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CIRCONLOCUTION (sir-kon-lo-ku-sion; en poésie, de six syllabes), s. f. Circuit de paroles. Il use de celte circonlocution , BoiL.Longin, Tr. du sublime,
— SYN. pÉniPHRAPE, CIRCONLOCUTION. Aucune différence étymologique entre ces mots, puisque l'un et l'autre signifient parler autour. Mais l'usage y a mis des nuances : la périphrase s'emploie le plus ordinairement pour éviter le mot propre, parfois trivial. La circonlocution a aussi ce sens-là, mais moins souvent; de plus elle exprime l'embarras qu'on éprouve à dire une chose; on tourne autour avant d'y venir; on peut faire des circonlocutions sans employer de périphrases.
— HIST. xiv's. Convient par grandes déclarations et circonloquiitions doner entendre ce que ceulx moz signifient, biîRCHEiJRE, f° I.
— ÉTV.M. Provenç. cirr um/oci((to ; espagn. circumlocucion; ital. circonlocuzione ; du latin circumlocutioncm, de circum, autour, et loqui, parler (voy. loquace).
t CIRCONNAVIGATION (sir-kon-na-ïi-ga-sion),
s. f. Voy. CIRCUMNAVIGATION.
CIRCONSCRIPTION (sir-kon-skri-psion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ V Limite qui borne l'étendue d'un corps. || Terme de géométrie. Action de circonscrire une figure à une autre, spécialement un cercle à un polygone régulier ou un polygone régulier à un cercle. Ceux qui sont habitués aux inscriptions et aux circonscriptions de la géométrie, pasc. Éqiiil. des liquides, m. \\ Fig. En Allemagne, la faculté de penser manque de certains défauts qui puissent servir de circonscription à ses qualités [ empêcher que ses qualités ne deviennent, en s'exagérant, des défauts], STAËL, Allem. p. i, ch. 2,U(eurs. || 2'' Division d'un territoire. L'assemblée constituante substitua, dans la France, aux circonscriptions par provinces les circonscriptions par départements. Circonscriptions administratives, ecclésiastiques, judiciaires, électorales.
— HIST. xiv's. Les choses de quoy l'en veult bien avoir congnoissance et circonscription, oresme, Eth. X, 10. Il xvi" s. La vérité mesme n'a pas ce privilège d'estie employée à toute heure et en toute sorte; son usage, tout noble qu'il est, a sescirco iscription» et limites, mont, iv, 261. Les parties contenues dans la circonscription universelle du péritoine, paré, l, l.
— ÊTYM. Le latin circ»micn'p(ioncin,de circumscribere (voy. circonscrire).
CIRCONSCRIRE (sir-kon-skri-r'), je circonscris, nous circonscrivons; je circonscrivais; je circonscrivis; je circonscrirai; je circonscrirais; circonscrivant; circonscrit, v. a. \\ 1° Décrire une ligne qui borne, qui limite tout à l'entour. || En termes de géométrie, on dit qu'une figure est circonscrite à un cercle quand tous les côtés de la figure sont tangents au cercle, et qu'un cercle est circonscrit à une figure quand il passe par les sommets de tous les angles de la ligure. || 2° Par extension, renfermer en de certaines bornes. Il n'a pas assez circonscrit son sujet. L'idée de l'espace est telle que l'esprit ne peut jamais le circonscrire. || 3" Se circonscrire, V. tift. Être limité, être borné. Un pouvoir fondé sur une missiOD divine et absolue ne se peut ni
restreindre ni circonscrire, hirabeau, Collection,
t. IV, p. 341.
— HIST. xiv s. Quant à présent félicité ou biea humain soit ainsi circonscript ou aucunement descript, ORESME, Klh.x, 26. ij XVI* s. Dedans chacun d'iccux [reins] y a une cavité circonscrite d'un» membrane, paré, i, 2«. Juger d'icelui [enfantement de l'esprit], le baptizer, le nourrir, le fortifier, l'emmaillotter et circonscrire, mont, ii, 240. X présent que nous recevons les arts par civile auctoritè et ordonnance, si que les escholes n'ont (ju'un patron et pareille institution et discipline circonscrite,