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dpme» éw dépêches dans l'empire romain, de *ifrof.o;, courrier, lequel esl un mot persan (voy. ange). Schcl' r approure cette étymoingie ; liiez la conteste; et CheTallot cherche l'origine de Aangar dans l'allemand hangen, être suspendu. L'élymologie de du Catige rrîstc très-vraisemblable; cependant, en des textes du quinzième siècle, on le trouve écrit hanf/ardum, hangardium.
t HANICROCUE (a-ni-kro-ch'), ». f. Ancienne orthographe d'anicroche (voy. ce mot) .
— ETYM. La hanicroche était une sorte d'arme; le mot semble foimé do hane, sorte de crochet, et croche: Crochrs hanes, dit E. Deschamps, édit. chapelet, p. îH , pour retirer de dessus le feu les pots, les chaudrons. Il faut corriger en ce sens ce qui est dit à l'étymologie d'ont'crocfte. L'origine de hane est inconnue.
t RANIFITE (ha-ni-fl-f), i. f. Celui qui appartient à la plus ancienne des quatre sectes réputées sunnites ou orthodoxes dans la religion musulmane: elle tire son nom de son fondateur Abou- Hanifah al-nouman, surnommé l'iman illustre.
HANNETON (ha-ne-ton ; \'h est aspirée, dit Chifflet, Gramm. p. 330; Palsgrave le dit aussi pour le XVI' siècle), t. m. || 1" Insecte de la famille des coléoptères, qui parait au printemps, melolontha vulgarit. On amassera vos dépouilles, comme on amasse une multitude de hannetons, dont on remplit les fosses entières, SACi, Bible, Isaie, xxxiii, 4. Au temps des guerres de relig'on, il a couru contre les huguenots une chanson où ils étaient représentés comme des hannetons, sorte de plaie d'Egypte; cette chanson est rapportée au t. xvil* du Magatin pittoresque, p. «93. || Familièrement. Il est étourdi comme un hanneton, se dit d'un homme très-étourdi ; locution tirée probablement de ce que le hanneton, en volant, se cogne contre les obstacles et tombe. Plus étourdi de peur que n'est un hanneton , réonier, Sal. xvi. Si Montrcuil n'était pas douze fois plus étourdi qu'un hanneton, vous verriez bien que je ne vous ai fait aucune malice, sKv. à ménage, (658. || Fig. Un hanneton, un étourdi. Son beau-fils était un petit hanneton, grand dissipateur, qui jouait volontiers, qui perdait tant qu'on voulait, mais qui ne payait pas de même, hamilt. Gramm. ». ||2°En passementerie, soucis d'hanneton, franges qui portent de petites houppes imitant les deux cornes de cet insecte. L'Académie dit que, dans cette locution, \'h n'est pas aspirée.
— IIIST. xu* s. Corsolz li dist deus moz par contençon : Ahi, Guillaume, comme as cuer de félon! Ne valent mes ti cop un haneton, it coronemeii» ioot/s, v. 1060. Ilxui' s. Bcax fils, [jej ne pris un henncton Losange n'amor de bricon, Fabi. mss. de St Germain, f 3, dans laci'RNE. Dieux dit ce et comanda, et vint lengouste et hanetons de cui n'estoit nombres, Psautier, f° 4 27. Iceste tempeste de langoustes et do hennetons, ib. || xv s. Le.s atours de femmes que l'on apeloit hanetons [sorte de coiffure], Hist. litt. de la France, t. xxm, p. 249. Il xvr s. Si ce sont hannetons ou coussons qui par leur grosseur se laissent voir, o. ne sehres, 136.
— ÉTVM. Dérivé, d'après Dicz, de l'allemand Hahn, nom du hanneton en quelques provinces, proprement coq. Cette étyniologie est très-vraisemblable. Mabn a indiqué une dénomination trèssemblable du hanneton en anglais : cnck-chafer, de eock, coq, et chafer, scaral)ee. Génin a confondu anelon, qui veut dire un jeune canard, avec haneton, qui s'est toujours écrit avec une h et qui a un tout autre sens; l'étymologie qu'il en tire est sans valeur.
tHANNETOSER (ha-ne-to-né),». O. Terme rural. Secouer les arbres pour faire tomber les hannetons.
— ÊTVM. Hanneton.
t HANNON (ha-non), ». m. Nom vulgaire de plusieurs pétoncles.
— HIST. XIV* s. Hanons au cive ou cuiz en eve, Bibl. des ch. 6* série, t. i, p. -223.
i UANOCARD ou UANOCART (ha-nou-ar), ».
m. Num des anciens officiers porteurs du grenier à
sel i Paris Jurés crieurs de corps ; chargeurs de
bois; mesureurs, hanouarts, briseurs et courtiers de sel.... Édit, juillet i68i. Quand je vois les hanouards ou porteurs de sel, je me rappelle qu'ils avaient le privilège de porter sur leurs épaules les corps des rois jusqu'à la prochaine croix de Saint- Denis, MERCIER, Tableau de Parit, Porteurs de sel.
— HIST. xv s. Et estoit ledit corps porté en une litière par les henouars de Paris, jsan de troves, Chronique, <««<.
— ETYM. On donne une étymologie celtique à ee mot : bas-breton, hnlennour, marchand de sel;
kimry, halemer; du bas-breton ou kimry, heUen, sel.
UANSCRIT (hanskri), ». m. Voy. sansout. On
ne Jit plus hanscrit.
t. HANSE (ban-s'; quelques-uns écrivent anse, dit l'Académie; mais cette orthographe est mauvaise), ». f. Il 1* Hanse tcutonique, ou, simplement, hanse, confédération de plusieurs villes d'Allemagne et du Nord, qui étaient unies pour le commerce. Il 2* Durant le moyen Age, en France, nom de corporations de méiiers.
— HIST. XV* s. L'umble supplication des maistres et pescheurs hansez de nostre ville de Mente.... ont accoustumé les dits supplians de recevoir à la dite hanse gens convenables, non blâmez ne diffamez, Ordonn. sept. M84.
— ÉTYM. Ane. haut-allem. hanta, troupe, compagnie.
t 2. HANSE (han-s'),». f. Le corps d'une épingle avant que la tête y soit mise. || Coupeur de hanses, ouvrier qui coupe par le milieu un tronçon à deux pointes destiné à former deux épingles. || On trouve aussi hause.
— ETYM. Uauie ne s'entend pas; mais hanse peut s'expliquer par anse, indûment aspiré, ce corps d'épingle pouvant être considéré comme une anse.
UANSÊATIQUE (an-sé-a-ti-k' ; quelques-uns écrivent anséatique, dit l'Académie; le fait est que, bien que ITisoit aspirée dans hanse, l'usage la supprime dans hanseatique) , adj. Il se dit des villes qui faisaient partie de la hanse teutonique. Hambourg est une ville hanséatique.
HANSIËRE (han-siè-r'), ». f. Terme de marine.
Voy. BAU.S.HIÈRE.
HANTÉ, ÉE (han-té, tée), part, passé de hanter. Pour revenir à ce que nous disions, Hcbrus est un fleuve délicieux, mais peu hanté et peu connu du vulgaire, voix. Lett. 183. || Par extension et par imitation d'un anglicisme {Ihis house is hauiUed, il y a des revenants dans cette maison). Fréquenté par les esprits ou parles fées. Maison hantée. Bois hanté.
HANTER (han-té), v. a. \\ 1° Visiter souvent, en parlant soit des lieux, soit des personnes. Ce n'est pas grand effort de hanter sans querelle Des esprits doux, des gens de bien, corn. Imit. u, 3. Soit qu'elles fussent des oiseaux Hantant la terre ou bien les eaux, scahron, Virg. lu. Je hante les palais, je m'assieds à ta table, la font. Fabl. iv, 3. Quatre animaux divers, le chat grippe-fromage, 'Triste oiseau le hibou, ronge-maille le rat, Dame belette au long corsage. Toutes gens d'esprit scélérat. Hantaient le tronc pourri d'un pin vieux et sauvage, m. ib. viii, 22. Comme une autre Diane elle hante les bois, mol. Princ. d'Él. i, t. Je ne remarque point qu'il hante les églises, m. Tart. u, 2. Elle lit Rodriguez, fait l'oraison mentale, Va pour les malheureux quêter dans les maisons. Hante les hôpitaux, visite les prisons, boil. Sot. x. La mauvaise compagnie qu'elle hantait, hamilt. Gramm. tu. Il n'est pas connaissable depuis qu'il me hante, recnahd, Retour impr. fl. Peu hanter nos seigneurs les sots, VOLT. Épit. 60. Il Fig. Dieu ne fit la sagesse Pour les cerveaux qui hantent les neuf sœurs, la font. Cloch. Nos âmes réunies Hantent les mêmes bords, vivent des mêmes vies, lamart. Joe. VI, 2-20. Il i° V.n. U hante en mauvais lieux : gardez-vous de cela; Non, si j'étais de vous, je le planterais là, hég.nier, Soi. xiii Pourquoi, surtout depuis un certain temps. Ne saurait-il souffrir qu'aucun hante céans? mol. Tart. i, '. || 3° Se hanter, V. réft. Se voir, se visiter réciproquement. Il Proverbes. Dis-moi qui tu hantes , je te dirai qui tu es, c'est-à-dire on juge aisément des mœurs (l'une personne par sa société habituelle. || Cet homme a hanté les foires, a bien hanté les foires, c'est-à-dire c'est un vieux routier, c'est un homme qui a beaucoup d'expérience.
— HIST. xii* s. Hanter les ordeez (»ervire tmmunditiis], Riiis, p. 422. E tis pères ad mult guerre hantée, e ne demurrad pasod [avec] ses cumpaignuns, ib. 182. Les seraines [sirènes] en la mer hantent, 0ru(, i, p. 37. Il xiii* s. Car qui oiseus bante autrui table, Lobierrcs [flatteur] est, et sert de fables, la llose, n&26. U est bon c'en se gart de trere [tirer de l'arc] es lix [lieux] qui sunt hanté de gent, bbaum. LXix, 3. ...ele [la forêt] estoit hisdouse [hideuse]; La disme part n'en ert [était] antce, Parlonop. v. 616. Michelez [un malade), einsi délivre el premier jour, demiira à Saint Denis et hanta ledit tombel [de saint Louis] par neuf jours, Miracles St Lnys, p. )7ï. Il XIV* s. Il [le cerveau] est officiai, car il hante l'office du sens et du movement, H. de hon- DBViLLK, f^ 45, ver»o. Pour ce qu'il (le cerveau]
FAP
peust soufisanment toutes les actions faire et hanter
in. ih. Que les hommes se hantassent et appreisseni à traire en arcs et en arbalestes, Chr. fr. mss. p. i, dans LACL'KNE. Adonc li dist Bertran . qui vous fait ci hanter T C'est pour moi espier et aux Engloiz livrer? Cu«»c(. «370. Car qui hante les bons à honor vient tous dis, Et qui les cbetis suit, tout adez est chetis, t6. 806. {| xv* g. Je vour prie que vous me menez parmi vostre pays et parmi chemins non hantes, en Angleterre, froiss li, il, 13«. Bon vin qui nous fais rire et hanter nos amis, Je te tiendrai toujour ce (jue je t'ai promis, basselir, xix Au saillir de mon enfance et en l'aage de |)Ouvoii monter à cheval, je hantay à Liste vers le duc Charles de Bourgongne, comm. i, i. Bruges oA hantent toutes nations.... m. ib. Hz allèrent au lieu où hantoit cet ours, in. iv, 3. || xvr s. Hanter mauvaise compagnie, mont, i, 274. n l'excommunie, commandant à chacun de ne parler ni hanter avec lui, SLF.iDAN, p. 27. Il ne hantoit en leur part aucune navire pour y traffiquer, amtot, Lyc. 4. Hz hantoient familièrement ensemble comme cousins germains, ID. Publ. 6. Ceste façon de rechercher leur» meurs, et escrire leurs vies, me semble proprcMenl un hanter familièrement et fréquenter avec culx, ID. P. £m. t. Hantez les boiteux, vous clocherez, hantez les chiens, vous aurez des puces, hoel du- PAIL, Cont. dEulrap. ch. xix.
— ETYM. Angl. 10 haunt ; allem. hantieren; dan. hantere. Origine très-controversée. Diez regarde liautieren comme venu du français, et pense que hanter est un mot introduit par les Normands dans le français (ce qui est tout à fait hypothétique), et qu'il vient de l'ancien Scandinave heintta (de h<>tHi, chez soi), désirer un objet perdu ou absent. Scheller y verrait le verbe fictif hamitare, dérive du baslatin hamus, hameau, dérive aussi du germanique /letm , demeure. Hanterai, en outre, dans l'ancienne langue, un sens de exercer, pratiquer, qui fait songer Chevallet à l'allemand Hanl ou Hand, main (Le mire de legier bantement, le chirurgien qui a de l'habileté de main, H. de moxdeville, I^ 3ï). Comme le sens de hanter est celui du latin versari au propre et au figuré, le kimrj- et le ba.s-hreton Itent, chemin, qui convient pour la forme, pourrait aussi par détournement avoir fourni le sens de t!er»an'. Mais, après avoir passé tout cela en revue, ce qui reste de plus probable, c'est l'étymologie anciennement proposée du latin habitare, habiter; le sens est bon, la forme aussi : car Itabïtare, devenant haitare, a pris facilement une nasale, et, dérivant de habere, a eu dans la latinité et a pu avoir dans le français le sens de avoir souvent.
■f UANTECU (han-teur), ». m. Celui qui hante. Le voilà [un centenaire, le hbraire Bossange] qui causait avec l'élégance et la grâce d'un hauteur ds Versailles ou de Trianon, i. jàkin, /. des DébaU, 6 nov. (885.
HANTISE (han-ti-z'), ». f. Action de hanter; commerce familier. Éraste, amoureux de Mélite, la fait connaître à son ami Tircis, et, devenu puis après jaloux de leur hantise.... coim. Mélite, Argument. Il ne sera point dit qu'une longue hantise Chez moi vous fera prendre aucun droit de maîtrise, BAUTEBOCHE, Bourg, de quai, v, 2. Isabelle pourrait perdre dans ces hantises Les semences d'honneur qu'avec nous elle a prises, mol. Éc. des mar. i, 4.
— HIST. IV* s. La hantise fait l'amour, ki oiss. ii, m, 40. En ce temps, messire Jacques de Harcourt, qui se tenoitau Crotoy et faisoit guerre aux Anglois, s'abstint fort d'avoir hantise de communication avec le duc de Bourgogne, honstr. i, 254. Il se pourra assez apercevoir, s'il n'est pas trop beste, que sa hantise continuelle ne lui plait pas, louis xi, A'our. LU. Il XVI* s. Evperieuce et hantise du monde, charron. Sagesse, p. 4 70, dans lacurne. Sa hantise [du souverain] soit rare ; car beaucoup se monstrer et se communiquer ravalle la majesté , id. ib. p. 409.
— ETYM. Hanter. L'ancienne langue disait hanl (hant de femme, ilot», p. 8»), et hantin (haiitins de gelines et de poussins, Ren. (3U2i).
t HAPHÉMÉTRIQUK (a-fé-mé tri-k"), adj. Terme de physiologie et de médecine. Qui sert à mesurer la sensibilité tactile, soit normale, soit altérée. Compas haphémétrique, instrument destiné à cet usage.
— Ktv.m 'Açri, tact, et (liriiov, mesure.
t UAl'LOl'ÉTALE (a-plo-pé-U-l'), od;. Terme d» botanique. Dont la corolle est simple ou foiméê d'un seul pétale.
— ETYM. 'AtiX&oc, simple, et pétale.
t HAPPANT, ANTE (lia-pan, pan-f), ad}. Qui happe ou s'attache à la langue, comme par eieapie l'alumine.