉFIER (si-né-fi-é), t;. o. Terme didactique. Réduire en cendres. Peu usité; on dit plutôt incinérer.
— ÉTY'M. Voy. CINÊFACTION.
t CINÉMATIQUE (si-né-ma-ti-k') , s. f. Mot qu'on a proposé pour remplacer le mot mécanique en tant qu'exprimant la science abstraite des mouvements.
— ÉTYM. KtvriiJiaTixo;, de xîvïiiio, mouvement. t. CINÉRAIRE (bi-né-rê-r'), adj. Qui se ra|)porte
aux cendres. || Urne cinéraire, urne qui renferme les cendres d'un mort. Ces niches étaient remplies le plus souvent de quatre urnes cinéraires et accompagnées d'inscriptions qui marquaient le nom et la condition dos personnes dont on voyait les cendres, FONTEN. Bianchini. Qui de nous, en posant une urne crnéraire. N'a trouvé quelque ami pleurant sur un cercueil? v. nuco. Odes, i, 2. La lune, se levant dans un ciel pur, entre deux urnes cinéraifes à moitié brisées, ciiateaubr. René, I70.
— ÉTYM. Cinerarius, de cinis, cineris, cendre (voy. cenbre).
2. CINÉRAIRE (si-né-rê-r") , s. f. Terme de botanique. Genre de plantes (cineraria) propres au cap de Bonne-Espérance et dont on cultive quelques-unes dans les jardins botaniques et dans les jardins des amateurs en Europe.
— ÉTYM. Cineraria, de ciiits, cineris, cendre, à cause que le dessous des feuilles est d'un ton grisâtre.
t CIXÉRATION (.si-né-ra-sion), s. f. Réduction d'un corps combustible en cem-ires par le feu. Si nous avons découvert que le fer entre dans la composition des végétaux, c'est par le moyen de leur cinération et de l'aimant, bern. de st-p. Jlann. v, Ilarm. anim.
— ÉTYM. Cinis, cendre (voy. cendre).
t CIXÉRIFORME (si-né-ri-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a l'aspect et la consistance de la cendre.
— ÉTYM. Cinis, cineris, cen Ire (voy. ce.ndiie), et forme.
i.CINGLAGE (sin-gla-j'), s. m. Le chemin qu'un vaisseau fait ou peut faire en 24 heures.
— ÉTYM. Cingler t.
■f 2. CINGLAGE (sin-gla-j'), s. m. Action de cingler le fer.
— ÉTYM. Cingler 2.
CINGLÉ, ÉE(sin-glé, glée), pari, passé de cingler 2. Un coup di! fouet cinglé à travers la figure.
I. CINGLER (sin-glé), v.n. Terme de marine. Faire voile dans telle ou telle direction. Nous cinglâmes i l'est. Le vai.sseau cinglait vers le Havre. || Par extension. Voyez les cygnes cingler sur l'onde avec majesté, buffon, Cygne. Il Fig. 11 y a des gens qui
ON
gagnent à être extraordinaires : ils voguent, ils cinglent dans une mer où les autres se brisent, la bruy. XI.
— REM. L'orthographe cingler, ainsi que le fait voir l'étymologie, est tout à fait vicieuse; il faudrait écrire singler, comme on l'a toujours fait, excepté au XVI' siècle où la faute a commencé.
— IIIST. XI' s. Ainz c|u'il eussent quatre lieues siglet, Ch. de Roi. lui. || xiii' s. X ço qu'il siglent léemen t| joyeusement j,7'ri4(an, ii, p.80.|| xv s. Ordonnèrent les vaisseaux, et singlerent fort vei-s la ville, FROiss. 1, I, C9. Si singla en peu d'heures en mer, car bon vent le conduisoit, Bnuciq. ii, chap. u. Il XVI' s. Solon fit embarquer dessus leur vaisseau les meilleurs hommes athéniens qu'il eust en sa troupe, leur enjoignant qu'ils cinglassent droit vers la ville, AMYOT, Solon, I3. Ces galères avoient esté très bien faites et devisées par Themistocles, tant pour cingler légèrement, que pour tournoyer faci- ' lement, id. Cimon, lu. Si singlerent poulsez par un doulx et gracieux vent l'e.space de douze jours, id. Dion, 31. Comme on void quelquefois singler à tire d'ades En un temps orageux cinq ou six colombelles,
BONS. 871 qui s'enlle ainsi qu'un voile quand
le vent Soude la barque, et la single en avant,
— ÉTYM. Espagn. singlar; portug. singrar; de l'ancien haut-allemand svgelên, faire voile; ancien .Scandinave, ii'j/a; allemand moderne, »f3W«;angl.(o sait; l'ancien français avait le substantif sigie, voile.
2. CINGLER (sin-glé), v. a. || 1' Frapper avec quelque chose de pliant comme un fouet, une baguette. Il lui cingla le visage d'un coup de houssine. || Par extension, en parlant du vent, de la pluie, de la neige. Le vent, la pluie, la neige leur cinglait le visage II Absolument. Le vent cingle. La pluie a toujours beau cingler. Il ne faut pas laisser d'aller, Perrault, dans riciielet. || 2" Terme de métier. Forger ou corroyer le fer. || 3° Terme de maçon. Tracer des lignes avec un cordeau tendu que l'on a blanchi ou noirci auparavant.
— HlST. xiv s. La corde en soye [de l'arc] est si singlant qu'elle envoyé une sayelte plus loing, ilodus, f° lu, verso. \\ xv's. Avoil lun de ses bras couvert, du quel elle tenoit unes très siiiglans cscourgiées, a. chartikr, Vespércutce ou consolation des trois verhis. \\xv>'s. Comme les vens siiiglans en voile et tref [màt] Font naufragier souvent la povre nef, ]. marot, v, sou.
— ÉTYM. Cmgulum (decingere, ceindre, voy. ce mot), sangle, prise comme servant à fouetter (voy. sangle).
t CINGULÉ, ÊE (sin-gu-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est muni d'une ceinture.
— ÉTYM. Cinyulum (voy. sangle).
t CINXABRE (si-na-br'), s. m. Voy. cinabre.
CINNAME (si-nna-m') ou CINNAMOME (si-nnamo-m'), s. m. Nom donné autrefoi; à une substance aromatique que quelques auteurs disent être la myrrhe, d'autres la cannelle. Prenez 25u sicles de ciiinamome, volt. PUil. iv, 152. Que la myrrhe, le cinnamome et l'aloês couvrent votre lit embaumé! ciîateal'B. Mart. ii, 65. ô myrrhe l ô cinnamel Nard cher aux époux 1 v. iiuoo, F. d'aut. 37.
— IIIST. XVI* s. Prenès une onche de cinamonda nommée longue canelle eu pipes, Uénayier, append. à l'art. V.
— ÉTYM. Kîvva.u.ov, xtvvà(j.(otiov.
tCIXNOR (si-nnor) ou, selon d'autres, KINNOR (ki-nnor), s. m. Instrument de musique des anciens Hébreux. Aux branches du saule était suspendue une lyre plus forte que la lyre de Cymodocée : c'était un cinnor hébreu, cuateai'B. Mart. 63. Au milieu de mille 0]iiiiions contradictoires, ou démêle que le kiiinor était fait en bois, avait une forme triangulaire, était monté de nerfs ou d'intestins d'animaux tendus dans la longue:ir de l'instrument, et quo la nombre de ses cordes était fort variable, la fage, Ilist. gén. de la musiijue, t. ii, p. 21)2.
CINQ (le q ne se fait pas entendre devant un mol commençant par une consonne : cincj centimes, dites: siii centimes: il se lie devant une voyelle ou une /i muette: cinq hommes, dites :sin-k hommes; leq se prononce aussi quand cinq termine un membre de phrase; nous étions cinq, dites: nous étions sink; et aussi quand cinq est seul : un, trois, cink, sept, un cink, le cink) , adj. uuméral intariable. || 1° Nombre de quatre plus un. Trois et deux font cink. Espace de cinq ans. Quoi! cinq actes devant notaire l'our cinq filles qu'il faut pourvoir I 0 ciel! peut-oo jamais avoir Opéra plus fâcheux à faire? quinault, dans RICIIELET. Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il était entre cinq et aix
cm
[heures] quai.d une charrette entradans les halles du Mans, sCABR. Rom. enm. ch. i. ||2° Cimiuifcme. Le nombre, le iiuDT'ro cinq. Livre, page cinq. Charles cinq. Il Substantivement. Nous partirons le cinq du mois. Il 3° En parlant d'intérêts. Le denier cini], l'argent prêté à un pour cinq ou à vingt pour cent. Cent .francsîudeniercinq combien font-ils?— Vingt livres, BOIL. Sal. vm. Il Cinq pourcent, cinq francs d'intérêt pourcentfrancsdecapilal.Prôteràcinq pourcent, et, absolument, prêter h cinq. |j 4'Kntermesdebourse,le cinq pour cent, ou, simplement, le cinq, la rente émise 4 raison de '• francs d'intérêt pour (dO francs de capital nominal. || 6° Le chiffre qui représente ce nombre. Faire un cinq. Deux cinq de suite font cinquantecinq. Il Bi(!n qu'employé substantivement, cinq ne prend pas la marque du pluriel. || 6° Terme de jeu de caries. Le cinq de cœur, de carreau, la carte qui porte cinq figures de rœur, de carreau, etc. Les cinq de cœur et de pique. || 'l'erme du jeu de dés, le côlé marqué de cin(| points. Amener deux et cinq. Il Terme, du jeu de dominos. Le domino marqué de cinq points. Le double-cinq. Avez-vous encore du cinq? Il 7° Populairement. Donner cinq et quatre, appliquer deux soufflets, l'un de la paume de la main, où les cinq doigts portent, l'autre du revers, où quatre doigts portent seulement. || Mettre cinq el retirer six, se dit en parlant de ceux qui, mettant les cinq doigts dans un plat, en retirent quelque bon morceau qui fait le sixième. || 8° Cinq pas et trois visages, sorte d'ancienne danse.
— mST. XI* s. Mieux en vaut l'orl que ne font cinc cenz livres, Cft.de Tîoi.xxxviii. || xii* s. De cinq pains d'orge, de deux poissons noant [nageant], Uonc. p. 1 52. À ce con.seil s'acordent tel cinq cent chevalier, Sax. xvi. Il xin' s. Cist quatre furent asaulé, Cinz ne furent mes tel trové, Ren. 148. || xv's. Et estoient bien trente cinq mille, prenans paye ; mais des cinq , les quatre estoient de Saint Marc [les quatre étoient de la seigneurie de Venise], comm. viii, B.
— ÉTYM. Picard, cfttnq, chonq; provenç. cinc ; espagn. et portug. cincoi ital. cinijue; du latin quinque; grec,uévT£; allem. fù)\f; el le celtique: iriand. cuig ou coig ; bas-breton et CornouaiUes, pcmp; persan, panj ; sanscrit, panc/ia.
t CINQCENTISTE (sin-san-ti-sf) , s. m. Dans la littérature italienne, écrivain du xvr siècle.
— ËTYM. Cinq et cent : les écrivains de IBOI jusqu'à 1G00.
t CINQUAIN (sin-kin), s. m. Pièce, couplet de cinq vers, nommé plus souvent quintil.
— HIST. xvi's. Cinquain, oudin, Dict.
— ÉTYM. Cinq, comme quatre a formé quatrain. Cinquain s'est dit pour une collection de cinq objets quelconques: un cinquain de chandelles.
CINQUANTAINE (sin-kan-tè-ii') , s. f. || 1° Nombre de cinquante ou environ. Une cinquantaine de personnes. Une cinquantaine de francs. || 2° La cinquantaine, l'âge de cinquante ans. Il a atteint, il a passé la cinquantaine. {] 3" Henouvellement du mariage après cinquante ans de ménage. Ces époux ont fait la cinquantaine. || 4° La compagnie commandée par le cinquantenier.
— ÉTYM. Cinquante ; provenç. sinquantcna ; espagn. cinqxtentena ; \\z\. cinquanlina.
CINQUANTE (sin-kan-f) , adj. namdral. \\ 1° Cinq fois dix. Cinquante hommes. Cinquante francs. Le numéro cinquante. Moi, j'ai cinquante ans, moi. Finette? — Quels reproches? Hélas! on n'est jamais trahi que par ses proches, regnard, ilénich. i, B. Il 2° Cinquantième. Page cinquante. ][ 3" S. m. Le nombre de cinquante. Cinquante multiplié par dix égale cinq cents.
— HlST. XI* s. Cinquante chars qu'en [on] fera charier, Ch. de Roi. u\. || xii*s. Cmqente chars lui faites caroier, Ronc. p. 3-
— ÉTYM. Provenç. cinquanta; espagn. cinquenta; portug. cincoenta; ital. cinijuanla; du latin (/umquaginta , de quinque, cinq.
CINQUANTENIEK (sin-kan-te-nié), s. m. Commandant de cinquante hommes. || Officier de ville qui recevait du quarlenier les ordres de la ville pour les faire savoir aux bourgeois. Chaque quarlenier avait sous lui deux cinquanteniers. {| Officier de milice bourgeoise.
— HIST. XV* s. [Jean Lyon] ordonna secrètement i tous les capitaines des blancs chaperons.... aux cinquanteniers.... et leur dit.... froiss. ii, ii, B3.
— ETYM. Cinquante.
CINQUANT1È.ME (sin-kan-tiè-m'). |11« .4dj. numéral ordinal de cinquante. Le cinquantiijme jour. Il 2' S. m. La cinquantième partie d'un tout. De la somme à partager il a eu le cin-iuantième.
— ÊTYM. Cinquante ; provenç. cinquanten.
ao
I CINQUeCENTISTE (sin-kué-san-ti-sf), J. m.
Voyez CINOCENTISTE.
— ÉTYM. IlaL cinquecentista, de cinque cento, cinq cents
t CINQUENELLE (sin-ke-nè-1') , î. f. Voy. CINCE-
NF.LLE.
t CINQUENER (sin-ke-né), v. n. Ancien terme d'agriculture. Durer cinq ans, en parlant des semences.
— HIST. XVI* s. Les semences ne font communément, mesme es bonnes terres, que cinquener ou sixener, o. de sesres, H3.
— ÉTYM. Cinquain (de cinq), ancien mot qui signifiait l'ensemble de cinq choses, ici de cinq ans.
CINQUIfiME (sin-kiê-m"). || l'Adj. oriinaldecinq. Le cinquième chapitre. Le cinquième étage. 1| Il est venu, il est arrivé lui cinquième, il est venu avec quatre autres. || 2° S. m. Le cinquième étage. Il demeure au cinquième. {| Le cinquième du mois, le cinquième jourdu mois. || La cinquième partie. Cette banqueroute lui a en'.evé le cinquième de sa fortune. Il 3° S./'. Dins l'Université, la cinquième, la classe où l'on entre après avoir fait la sixième. ||S. m. Un cinquième, un élève de cinquième.
— ÉTYM. Cinq, et la finale iéme, qui caractérise lesnombresordinaux ; provenç. cinqiwii ; catal. cinque; espagn. cinqurno.
CINQUlfe.MEMENT (sin-kiê-me-Dian), adv. En cinquième lieu. Cinquièmement je vous dirai que....
— ÉTYM. Cinquième, et le suffixe ment.
t CINTRAGE (sin-tra-j') , »■. m. Voy. ceintrage.
CINTRE (sin-tr"), s. m. || 1° Surface C0i.c4ive et bémi.sphérique. Les monts et les plaines Vont dirigeant mes pas aux campagnes prochaines. Sous de triples cintres d'ormeaux, a. ciién. 2M. Les Hébreux se figuraient le ciel comme un demi-cintre couvrant la terre, volt. Ncwt. iit, 9. Ce cintre bleu n'est autre chose qu'une étendue de vapeur, id. Jenni, 80. || 2° Terme d'architecture. Figure en arc de cercle. Ils s'en vont raisonnant de l'ogive et du cintre, v. hl'GO, F. d'out. 28. || Plein cintre, celui dont le trait est un demi-cercle parfait. || Voûte, arcade en pleincintre, ou, substantivement, le plein cintre , voûte, arcade formant un demi-cercle. Se dit par opposition à l'ogive, qui car-'^ctérise le style gothique. Il Cintre surbaissé, celui dont le trait est une demi-ellipse s'appuyant sur le grand axe, et qui par conséquent est plus bas que le demi-cercle. || Cintre surmonté, celui dont le trait est une demiellipse appuyée sur son petit axe, et qui par conséquent est plus haut que le demi-cercle de même diamètre. || Cintre rampant, celui qui est tracé par des points cherchés suivant le rampait d'un escalier ou d'un arc-boutant. || 3° Échafaudage en arc de cercle sur lequel on conslruit les voûtes. Poser, lever les cintres. || Fig. Des règlements particuliers qui ne sont que le cintre de la voûte, j. j. Rorss. Conf. II, 42. il 4° Dans les théâtres, loges du cintre, le rang de loges le plus élevé. || B» Cintre ou cage, armature en fer plat qui sert, dans un poêle portatif, à soutenir la garniture.
— HIST. XVI* s. Comme les cintres servent aux maçons, bastissans leurs voûtes, o. de serres, 652.
— ÉTYM. Catal. cindria; espagn. cimbria et ci'mbra, cimbrar, agiter une baguette flexible, dmbrear se, se courber, cimbreno, llexible; ital. céntina, cintre, centinare, cintrer; bas-lat. cintr^im, dans lin texte du xiii* siècle. Mot obscur à cause de la difficulté de ramener toutes les formes romanes à cinqcre, ceindre, qui en parait être le radical. Diez suppose une forme cincturare, cintrer; d'où ensuite on aurait tiré les substantifs. Il faudrait peut-être plutôt supposer que Vu s'étant abrégé dans cinctûra, il s'est formé un substantif cinctura, cinclra ou cindria. On a proposé d'y voir une forme de centre, par l'intermédiaire de l'idée qu'a centrer; mais, outre la difficulté du sens, centre na peut se concilier avec les autres formes des langues romanes.
CINTRÉ, ÉE (sin-tré , trée) , part, passé. \\i° Fait en forme de cintre. || 2° Ti rme de blason. Le globe impérial entouré d'un cercle horizontal et d'un demi cercle vertical est dit cintré. Les couronnes royales qui sont fermées sont aussi dites cintrées.
CINTRER (sin-tré), v. a. || 1° Donner la forme du cintre, bâtir en cintre. Cintrer une galerie, une porle. Il 2° Terme de marine. Cintrer un bâtiment, faire passer d'un bord à l'autre, sous la carène, de forts cordages roidis au cabestan.
— ÉTYM. Cintre.
t CIONITE (si-o-ni-t') , s. f. Terme de médecine. Inllammation de la luette.
— ÊTYM. Kiwv, luette.