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GUY

— RIST. ZTi* S. La faculté sensitive est diriiée en visive, auditive, odorative, gustative et tactive, pake, i,(.

— ÉTYM. Lat. guslare, goûter.

GUSTATION (gu-sta-sion), ». f. Terme didactique. Perception des saveurs; exercice du goût.

— ETYM. Lat. pu.vtodonem, de guitare , goûter. t GCSTBEL, ELLE (gu-stu-cl, {:-!'), adj. Qui se

rapporte au goût. Jouissances gustuelles, brillâtsavarin, dans le Dict. de bkschkrklle.

— ETYM. Mot formé par Brillât-Savarin du Ut. gustus, goût.

f GUTTA-PERCIIA (gu-tta-pèr-ka), ». f. Substance différant du caoutchouc, en ce qu'elle n est ni élastique ni extensible bien que douée d'une grande flexibilité; elle devient plastique à une température élevée, se façonne, se soude alors comme une pftte grasse, et forme un cuir factice dont l'emploi rend de grands services à l'industrie, leooabant. I-a gutta-percha est le produit du suc des laticifères qui se trouvent dans le liber d'un arbre forestier, isonandra gutta, Hooker, appartenant à la famille des sapotéos, originaire de Singapore et répandu dans tout l'archipel oriental. On se sert de la guttapercha pour envelopper les fils télégraphiques sousmarins.

— ETYM. Malais, getah pertjah, degetah, gomme, et pertjah, nom malais de Sumatra : gomme de Sumatra. Gutta est l'orthographe anglaise degetah, prononcé avec un e muet que représente l'u anglais suivi de deux consonnes ; il a ainsi une fausse ressemblance avec le latin gutta.

GCTTE (gu-f) , voy. GoMme-gutte.

t GUTTIER (gu-tié), ». m. Arbre dit aussi garcinie cambogie, cambogie gutte (guttifëres), qui produit la fausse résine-gutte.

t GUTTIFÈRE (gu-tti-fè-r') , adj. \\ 1° Terme de géologie. Qui présente des gouttes, des larmes. Quartz guttifère. || 2° Terme de botanique. Qui produit de la gomme-gutte. || S. f. pi. Famille de plantes, ainsi appelées parce que presque toutes contiennent un suc gommo-résinpux qui en découle en larmes, et qui jouit de propriétés acres et purgatives.

— ETYM. Lat. gutta, goutte, et ferre, porter.

f GCTTIFORME (gu-tti-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une goutte d'eau.

— ETYM. Lat. gutta, goutte, et forme.

t GUTTIPENNE (gu-tti-pè-n') , adj. Terme de zoologie. Oui a les ailes chargées de taches blanches sur un fond bnin.

— ETYM. Lat. gutta, goutte, et penna, aile.

t GDTrCLAIRE (gu-ttu-lê-r') , adj. Terme de minéralogie. Oui affecte la forme de petits grains semblables à des gouttes.

— ETYM. Lat. guUula, diminutif de gutta, goutte.

GUTTURAL, ALE (gu-ttu-ral, ra-^ , ad;. || 1° Terme d'anatomie. Qui appartient au gosier. Fosse gutturale. Toux gutturale. || Conduit guttural du tympan, la trompe d'Eustache, qui fait communiquer le gosier avec la cavité du tympan. || Poche gutturale, réservoir existant, dans les solipèdes, sur le trajet de la trompe d'Eustache, et formé par une dilatation de la muqueuse de ce conduit. || Terme de chirurgie. Hernie gutturale, la bronchocéle. |{ â-Terme de grammaire. Qui se prononce du gosier. Des sons gutturaux. Le j espagnol est une lettre gutturale. On y parle [à Sienne] aussi purement l'italien qu'à Florence et sans l'âpreté et l'accent guttural du florentin, nncLOS, Voy. Ital. Œuvres, t. vu, p. m, dans POUGENS. || S. f. Lettre qui se prononce du gosier. Les gutturales pures .sont k,g; prononciation gutturale du g français dans ga, go, gu, du c dans ca, co, eu, par opposition à la prononciation chuintante du g dans ge, gi, et sifflante du c dans ce, ci.

— ETYM. Lat. guttur, gosier (voy. goIthe).

t GCTTURO-MAXILLAIRE (gu-ttu-ro-ma-ksillê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au gosier et à la mflchoire.

— ÉTYM. Lat. guttur, gosier, et maxillaire.

t GUTT0ROSE (gu-ttu-rô-z'), adj. f. Terme de zoologie. Antilope gutturose, antilope qui a la gorge grosse.

— ETYM. Lat. gutturosus, goitreux, de guttur, gosier.

t GUTTURO-TÊTANIOUE (gu-ttu-ro-té-ta-ni-k') , adj. Terme de médecine. Bégaiement gutturo-tétanique, bégaiement que produit la contraction spa.smodique du gosier.

— ETYM. Lat. ju«nr, gosier, et tétanique.

t GUVAQUILUTK (gui-ia-ki-li-f; «i comme dans huile) , ». f. Résine fossile de Guyaquil (Amérique-Sud).

GYM

— ÊTm. Guyaquil, et ite qui désigne un principe. t GDZARATI (gu-za-ra-ti), ». m. Le dialecte indien du Guzarate, contrée de l'Inde.

t GUZLA (guz-la), ». f. Instrument de musique des Illyriens, qui est une espèce de violon monté d'une seule conle de crin, et qui sert à accompagner les chants nationaux.

t GVMNANURE (ji-mnan-dr'), adj. Terme de botanique. Oui a les étamines nues.

— ÉTYM. Cymno...., et àvi^p, mSIe, étamine.

t GYMNANTHE (ji-mnan-f), adj. Terme de botanique. Dont les fleun sont dépourvues de toute enveloppe.

— ETYM. Cymno...., et 4v«<>;, fleur.

GYMNASE (ji-mna-z'), ». m. || 1' Lieu où les

Grecs s'exerçaient à lutter, à jeter le disque, et autres jeux de force. Ceux que l'on destinait à la profession d'athlète, fréquentaient, dès leur plus tendre jeunesse, les gymnases ou palestres, qui étaient des espèces d'académies, entretenues pour cela aux dépens du public, rollin, llist. anc. Œuv. t. v, p. et, dans pougkns. ||2° Par analogie, établissement où l'on forme la jeunesse aux exercices du corps. Il Gymnase ou gymnasium , nom que l'on donne en Allemagne aux collèges ou écoles latines. Il 3° Le Gymnase dramatique, théâtre de comédie à Paris. Les pièces du Gymnase. Le genre du Gymnase.

— KTYM. Tuiiviiiov, de fJliviî, nu.

GYMNASIARQUE (ji -mna-zi-ar-k') , ». m

Il 1° Terme d'antiquité. Chef du gymnase, celui qui en avait la surintendance. || 2° Celui qui, dans le* écoles publiques, dirige un système d'exercices gymnastiques , propres è développer les facultés physiques de l'homme.

— ÉTYM. ruavaiiàp/jr)?, de yv^timm, gymnase, et Sp/civ, commander.

GYMNASTE (ji-mna-sf), ». m. || 1* Terme d'antiquité. Officier préposé dans le gymnase à l'éilucation des athlètes et de ceux qui fréquentaient le gymnase. Le gymnaste était non celui qui enseignait les mouvements, c'était le pédotribe (voy. ce mot), mais celui qui savait approprier les divers exercices à la constitution des individus dont il dirigeait le régime, ji 2° Chez nous, celui qui enseigne par son exemple à exécuter les mouvement» de la gymna.stique. i| Par extension, celui qui fait des tours de force et d'agilité. Le gymnaste Léotard;

— ÉTYM. ruiivairr^;, de TruiivàCeiv , exercer (voy. gymnase).

GYMNASTIQUE (ji-mna-sli-k') , adj. || 1' Qui concerne les exercices du corps. Les exercices gymnastiques. Il 2" S. f. L'art, l'action d'exercer le corps pour le fortifier. La danse est un des exercices du corps que les Grecs ont cultivés avec beaucoup de soin ; elle faisait partie de ce que les anciens appelaient la gymnastique, partagée suivant Platon en deux genres, l'orchestique, qui tire son nom de la danse ; et le palestrique appelé ainsi du mot grec qui signifie la lutte, rollin, Hist. anc. CP.uv. t. iv, p. 538, dans pouGENs. La gymnastique est la culture régulière du corps ; elle est pour lui ce que l'étude est pour l'esprit, liABTH. st-hilaike. Préface, p. viii, de la Gymnastique pratique de laisnK. La gymnastique bien comprise est une partie essentielle du perfectionnement de notre être, et l'on ne doit pas être surpris qu'à ce titre elle ait attiré les méditations des philosophes les plus vénérés du genre humain, d'un Platon, d'un Locke, id. ib. p. ix. L«« jeux ordinaires avec leurs inconvénients désordonnés et sans suite ne sauraient remplacer U gymnastique; et, réciproquement la gymnastique, régulière et disciplinée comme elle est , ne doit point exclure les jeux où les enfants se livrent à tous les ébiis de leur âge, ID. ib. p. ix. Si la gymnastique est distincte du jeu, elle ne l'est pas moins de l'orthopédie.... elle prévient le mal en affermissant la santé et en fortifiant tous les organes, qu'elle exerce avec vigueur et continuité, lu. l'b. p. IX. Les femmes ont besoin de la gymnastique, plus même que les hommes; pour elles, les ob-^tacles que la vie civilisée oppose au développement corporel sont bien plus multipliés et bien plus funestes encore, id. ib. p. xiii. || Fig. La déclamation était une espèce d'apprentissage de l'éloquence appliquée à des sujets anciens ou fiotils, une gymnastique où l'athlète essayait des forces qu'il devait employer dans la suite aux choses putiliques, diderot, Claude et Sér. I, <. Il 8" Par extension, le lieu où sont établis les objets nécessaires à ces exercices et où l'on va s'exercer. Aller à la gjTnnastique.

— HlST. xiv s. TravaiUemcnts gymnastiques, orbsmb, Thèse de HEUNisit. Gymnastique, maoiere

GYM

de luite [lutte] pour eierciter son corps en force et en vitesse, id. ib.

— ÊTYM. TunvaoTixèî, de YupiiaffTiîi; (,voy. gymnaste).

t GYMNÈTES (ji-mnè-t'), ». m. pi. Terme d'antiquité. Esclaves chez les Argiens, ainsi nommés pro- IJahlement, do ce qu'ils étaient mal vêtus ou presque nus (fuiivoc, nu). Les gymnètes étaient à Argos ce que les ilotes étaient à Sparle.

t GYMNÈTRES (ji-mnè-tr'), t. m. pi. Terme de zoologie. Genre de poissons acanthoptérygiens de la famille des ténioïdes.

— ÊTYM. Gymno...., et ^Tpov, bas-ventre.

+ GYMNÉTRON (ji-mné-tron), s. m. Terme de zoologie. Genre de coléoptères tétraniens, famille des curculionides.

GYMNIQUE (gi-mni-k'), adj. \\ l' Terme d'antiquité. 11 se dit des jeux où les athlètes combattaient. La ville de Sparte célébrait actuellement les jeux g-ymniques, et elle était pleine d'étrangers que la curiosité y avait amenés, lorsque les courriers arrivèrent de Leuctres avec la terrible nouvelle de cette défaite, rollin, llist. anc. OEuv. t. v, p. 390, dans PODGRNs. Il 2° S. f. La gymnique. L'art des exercices des athlètes.

— ÊTYM. rwjjivixo?, de T^'iA^o;, nu (voy. gymno....). t GYMNO.... préfixe du langage didactique qui

signifie nu, de fuiivà;, nu, et qui paraît tenir au latin nudus, pour gnudxts.

t GYMNOBLASTE ( ji-mno-bla-sf), adj. Terme de botanique. Dont l'embryon n'est point renfermé dans un sac particulier. Plantes gymnoblastes.

— ÊTYM. Gymno...., et pXaffTÔî, germe.

t GYMNOBRANCHE (ji-mno-bran-ch") , adj. Terme de zoologie. Dont les branchies sont à nu.

— ÊTYM. Gymno...., et broncWe.

t GVi-MNOCARPE (ji-mno-kar-p'), adj. Terme de botanique. Dont le fruit n'est attaché à aucun organe accessoire. || Champignons gymnocarpes, les champignons dont les corpuscules reproducteurs sontplacés extérieurement.

— ÊTYM. Gymno...., et xapito;, fruit.

t GYMNOCARPIEN, lENNE (ji-mno-kar-piin, plèn'), adj. Terme de botanique. Synonyme de gymnocarpe.

tGYMNOCACLE (ji-mno-kô-l'), adj. Terme de botanique. Dont la tige est nue, sans feuilles.

— ÊTYM. Gymno...., et xau>è;, tige.

t GYMNOCÉPHALE (ji-mno-sé-fa-l'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tète nue, sans poils et sans plumes.

— ÊTYM. Gymno...., et xe?oX9|, tête.

+ GYMNOCOCHLYDE (ji-mno-ko-kli-d'), adj.

Terme de zoologie. Se dit des mollusques qui ont leur coquille à l'extérieur du corps.

— ÊTYM. Gymno...., et xo^Xù;, coquille.

+ GYMNODERMATE (ji-mno-dèr-ma-f) ou GYM- NODERME (ji-mno-dèr-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la peau nue.

— ÉTYM. Gymno...., et derme.

t GYMNODONTE Cji-mno-don-t'), adj. Terme de zoologie. Qui a les dents à nu.

— ÊTYM. Gymno...., et ôôoù;, dent.

t GYMNOGOMPUES (ji-mno-gon-f), s. m. pi. Famille d'animalcules infusoires rotifères dont les dents ne tiennent à la mâchoire que par leur base.

— ÉTYM. Gymno...., et yô|xçoç, clou.

t GYMNOGYNE (ji-mno-ji-n'), adj. Terme de botanique. Dont l'ovaire est à nu, dont le pistil n'est point enveloppé par une corolle.

— ÉTYM Gymno...., etywri, femelle, pistil.

t GYMNOPÉDIE (ji-mno-pé-die) , s. f. Terme d'antiquité. Danse en usage à Lacédémone et exécutée pour une fête annuelle par une troupe d'hommes et d'enl'ants nus qui chantaient des hymnes composés à cet effet.

— ÉTYM. ru(j.vo7taiSia, de yuixvàî, nu, et naï;, enfant.

t GYMNOPHIDE (j' -nmo-fi-d'), adj. Terme de zoologie. Se dit de serpents à peau nue, lisse et visqueuse.

— ÉTYM. Gymno...., et içii;, serpent.

t GYMNOPODE (]i-mno-pû-d'), adj. Terme didactique. Qui a les pieds nus. || S. m. pi. Famille de reptiles chéloniens.

— ÉTY.M. Gymno...., etitoù«, noSôi, pied.

t GYMNOPOME (ji-mno-po-m') , adj. Terme d'ichthyologie. Qui a les opercules nus. ||S. m. pi. Famille de poissons osseux.

— ÉTYM. Gymno...., et mSiia, opercule.

t GYMNOPTÈRE Oi-mno-ptè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes nues, sans étuis ni écailles. Il S. m. pi. Les ijjmaoptères, section de la classe

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