‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 46 sur 504 · dî'nir, II · texte numérisé non relu

dî'nir, II

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^ l'.'rps , in. .S'. Éirti. (;e canon contient en uiutct les raisons, m. Ult, ahb. ta*. C'estfaire on abrV^gé votre panégyrique, MOL. i'^/ourdi, n, <«. Il 4* En abrégé, par abrégé, par abréviation. Écrivez ce root en abrégé. || 6* Musique. Mécanisme qui dans l'orgue transmet le mouvement des touches du clavier.

— S^Tt. ABRIÎOI!, SOMMAIRE, ÉriTOMC, PHÉCIS, Rlt-

suMiî. L'abrégé est ur. ouvrage, mais la réduction d'un plus grand à un moindre volume. Le sommaire n'est point un o ivragc; il ne fait simplement qu'indiquer en peu de mots les principales choses contenues dans l'ouvrage; on le place ordinairement à la tête de chaque chapitre ou division, pour permettre à l'esprit d'embrasser l'cn.semble de ce qui va être détaillé. L'épitomé est, ainsi que l'abrégé, un ouvrage, mais plus succinct : ce mot d'ailleurs est purement grec, et n'est employé que pour le titre de certains ouvrages, on- ZOT. Le précis se distingue par sa rigueur; il signifie un abrégé dans lequel ne se trouve rien de superflu; l'abrégé est court; maislepréciscst substantiel. Aussi peut-on dire : j'ai fait l'abrégé et le précis de ce livre. Le résumé est un abrégé , non pas séparé de l'ouvrage , mais mis à la fin en guise de conclusion; c'est, pour la place, l'opposé du sommaire; c'est encore une sorte d'abrégé destiné seulement à rappeler ce qu'on sait, & revoir rapidement ce dont on a besoin de se ressouvenir, lafaye.

— ÊTYM. ylbf'ffPr.

t AHUKOKMKNT (a-brè-je-man), ». m. Action d'abréger. L'état de ce qui est abrégé. L'abrègement d'un livre. Ceuxqui ont voulu introduire lés tables ont été trompés par l'abrègement des paroles, /•orf-/J"î/o', d/iHJBOUHoi'RS, Nouv. Rem. Mot utile et justifié par un usage constant.

— HIST. XIII' s. Et aassi ne peut nus fnul] doner abrègement de servitutes de fief , beaum. xlv, 26. Quant on est semons por service de lix [tels] fiés, on doit offrir à son segneur ce qui est dui por le [la] reson del'abregcmnnt.iD. xxviii,7. ||xv8. Mais, pour l'abrègement de l'rpuvre, De point en point [je] le te desco-uvro.LA font. «23.

— tJ\yi. Alr^gir.

t ABIlf.OE.MKKT (a-br6-jé-man), adv. D'une maniJre abrégée. Adverlie usité autrefois et qui n'a rien qui l'empc'che d'être usité de nouveau, puisqu'il se comprend sans peine.

— IllST. XV* s. Pour abrègement guérir ou mourir. Plus ne puis fournir. Se sens ne m'aprent, ch. d'orl. Ilondenu. Et le plus abrègement que faire se peut, le bailli comanda qu'on dcpcschast notre pauvre coquart, i. xi, JVour. 76

— ÊiYM. AhT('gé, par contraction poMT abrégée, etmrnt suffiiefvoy. ment).

AimCnKIt (a-bré-jé. L'rf se prononce i quend 11 est suivi d'une voyelle muette : j'a-lirè-ge),r. a. || 1» Rendre bref, réduire à une moindre étendue, à une moindre longueur. Abréger le temps. T/ilaircir et abréger le discours. Abréger une narration. Voulant abréger son hiimilialiop. C'est un bienfait de Dieu d'avoir abréué les tentations avec les jours de Madame, Boss. Diich. d'Orl. On croit qu'il expose les troupes: il les ménnge en abrégeant le temps des périls par la vigueur des attaques, m. /,. de 0lurbon. l.es plaisirs pris sans modération abrègent plus les jour» de» h'immes que les remèdes ne peuvent le» prolonger, '. XVII. Oursparunprompllrépasabrégerton ", BAC. Mithr. n. ». Mais aussitét ma main, "ule funeste. D'une infidèle vie abrégera le '. Andr.w, t. Je la voyais hientOt, abrégeant

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irs par les

■é. Cet auteur a : nSma

p.ir.iMrn ni'iii'i .ver-

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J'abrège et je poursuis. Pour abréger, !s -' — cute, LA FWNT. flich. Il 7* S'abréger, r. plus court. La vie, déjà «i courte, »'aL:^ . . par les excès de tout genre.

— mST. xn« t. Ne ne porreit mis cor» «offrir Tr vail ne peine ne lalior; Kard^sor s'abrègent mi jor Molt me vois mais afchleiant, bfvoit. ii, asv Il XIII' ». Ains voil [je veux] ma i vo» oreilles alegier, /a Ilnse,t9e'i .t

itabregierle plain service qu'on li'-m i; <.

xxviii , 7. S'aucun» abrège le fief qui iD. XLV, ï5. Se il viaut [veut] son plaii de Jenu. i, ï37. ||xiv s. Ils lui dir<' geast ses parole», te M'imgiir, l , ». |, ^ sans honneur et sans vray jugement, Aago tour, qui abrège la vie, z. nEsciiAMPS, Trmp' Elle (m'amiej m'a dit que je boy trop? cela m'abregeroit la rie, bassel. st.

point noKtre vie Par trop nou» atedier, lu. 46. ua que MH an» il (le buveur] alibrege, id. 38. Avance ' vous, prenez votre rube, abrogez-vous ,li.1tcz-vouqu'il ne vous trouve ici, car vou» »criez mort et r aussi, Lons XI, A'oup.34. Poiirabreger '"■•■' '■■ • 75. Il XVI' il. Le ciel m'a esté si bénin que d'abrevier un long martyre, tver, ' bien abréger son chemin et passer par lieux b • habités, amyot, Ant. 6S. Notaires, c'est k dire er: vains qui par notes et lettres abrégées figurent tci; une sentence, ID. Calon d'Ut. 3&.

— ÈTYM. Provenç. et espagn. ahreriar; itaL «'• hreviare ; lias-lat. afcbrfriare; de ad, indiquant la-, reclion de l'action, et brert», bref (voy. bref).

tAIinEUVAGK(a-breu-va-j'),». m. Action d'abreuver. L'abreuvage des chevaux.

— niST. XVI' g. Aux prairies, sur toutes It ce' d'abbruvage (qu'on arrose], les fumiers de telle \ laille sent de grande utilité, o. de serbf.», «h.

— ÉTYM. Abreuver iimsentj.abetiTaige , boisson.

ABRErV^fi, ftE (a-hreu-vé, véc), frfirt. po'^ Au propre et au figuré. Troupeaux abreuvés. On r( voya les convives bien abreuvés. Terr L'RgypIe abreuvée par les débordcmei ■ plante abreuvée par une eauatKindante. r i.i vée d'une humeur maLsaine. Abreuvé tume. Me nourrissant de fiel, de larmes a! RAC. Phèdre, IV, «. Sa langue abreuvée de t vinaigre, boss. //i»t. n, 4. Etiejourme !■ abreuvé de mes larmes, volt. Œd. i, t. Et j ai > ces chemins de carnage abreuvés.... m. Mér. i.

t ABRErVEMEVT (a breu-ve-man), ». m. Act; d'abreuver les animaux dumesliques. L'abreuvem' exige certiines précautions, par (•> avec du son ou de la farine, ou I nimal est en sueur. On donne l'a" n.: | lu, i n, li-^ l'abreuvement qu'avant. On risque de causer des ruptures ou la pousse, si l'on fait courir l'animal aussitôt après l'abreuvement.

—HIST. xTii' s. Cil qui sera fet menureur de lel paiera por son abuvrement et por son past huit U- ^ vres, Urre des Met. 358. || xvi' s. 1-e prevost a de chas- - Clin bouchier, qui est fait nouvel bouchier, de l'a- s lioivrement [pourboire] que l'on a accoustumé à faire * au commencement, une maille d'or, ddcahcb, aburrngium.

— RTYHf. Ahre\irer.

ABRF.rVKR (a breu-vé) , V. a. || 1* Faire boire de» animaux. RlVi^rc où l'on acnu'umf'i'a^n-incr Ipï!.. t^ tiaux. Les puits qu'ils ava'' leur» troupeaux. On mena .i:

(66. Il î* Faire boireabondammeMtqui.-4qu'un. va largement la compagnie. On l'atircuvait fnire penire la raison et s'emparer de lui. ! d'une main somblait m'ouvrir le flanc, Ft de : longs traits m'abreuverde mon sang. CT ■ i :,

S. Il 8* Mouiller, pénétrer d'eau. arrni. st

abreuvée. Ces prairies ont besoin d'èi- Le sol est abreuvé d'eau. Lea eMres rosée du ciel. i:ne grande ahondancv abreuve cette plaie; il faut la dessécher. Remplir, saturer. Abreuwr quelqu'un d'^' On abreuve les alliés de d6got)ts. Tout le tiei Dont un amant fut jam»>« «br»iiTé. y*tn. v, ■. Tout le fiel dont p. aa». On dit n

ver de joie. || B* i-.u ir-mrs ci an, même sur un i^'iiu poreux une couche d'huile, d'encollage, de couleurou de Te""' ""'"• "•' )>.>"^)'>"- lesporMci "" .-«'.. i-» i* aorf-' nelier.Abr- fi-

nes' I , ir s'astuiw l

. terme» demanne.abreuTtr ■ r de l'eau .avant de le laocer. I n'ya[>asuDevDiad'«aii. ||t* S'abreuver, r. r(fi. I chevaux l'abreuvant ici. Aprèis'étr* abreuvé d« v

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S'abreuver largement. Les puits où vont le soir s'abreuvernos troupeaux, Ducis,j4f)u/'.i, 5. ||7°fitre humecté. L<} terre s'abreuve des pluies fécondantes. Le sol de la Grèce devait s'abreuverde saug.Lajaveline s'abreuve de leur sang. || 8" Fig. S'abreuver de larmes. Us'abreuvadusangde la république. Néron s'a-' breuva de sang. Il s'abreuve aux sources les plus pures de la science. De son mortel poison tout courut s'abreuver, BOIL. Sat. XII.

— HIST. XIII" s. Chascuns des vins se fit plus digne Par sa bonté, par sa puissauce, D'abevrer bien le roi de France, Ba(. des vins, Fabl.de Barb. 2* éd. t. ii, p. (54. Li prudomme cui estoit celé fontaine, la fit aler por tout son champ pour lou abeuvrer , L. de jvst. 27. Qu'il ne l'abeivre [la bête achetée] ne face abevrer la matinée, et après rendre la, se elle ne lui siet, Ais. de Jér. i, 2<a. En un lit tout seul [elle] les coucoit [couciiait les deux enfants] , Andeux [tous deux] paissoit et abevroit, FI. et Bl. <95. Et pour bien faire en ceste poine, Au souverain bien [la sagesse] la [l'âme] ramoine, Dont jonesse la dessevroit , Qui de vanités l'abevroit , la Hose, 45B8. F-t qu'il devra estreabevrés, Dès ainsneïsqu'il soit sevrés.... ib. toaes. Tous les en aboivre à ses mains. Mes les uns plus, les autres mains[moins],t6. 6849. Je euz fain, vous me saoulastes, Et si euz soif, vous m'abruvastes, J. de meung, Tr. 14)8. Il xiv s. Et si n'ara chascuns, tant qu'il porra durer, Ou'un soel pain de fourment tous les jours à disner, Et un lot d'iawe aussi pour son corpz abuvrer, i{aud. de Seb. ix , B68. || xv" s. Le duc de Bretagne suivit l'opinion du roi de France moult légèrement, car il estoit, du temps passé, si abeuvré de l'information de son cousin le duc de Flandre, pour la rébellion de l'Eglise, que son cœur ne s'inclina onquesà croire Clément pape, fhoiss. m, IV, 38. Il XVI* s. Puisen passant au milieu de la plaine, De grans ruisseaux de sang s'abrevera,MAR0T,iv,322. Quand les plis de leurs hoquetons furent abbreuvés d'eau , ils les chargèrent encore plus, AMYOT, Timol. 38. Les Romains sortiz pour aller au fourrage ou pour abbreuver leurs chevaulx, ID. Ant. 60. Chascun en ayant esté abbruvé cent fois [d'un récit], mont, i, 35. Les premiers discours, de quoi on lui doibt abruver l'entendement.. ..ID. i, 472. Toutes leurs idoles s'abruvent de sang humain, ID. I, 229. Son esponge estoit abruvée de diverses peintures, m. 1, 2B4. La sotte imagination dont leur maistre des sentences les a abbruvez leur a perverti l'entendement, calv. Inst. iV2H. Quand onvieudroit abreuver la mule sus laquelle montoit sa femme... DES PERB. Cont. 92. Encor que tout fust conduit secrètement au possible , si est-ce que chacun en fut abreuvé [informé], yver, B82. Fol est qui se met en cnqueste; car le plus souvent qui mieux abreuve [ses témoins], mieux preuve, loyskl, 770.

— ÉTYM. Wall, ahuvrer, abocrer; picard, àbruvrer; provenç. abeurar; espagn. abrevar; ital. abbeverare ; bas-lat. abeverare , abebrare ; de ad, indiquant la direction de l'action, et bibere, boire (voy. boire). L'ancien français est abeuvrer, sauf de rares exceptions, plus près de l'étymologie ; c'est au xvi* s. que l'r s'est déplacée définitivement et qu'on a dit abreuver.

ABREDVOIR (a-breu-voir), s. m. || l»Lieu où l'on mène les bestiaux et les chevaux boire et se baigner. Un abreuvoir qui est un petit canal, sÉv. 543. Il 2° Lieu où les oiseaux vont se désaltérer. Chasser à l'abreuvoir, prendre des oiseaux à l'abreuvoir. If 3° Terme d'arboriculture. Fusée qui gAte le pied de l'arbre. La blessure [faite parle marteau à un arbre] ne se cicatrise jamais parfaitement, et souvent elle produit un abreuvoir au pied de l'arbre, buff. Sxp. sur les végét. 2» mém. \\ 4° Fig. Abreuvoir à mouches, large balafre. Ului fitd'un coupde sabre un abreuvoir à mouches. Le cesta est encore taché Du sang et du cerveau séché. Quand Hercule, après mainte touche, Lui fit un abreuvoir à mouche De son ceste... scahr. Virg. trav. v. || 6° Intervalle que les maçons laissent entre les pierres pour y faire entrer du mortier. || 6' Proverbe. Un cheval va bien tout seul à l'abreuvoir, se dit da ceux qui se luvent de table pour aller eux-mêmes au buffet et se servir.

— HlST. XIV* s. Gillot tenant en sa main un abuvroirou abuvoir où ils buvoieiit, plein de vin, du CANGE, obetrajt'um. || xv* s. Disant le suppliant qu'il lui rueroit [jetterait] ung abeuvrouer ou verre à la teste, ID. ib. || xvr s. Cependant ceste eau servoit d'abbreuvoir pour le bestail, calv. Inst. uob. Un abbreuvoir à mousches, cotgrave.

— ÉTYM. Abreuver; provenç. aieurador; espagn. abrevador; ital. abbeverat'ojo.

AlBUÉS'LVTKUK (a-bré-vi-a-leur),i. m. il 1" Auteur

qui abrège l'ouvraged'un autre. Eusèbe, sonabréviateur [de Mo'ise] , qui entasse tant de fables , volt. Dial. 24, il. [Pour le plan de l'ancienne Carthage] nous sommes réduits aux abréviateurs latins, tels que Florus et Velleius Paterculus, chateaub. Itin. m, ^^^. \\ i° Se dit à Home des officiers du parquet qui dressent les minutes et les brévialures des lettres apostoliques.

— ÉTYM. Voy. ABRÉVIATION.

t ABUÉV1AT1F,1VE (a-bré-vi-a-tif, ti-v'),adj. Qui abrège, qui indique une abréviation. Signes abréviatifs.

— ÊTYM. Abréviation.

ABKÉVIATION (a-bré-vi-a-sion), s. f. Retranchement de lettres, ou emploi de signes pour écrire plus vite ou pour tenir moins déplace. M', Mme, sont des abréviations pour Monsieur, Madame. Des imprimeries dont il a changé les anciens caractères trop barbares et presque indéchiffrables à cause des fréquentes abréviations, FONTEN. Czar Pierre.

— HIST. XVI* s. 11 leur avoit enseigné à faire certaines notes et abbreviations, qui en peu de traits valoient et representoient beaucoup de lettres , amyot , Caton d'Vt. 35. Syncopes, abbreviation et remission d'haleine, PARE,vni, 23.

— ÉTY51. Abbreviatio, de àbbreviare, qui, dans l'ancien français , a donné abréger (voy. ce mot) , et non abrévier, qui serait du xvi* s.

t ABRÉVLATIVEMENT ( a-bré-vi-a-ti-ve-man) , adv. Par abréviation.

— ÉTYM. Abréviative au féminin et ment (voy. ment).

ABRI (a-bri),s.m. Il 1* Ce qui protège contre.... Abri contre la pluie. Sous un abri sûr. Le mauvais temps les força de chercher un abri. La côte offrait un abri au vaisseau. Cette rade estunabri.Lamontagne sert d'abri contre le vent du nord. S'il est, aux bords déserts du torrent ignoré. Quelque rustique abri de verdure entouré.. . .la mart. Médit, xx. L'arbre sacré [de la liberté] sur ce concours immense Forme un abri de rameaux toujours verts, bérano. Lafay. Il 2° Fig. Ce qui préserve. Abri contre le malheur. L'accusé trouva un abri dans sa dignité. Sous l'abri d'un grand nom sur de l'impunité ,À d'horribles excès leur orgueil s'est porté, c. delav. K. Sicil. ii, 2. Il 8° X l'abri, loc. adv. Se tenir à l'abri dans sa maison. Dans une rade où ils se trouvèrent à l'abri, FÉN. Tél. IX. Vous ne pouvez qu'aux dépens de sa tête Mettre à l'abri la vôtre , corn. Mort de P.i,t. Ilfallut se mettre à l'abri, la font. Fiancée. Il 4° X l'abri de, toc. prépositive. En sûreté contre. Être à l'abri du froid. Afin que les défenseurs fussent à l'abri des balles. Être àTairi de l'injure. Personne n'est à l'abri du mal. A l'abri des railleries. Le port est à l'abri de tous les vents. Rien ne met à l'abri da cetordre fatal, hac. Esth. i,3.Les montagnes mettent cette côte à l'abri des vents, fén. Tél. m. J'essuyai les mépris qu'à l'abri du danger L'orgueilleux citoyen prodigue à l'étranger, VOLT. Orph. ii, 6. || 5°À l'abri de. En sûreté sous. Mouiller à l'abri d'une terre. X l'abri d'une cabane, nous laissâmes passer l'orage. 11 se mit à l'abri du fleuve. À l'abri de son déguisement, il parcourait les campagnes. Ils ont des amis qu'ils vous mettront en tête, et, à l'abri de ces protecteurs, ils sont en état de repousser tous vos coups et de résister à tous vos efforts, bourd. Pens. t. II, p. 264. Et vous et vos enfants, vos amis, votre époux, A l'abri du sénat aurez un sort plus doux, MAIRET, Mort d'Asd. IV, 4. X l'abri de ce trône attendez mon retour, rac. Esth. ii, 8. Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, la FONT. Fab. I, 22. Un galant de qui tout lo métier Est de courir le jour de quartier en quartier, Et d'aller à l'abri d'une perruque blonde De ses froides douceurs fatiguer tout le monde, boil. Sot. rv. Il 6° Proverbe. L'homme sans abri est un oiseau sans nid.

— HIST. xii* s. E quant vint tempeste et pluie, en cel encloistre [clos] pur [pour] abri aveir entrèrent, Ilois, 261. Il XVI" s. A l'abri des coups, mont, i, 25. Ceux que Dieu a mis à l'abry des nécessités, id. iv,

—ÉTYM. Bourguign. averi, aibri; wall. à l'abri, exposé : èse à l'abri del plaive, être exposé à la pluie; bas-lat. abrica, ofcrtja; provenç. afrrtc; catal. abrig; espagn. et port, abrigo; du latin apricus, exposé au soleil. La concordance est complète pour la forme ; apricus ayant l'accent sur ;a seconde syllabe, l'accent est resté dans les langues romanes sur cette même syllabe ; ce qui est la règle de la dérivation. La signification seule fait difficulté. Mais les langues romanes ont pris se mettre à l'abri pour se ii.di'/ro '! couvert parce que les choses exposées

au soleil sont en quelque sorte à couvert du froid et du mauvais temps. D'ailleurs la signification d'exposé au grand air se trouve dans le wallon, comme on voit. Les langues germaniques ont aber, exposé au soleil, anc. haut allem. dpon, serein, qui paraissent avoir de la parenté avec le mot latin. Diei n'accepte pas cette étymologie, y objectant que l'italien n'a pas ce mot qu'il aurait s'il venait d'opricus, et que le sens ne peut pas passer de exposé au soleil, au sens de à couvert. En conséquence il propose l'allemand bergen, au présent birg, cacher, mettre en sûreté; d'où, par une métathèse de l'r, et avec la préposition romane à, on a abric. Malgré ces objections, l'étymologie latine me paraît la plus vraisemblable.

ABRICOT (a-bri-ko; le t ne se lie pas; au pluriel, a-hri-kôoua-bri-ko; la prononciation varie, les uns gardant au pluriel la prononciation du singulier où l'o est bref ou ouvert, les autres allongeant l'o, suivant la règle qui est que l's du pluriel rend la voyelle longue ou fermée), s. m. Fruit de l'abricotier. L'abricot est un fruit à noyau, qui a beaucoup de saveur et de parfum. Abricot-pêche, abricot dont la grosseur se rapproche de celle de la pêche. Abricot plein vent, abricot venu sur un arbre en plein vent. L'abricot plein vent est meilleur qua l'abricot d'espalier.

— REM. Ne dites pas comme l'Académie ; Abricot en espalier. L'arbre est en espalier; le fruit est d'espalier.

-^HIST. XVI* s. Ne pouvans sortir par la porte, elles sont contraintes de se jeter par la fenestre, pour aller dans quelque délicieux jardin manger des abricots, LANOL'B, iio.

— ÉTYM. Ital. albercocca, albicocca; espagn. alharicoque; portug. albricoque. Ce mot français vient de l'espagnol, l'espagnol \ient de l'arabe fcir/cou/c, et, avec l'article, al birkouk; l'arabe vient du bas-grec Ttpaixoxxiov, Tipexôxiov ;le bas-grec vient du latin pracoquum, nom donné à l'abricot à cause de sa précocité; enfin pr<EC0<;«us n'est pas autre chose qu'une forme de pnrcoi (voy. précoce). Abricot est, comme on voit, un singulier exemple de la propagation et do l'altération des mots ; c'est par l'intermédiaire de l'arabe qu'un mot latin est revenu dans les langues romanes.

t AIUUCOTÉ (a-bri-ko-té) , s. m. Terme de confiseur. Bonbon fait d'un morceau d'abricot entouré de sucre.

— ÉTYM. Abricot.

ABRICOTIER (a-bri-ko-tié) , s. m. Arbre de la famille des rosacées. Le nom scientifique de l'abricotier est prunus armeniaca.

— HIST. XVI* S. Nous voyons du noyau d'abricot venir un abricotier et non le pommier, parce que nature garde toujours son genre et espèce, paré, XIX, 20. "

—ÉTYM. Abricot.

t ABRIER, v.a. Terme de marine. Intercepter en parlant du vent.

— ÉTYM. Voy. ABRITER.

ABRITÉ, ÊE (a-bri-té,tée) , part. passff. Vignes abritées du vent. Ils étaient abrités par les retranchements. Navire abrité dans le port. Si notre accueil le touche. Si, par nous abrité, 11 [l'exilé] s'endort sur la couche Del'hospitalité.... béranger, Exilé.

ABRITER (a-bri-té). || 1°D. o. Mettre à l'abri. Abriter les arbres à fruit. Ce mur abrite le plant de salade. Un rocher élevé abrite les navires contre le vent du large. Pourtant je m'étais dit : Abritons mon navire ; Ne livrons plus ma voile an vent qui la déchire, v. HUGO, Odes, m, l. Je oe viens pas traîner dans vos riants asiles Les regrets du passé, les songes du futur : J'y viens vivre, et, couché sous vos berceaux fertiles, Abriter mon repos obscur, lamart. Nouvelles médit. XV. Il 2° S'abriter, v. réfl. 11 pleut; venez vous abriter ici. Le petit oiseau s'abrite sous les ailes de sa mère. U s'abritait sous le nom d'un homme puissant.

— HIST. xiu" s. Si ot [vieiUesse]d'une chape forrée Moult bien, si cum je me recors, Abrié et vestu sou cors, la Rose, 4oo. || xiv* s. La très précieuse couronne Que Jesus-Christ eut en sa teste. Si com Juïa l'en abrierent,GUiART, dans DU ca.me, abrica. ||xv*s. Comme monnoye descriée , Loyauté je voi abriée Dessoubz le pavillon de honte, en. D'oRLÉANS,flondeau. Il xvi' s. Tout cela mis en ruines; et de sept caseinattes,les unes abriées de ruines ou aveuglées, d'aub. Hisl. II, *«. Dès le soir les a.ssiegés, .sans beaucoup de peine, abrierent le rouage [les affûts] de fascines gouildronnées, ID. ib. m, 4 79. De rejeoter ma robbe sur son lict, en maiiiore qu'ella les abriast tous deux, mon., i. un.

nil n

ABR

— tTYii. afin . l'ieâfl •« no""- adritr; Berry, ahritr, ahrittcr, jirotoç. oferiar, abricar; Mti4un. ahrtgtir ,

i ABHIVK.HT («tri T»n ), I. m. || f l'eliM hulto 4*1 l.l»ouâc pour un« B»rJe, pour uo poilu. || !• l'ail- Uitoa MrfMii k protéger oooUa W Toot.

— erïM. A'-n ei roii.

ABBOOATIOX (• bro (?« »lon), #. f. Arlion U «broger. L'»l>rog»lioinl"unu loi.d'uMCOututne.il'uno céléuionia.

— IIWT. ïv»' i. Et d« f»il, Mlnl Pâul dsmonstn bim eUireinaotune uUaabrogaUoo de U loy.CALv.

tiul. Ml.

CrYM. ÀUrogalio, i« ab. indiquant remndiemont, et ro9ar#,d«nundMr et «u»*i porwrun* loi (roy. «ooATio!»). , . .

AHnOOÊ, tB (»bro-jé , Jée), part. pauJ. Lou thtugtet.

\ ABKOGKABI I - ' ja U' ) . adj. Qui peut èirt «broKÔ. te< ..KMtlos.

il|ii..i I i> . . t'jiuilt: uii e deraot a

. Il !• V. a. Jlottro

m ordonnance. t.e

fui âl.fm{é. Il a- S'abrogar, r. 1^/1.

' coutume l'est abrogée d'eUe-mèmc

liiif tiû>ui':(uiict Àcad.

— MiST. xvf ». lU disent que la loi est abroguée et easiéaaux flilele», calt. Intt. M7. Il fil puliliquomcnt décerner la guerre contre C'.eopatra et abroguer la puissance et l'empire d'Anionius, amtot, Ant. 77.

-- f.TY»t. AUrogart (voy. abbooation).

ABROLTI, IK (a-brou-ti, tie), aiij. Tei-me d'eaux et (orl'H. 1.0 bois est abrouli quand les première) pouue* ont tté mangées par le bétail et tout mal renues.

— ÊTYU. ^ et hrout.

t ABR01'T1SSK.MKNT ( a-brou-ti-«e-man ) , *. m. Terme d'eaux cl forêt?, fiut d'un bois qui a été brouté parlc.-4U;>t;auxou le gibier. L'abroutis-semcnl flnit par faire périr tes arbres. Ce<i arbres, souvent g.Més par rabroutis-icment du l>étail, ne s'élèvent pas, Burr. Kip. tur Ut nfgit. v lérie.

— tm. Abrouti.

ABRUFT.TK {abrupt, pi"), od/. || !• Oui est en pente rapide et comme rompu. Montagnes abruptes. La pend! al)rupie diffère de la pente roida, en ce que cellelli ne permet pas une ligne droite et que l'autre la permet. || 1* Fig. Style abrupt , style coupé.

— KTVM. Voy. AnnrpTO.

t ABRl'PTEiIE.NT (a bru-pte-man), adv. D'une fa<;on abrupte. La cCte se présentait abruptemeut. Mirase cuu|>ée abruplcmont.

— HIST. xvr s. J'ai quasi oublié un autre dcfau'. bien usité et de très mauvaise grâce ; c'est quand la tontcnce est trop abruptement coupée, du sellay, I, 31, rfclo.

— CTYN. Abrupltiu ft'minin.cttnrnl (voy. ment).

AERDPTO (EX) (é-k!>a-hru-pto) , loe. adr Brusquement , (ans préan buio. l'arler ex abrupto. Kiorde ex abrupto, exurde vit et sans précaution oratoire.

— f.TTM. Ex, do, et abruplut , abrupt, de ab , Indiquant séparation, etruplua, rompu (voy. romrat).

ABRim, IK (a-bru-ti, tie), part, passé. Homme abruti. Nations abruties par l'ignorance et la miitn. EBlkst abruti par les mauvais traitemenli. CUode était ctunroe abruti, didkr. Estai tur Cl. Kh! ! main, dès longtemps abruti, De sa

grau. •' ;^ a perdu la mémoire, i.roocvk,

Kp. ei Sérun. I. 1. Le genre humain at>niU ne pouvait plus s'élever aux choses intellectuelles, boss. IlisI II, ISA.

ABRI TIR (a bni-tir), v. a. || !• Rendre brute. Il Unit par abrutir un e.<pnt peu ouvert. Voiih l'abruliriw par cette nétlio<le, 1. 1. roi'ss. Hm. u. U éteint et abrutit aa raison, hass. Bonh, || I* S'abriilir, » réfl. Devenir bruto. Il »'o»t abruti narle vin. >:xc-'« oA l'on s'abrutit dans les sens, où l'on éteint toute* Ui lumièi«ada sa raison, dourd. Pnuf'rt.t. ii, p. M». A mesure qu'il s'est abruti [l'homme corrom- T ' ■ i.\ebé de m panuader qun l'homme était \ la beio, MASS. Car. rfrité (f un annir.

■• »»«* »• Ce» cottages oA on lai envoyé les

aoniustenl ainsi, mout. i, isi. Il eoDtaaa que la prospérité a bebeté et abruti tout tes aent, catv. fast. »»o. nie abestit et abrutit tonte la aamae, reeolatiaa, pradcnce, et toute opération deTame. c>iaa»M, SofitM, I. «1.

— exTU. i et bmif.

«nimMAin-, àîHTKta-linMi-aan.aam'), •4;.

ABS

IM plaiiirs abrubiMnuda U tab^e, mais. Avrnt, J. it KoH.

— KTYM A'-nifir.

XiJBfi' !(»-bru-ti-se-man),». in. Action

d'abrutir pomoniie abrutie. Ccl homme

d un e»pnt diil.i.cuc a été jeté par io vin ddus lal.ruiiisement. Le» abrutiasemeiits «ont do musc» d.»er»M, par exemple la misère, les mauvais traitements, les PICÙS.

— r.TYM. Abrutir.

f AIIRfTISSKltt (a-bru-ti-scur),«.m. Oui abrutit. Je vomirai» bien quo les Turc» fussent chassés du pay» d>» l'ériclès et des l'ialon ; ilestvrai qu'ils ne sont pas persécuteurs, mais ils sont abrulisseurs; Dieu nout défasse des uns et des autres, volt, dan»

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