SYN. HOMME DE COUR, HOMME DE LA COUB
L'homme de cour est celui qui a le ton, les manières, l'esprit de la cour. L'homme de la cour est celui qui en fait partie. On peut être un homme de la cour sans être un homme de cour.
— HIST. XI' s. Qu'il issit à dreit en la curt.. .. loti de Guill. 6. Meillur vassal n'aveit en la curt nul, Ch. de Roi. xvi. || xii' s. [U fut] X cort de roi et serviz et losez, Ronc. p. 4 8. En ceste cort [il] vous vient au roi piéger, ib. p. 485. Je deîsse et l'estre et l'errement De la grant court de France au dous renom. Où toute valor se baigne, hdesde la FBRTB,i(omoncero, p. 482. La corz fu moult pleniere; quatorze rois i ot, Sax. xvii. X la cort le manda l'hostes par un garçon, Sax. xxu. E quant [il] vus volt tolir vostre curt e fauser, E apele autre curt, de ço le poez [tu le peux] grever, Th. lemart. 44. Se [il] ne peûst le roi dune el pais trover, Le prélat estettst à la justice aler [il faudrait que le prélat allât à la justice], Ço qu'ai rei apartint en real curt finer, Ço qu'atainst al prélat en sa curt terminer, ib. 80. Les portes arses, e, en la cort, les herbes nées aussi come en bois, Machab. i, 4. || xiii* s. Et furent huit jours à court, ains qu'il peussent iestre ol, Chr. de Rains, 4 23. Et avoec els [eux] avoit grant plenté de bones gens, et moult sembloit bien court à riche prince, villeh. xciii. Si comme je vous ai dit, tint îi empereres sa court au Ptoel, H. de valenc. xv. .... Lasse I mortes sommes. Mes sires, ounesaiquex hommes Est entrés dedens nostre court, la Rote, 4 4434. Ele [Courtoisie] ère en toutes cors bien digne D'estre emperieris ou roîne, ib. (254. Il deit faire recorder les dities conoissances en la court pleniere, Ass. de J. 89. En la court laie pren un pou d'espérance; En cort des clers n'aie jà jor fiance. En nus prelas nule bone attendance, Proverbes ruraux et rufgaus. Sebaturecst fêle devant juge, encortvestue, l'amende est à la volenté du seigneur, beaum. xxi. 20. Aussi bien convient il que la cors soit garnie por fere recort comme por jugement, id. zxxiz, 8. Sir» evesque, fist le roy, entre vous avez establi que l'en ne doit oyr nul escommenié en court laie, joinv. 291. Entre les chevaliers que monsieur Jehan de Valenciennes ramena, je en y trouvai bien quarante de la cort de Champaingne, id. 284.||xv*s. Depuis avint que messire jean de Ghistelles fut si mal de cour [en cour] que.... froiss. li, n, 48. De tous poissons ot iUec [à un repas] cours pleniere, eust. desch. Poésies nus. f"4S4, dans lacurne. Aulcuns flatteurs envieux.... comme assez de telles gens a en cour communément, Bouciq. m, ch. 4i. Au chevet du lit pour tous jeux, Pend un benoistier qui est gourd, Avec un aspergés joyeulx. Tout plain d'eaue benoiste de cour, coquill. Droits nouveaux. I^iis remonta à cheval, et s'en alla au palais, qui estoit tendu et pavé moult noblement; et là tint il court pleniere, et y souppa, et avecques luy à sa table soupperent les pairs de France et ceux de son sanfç, MONSTREL. t. iii, p. 88, dans LACURNE. Et disoit on que ledit banquet seroit fait à tous venans et comme court ouverte, ib. p. 77. X longueur de temps aura raison, si la cour, c'est à entendre le prince an sen auctorité soubz lequel il vit, n'est contre luy, coHit. T, 4i. Xlacort le roi, chascuns y est pour soi, ik- ROUIDELINCT, Pro». t. II, p. 7». || ivi' S. Si tu sçaTOÙ vivre de choux, tu ne ferois pas la court à un tyxan, MONT, u, 348. Con.seilleT en la cour de parlement, n>, m, 205. J'aymesloix et ma cour pour juger de moy, ID. lu, 280. Misérable à mon gré, qui n'a chez soy où estre à soy, où se faire particulitremMt la
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court, où se cacher I mont, m, Î89. Je veois souhs moy mon jardin, ma hassecourt, ma court, id. m »8«. i chasque court son traistre, leroux de i.mcy' Prov. t. H, p. 76 Le seigneur peut faire saisir lé flef de son vassal par faute de service de cour et de plaids fc'est-à-dire quand il a manqué à assister aux jilaidsdB sa seigneurie], Coustum. génér. 1. 1, p. sas. — ÉTm. Norm. court, grande ferme; bourguig eor; provenç. cort; ital. et espagn. corte ; du baslat. curtù, corlis, dérivé du latin cnhors ou cors hasse-cour, enclos; grec, yàfzoi, qui a mCme radical que le latin hortus, et l'allemand Garlen jardin. Le t qui appartient à cour dans tous les anciens textej et dans toutes les langues romanes, et qui se retroavedanstouslesdérivés, courtois, courtisati etc montre que le mot vient de curlù et non de cùria fausse étymologie qui commença à se montrer dans le xiv« siècle où l'on se mit à nommer on latin les gens de cour curiales. Curlù a signifié d'abord la cour, l'enclos, la ferme, puis la résidence rurale des seigneurs et des rois, puis la résidence de leur conseil, de leur autorité et aussi de la justice Dans l'ancien français, au nominatif singulier là cors, au régime la cort; au nominatif pluriel les cort, au régime, les cors. '
t COUUABLE (kou-ra-bl'), adj. Terme de chasse Bête courable, bête qui est bonne à courir. La taille du lièvre et celle du cerf sont les plus éloignées de la proportion des bêtes courables, salnove, Chasse au lièvre, dans hichelet.
— ÊTYM. Courir.
t COURADE (kou-ra-d'), s. f. Terme de pêche. Espèce de sardine du Croisic.
. t COUUADOUX (kou-ra-dou), î. m. Terme de manne. Espace renfermé entre les deux ponts d'un bâtiment. Il II est vieilli.
:OURAGE (kou-ra-j'), s. m. || I" L'ensemble des passions qu'on rapporte au cœur. Au moins, que les travaux. Les dangers, les soins du voyage Changent un peu votre courage, la font. Fabl. ix, 2. Vous voilà, vams honneursqwi m'endiez le courage Ecoulés en un jour comme l'eau d'un orage, rotr m y, 4. Sans que.... Ute reste aucun fruit que la honte et la rage Ou un remords inutile allume en ton courage, CORN. Cinna, iv, 7. De tous deux Rodogune a charmé le courage, id. Rodog. i, 6. Que tu pénètres mal le fond de mon courage! id. ib. w, 5. Accordez votre bouche avec votre courage. Pratiquez vos conseils ou ne m'en donnez pas, id. Cour de Milite i, a. La honte suit de près les courages timides' BAC. Alex. I, 2. Détrompez son erreur, néchissez Kon courage, id. Phèd. i, B. Quel courage endurci Soutiendra les assauts qu'onluiprépareiciViD IpUiq IV, t. Le nom d'amant peut-être offense son courage, id. Phed. n, i. Mais de faire fléchir un courage inflexible, id. ib. Je ne sais maintenant qui retient mon courage Que de vingt coups de poing au milieu du visage.... regnard, Fol. amoureuses, 1, 2. Un étranger, Fatime, un captif inconnu Promet beaucoup, tient peu, permet à son courage Des serments indiscrets pour sortir d'esclavage volt Zaïre, i, i. C'est même une lâcheté de coura-^e " MASS. Car. Doutes. Soumettez-lui les fiers courages Des plus nobles peuples du Nord, gresset. Ode au roiStamslas. |]2-La personne même, considérée au point de vue de la passion qui l'anime. Ce grand prince calma les courages émus, boss. Louis deBourb. II devient un objet de mépris aux uns, et, ce qui est le plus insupportable à un grand courage, un objet de pitié aux autres, id. Reir,e d'Angtet. Combien reçut-il d avis secrets que sa vie n'était pas en sûreté I I-t 11 connaissait, dans le parti, de ces fiers courages dont la force malheureuse et l'esprit extrême
Z C,\"\!i' ''"''''' ""^ exécuteurs^ lo.TrT' lier. 0 la lâche personnel ahl le faible courage, MOL. Dép. am. IV, 4. Homère aux grands exploits anima les courages, bo.l. Art p. iv. Quels courages
TJnL Tn" ^'' '°'"'^'' 1"' ^'='"="' à toute épreuve, et qu'une suite non interrompue de pro-
^iurrlT^^'''''' d'assurance, rolun^ Uisl IZ. rageui.lLaFrance Pleine de mœurs et de courages vonf "' •'• ' ?" ^^'«' ^°""« volonté, ardeur^l; aux faibles, pasc. dans cousin. Il ne perdit pour- ^de^vâs Zn^/' '°- ^""'- *■ " '"O disait*^ que
H 4- Feî 1m^ ""T^^ '=°°"'« '«s plaisirs, id. ib. "a a^îl.''"' '^',' ""PP""'^^ ou braver le pé-
son courage opposaient T ,''"? '" P'"''«°'=« «' " «apposaient à la fortune de l'Etat,
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ffnrrlo ,io„ , '• . , "'"H" " = «K'i «' assurcr la
garde des trois illustres captifs, id. le Tellier U vraie épreuve du courage N'est que dans le danger que 1 on touche du doigt, la font. Fabl. vi 2 Le vra, courage trouve toujours quelque ressourée,' FEN. Tel. VI. Ce jeune roi, bien fait, vigoureux dune mine haute et fière, avait dans ses yeux îâ m leur et e désespoir; il était comme un beau cheval qui n a point de bouche, son courage le poussait au hasard, et la sagesse ne modérait point sa valeur, , a ib. u. D'un courage naissant sont-ce à sessais? RAC. /p/1,3. i, 2. Le monde, injuste e- ^mateur des choses du ciel, ne laissera pas d'ad-
est m„mé',^n?- ''""'• °'''"' ''^^ grands chevaui est monté mon courage, mol. Sgan. 21. La philosophie peut éclairer; mais d'une âme faible X n'en saurait faire une âme forte; il y a bien des sortes de courages, condillac, Ilist. al. 11 "0 Le vrai courage est une confiance éclairée que'rien ne
'dri^n,;r- "• "• ''r " ^°"^^S« '''«^P'-''. feVme"! de lintelhgence qui fait saisir les idées hardies par opposition à courage de cœur, qui fait braver les p rils présents Ces sortes d 'idée; hardies pourvu q elles le soient dans de certaines bornes, partent
ontlr™^':^ ''■"■"' --a^emême parmi ceux qu ont le courageducœur, fonten. Chdzelles. M Donner courage, inspirer du courage. César qui l,sa°" sa peur sur son visage, Le flattait par pitié, pour lui
raT np°nT^'',™'"'- ^.""P- '"• ^-1 Prendre courage, ne pas se laisser abattre; reprendre courage
Pren'd " "P""^' ^'°'" ^'^ ^^^'^^ moralemem'. Prends courage, ma fille, et sache qu'aujourd'hui
tid, n, 9. Il Perdre courage, se décourager. Battus sans jamais perdre courage, boss. im.i, 9 || II "e d. aussi des animaux. Ce chien a du courage Il familièrement. Prendre, tenir son courageàdeui mains faire effort pour s'affermir dans une résolu! tion. Il Courage! interjection d'encouragement d^xcitation. Allons, courage! Du courafeTMai;
ioly. IV, 3. Ménage, qui a dit tant de mots et
TJI" ^ .' f' P'"'''' ^°°'' ^^°" pourtant raison de s écrier à la représentation des Précieuses ridi cules : courage Molière! voilà le bon comique, har-
U^nJlr, '^ ''"fr- '■ "'• P- "*• dansPouGENS. \\h Dureté de cœur (le courage de la fermeté ayant, par exagération, passé à la dureté de cœur, à l'in- Le^raùrl^- m"'"' P^^ '« '^«""ge de lui refuser cela. Le traître eut le courage de livrer son meilleur ami. Sans que les larmes d'un si bon roi pussent amollir ^courage de ces tigres qui le trahissaient si lâchement, VAUG. Q. C. 3.7. Il Proverbe. Il n'y a plus que
courage, ou il n'y a pius que courage locution T"' '' f ■ i'" '"•'"^^'^ '""=""^ =" ^^i' '"«^edal
qui se dit pour encourager en avertissait qi'ones^ TZf^'^ '"' '^'" ^'°8'"'=-'*; '" ** ^="^°'> i »" ■"«""» ai. lini,i rio K „„:... .1 *. '^".,'""' ""^ant qu on est à cette heure en terre cohIt rt„i .' . „:. ...1
mii co Hi. „ ■' ^ ^ " "roulage, locution
au honf i^?"' encourager en avertissant qu'on est
c ' i'' P""'- "^^ "■"*"' '•e la eourse, etc. . — J'Y"- 1° CŒUR, COURAGE. Courage est un dérivé de cœur, et c'est cette dérivation qui permet de les distinguer, puisque, par là, courage doit contenir quelque chose de plus. En tant que considérés comme ce genre de fermeté qui fait mépriser le danger, cœuret courage sont synonymes ; et dans cette phrase de Molière : Et le cœur est digne de blâme Contre les gens qui n'en ont pas (Amph. 1 2)
(^niirarro irait n..-^; u: ■..-. i . ^ /'•■») */j
feion, Coud, ix.
corage, *. x.x. Tant [j^] aTe"n l^iT^Uel^^rm^ T^
mon corage Qu'ailleurs ne pense.... ib. [Je] Chan-
nnlJTr ""?" ,"'""'*'''' f^"* J« ^''"" recotlforter, Darne de faiel, dans Couci. Diex! Que ferai? DinÛ
Zt ? ' "\°n «"-a'ge? Irai-je lui dont [donc] s'amourdemander?0UESNEs,7îomane«-o, p. ga. chaner m estent, que m'en est pris coraige, ib. p. 86. lel cinq cent chevalier Qui n'ont cuer ne corage de Saisnes guerroier, Sax. xvi. En tous essamples s'est granment reconfortez; Mais nepurquant mult ert el corage trublez. Th. le mart. C5. Puet cel estre quensi se voleient vengier De mei , quant lur curage [intention] ne porent avancier? t6. 89. Ço est If à hume, ke hum te serve en simplicited e purted de sun curage, e tu li faces merci, JioU, <45. Ilxin's. Damoisele, fait ele, fraignez vostrê corage; Trop avez hui menée grant dolor et grant rage, aodefr. le bast. Romancero, p. t*. Et bien créant en Dieu et de moult bon courage, Berte lxx Seignor, famé est et foie et sage. Et moult est foie de corage, Ben. 7(08. El [Papelardise] fait dehors le marmiteus, Si a le vis [vi.sage] simple et piteus. Et semble sainte créature; Mais sous ciel n'a malé aventure Çu'ele ne pense en son corage, la Rose, 417. Li valés fu Jones et biaus. Si estoit bien d'autel aage Cum s'amie, et d'autel corage, ib. <288 En tel cas prent on aucune fois l'autrui coze, et si n est pas larrecins, car larrecins n'est pas .sans avoir corage d'embler, beaum. xxix, 12. Mais li corages monte as preus et as gentis, Ch. d'Ant. n, 49u. I XIV s. Vouloir estre honouré entre les grans et des grans, il vient de bon courage et tel se monstre home, ORESME, Eth. .23. Chetif courage , id * .06. La famé de Richart dit moût hautement de mauvais courage au dit exposant.... du cange, avidere. || xv s. Le duc commença à rire et s'excusa et ne dit pas si très tost ce qu'il avoit sus le courage, FRoiss. Il, m, 47. On pardonne bien de bouche mais tousjours demeurent les haines en courages' ID. H, II, 24.. Leurs gens n'avoient nul courage dé bien faire ni eux défendre, id. 11, m, .7. Et qui eust voulu poursuir, on eust chassé les dits Anglois jusques à la mer, veu le courage que chacun avoit; car ung François eust aliatu dix Anglois, Chron du siège d'Orléans, .429, Bibl. des Chartes, t. m, 2« série, p. 207. Vallet, va quérir en message Cen'turioa au fier courage; Va tost, dy ly qu'il veigne cy, la Pass. de N. S. J. C. En présence de cette noble compagnie, et mesmes plusieurs autres nobles hommes et vertueux courages cy presens , math de coucY, IHst. de Charles VU, p. 678, dans lacurne. il xvf s. Les courages des ennemis sont abbattus mont. I, 24. Un mauvais luicteur se feit médecin:
à cette heure en terre ceulx qui t'y ont mis aultrefois, iD. m, î.o. Remplissant des haines parricides les courages fraternels, id. iv, 20J. Epaminondas, sans faire semblant de rien, avoit de longue main conduit la prattique de lever le courage aux jeunes hommes Thebains, amyot, Pélop. 13. Il feit renaistre es courages des soudards une envie de se trouver aux prises.... id. Pélop. et Marcel, comp. 3. Philopœmen le laissa dire, combien qu'il en fust fort despit en son courage [intérieurement], id
^^^^t^Z^: ^:t r cSS 1 1^'P'^' r'^^r^^ sçeuss^av^rcôu^^l^h:: avec cœur. Donc ce que a dérivation aioute^rrtnr " ^ """' '^"'- '' ''""• "*• "" ^°° «'"^«ge de^
pour former courage^ c'est qucragi^iprirîa '"'' rTvT 'p"'"""^ "' ''"'"' ''""■ "■ "' P *""■ manifestation du cœur. Quand le cœur se Sp, ! " ÊT^»'- Bourguig. coraige; provenç. et catal. par des actes extérieurs, il prend le nom de courage cora(ffC .-espagn. corage; portug. coragem; ital. ce- Il 2" COURAGE, BRAVOURE. CouraéresrpWénéni [T'h' ^^ "^'^ ^"7^ f «"';""' (comme le prouvent que bravoure; justement parce que coura/e tien 1% Provençal et e double <, de l'italien), dériétroitement à'cœur, il exprime tous les genres de Lt' '^V°^' '='^"^- .P^lsgrave, p. 62, au xyi- siècle, • , . ■' ■, ^ ^ """ '"".s les genres de | dit qu'on prononçait couraige
. , . * ^«j^..uiv^ fcuuo ica Keiires ue
courage aussi bien à la guerre que dans la paix. Au le combat ""'^ ^'"^P^ime que le courage dans
- Hisr XI' s. Li reis est fiers , et sis curages pesmes, Ch.de Roi. iv. Mais je ne' sai quels en est SIS curages [intention], ib. xiii. Gardez, de nous ne
ZT>, i' .°"T^* ?"^ ^°"" °« "^^''giez de sentiment à notre égard], ib. li. En son curage [il] en est joieus et liét, ib. cxcvi. || xii- s. Entendez 4on corage, Bonc. p. .3. Respont Reliant: ne me vient
Rolant 0 le courage fier, ib. p. 67. Rolanz fu preus et de moût fier corage, ib. p. 64. X Olivier [il] en
J^\T '°?^'' '^- P- «'• P^' ''^«^•^elage [fermeté], son corage [ses sentiments] il cela, ib. p. .68 E de mont non corage [il] a reciamé Jhêsu, ib. p. .B«. Mais je nai pas corage [intention] que plus le res-
COURAGEUSEMEOT (kou-ra-jeû-se-man) , adv Avec courage, fermeté. Ils ravagent tout ce qui est entre la Somme et l'Oise, et, tant que personne ne leur résiste, ils tiennent courageusement la campagne, ils tuent nos paysans et brûlent nos viUages voit. Lett. 74. Si Gustave ci. doutait, vous ne lé verriez pas Si courageusement s'avancer au trépas PIHON, C. Wasa, iv, 8. ^ '
— HIST. xvi« s. Comme il combattait fort courageusMQent contre ceulx qu'il avait en teste, AMroT,
-- ÉTYM Courageuse, et le suffixe ment; provenç. coraijosamens. ^
Il l.^^mn'^^'^H^"' ^^^^ O=o"-ra-jeu, jeu-z'), adj. Lîl?ih "1" '^''""ge- Se montrer courageux djs aiZ\ T """ *■"' courageux. Plus rit'es queZ aigles, plus courageux que les lions, boss. Louit d*
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Bourbon. Le premier qui se présenta [au tournoi] était un seigneur très-riche, fort vain, peu courageux, très-maladroit et sans esprit, volt. Zadig, I9. [Apprends que l'amour est] Courageux et surtout hors de cette faiblesse. Qui force à se chercher et pour soi s'intéresse, corn. Imit. m, 5. || Substantivement. Le courageux est assuré contre les périls dans les entreprises considérables; mais le magnanime va plus loin encore, boss. dans le Dict. de dochez. || 2° Qui dénote du courage. Trait courageux. Un courageux dévouement. On opina par boules sur la punition qu'il [l'abbé de Saint-Pierre] avait encourue ; toutes les boules, à l'exception d'une seule, furent pour l'exclure de nos séances; cette boule courageuse fut donnée par Fontenelle, d'alembert. Éloges, abbé de St-Pierre.
— HIST. XII* s. Od [avec] gent hardie e corajuse, Fiere e estrange e bataillose, benoît, u, (063. Berengers fu corageus et hardiz, Ronc. p. 63. Et corageus as armes et fier comme liepart, Sax. xix. Il xm* s. Il sunt félon et outrageus, De tous maus faire corageus, la Rose, «-214. ||xvi' s. 11 n'estoit point de mémoire que jamais ils eussent esté batus en bataille rengée.... au moyen de quoy ilz estoient •si courageux [fiers] et si terribles que personne ne les osoit attendre, amyot, Pélop. 32. Si ses escritps rapportent aucune chose de ses conditions, c'estoit un grand personnage, droicturier et courageux, non d'une vertu superstitieuse, mais philosophique et généreuse, mont, iv, 6ï.
— ÊTYM. Courage; provenç. coratjos, coratgos; anc. espagn. corajoso ; ilal. eoraggioso.
t COURAI (kou-ré), s. m. Terme de marine. Voy.
C0URÉE
f COCRAILLER (kou-ra-llé, Il mouillées), v. n. Terme populaire. Courir fréquemment; et fig. mener une vie désordonnée ou de débauche.
— ÉTYM. Courir.
f COURALIN (kou-ra-lin) , s. m. Espèce de pirogue.
COURAMMENT (kou-ra-man), adv. D'une manière courante, avec facilité. Lire, écrire couramment.
— HIST. XVI" s. Lequel leut courantement les dictes lectresen françoys. Pièce publiée par leroux DE LINCY, Bibl. des Ch. 5' série, t. ii, p. 185.
— ÉTYM. Courant, et le suffixe ment; bourg. coramman.
COURANT, ANTE (Icou-ran, rant-t') , adj. Il !• Qui court. || Adverbialement. Tout courant, en grande hSte. Elle envoie tout courant savoir de Mme du Chiltelet, si S. M. [le roi de Prusse] passera, VOLT. Roi de Prusse, ii. \\ Tout courant, sans hésiter, sans peine. Il lit tout courant. || L'Académie met un trait d'union à tout-courant; ce qui est singulier et ne peut être suivi. || Terme de vénerie. Chien courant, chien qui court le lièvre, le cerf, etc. J'appelais une chienne courante, sÉv. 232. Un comte de Nassau Hautveiller amena de fort bons chiens courants pour le lièvre, st-sim. 49, 73. Il 2° Qui coule continûment. Eau courante. Ruisseau courant. Le climat est sans pluie; on n'entend aux montagnes Bruire en ces lieux aucuns torrents; En ces lieux nuls ruisseaux courants N'augmentent le tribut dont s'arrosent les plaines, la fontaine, Quinquina, II. Nous allons sans cesse au tombeau, ainsi que des eaux qui se perdent sans retour; en effet nous ressemblons tous à des eaux courantes.... Boss. Duch. d'Orléans. C'est un acte très-méritoire aux Indes, de prier Dieu dans l'eau courante, montesq. Esp. XXIV, 20. Il 3° Par extension, écriture courante, voy. courante 3. || Terme de marine. Pièces courantes, pièces qui glissent ou arrivent facilement et librement. || Cape courante, cape dans laquelle il reste assez de voiles pour qu'on puisse gouverner. || Manœuvres courantes, les cordages qui servent constamment à la manœuvre.
I 4* Qui est en cours. Le mois courant. Le terme courant. L'intérêt courant. Et créer une rente Dès le décès du mort courante , la font. Fabl. ii, 20.
II B* Qui a cours. Acheter au prix courant. C'était [300 florins d'or] tout au plus 200 livres de la monnaie de France courante de nos jours, volt. Mœurs, 8). Les lettres phéniciennes étaient le caractère courant de leur nation [les Cutéens] , m. Phil. II, 255. Il 6° Terme de banque. Compte courant, voy. compte. Il Main courante, voy. brouillard. Il 7° En parlant des mesures, aune courante, toise courante, mètre courant, mesure prise avec l'aune, la toise, le mètre, et considérée par rapport à sa longueur, sans avoir égard à la largeur. || 8* Terme de botanique. Feuille courante, feuille qui embrasse sa tige et s'allonge sur elle. {| 9' Terme d'imprimerie. Titre courant, titre qui se répète au haut de chaque page. Il 10* Ordinaire, habituel. Il est chargé des
affaires courantes. Pour les élections et autres affaires courantes et momentanées, J. J. rouss. Polit. 9. L'avis courant que leurs complaisants ont soin de leur dicter, est toujours le leur, parce qu'ils n'en ont point à eux, d'alemb. Eisai sur la soc. des gens de lettres, OEuvres, t. m, p. 39, dans pougens. Il Par analogie. Je n'aurai que les chagrins courants de la vie, sÉv. 34(. || 11» S. m. Courant, le cours, la direction d'une eau vive. Un agneau se désaltérait Dans le courant d'une onde pure, la font. Fabl. i,lo. Un torrent n'a jamais causé plus de ravage Que lorsqu'à son courant on ferme le passage, volt. Triumv. IV, 2. Il Terme de marine. Direction particulière du mouvement des eaux, qui se portent, comme fait un fleuve, vers un point fixe. Il y a sur cette côte des courants très-dangereux. Si la terre était entièrement inondée par les eaux de l'Océan, ces eaux pourraient, aussi bien que l'air, former sousl'équateur un courant perpétuel, et ce courantserait versl estou vers l'ouest, selon que la profondeur de la mer serait plus ou moins grande, d'alemb. Causes gén. des vents, OEuires, t. XIV, p. 28, dans pougens. Des courants rapides s'opposent à l'arrivée des navigateurs, rÀynal, Jlist. phil. XIII, 9. Il Fig. Laissez-vous amuser, suivez le courant des plaisirs qu'on peut avoir en province, EÉv. 44. Bien loin d'être emporté par le courant rapide Des flots impétueux de ses bouillants désirs, CORN. Imitation, i, 3, Pour ne jamais sortir de l'état où vous êtes, vous n'avez qu'à suivre vos penchants, vous prêter à vous-même, vous laisser entraîner mollement au courant, mass. Car. Fausse confiance. \\ Les grands courants de l'opinion, les idées qui, à certains moments et dans certains pays, deviennent générales et entraînent tout. Rien ne résista à ce courant général de l'opinion en France. Il 12» Courant d'air, vent. Fermez cette porte pour éviter les courants d'air. L'atmosphère est agitée par des courants qui sont les vents. || 13° Courant atmosphérique, dit, par analogie avec les courants de la mer, des vents qui suivent une direction déterminée. Le ballon rencontra les courants supérieurs. Il 14° Terme de physique. Courant électrique, progression en sens opposé des électricités de noms contraires, à travers un conducteur qui, par ses deux extrémités, est en contact avec une source d'électricité. Il 15° La période de temps qui court. Dans le courant de la semaine, de l'année. Harlay crut que cette grande affaire [du pas] lui coûterait à peine le courant d'un hiver à emporter, st-sim. I6, (93. Il Le courant, le mois qui court. Le cinq du courant. On dit elliptiquement, en termes débourse et en ce sens : fin courant, c'est-à-dire fin du mois courant. || 16° En matière de rente, d'intérêt, le terme qui court. Il me doit les arrérages et le courant. Il 17° Terme de théâtre. Mettre une pièce au courant du répertoire, la mettre parmi les pièces qu'on joue habituellement. || 18° La manière ordinaire de se comporter. Suivez le courant de la maison pour la pauvreté, boss. Letir. Corn. 1 5t. || Le courant du monde, la manière ordinaire du monde. 11 se laisse aller au courant du monde. || Le courant du marché, le prix actuel des denrées. || 19° Le courant des affaires, les affaires ordinaires qui se succèdent les unes aux autres, par opposition aux all'aires extraordinaires. Les portefeuilles qui ne renferment que le courant, boss. Lettr. abb. 226. Il était trop distrait par le courant des affaires, trop souvent entraîné par les événements pour.... CON- DORCET, Maurepas. \\ Un courant d'affaires, une masse d'affaires à traiter. || Être au courant des affaires, connaître bien celles qui se font régulièrement tous les jours. || Mettre, tenir quelqu'un au courant d'une affaire, lui en donner connaissance exacte. || Être au courant, n'avoir plus d'arriéré, soit comme travail, soit comme dettes. Se mettre au courant, i-e débarras,ser de l'arriéré. || 20° Terme de marine. Partie d'une manœuvre qui passe dans les poulies. || 21° Terme de charpentier. Courant de comble, comble considéré dans sa longueur.
— REM. On dit et on écrit .souvent, surtout dans le langage du commerce, les, le 4 0 courant, au lieu de le 8, le to du courant. Uest certain que cette forte ellipse a l'inconvénient de présenter courant comme se rapportant au 8, au to, etc.; mais du reste elle n'est pas plus forte que cette autre qui est très-ordinaire : le s, le to avril, au lieu de le s, le 10 d'avril. Anciennement, jamais cette dernière ellipse ne se faisait. On ne la trouvera pas une seule fois dans la correspondance de Voltaire; mais il semble que l'usage lui a donné droit de bourgeoisie; il semble aussi qu'elle entraîne l'ellipse congénère: le 8, 2e 40 courant. Mme de Sévigné dit avec le nombre ordinal et sans de : le 4* avril.
— HJ.ST. xi« s. Li val profond et les ewes [eaux] curant, Ch. de Roi. cxxxvi. || xii* s. Sor VeUntIf son bon cheval corant, Ronc. p. 37. Corant i vint Margaric de Sebie, ib. p. 42. [L'eau] Qui tant par est ravinouseet corans, tb. p. (09. H xiii* s. Il prenoient les nés [navires] toutes ardans à cros de fer, et le» tiroient par vive force fors du port, et les menoient el corant del bras, villeh. xcvi. {| xiv* s. Li pères et la mère si le heoient tant, Que souvent en leurs cuers aloient désirant Que fust mors ou noiez en une eaue corant, Guescl. 59. {| xvi' s. Un nœud courant, MONT, m, (52. Ceuli qui minent soubs terre, rencontrent souventefois es entrailles de la terre des rivières courantes, amyot, P. jEm. 23. Elle avoit attaché un las courant à son col , toute preste à se pendre et estrangler, m. Pyrrh. 62. Il lisoit tout courant les raltins sans points et les expliquoit sans lire le texte, d'aub. Vie, xii. En manière de laqs courant, paré, xviii, 33. Elle commettra à la principale de ses servantes la charge des meubles courans par la maison, servans comme en quartier, G. DE SERRES, 880. [Courante, s. f. dans le sens de courant, s. m.]X la faveur de la mer qui estoit calme, sans vent ne fureur de courante, nos galleres.... M. du BELL. 597. Et même dans Régnier : Au gouffre du plaisir la courante m'emporte, Sat. vu.
— ÉTYM. Courir.
t. C0UR.4NTE (kou-ran-f), s. f. \\ l' Ancienne danse très-grave, qui se dansait sur un air à trois temps. Elle commençait par des révérences, après quoi le danseur et la danseuse décrivaient en pas lie courante une figure réglée qui formait une sorte d'ellipse allongée. Le pas de courante se composait de deux parties : la première, nommée spécialement temps de courante, consistait à faire un plié relevé en même temps qu'on ramenait le pied de derrière à la quatrième position en avant par un glissé. La seconde partie du pas de courante consistait en un demi-jeté d'un pied et un coupé de l'autre pied. On voit par cette description que la courante était plutôt une marche noble et pleine de belles attitudes qu'une danse proprement dite, puisqu'on ne s'enlevait pas de terre. Donner une courante. Le bal se donnait tous les soirs, où de très-méchants danseurs dansèrent de très-mauvaises courantes, scar- RON, Rom. com. 2» part. ch. (7. Baptiste le trèscher N'a point vu ma courante , et je le vais chercher, mol. Fdch. ii, 5. Ma franchise va danser la courante aussi bien que mes pieds, id. Préc. (3. Il ne dansa qu'avec Mme de Crussol qu'il pria de ne lui point rendre sa courante, sÈv. (84. Le roi mena la reine et honora l'assemblée de trois ou quatre courantes, et puis s'en alla au Louvre avec sa compagnie ordinaire, sÉv. t. i, ie((. 6(, dans pougens. Je veux que nous dansions ensemble une courante, REGNARD, Distrait, lu, ♦. || 2° L'air sur lequel on la danse. Comme à de mes amis, il faut que je te chante Certain air que j'ai fait de petite courante.... (Il chante la courante) N'est-elle pas belle? mol. Fdch. II, 6.
— HIST. xvi° s. Courante [sorte de danse], j. MABOT, V, 2(2. Danser la volte, la courante, la fissaye et autres danses dissolues, bouchet. Sériées, liv. I, p. (33, dans lacurve. La volte, la (»)urants, la fissaye, que les sorciers ont amenez d'Italie en France, id. ib. p. (36.
— ÉTYM. Courir, peut-être parce qu'on ne tournait pas en place comme dans la pavane, et qu'on ne sautait pas comme dans lus branles et les gigues. Il paraît, d'après Bouchet, qu'il y a eu une courante qui était une danse dissolue.
2. COURANTE (kou-ran-t') , s. f. Terme populaire. Diarrhée. De parler elle s'effraya; Dont il eut bien fort la courante, scarron, Virg. trav. dan» lkroux, Dict. com.
— ÉTYM. Courant. On a dit courant* au xv« siècle : Et ne mangeoient les poures gens que prunes et fruitz, dont la çourance se preit dans l'ost, et y moururent beaucoup de nos gens, o. dk la marche, Mém. liv. II, p. 605, dans lacurne.
1 3. COURANTE (kou-ran-f) , ». f. Sorte d'écriture cursive.
— ÉTYM. Courant.
t*. COURANTE (kou-ran-f), ». f. Meule supérieure d'un moulin , mieux dite tournante.
— ÉTYM. Courant.
tCOCRANTILLE (kou-ran-ti-ll", U mouillée»), ». f. Terme de pèche. Sorte de filet pour les thons.
— ETYH. Courant ; ainsi nommé parce qu'on l'abandonne au courant
t COURANTIN, INE ikou-ran-tin, ti-n'), ». m. elf. Il 1° Celui ou celle qui, aimant à courir, quitte pour cela sa besogne. C'est un courautin, une coiuantino.
Il 8° Celui qu'on emploie à des courses, à des commissions. Employé d'abord comme courantin dans une étude. || Mot vieilli. On dit aujourd'hui petit clerc, ou, par plaisanterie, saute-ruisseau. ||3°S. m. Fusée qui court le long d'une corde tendue.
— ÉTYM. Courant.
■f COIJRAQUET (kou-ra-kè) , s. m. Va des noms vulgaires de la rousseroUe, plante.
f COUUATARI (kou-ra-ta-ri), s. m. Arbre de la ouyane, dont l'écorce fournit des lanières aux indigènes et dont le bois est bon pour la charpente.
f COURAU (kou-rô), i. m. Terme de pêche. Petit bateau; allège.
fCOUUAYER (kou-rè-ié), v. a. Terme de marine. Appliquer une couche de courée sur la carène. || On trouve aussi couroyer.
— ÈTYM. Voy. GOURÉE.
t COURBABLE (kour-ba-bl') , adj. Qui peut être courbé.
— ÉTYM. Courber.
t COURBAGE (kour-ba-j'), s. m. Terme didactique. Action de courber.
— ÉTYM. Courber.
i COCRBAN (kour-ban) , s. m. Fête musulmane qui se célèbre annuellement le 40 du mois consacré au pèlerinage et dans laquelle on immole un grand nombre de brebis.
— ÉTYM. Arabe, kourbân, sacrifice.
t COURBANT, ANTE (kour-ban, ban-t'), adj. Terme didactique. Qui est susceptible de se courber. Il Terme de marine. Bois courbant, bois dont les fibres suivent une certaine courbure.
t COCRBARIL (kour-ba-ril), s. m. Le cœur du bois de Vkymenœa courbaril , L. dont l'écorce laisse écouler une résine dite animé occidental ou copal tendre.
t COCRBARINE (kour-ba-ri-n') , s. f. Terme de chimie. Résine de courbaril.
t COURBATON (kour-ba- ton), s. m. Terme de marine. Fortes pièces de bois qui servaient de contreforts dans une galère.
COURBATU, UE (kour-ba-tu, tue), adj. || 1° Terme de manège, signifiant l'état d'un cheval qui n'a pas la respiration et les membres libres, soit qu'il ait été trop poussé, soit que le mal vienne d'une cause intérieure. Comme un vieux cheval de renvoi , Maigre, harassé, courbatu, Venait la débile monture Aux funérailles de Voiture , sabrazin , Pompe fun. de Voit. Il 2° Par extension, il se dit des personnes qui éprouvent une grande lassitude. Je me sens tout courbatu.
— HIST. XV" s. Courbatuz [parlant des maris qui servent mal leurs femmes], Aresta amorum, p. 4(4, dans LACUHNE. || xvi' s. La requeste des maris umbrageux, courbatus, boucquineux, farouches, trop tristes, pensifs et désolés, nu vehdier, Bibl. p. 2H8, dans LACURNE. Courbatu [en parlant d'un homme assommé de coups], RAB. p. 63, dans lacurne.
— ÉTYM. Quelques-uns tirent ce mot de courbature; mais comment courbature aurait-il donné courbatu? pas plus que conjecture ne pourrait donner conjectu. Courbatu semble formé de court et battu; le sens de cette composition serait battre de court, battre à bras raccourci, très-bien battre. Celte conjecture est vraisemblable et par conséquent préférable à cette autre : courb-battu, battu de manière à. se courber. Le verbe n'est pas usité; cependant il l'est dans les campagnes des environs de Paris: la fièvre le courbât.
COURBATURE (kour-ba-tu-r'), s. f.\\i° Terme de vétérinaire. Malaise d'un cheval courbatu. || Vieille courbature, synonyme de plithisie pulmonaire chez le cheval. || 2° Chez l'homme, indisposition caractérisée par une sensation de brisement ou de contusion des muscles et des membres et une extrême lassitude.
— HIST. XVI" s. Un vendeur de chevaux n'est tenu de leurs vices, fors de morve, pousse, courbes et courbatures, loysel, 4I8.
— ÈTYM. Ménage le dérive de eurvatura, disant que la courbature fait courber les chevaux. Mais voyez à courbatu les difficultés de cette dérivation, courbatu ne pouvant avoir été formé de courbature, tandis que courbature dérive régulièrement de courbatu.
t COURBATURÉ, ÉE (kour-ba-tu-ré , rée) , part, passé. Tout courliaturé.
t COURBATURER (kour-ba-tu-ré) , v. a. Donner, causer une courbature. || Se courbaturer, v. réfl. Se donner une courbature.
— ÉTYM. Courbat^lre. Ce mot nouveau est régulicrenient formé de courbature, comme conjecturer l'est de ecnjecture. 11 n'a pas d'autre sens que cour-
cou
battre, qui n'est resté usité que dans le parier populaire de certains cantons. Il est un peu comme clôturer qu'on dit souvent parce qu'on ne connaît pas assez le verbe clore. Ces allongements de mots ne sont pas toujours une richesse dans la langue.
COURBE (kour-b'), adj. || !• Qui est en forme d'arc ou de sinuosité; ou, suivant la définition géométrique, qui n'est ni droit ni composé de lignes droites. Une ligne courbe. Une surface courbe. Encore que son mouvement se fasse en ligne courbe, DESC. Monde , 7. Le même bâton qui me [jaraît droit dans l'air me paraît courbe dans l'eau, boss. Conn. de Dieu, iji, 8. Et ses sonores espingoles Et son courbe damas, v. hugo. Orient. 2(. || 2"' S. /'.Terme de géométrie. Ligne courbe. Décrire une courbe. La courbe que décrit la terre autour du soleil. Toutes les courbes peuvent passer pour des suites infinies de lignes droites infiniment petites, fonten. Bernoulii. Un géomètre ne doit pas être moins glorieux d'avoir donné son nom à une courbe ou à une espèce entière de courbes qu'un prince d'avoir donné le sien à une ville, id. Tschirnhaus. Quelle est la courbe suivant laquelle un vaisseau doit être taillé pour être le meilleur voilier qu'il soit possible? montesq. Lett. pers. 97. Nous ne sommes point nés pour mesurer des courbes, volt. Lettr. Prusse, 19. Alors, pour lui donner une idée de la géométrie des courbes, on lui fit lire un traité fort élémentaire des sections coniques; et, quand il eut acquis ces notions, il entendit sans effort le Uvre de M. Trabaud sur le mouvement et sur l'équilibre, condillac, Gramm. Motif des études, OEuvres, t. v, p. gxlvii, dans pouGËNS. Après trois ans d'étude, âgé seulement de dix-sept ans, il donna une nouvelle solution du problème de la courbe d'égale pression dans un milieu résistant, condorcet, d'Àrci. Mais sur d'heureux contours glissant avec mollesse. D'une courbe facile elle aime la souples.se, delille, Imagin. m. || Courbes algébriques , courbes dont l'équation ne contient que des fonctions algébriques, par opposition à courbes mécaniques ou transcendantes. On a donné le nom de courbes géométriques à celles dont on a su mesurer exactement la marche; mais lorsque l'expression ou l'échelle de cette marche s'est refusée à cette exactitude, les courbes se sont appelées courbes mécaniques, buff. Homme, Arithm. morale.W 3° Terme d'architecture. Courbe rampante, se dit ûu limon courbe d'un escalier. || Les courbes, en charpenterie, sont des pièces de bois coupées en arc. Il Terme de marine. Courbe de capucine, celle qui lie en partie l'étrave avec l'éperon. || Courbes d'écubier, deux pièces de bois larges et épaisses qui joignent l'étrave l'une à droite, l'autre à gauche. Pièces de fer analogues aux courbes en bois ou qui les suppléent. || 4° Crossettes de la vigne. || 5° Terme de vétérinaire. Tumeur os.seuse, située en dedans du jarret, sur l'extrémité inférieure et interne du tibia. Il 6° Sur les rivières, une courbe de chevaux, deux chevaux accouplés qui tirent les bateaux.
— HIST. XIII" s. Et quant à point se sentira, Et par les rues s'en ira, Si soit de bêles aleiires. Non pas trop moles ne trop dures. Trop eslevées, ne trop corbes. Mais bien plesans en toutes torbes, la Rose, (3739. Mes certes je ai si grant fain Que tote en ai corbe l'eschine, Ren. (03)9. || xw" s. L'escuier dont je di n'i fist arrestement, Print un courbe coutel qui tranchoit roidement. Piètre trancha le chief, volant toute la gent, Guescl. 16822. Le concave et le curve d'une ligne circulaire, oresme, Eth. 30. La gielle [sorte d'engin] doit estre ung peu courbe devers le gros bout, Modus, f° cxxiii, verso. || xvi" s. L'ame qui est triste à cause de la grandeur du mal et qui chemine courbe et foible et les yeux défaillants, et l'ame qui a faim, te donnera gloire et justice, CALVIN, 99. Cette charge tient l'esprit courbe [afl'aissé] et croupy, mont, i, (39. Un aviron droict semble courbe en l'eau, id. i, 3(9. Pour dresser un bois courbe, on le recourbe au rebours, m. iv, (6(. Un vendeur de chevaux n'est tenu de leurs vices, fors de morve, pousse, courbes et courbatures, LOYSEL, 4(8. Contre les courbes [des chevaux] faut employer cataplasme fait de sauge, o. de serres, 982. Un jardin aiant des allées droites, des costés droits, des diagonales et des curves, id. 59(. L'œdilitas curulis, ainsi nommée \ cause de certaines chaires qui ont les pieds courbes, amyot, Marins, B.
— ÉTYM. Provenç. et catal. corb; espagn. et ital. corvo; du latin curvus.
COURBÉ, ÉE (kour-bé, bée), part, passé. || 1° Rendu courbe. Un bâton courbé. Tantôt vous tracerez la course de votre onde; Tantôt d'un fer courbé dirigeant vos ormeaux, Vous ferez remonter leur sève vagabonde Dans de plus utiles rameaux, J. B. rouss.
COU
Odes, m, 8. Il Terme de blason. Se dit des fas<»» on peu voûtées en arc. |{ 2° Infléchi, en parlant des personnes. Je ne suis pas courbé sous le poids des années, BOiL. Sat. 1. Un pauvre bûcheron tout couvert de ramée, Sous le faix du fagot aussi bien que des ans Gémi.ssant et courbé, marchait à pas pesants, LA FONT. Fahl. I, (6. On ne voyait de tous côtés que des femmes tremblantes, des vieillards courbés, de petits enfants les larmes aux yeux, qui se retiraient dans la ville, pén. Tél. i. Oh! que ne suis-je couvert de cheveux blancs, courbé et proche du tombeau comme Laërte, mon aieul! id. Tél. iv. L'ambitieux, courbé sous le fardeau des ans. De la fortune encore écoute les promesses, deshouliêres , Poésies, t. I, p. (7( , dans pougens. Et notre dernier roi, courbé du faix des ans, volt. Zaire^i, (. Des sacrificateurs courbés par la vieillesse, id. OEdipe, I, (. Il Terme de botanique. Qui est infléchi sur soi-même. || Fig. Courbés sous nos tyrans nous attendons leurs coups, volt. Orphel. v, b. Que les enfants de ta mère soient courbés devant toi, id. Phil. IV, 77.
t COURBEMENT (kour-be-man) , s. m. Action de courber; état de ce qui est courbé.
— HIST. xvrs. Courbement, bobert est. Vict.
— ÉTYM. Courber; provenç. eorbament.
COURBER (kour-bé), v. a. \\ 1° Rendre courbe.
Courber un bâton. La vieillesse viendra courber ton corps, FÉN. Tél. XIX. Quand l'eau courbe un bâton, ma raison le redresse, la font. Fàbl. vu, (8. Puig l'infirme vieillesse, arrivant tristement. Presse d'un malheureux la tète chancelante, Courbe sur un bâton sa démarche tremblante.... a.chén. Élég. 33. || 2° Fléchir, baisser. Peut-être Assuérus, frémissant de courroux. Si nous ne courbons les genoux Devant une muette idole. Commandera qu'on nous immole, HAC. Eslh. Il, 9. Vous avez jusqu'ici.... Résisté sans courber le dos ; Mais attendons la fin, la font. FaU.
I, 22. On courbe l'homme, et il reste plié; il prend cette attitude pour celle que lui donne la nature, il s'endort dans sa misère, st-lambert, Saisons, iv, note 4. On courbait la tête sous les bénédictions des évêques, chateaub. Génie, iv, m, 2. || Fig. Ce Dieu, tyran cruel, monarque imaginaire, Sous le sceptre odieux du pouvoir arbitraire . Devait courber nos fronts.... delille, Parad. perdu, vi. Las de courber mon front sous un injuste empire, c. delav. Vép. sicit. I, 2. Il 3° r. n. Courber sous le faix, plier, fiéchir. Quatre monstres marins courbent sous ce fardeau, corn. Toison d'or, ii, 3. L'ombrage n'était pas le seul bien qu'il sût faire; Il courbait sous les fruits, LA FONT. Fabl. x, 2. Ils [des arbres] courbent sous le poids des offrandes sans nombre, ID. Phil. et Bauc. || 4° Se courber, v. réfl. Devenir courbe. La poutre se courbant sous le poids qu'elle supportait. Ce trône était ombragé de lilas qui se courbaient en voûte, marmont. Contes mor. Mari sylphe. Jusqu'aux fonds azurés où la voûte des airs S'unit, en se courbant, au vaste sein des mers, st-lambert. Saisons,
II. Il Avec suppression du pronom réfléchi. On fit coiurber par force des arbres l'un vers l'autre, et l'on attacha à chacun de ces arbres un des membres du corps de ce parricide, rollin, Hist. anc. OEuvres, t. vi , p. 450, dans pougens. Il 5° Plier le corps. Se courber pour ramasser quelque chose. Mais du haut de la porte enfin nous l'avons vue. Un poignard à la main sur Pyrrhus se courber. Lever les yeux au ciel, se frapper et tomber, RAC. Andr. v, B. Lui-même, se courbant, s'apprête à le rouler [le lutrin], boil. Lutrin, in.|| 6° S'incliner. L'insolent devant moi ne se courba jamais, RAC. Esth. II, < . Cette tête élevée vers les deux n'est pas faite à l'image du Créateur pour se courber devant un homme, haynal, hist. phil. xix, (O. Séraphins, prophètes, archanges. Courbez-vous, c'est un roi; chantez, c'est un martyr! v. hugo. Odes, i, 6. Il Fig. [La véritable grandeur] se courbe par bonté vers ses inférieurs et revient sans elTort dans son naturel, la bruy. ii. || 7° S'humilier sous la volonté d'un supérieur. TOut se courbe devant cet homme. Il Se dit aussi, dans le langage élevé , des objets inanimés. Ô voyage bien différent de celui qu'elle avait fait sur la même mer, lorsque, venant prendre possession du sceptre de la Grande-Bretagne, elle voyait, pour ainsi dire, les ondes se courber sous elle et soumettre toutes leurs vagues à la dominatrice des mors ! boss. Reine d'Anglct. Et la mer se courbant sous vos flottes puissantes, dbullk, Enéide, iv.
— HIST. XII* s. Jo guarderai à mun oes [service] set mille humes ki encore unches ne curberent le genud devant Baal, Bots, 322. ||xm' s. Corbés sui por le fes de mes péchiez qui trop est griés [lourd |,
cou
cou
cou
Piuutier, f" 47. || xvi* s. 11 n'en ont veu aulcun esdenté ou courbé de vieillesse , mont, i, 236. La figure [de ma bibliothèque] en est ronde; elle vient m'ofirant, en se courbant, d'une veue touts mes livres, id. m, 289. En un endroit où la rive se courboit en forme de croissant, amyot, Publ. J5. Leurs espées estoient forgées do fer fort mol, de sorte qu'elles se courboient et plioient incontinent, ID. Cam. 70. On ne voyoit autre chose que gens courbez vers la terre qui fouilloient des pierres, ID. Anton. B8.
— ÉTYM. Berry, eorber, corbir ; provenç. corbar, curvar ; anc. espagn. eorvar; ital. curvare; du latin curvare (voy. courbe).
t COURBET (kour-bè), s. m. Grande serpe avec avec laquelle on coupe les taillis, on abat les branches. Il Nom des parties d'un bât de mulet qui sont un peu élevées en arc.
— HlST. XVI* s. Fagots taillés au courbet, Nouv. coust. génér. t. ii, p. (49.
— ÉTYM. Diminutif de courbe.
COCRBETTE (kour-bè-f), s. f. \\ 1° Terme de manège. Air relevé de manège consistant en un sautdans lequel le cheval lève et fléchit les deux membres antérieurs, pendant que, tenant les hanches basses, il les avance sous le ventre. Faire aller le cheval à courbettes. Déjà Phébus, voisin de ses moites re traites. Ne semble plus mener ses chevaux qu'à courbettes, la font. Rag»tin, i, ). || Fig. Faire al 1er un homme à courbettes, avoir plein pouvoir sur lui, le gourmander. || 2° S. f. plur. Fig. Politesses prévenances trop humbles. X quoi servent, mon sieur, les façons que vous faites? Parlez donc, je suis las de toutes ces courbettes, begnard. Folies amour. ii,3. Les princes du sang furent ceux qui parurent avoir le moins de part à tant de courbettes [du duc du Maine], st-sim. 362, 29. || Faire des courbettes, ramper devant quelqu'un. Tout en me faisant de grandes courbettes, il travailla tellement à la sourdine, que, ne pouvant porter l'ambassadeur à me donner mon congé, il me mit dans la nécessité de le prendre, J. J. Rouss. Conf.vu. Ce qui n'empêchera pas que, traité comme Sancho, je ne reçoive partout cent courbettes moqueuses, avec autant de compliments de respect et d'admiration, lu. Corresp. Lettre à M. de St-Germain, t. vil, p. 217, dans pougens.
— HIST. xvi° s. Un grand coursier syrien, qui d'agiles bonds et courbettes faisait voler autour de soi une épaisse poussière, yveb, p. 534. Il monta sur un cheval d'Espagne, le plus beau que j'aie veu de longtemps, et se manioit très bien, et faisait de très belles courbettes, bhantome, Dames gai. t. ii,
p. 298, dans LACURNE.
— ÊTYM. Courber.
t COURBETTER (kour-bè-té), v. n. Terme de manège. Faire des courbettes.
— ÉTYM. Courbette.
t COCRBINE (kour-bi-n'), s. f. voy. corbine.
t COCRBOTTE (kour-bo-f), s. f. Balancier auquel on attache les chaînes des soufflets de forge.
t COURBO (kour-bu), s. m. Variété de raisin.
COURBURE (kour-bu-r'), s. f. Ëtat, forme d'une chose courbée. La courbure d'un arc. La courbure de la terre. Son lit [d'un fleuve] en longs courants, des vallons sinueux Suivra les doux contours et la molle courbure, bklille , Jardins , in. Songrand travailfut de donner à ces matériaux le degré de courbure qu'exigeait la sorte d'ouvrage qu'elle voulait construire, bonnet, Observ. 28. Insectes, t. ii, p. 285, dans POUGENS. || Terme de géométrie. Uayon de courbure, le rayon du cercle osculateur. Courbe à double courbure, celle dont les éléments ne sont pas situés dans un même plan, comme l'hélice ou la courbe d'une vis. {| Terme d'horticulture. Action de courber une branche trop vigoureuse. {| Terme d'architecture. Revers des feuilles de chapiteau.
— ÉTYM. Courber.
tCOURCAILLER (kour-ka-llé,ZJmouiUées), v. n. Se dit du cri de la caille.
COURCAILLET (kour-ka-llè. Il mouillées; et non kour-ka-yè), s. m. Nom qu'on donne au cri des cailles. j| Sifflet qui imite ce cri et qui sert d'appeau pour les attirer. Et des courcaillets pour les cailles, scahron, Virg. trav. iv. {| On a porté autrefois des habits, des chausses en courcaillet, parce qu'elles étaient plissées de la même manière que cet appeau.
— HlST. xvi' s. Un gentilhomme qui avoit un de ses bas de chausses bandé au haut de la cuisse et l'autre en courcaillet, d'aub. f œn. ii, <3. Les hommes ont inventé certains petits instruments de cuir et d'os, nommez courcaillets, qui peuvent exprimer la voix de la caille; laquelle, oyant le coujcaillet, |
pensant que ce soit les femelles, et voulant les venir trouver, tombe dans les filets, eelon, Chap. de la caille.
— ÉTYM. Onomatopée.
t COURCE (kour-s*) , s. m. Bois que laisse un vigneron en taillant la vigne.
t COURCET (kour-sèj , s. m. Grande serpe pour tailler les arbres.
t COUKCnOT (kour-cho), s. m. Ver à soie malade.
COURCrVE (kour-si-v') , s. f. Terme de marine.
Voy. COURSIVE.
—HlST. XVI* s. Recommença sa salue aussi belle et furieuse que devant, des canons de courcie de seize galères et des autres pièces d'arquebusades , tellement que tout est^jiten feu,BRANT. Dames gai.
t. II, p. 290, dans LACURNE.
t COURÇON (kour-son), s. m. Terme d'art militaire. Pieu caché dans l'eau. || Bois qui n'a pas la longueur prescrite. || Pièce de fer pour serrer les moules d'une pièce de fonte. || Sorte de fer qui est en barres très-courtes.
— ÉTYM. Court.
t COUREAU (kou-rô) , s. m. Terme de marine. Sinuosité entre des bas-fonds et des roches que l'eau recouvre.
— HlST. XVI* s. 11 arriva qu'un des bateaux qui avoient passé la troupe fut assablé et ne put estre ramené de là le courau comme les autres, d'aub. Hist. III, 2t.
1. COURÉE (kou-rée),s. /■. Terme de marine. Mélange de suif, de soufre et de résine, dont on enduit la carène des bâtiments.
— ÉTYM. C'est la forme féminine de corroi (voy. ce mot).
t 2. COURÉE (kou-rée), s. f. Terme de boucherie. Se dit dans quelques provinces pour le poumon de la bête.
— ÉTYM. Bourguig. Corée; du latin cor, coeur, t COURESSE (kou-rè-s'), s. f. Espèce de couleuvre.
— ÉTYM. Courir.
t COURET (kou-rè), s. m. Terme de marine. Voy.