‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 2 sur 388 · DAD · texte numérisé non relu

DAD

D (dé, et, dans l'épellation moderne, de), s. m. La quatrième lettre de l'alphabet et la troisième des consonnes. Le d appartient aux consonnes nommée» dentales. Dans la plupart des livres que l'on imprime aujourd'hui [xvii* siècle], on Ôte le d de tous les mots où il ne doit point se faire sentir; ainsi, comme on trouve écrit avenir, avis, ajourner, ajuger, ajuster, on ne saurait point se tromper à la prononciation de ces mots; plusieurs font encore sentir led dans adversité, mais tout le monde prononce aversairo, vaugel. Rem. notes 1%. Corn. t. ii, p. 746, dans POUOENS. La prononciation a changé; voy. ces mots. || i la fin des mots et après une nasale, il est ordinairement muet : grand, il rend; et s'il sonne sur la voyelle suivante, il sonne comme un ( ; grand homme, prononcez gran-t homme. ||Dans la musique, D ou D-la-ré (pour ré-fa-la-ré) indique le ton de ré. D écrit au-dessus de la portée signifie doiii ( d.Jce). Quelquefois, en tête d'une partie, il marque que c'est celle du dessus. |1 En chiflres romains, D signifie 500, et, quand il est surmonté d'un trait, 5000. ||D, Sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Lyon. Il D M P après une signature signifie docteur en médecine de la faculté de Paris. || D est l'abréviation de don, titre donné aux seigneurs italiens et espagnols: D. Pedro. Il est aussi l'abréviation de dom, titre donné aux moines bénédictins : D. Rainard. || N. D. signifie Notre-Dame, la vierge Marie. || D. 0. M. est dans les inscriptions, l'abréviation de Deo optimo maximo [à Dieu très-bon, très-grand ]. || Dans l'ancien alphabet cliimique, D indiquait le sulfate de fer.

— HIST. xm" s. D [D signifie ici Dieu] jeta ceux de l'aigre feu Oui touztems fussent en enfer; D fu en fust, D fu en fer, Deulau C [croix] angoisse et soif, Senefiance de l'A B C, jubin. t. Il, p. 276.

— ÉTYM. D de l'alphabet latin, qui est le délia de l'alphabet grec, lequel, à. son tour, est le daleth de l'alphabet phénicien.

i . DA (da) , particule qui se joint à l'adverbe ont, à l'adverbe non, et à l'expression négative nenni, et donne plus de force à l'affirmation ou à la négation. Oui-da. Nenni-da. Crémante : Et l'on n'est pas si vieux encore à soixante ans. — Le marquis : Non-da, vous êtes sain, quin.\ult, Hère coquette, I, 4. Il Isolément. En amour du, non en guerre, la FONT. Fér. Et pourtant papa Dit que je suis bête; Est-ce ma faute, da I S'il m'a faite comme ça, scribe et poiRSON, le Nouveau Pourceangnac, se. 4.

— HIST. xm' s. Diva! dont [donc] nel recognistront Cil qui la félonie font, Psaumes en vers, dans Liber psalm. p. 269. Diva, Kloires; après mangier Te doit tes ostes [ton hôte] consillier, FI. et Blancheft. V. H705. Diva! fait il, lesse m'ester; Diex ne me lesse avant aler, Ren. 229. Aus Sarasins [il] parole, bien tu sa vois o'ie : Diva! entendes çà, oies ma comandie, Ch. d'Ani.v, <038. || xv s. Vous faites là la tourne boule; Â quel pié dea va cette danse ?J/iracle de Ste Geneviève. Dea, beaulx amis, ce dict Amours, Celui qui b. servir se met.... Ch. d'orl. Complainte, l'amant et l'amour. || xvi* s. Dea, mon frère, hé pourquoi ne me l'aviez-vous dit? garxier, Bradamante. Mort? ce dist-elle, enda, jen'en crois rien ; Je l'ay veu vif depuis ne sçais combien, marot,iii, p. 184. Pourquoi non dea? Socrates estoit homme et ne vouloit ny estre ny sembler aultre chose, mont. III, 380. Oui dea, respondit l'aultre, pourveu que ce ne soit pas d'une beauté parée et sophistiquée comme la tienne, id. m, 386.

— ÉTY.M. La forme ancienne est dea , monosyllabe, une autre encore plus ancienne est dttio. D'après Diez, diva est composé des deux impératifs, di (dis) et va. Il montre qu'on s'est servi du simple va de la même façon : Va, car me di, Chev. au (ion,éd.Guest, p. (38; Lesse, va, tost les chiens aler, Ren. I, 47; Qui es-tu, va? ruteb. ii, <0t ; Or va, de par Dieu va, Cheval, av cygne, y. 6242; et qu'on renforça ce petit mot en y ajoutant l'impératif di (de dire) qui a égaîjment un sens d'excitation, et qui même se trouve répété : Et tu, diva di, faz noienz, ruteb. i, 33b. Cette explication est satisfaisante. Dira fut contracté en dea, puis ei. da.

t 2. DA(da),s. m. Danslamusique militaire, coup

frappé faiblement sur la peau du tambour avec la baguette de gauche.

D'ABONDANT (da-bon-dan), loe. adv. Voy. abondant.

D'ABORD (da-bor), loc. adv. Voy. abord.

f DA-CAPO (daka-po), ioc. adv. Terme de musique, signifiant qu'il faut reprendre au commencement du morceau pour aller jusqu'au point final. Il Da-capo al segno, signifie qu'il faut reprendre à un endroit marqué.

— ÉTYM. ItaL da, de, capo, commencement, chef (voy. chef) , et al segno, au signe.

t DACRYADÉNITE (da-kri-a-dé-ni-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la glande lacrymale.

— ÉTYM. Aâxpu, larme, àS^jv, glande, et le suffixe médical ite, signifiant inflammation.

t DACRYOCYSTE (da-kri-o-si-sf), s. m. Terme d'anatomie. Sac lacrymal.

— ÉTYM. Aâ/.pu, larme, etxûsTiç, sac.

fDACRYOCYSTlTE (da-kri-o-si-sti-t'),s. f. Terme

de médecine. Inflammation du sac lacrymal.

— ÉTYM. Dncryocyste, et le suffixe médical ite.

t DACRYOÏDÉ (da-kri-o-i-d') , adj. Terme didactique. Qui est en forme de larme, de poire.

— ÉTYM. Aixpu, larme, et 6Î8o; , forme.

t DACRYOLINE (da-kri-0-li-n'), «. f. Terme de chimie. Substance organique des larmes.

— ÉTYM. Aâxpu, larme.

f DACRYOLITHE (da-kri-o-li-f), s. m. Terme de médecine. Calcul lacrymal.

— É'FifM. Aâxpu, larme, et Xi'Ooi;, pierre.

t DACRYOLITUIASE (da-kri-o-li-ti-a-z'), s. f. Terme de médecine. Production de calculs dans les voies lacrymales.

— ÉTYM. Aây.pu, larme, et XiBiadiç, production de pierres.

t DACRYOPÉ, ÊE (da-kri-o-pé, pée), adj. Terme de médecine. Qui détermine le larmoiement.

— ÉTYM. Aôxpu, larme, etitoieiv, faire.

t. DACTYLE (da-kti-1'), s. m. Terme de poésie grecque et latine. Pied de vers formé d'une syllabe longue suivie de deux brèves. Il y a un dactylique trimètre composéde trois dactyles, QtjicHEBAT,Fersif. lai. ch. 35. Il [le vers aicmanien] renferme les quatre premiers pieds de l'hexamètre; le dernier est toujours un dactyle, jd. ib. Loin de ces ignobles Zo'iles. De ces enfileursde dactyles, Coiiïés de phrases imbéciles Et de classiques préjugés, gresset,/o Chartreuse. || L'opinion est d'ordinaire que le dactyle marque la joie, la légèreté : Les dactyles sont propres à exprimer la légèreté, rou-in, Traité des El. II, ch. 2; La joie étant la vie, la santé, le bonheur de l'âme, elle doit inspirer des sentiments vifs, précipités, rapides, qui exigent la rapidité des dactyles, ID. ib.; mais cette opinion est une idée préconçue et que ne justifie en rien ce que nous voyons dans Virgile et les autres poètes.

— ÉTYM. Aâ/.T\j),oî, doigt, dactyle. Le doigt est composé de trois parties ou phalanges, dont les petites sont moitié de la grande; d'où le dactyle, pied de vers, où la longue est double de chacune des deux brèves.

■t" 2. DACTYLE (da-kti-I'), s. m. Terme d'antiquité. Prêtre de Cybèle.

t 3. DACTYLE (da-kti-1'), s. m. Terme de botanique. Dactyle pelotonné, graminée commune dans les prés et le long des chemins.

— ÉTYM. AâxTu),o;, doigt, à cause de la forme.

t DACTYLE, ÉE (da-kti-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un doigt. || Qui est muni de doigts.

— ÉTYM. AàxTu>,oi;, doigt.

t DACTYLIFiîUE (da-kti-li-fê-r') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte ou produit des dattes.

— ÉTYM. Lat. dactylus, de SâxTuXo;, datte, doigt, et fer, qui porte.

t DACTYLIN, INE (da-kti-lin, li-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a un ou plusieurs doigts remarquables par quelque caractère. || Qui a la forme d'un doigt.

— ÉTY.M. Aâ-/.T\)),oi; , doigt.

t DACTYLIOGLYPUE (da-kti-li-o-gli-f'), s. m. Terme d'art ancien. Ouvrier qui grave sur pierres précieusea

— ÉTYM. AaxTÛ),ioi;, anneau, de SàxTuXo;, doigt, et yXOçeiv, graver.

t DACTYLIOGLYPHIE ( da-kti-li-o-gli-fie) , s. f. Art de graver sur pierres précieuses.

t DACTYLIOGRAPHIE (da-kti-li-0-gra-fio), s. ('. Terme d'antiquité. Description d'une collection do pierres précieuses gravées.

— ÉTYM. AaxTÛlio:, anneau, et ypâçeiv, décrire. i DACTYLIOGRAPHIQUE (da-kti-li-0-gra-fi-k'),

adj. Qui a rapport à la dactyliographie.

t DACTYLlOLOGlE(da-kti-h-o-Io-jie), s. f. Partie de l'archéologie qui traite des pierres gravées.

— ÉTYM. AocxtOXioç. anneau, et '/ôyo;, traité.

t DACTYLIOLOGIQUE (da-kti-li-o-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la dactyliologie.

t DACTYLIOMANCIE (da-kli-li-o-man-sie) , J. f. Prétend ue divination au moyen d'anneaux constellés.

— ÉTYM. AaxTÛÀio:, anneau, et le suffixe mande. •t-DACTYLIOM ANCIEN, ENNE (da-kti-li-o-man-

siin, siù-ii'), s. m. et f. Celui, celle qui pratique la dactyliomancie.

t DACTYLION (da-kti-li-on), s. m. Terme de musique. Petit instrument qui, adapté à un piano, sert à exercer 9t surtout à fortifier les doigts.

— ÉTYM. AôxTu)oç, doigt.

t DACTYLIOTIIÈQUE (da-kti-li-0-tè-k' ) , s. m. Terme d'antiquités. Armoire contenant une collection de bagues et de pierres travaillées.

— ÉTYM. AaxtûXio?, anneau, et Bf.xï), armoire.

t DACTYLIQUE (da-kti-11-k') , odj. Terme de poésie ancienne. Qui tient du dactyle ou en dépend. |l Vers dactylique, ou, substantivement, le dactylique, vers hexamètre composé uniquement de dactyles, sauf le dernier pied qui est un spondée, ou vers hexamètre qui au contraire a pour dernier pied un dactyle au lieu d'un spondée. || Dans un sens plus général, vers dactylique, vers où le dactyle domine. Vers dactyliques ou dérivés île l'hexamètre, qgi- CHERAT, Versif. latine, ch. 36.

— ÉTYM. Dactyle.

t t. DACTYLITE (da-kti-li-f), s. m. Terme do minéralogie. Corps organisé fossile ayant la forme d'un doigt.

— ÉTYM. AixTuXo;, doigt, et le suffixe ite, qui, en minéralogie, se donne à diviîrses pierres fossiles.

fa. DACTYLITE (da-kli-li-f), s. f. Terme de chirurgie. Inflammation du doigt, panaris.

— ÉTYM. Aoc/.Tu)ioi;, doigt, et le suffixe m.'dical ite, signifiant inflammation.

t DACTYLOGRAPHE (da-kti-lo-gra-r), s. w.. Intrument à clavier, qu'on a destiné à établir des communications entre les aveugles et les sourds-muets.

— ÉTYM. AixTuXo;, doigt, etypâçsiv, écrire.

t DACTYLOGRAPHIE (da-kti-lo-gra-fie) , s. f. Art de converser au moyen de signes faits avec les doigts,

— ÉTYM. Voy. DACTYLOGIi,\PHE.

t DACTYLOGRAPHIQUE (d,i-kti-lo-gra-fi-k'),«dj. Qui a rapport à la dactylographie.

t DACTYLOÏDE (da-kti-lo-i-d') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a l'apparence d'un doigt.

— ÉTYM. AâxToXo;, doigt, et CiSoc, forme.

f DACTYLOLALIE (d,a-kti-lo-la-lie), .ç. f. Art do parler avec les doigts, à l'aide de signes déterminés, comme font les sourds-muets.

— ÉTYM. AàxTuÀoi;, doigt, et XaUïv , parler.

t DACÏYLONOMIE (da-kti-lo-iio-mie), s. f. Art de compter par les doigts, de figurer les nombres par les doigts.

— ÉTY.'il. AàxTuXoç, doigt, et vôjjio;, règle.

t DACTYLOPÈRE (da-kti-lo-pê-r') , S. m. Terme de zoologie. Sous-gcnre de reptiles.

— ÉTYM. Aà-/.Tu).oc, doigt, et nvipô;, mutilé.

t DACTYLOPTÈRE (da-kti-lo-ptê-r'). || 1° Adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes ou les nageoires munies de rayons libres que l'on compare à dea doigts. Il 2° S. m. Nom de getire des poissons acan- Ihoptérygiens, voisins des rougets, et appelés poissons volants.

— ÉTYM. AâxTuXo;, doigt, et ^iTepov, aile. fDACTYLOTlIÈQUE (da-kti-lo-tè-k'), i./'. Terme

de zoologie. Portion de peau enfermant chaque doigt chez les mammifères.

— ÉTYM. AàxTuXoç, doigt, et ôiixT), loge. DADA (da-da), s. m. \\ 1° Cheval, dans le langag»

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