CI.INCAILLE (klin-kâ-ir), CLINCAILLERIE (klin
kâ-lle-rie), CLINCAILLIEU (klin-ki\-llé, /( mouillées). Voy. olincaille, QUINCAILLERIE, QUINCAILLIER.
f CLINCHE (klin-ch'), s. f. Voy. clenche.
f CLINFOC (klin-fok) , s. m. Terme de marine. Foc léger qui se grée au mât de beaupré.
t CLINICIEN (kli-ni-siin) , adj. m. Un médecin clinicien, ou, substantivement, un clinicien, celui qui étudie plus au lit des malades que dans le cabinet.
— ÉTYM. Voy. CLINIQUE.
CLINIQUE (kli-ni-k') , adj. || 1° Terme de médecine. Qui se fait eu lit du malade. || Leçon clinique, celle qui est donnée dans un hôpital près du lit des malades. || Médecine clinique, celle qui s'occupe du traitement des maladies considérées individuellement. Il Médecin clinique , celui qui visite les malades par opposition à celui qui donne des consultations. Vieux en ce sens. || 2° S. (. Enseignement médical au lit des malades. || Institution dans laquelle les élèves apprennent l'art de guérir les maladies au lit même des malades. On dit, en ce sens, la clinique de l'Hôtel-Dieu, de la Charité, etc. || 3° S. m. Terme d'histoire ecclésiastique, qui se dit de ceux qui recevaient le baptême au lit de la mort. La secte des cliniques.
— ÉTYM. CHnicus, de xXivtxà;, de x>ivïi, lit, de xXtvM, incliner, coucher (voy. climat et clignkr).
t CLXNOÏDE (kli-no-i-d'), adj. Terme d'anatomie. Apophyses clinoides, apophyses au nombre de quatre à la face supérieure du corps de l'os sphénoïde, et qui laissent entre elles un espace quadrilatère ayant à peu près la forme d'un lit.
— HIST. XVI' s. Le demeurant dudit rameau [carotide interne], entrant parles trous latéraux de l'os basilaire, s'en va aux apophyses clinoïdes dudit os,
— ÉTYM. K>tvï), lit, et eISo;, forme.
t CLINOMÈTRE(kli-no-mè-tr'), s. m. Instrument pour mesurer les inclinaisons. || Terme de marine. Instrument pour faire connaître la différence du tirant d'eau d'un bâtiment à l'avant et à l'arrière. || lin termes de mineur, instrument pour mesurer l'épaisseur des couches. || On trouve aussi clinoscope.
— ÉTYM. KXiveiv, incliner, et mètre, mesure.
f CLINOPODE (kli-no-po-d'), s. m. Terme de botanique. Basilic sauvage, genre de labiées.
— ÉTYM. KXivm, lit, et itoO:, pied, à cause que les feuilles ont, pour ainsi dire, la forme d'un lit.
t CLINOSCOPE (kli-no-sko-p'), s. m. Voy. clino-
MÈTME.
— ÉTYM. KXivsiv, incliner, et oxorniv, examiner.
CLINQUANT (klin-kan), s. m. \\ 1° Lamelle brillante d'or, d'argent, etc. qui entre dans certaines parures. Ce dos chargé de pourpre et rayé de clinquants, MALH. II, B. On m'a dit Que contre les clinquants le roi fait un édit, Régnier, Sat. viii. Point de clinquant, jupe simple et modeste, la foht. Orais. M. de Monchevreuil et M. de Villars s'accrochèrent l'un à l'autre d'une telle furie; les épées, les rubans, les dentelles, les clinquants, tout se trouva tellement mêlé, brouillé, embarrassé, sÉv. 502. Un chambellan qui de clinquant pétille, bérano. Bonne fille. Voyez-les.... Vous habiller l'amour d'un clinquant précieux, a. chén. (82. || 2» Lames ou feuilles de cuivre doré ou argenté qui brillent beaucoup et imitent le vrai clinquant. Le clinquant ne vous convient plus, J'ai cinquante écus de rente, BÉRANO. Cinquante écus. Quand de vanter ses faits tu vois un homme avide. Ne prends pas pour de l'or tout le clinquant qui luit; Frappe sur les tonneaux, tu verras le plus vide Faire toujours le plus de bruit, GOMBERviLLE, dans RicHELET. Quoi I voIre personne qui est toute de clinquant, votre grand carrosse doré qui roule pour la première fois, dancourt, Chevalier ù la mode, i, 4. I| Fig. Ce qui brille.
N'estimer que le clinquant. || 3* Terme de littérature. Choses brillantes, mais de mauvais goût. A Malherbe, à Racan, préférer Théophile, Et le clinquant du Ta.sse à tout l'or de Virgile, boil. Sal. ix. Le clinquant du Ta»se m'a charmée, sÉv. 340. De ces grands mots, cl.nquanfde l'oraison. Enflés de vent et vides <le ra/son, J. B. rouss. liv. ii, ^p. II, Brumoy. Si l'on vous faisait voir que ce bon air, ces grâces. Ce clinquant de l'esprit, ces trompeuses surfaces Cachent un homme affreux.... oresset, léchant, m, 6.
— lllST. XV" s.Certes les pompes et parures de lors n'estoyent pas telles que celles de présent; car les princes jouxtoyent en parures de drap de laine, de bougran et de toile, garnis et ajolivez d'or clinquant ou de peinture seulement, o. de la marche, Mém. liv. I, p. (04. dans lacurne. ||xvi"s. On myllieu de la place pendoyent les armoyries, mignonnemenl introphiées d'or cliquant , rab. Sciomachie. Ils avoient gardé par espoir de rançon tous ceux qui avoient du clinquant ou autres beaux vestemens, d'aib. Uist. II, 408. Avec festons, trophées, et merveilleuse abondance de clinquant d'or et d'argent, qui voletoit par-dessus, carl. iv, t2.
— ÉTYM. Rouchi, ciif/Kant; du hollandais fcJtHken, résonner, le clinquant étant ce qui fait du bruit.
t CLINQUANTER (klin-kan-té) , v. a. Charger de clinquant. Clinquanter un habit.
— lllST. xvi" s. Nous vismes approcher quelque» cinquante chevaux des nostres, clinquantes et empanachés comme princes, d'aub. Fœn. iv, tB,
— ÉTYM. Clinquant.
1 1 . CLIO (kli-o) , s. f. Nom de celle des neuf Muscs qui préside à l'histoire. On la représente ordinairement sous la figure d'une jeune femme, couronnée de laurier, avec une trompette à la main droite et un livre dans la mais gauche.
— ÉTYM. KXeiii., Clio, de xXeîw, xXéu, célébrer, f 2. CLIO (kli-o), s. m. Mollusque ptéropode.
t CLIPPER, s. m. Voy klippeh.
CLIQUART (kli-kar), i. m. Pierre à bâtir trèsestimée.
— ÉTYM. Probablement du même radical que clicher, dans un .sens de fixer, assujettir.
CLIQUE (kli-k'), s. f. Il l-Terme de mépris qu'or, inflige aune coterie, àiinc bande, aune suite qu'on n'estime pas. Le diable avec sa clique, et réduit à ce point. Fort inutilement s'y casserait la tête. REGNARD, Légat, m, t. L'offense que j'ai faite au seigneur Furia, lui est particulière; la rage de toute sa clique a une cause plus générale, p. l. cour. i. 85. Puzzini ameute sa clique, me dénonce au ministre, arme l'autorité pour me persécuter, ID. Lett. Il, 44. La clique Fréroii crie que je suis l'auteur de je ne sais quel dictionnaire philosophique, volt. Lett. Mme d'Argental, *9 oct. 1764. || 2° Aux cartes, réunion de trois ou quatre figures de même point et de couleur différente.
— HIST. XV* s. Toujours est le martiaux tout prest Qui fiert sur la cloche et desclique Si fort en mi la droite clique Que lors convient l'eure sonner, s deschamps. Poésies mss. !° 425, dans lacurne. D'aller aussy, quand il vente, par rue. Afin qu'on ait sur sa teste une clique [morcsau] D'une tuille qui est tost descendue. Ou cheminée ou pierre qui desclique, ID. ib. fSM.
— ÉTYM. Cliquer, ancien verbe qui avait le sens de faire du bruit et qui était très-usité; la. clique est . on le voit, la même chose que la claque.
I CLIQUET (kli-kè), s. m. Terme d'arts. Pièce mobile qui, buttant contre un engrenage, l'empêche de tourner en sens contraire. || Fig. Leur langue va comme un cliquet de moulin, se dit de personnes qui babillent beaucoup. || Dans l'orfèvrerie, la partie supérieure de la brisure qui entre dans la charnière et en sort.
— HIST. XV' s. Prince, mon corps par boire se refet; Dès le matin et jusques au cliquet [coup] De la mie nuit me fait vins reconfort, E. desch. Poésies mss. f'>240, dans lacurne. || xvi's. Mais les langues qui sonnent Comme un cliquet, toujours le bruit me donnent De tous escrits, tant soient lourdement faits, MAR0T, II, 53. Bruit de chariots et chevaux, cliquets de fouets, paré, xix, 28 .
— ÉTYM. Voy. CLIQUETER.
CLIQUETER (kli-ke-té. Le t se double quand la syllabe qui le suit est muette: je cliquette, je cliquetterai), V. n. Faire du bruit en se choquant. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HIST. XV* s. Et n'a dent qui ne lui cliquelle, VILLON, nepues franches. {\x\i' s. Pareillement fait soit cliqueter un fouet de chartier, pab8, xix, 8. Les