‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 386 sur 388 · HYG · texte numérisé non relu

HYG

t HVGIÊNIODEMENT ( i-jlé-ni-ke-man ) , adr.

Conformément aux principes rie l'hygiène.

t HYGIÉNISTE (i-jié-ni-st'), ». m. Médecin qui s'occupe d'hygiène.

t HYGIOCÉRAME (i-ji-o-sé-ra-m"), s. m. Poterie dans la couverture de laquelle il n'entre aucune substance nuisible à la santé-

— ÉTYM. 'TyiVic, sain, et xipajjio;, poterie.

t HYGIOI.OGIE (i-ji-o-lo-jie), s. f. Histoire de la santé, c'est-à-dire des actes normaux de l'économie.

—ÉTYM. Tfc^;, sain, et Xôto;, doctrine.

f HYGRO.... préfixe qui signifie humide et vient du grec O-cpôî- Curtius y rattache le sanscrit ug, d'où uksha, arroser, et même le latin humor, pour hugmor.

t HYGROBATES (i-gro-ba-f), ». m. pi. Terme d'ornithologie. Famille de l'ordre des échassiers, comprenant les oiseaux auxquels leurs longues jambes permettent de marcher dans l'eau.

— ÉTYM. Hygro...., et pàtin;, qui va, de paiveiv, aller.

t HYGROBIE (i-gro-bie) , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans l'eau.

— ÉTYM. Hygro et pto;, vie.

t HYGROBIÉES (i-gro-bi-ée), t. f. pi. Terme de botanique. Nom d'une famille de plantes séparée des onagrariées.

t UYGROBLÉPHARIQUE (i-gro-blé-fa-ri-k'), adj. Terme d'anatomie. Conduits hygroblé|ihariques, conduits excréteurs de la glande lacrjmale. || Orifices hygrobléphariques, orifices par lesquels ces conduits versent les larmes au-dessous de la paupière supérieure.

— ÉTYM. Hygro...., et pXéçapov, paupière.

t HYGROCOLLYRE (i-gro-kol-li-r'), ». m. Terme de médecine. Collyre liquide.

— ÉTYM. Hi/gro...., et collyre.

t HYGROLOGIE (i-gro-lo-jie), s. f. || 1° Terme didactique. Histoire de l'eau ; traité sur l'eau et les fluides. Il 2" Terme de médecine. Traité sur les fluides du corps humain.

— ÉTYM. Hygro.... et Xôyo;, traité.

t HYGROMA (i-grô-ma) et HYGROME (i-grôm'), ». m. Terme de chirurgie. Hydropisie des bourses mu(|ueuses sous-cutanées, particulièrement au genou, devant la rotule.

— ÉTYM. 'tYpoç, humide, liquide.

HYGROMÈTRE (i-gro-mè-tr'j, ». m. Instrument

de physique qui sert à mesurer le degré d'humidité atmosphérique. Il y a deux sortes d'hygromètres : l'un qui accuse l'humidité sensible, tel est l'hygromètre de Saussure ; l'autre qui fait connaître la quantité d'eau contenue dans l'air, lors même qu'il semble absolument sec, tel est celui de Daniell. Il Par extension. L'hygromètre le plus simple et le plus approprié pour juger de l'humidité de l'air de ces sortes de fours [où l'on fait éclore des œufs], c'est un œuf froid qu'on y introduit et qu'on y tient pendant quelque temps lorsque le juste degré de chaleur y est établi, buff. Ois. t. ni, p. 129.

— ÉTYM. Hygro et mètre, mesure.

t HYGRO.MÉTRICITÉ (i-gro-mé-tri-si-té). s. f. Qualité de ce qui est hygrométrique; propriété qu'offrent les solides de s'imbiber des liquides avec lesquels ils se trouvent en contact.

— ÉTYM. Hygrométrique.

HYGROMÉTRIE (i-gro-mé-trie), ». f. Partie de

la physique qui s'occupe de déterminer l'état d'humidité de l'air, la quantité d'eau en vapeur conlenue dans l'air ou dans un gaz quelconque.

— ÉTYM. Hygromètre.

HYGROMÉTRIQUE (i-gro-mé-tri-k'), adj. Qui est

sensible aux changementsd'humidité de l'air. || Substances hygrométri(iues, substances susceptibles d'éprouver des changements proportionnés aux divers degrés de l'humidité de l'air atmosphérique. Il Etat hygrométrique, quantité plus ou moins conï'idérable de vapeur aqueuse qu'un corps contient.

— ÊTYM. Hygromètre.

t HYGROMÉTRIQUEMENT (i- gro-mé- tri-keman), adv. D'une manière hygrométrique.

— ÉTYM. Hygrométrique, et le suffixe ment.

] HYGROPHOBIE (i-gro-fo-bie), s. /. Terme de médecine. Aversion des liquides.

— ÉTYM. Hygro...., et çoêo:, crainte.

t HYGROPUTUALMIQUE (i-gro-ftal-mi-k"), adj. Terme de physiologie. Qui sert à humecter l'œil.

— ÉTYM. Hi/gro ... , et 096aX|jè5, oeil.

t HYGRORNlTHES{i-gror-ni-t'), ». m. p«. Terme de zoologie. Ordre d'oiseaux vivant dans l'eau.

— ÉTYM. Hygro...., et êpviç, oiseau.

fHYGROSCOPli (i-gro-sko-p',, ». m. Terme de

HYM

•uns

physique. Instrument propre à faire oonnattre l'existence de la vapeur d'eau dans l'air.

— ÉTYM. Hygrn et oxoittïv, examiner.

t HYGROSCOPICITÉ (i-gro-sko-pi-si-té), .?. f. Propriété d'être hïgrosccpique, d'indiquer l'humidité.

t HYGROSCOPIE (i-gro-sko-pie), ». f. Emploi de l'hygroscope.

t HYGROSCOPIQUE (i-gro-sVo-pi-k'), adj. Qui a rapport à l'h ygroscopie. Observations hygroscopiques.

t HYLARCIIIQUE (i-lar-cld-k'), adj. m. Esprit hylarchique, esprit universel qui, selon quelquor philosophes, régit la matière première.

— ÉTYM. 'ID.Ti, matière, et op/.n», régir.

t HYLÉ (i-lé), s. f. Terme philosophique employé quelquefois pour designer la matière première.

— ÉTYM. "n.Yi, matière.

t HYLÉ.MIDE (i-lé-mi-d'), adj. Terme d'entomologie. Insectes hylémides, insectes diptères qui vivent dans les taillis et les haies.

— ÉTYM. lr>ri, bois, taillis.

t HYLOBATRACIEN, lENNE ( i-lo-ba-tra-siin , siè-n'), fldj. Terme de zoologie. Se dit de reptiles batraciens qui vivent dans les taillis.

— ÊTYM "Diifi, bois, taillis, et batracien.

t HYLOBIENS(i-lo-bi-in),s. tn. Nom grec de certains philosophes indiens qui, vivant solitaires dans les bois, s'y livrent à la contemplation.

— ÉTYM. 'n-ri, bois, et pio;, vie.

t IIYLOGÉNIE (i-lo-jé-nie), ». f. Formation de la matière.

— ÉTYM. Tt.n, matière, et le suffixe génie.

t HYLOTO.MES (i-lo-to-m'), s. m. pi. Terme d'entomologie. Genre d'hyménoptères qui, à l'aide d'une tarière en forme de scie, pratiquent des entailles dans le bois pour y déposer leurs œufs.

— ÉTYM. "TD.ïi, bois, etTO(iT|, section.

t HYLOZOÏSME (i-lo-zo-i-sm'), ». m. Système philosophique qui attribue à la matière une vie primitive et inhérente,

— ÉTYM. 'IQr], matière, et Cwetv, vivre.

<. HYMEN (i-mèn', d'après l'Académie et Chifflet au XVII* siècle qui veulent qu'on pronopce l'n; d'autres prononcent i-min; les deux prononciations sont usitées; les poètes le font rimer avec des rimes en tn ou en ain), ». m. || 1" Nom de la divinité païenne qui présidait aux noces ! > 2° Par extension et dans le langage poétique ou élevé, mariage, union conjugale. L'hymen qui nous attache en une autre famille, corn. Hor. m, 4. Les flambeaux de l'hymen viennent de s'allumer, id. Poly. 1, t. Je ne demande plus d'oii partait ce dédain, Quand j'ai voulu vous faire un hymen de ma main, id. D. Sanche, rr, 6. L'hymen sur un époux donne quelque puissance, ip. Othon, m, 4. J'ai vu beaucoup d'hymens, aucuns d'eux ne me tentent, la font. Fabl. vu, 2. Comme il a volonté.... De me déterminer à l'hymen d'Hippolyte, mol. l'Êt. 11, 9. Chercher dans l'hymen d'une douce et sage personne la consolation de quelque nouvelle famille, m. l'Av. V, 6. Ainsi que ses chagrins, l'hymen a ses plaisirs, boil. Sal. x. Jamais hymen formé sous le plus noir auspice De l'hymen que je crains n'égala le supplice, hac. Mithr. i, 2. L'hymen n'est pas toujours entouré de flambeaux, id. Phèdre v, 1 . Enfin l'hymen est fait, je suis dans l'esclavage, volt. Scythes, m, 4. Et l'hymen le plus doux est toujours une chaîne, collin d'harleviile, Chdt. en Espagne, II, 3. Plus loin on voit un cirque et le peuple romain. Des Sabines en pleurs l'involontaire hymen, DiiLiLLE, En. VIII. Il Les fruits de l'hymen, les enfants. Il Fig. Toute l'année n'est qu'un heureux hymen du printemps et de l'automne, qui semblent se donner la main, fén. Tél. viii. Et la rose et le lis, qu'uu doux hymen assemble, Animent son beau teint, y confondent ensemble Leur coloris vermeil et leur vive blancheur, baoub-lorm. Jér. diliv. vi. La terre, après tant de désastres. Forme avec le ciel un hymen. Et la loi qui régit les astres Donne la paix au genre humain, bérang. Fou». || 3° Jeu ds l'hymen, jeu analogue au jeu de l'oie.

— ÉTYM. Lat. Hymen, de 'T"iiriv, dieu du mariage (mot qui, en grec, ne se trouve que dans la locution 0|ji9|v OpLÉvatoc), et chant de mariage. Parmi les étymologistes, les uns le rattachent à Oiiriv, membrane, ce qui est peu probable, \ei autres à ûjivoç, hymne.

2. HY.MEN (i-min et aussi i-mèn'), ». m. Terme d'anatomie. Repli membraneux qui, chez les vierges, se trouve ordinairement à l'entrée du vagin. || Terme de botanique. Petite peau qui enveloppe le bouton des fleurs et qui se sépare lors de l'épanouissement.

— HIST. XVI* s. Celle tunique que l'on appelle hymen ou paimicule virginal, pare, i, 34. Ils cuident

Il Y M

qu'il n'y a nulle vierge qui n'aye la<lile hymen, qui est la porte virginale, mais ils s'abusenl, ». xviu,

ÉTYM. 'ITMv, membrane, que 1 on tire d un

radical <i, qui se trouve dan» le latin luere, coudre, et dans Ofoc, tissu.

HYMlîNÉE (i-mé-née), t, m. || t' Nom de la divinit» païenne qui présidait aux mariattea. Hyménée et l'Amour, par des désirs constants. Avaient uni leurs cœurs dès leur plus doux printemps, la font. Phil. etBaucii. \\ 2" Mariage, union conjugale. Mais après l'hyménée ils [les hommes] sont rois à leur tour, CORN. Poly. i, 3. Et ne savez-vou» pas qu'il est des byménées Que font sans nous au ciel les belles destinées? ID. Pulchir. v, 6. Avant qu'on eût conclu ce faul hyménée, rac. Andr. v, i. [Lisette] Qui des chaînes de l'hyménée Veut charger mes bras caressants, bébang. Indip.

— ÊTYM. 'ITiiÉvaio;, chant de mariage, dieu du mariage, dérivé de û|A:fiv, hymen t.

t HVMÊNCLYTRE ji-mé-né-li-tr') , ac^. Terme d'entomologie. Qui a les élytres membraneux.

— ÊTYM. Hymen 2, et tlytre.

+ HYMÉNION (1-mé-ni-on) ou IIYMÊNICM (i-méni-om'), J. m. Terme de botanique. Couche membraneuse superficielle portant les organes de la fructification dans les champignons.

— f.TYM. Hymen 2.

•f-UYMÉNOCjlRPE (i-mé-no-kar-p'), adj. Terme de botanique. Qui a le fruit membraneux.

— F.TYM. Hymen 'i, et xapTto;, fruit.

t HYMÉNOGRAPUIE (imé-no-gra-fie) , s. f. Terme d'analomie. Description des membranes.

— ÊTYM. Hymen 2, et f piçsi", décrire.

t HYMÉNOLÉPIDOPTËRE (i- mé- no-lé-pi-doptè-r') , adj. Terme de zoologie. Insectes hyménolépidoptères, insectes qui ont des ailes membraneuses et couvertes d'une poussière écailleuse.

— ÊTYM. Hymen 2,)iei5i;, écaille, et Tttepov, aile, f HYMÉNOLOGIE (i-mé-no-lo-gie), s. f. Traité

des membranes.

— KTYM. Hymen 2, et Aoyoç, ti-aité.

t HYMÉNOMYCES (i-mé-no-mi-s') ou HYMÉNO- MYCÈTES (i-mé-no-mi-sè-t'),ï. m. pi. Ordre de champignons qui ont un hyménium.

— ÊTYM. Hymen 2, et (iOxii;, champignon.

t HYMÉNOPHORE (i-mé-no-fo-r'), s. m. Terme de botanique. Partie du champignon qui supporte l'hyménium.

— ÊTYM. Hymen 2, et fopoç, qui porte.

+ HYMÉNOPIIYLLÉES (i mé-no-fil-lée), s.f. pi. Terme de botanique. Nom d'une tribu de la classe des fougùres.

— ÊTYM. Hymen 2, et fOUov, feuille.

t HYMÉNOPOrtE (i-mé-no-po-d'), adj. Terme de zoologie. Oiseaux hyménopodes, oiseaux qui ont les doigts à moitié réunis par une membrane.

— ÊTYM. Hymen 2, et itoùs, pied.

HYMÉNOPTÈRES (i-mé-no-ptè-r"), s. m. pt.

Terme d'entomologie. Ordre de la classe des insectes, comprenant ceux qui ont quatre ailes membraneuses et nues, telles que les abeilles, les guêpes, les fourmis, etc. || Adj. Insecte hyménoptère.

— ÊTYM. Hymen 2, et itTEpiv, aile.

t HYMÉNOPTÉROI.OGIE (i-mé-no-pté-ro-lo-jie), M, f. Partie de l'entomologie qui traite des hyménoptères.

— ÊTYM. Hyménoptère, et Xéroç, traité.

t HYMÊNORRHIZE (i-mé-no-rri-z'), adj. Terme de botanique. Qui a des racines membraneuses. L'ail hyménorrhize.

— ÊTYM. Hymen 2, et ftÇa, racine.

t HYMF.NOTIIÉCIEN, IENNE (i-mé-no-té-siin, .sic-n') , adj. Terme de botanique. Champignons hytucnothéciens, champignons pi)urvus d'une membrane qui contient les corpuscules reproducteurs.

— ÊTYM. Hymen 2, et 6ir,xri, loge.

t IIYMÉNOTOMIE (i-mé-no-to-mie), s. f. Dissection des membranes.

— ÊTYM. Hymen 2, et Topi:^, dissection.

t HYMNAIUE (i-mné-r*), t. m. Recueil d'hymnes.

— ÊTYM. Hymne.

HYMNE (i- 1 n'), *. m. || !• Cher les anciens, poème en l'honneur des dieux ou des héros. IJ %" Canli(|ue en l'honneur do la divinité. Peuples de toute la terre, poussez vers Dieu des cris d'allégresse ; chantez un hymne à la gloire de son nom, •ît relevez-la par vos louanges, saci. Bible, psaume JT, ». Il 3" En général et poetiqurment, chant. Ces l> -is vont retentir des hymnes du matin, c. delav. ''aria, i, 3. Dans l'hymne de la nature, Seigneur, 'i.»iiue créature Forme k son heure en mesure Un

nvp

son du concert divin, lamabt. Harm. i, 3. ||4"S. f. Terri e de liturgie. Prière en strophes conformes à la prosodie latine, que l'on chante dans l'église. Une belle hymne.

— REM. La distinction qui fait hymne du féminin en parlant des hymnes de l'Eglise, n'« rien qui se justifie, soit dans l'étymologie, soit dans l'historique du mot.

— HIST. xu* s. Bcis sires, entend à l'ureisun de tun serf, et oi le y m ne e la prière que yt te faz, Jloi'î, p. 201. Il XVI' s. Vostre hynne est achevé, je ne vous lou'ray plus, bons. 8*«. Chanter l'hymne du cygne, cotohave.

— ÊTYM. Provenç. hymne; esp. Mmno; Ital. l'nno; du lat. hymnus . qui vient du grec O|j.vo«. Les étymologistes le tirent de OSu>, chanter, bien (|ue u soit long dans ûnvo; et bref dans ûSm. Au contraire, d'après Curtius, û(jivo; est de même racine que iiçitû, tisser, Oçr), ûso;, tissu ; à l'époque reculée où l'écriture était inconnue, la plupart des mots qui servent à indiquer une composition poétique étant empruntés à l'art du tisserand, du constructeur, etc.

t IIYMNIQUE (j-mni-k'), adj. Oui a rapport & l'hymne; qui est du genre de l'hymne.

— ÊTYM. Hymne.

t UYMNOUE (i-mno-d'), s. m. et f. Terme d'antiquité. Celui, celle qui chantait des hymnes dans les solennités religieuses.

ÊTYM. *T(ivi()Ç6:, de <i|ivo;, hymne, et ù8ri, chant.

t HYMNOGRAPUE (i-mno-gra-f), s. m. Auteur qui compose des hymnes. .Santeuil est un de nos meilleurs hymnographes.

t HYMNOGRAPHIE (i-mno-gra-fie), *. f. Genre de poésies qui comprend les hymnes. || Traité bibliographique des hymnes.

— ÊTYM. Hymne, et Ypàçsiv, décrire.

t HYMNOLOGIE (i-mno-lo-jie) , s. /'.Traité sur les hymnes. Il Terme de liturgie. Récitation ou chant des hymnes.

— ÊTYM. Hymne, et >6yoç, discours.

•)• HYMNOLOGCE (i-mno-lo-gh'), *. m. Auteur d'une hymnologie.

t HYO-ÊPIGLOTTIODE (i-o-é-pi-glo-tti-k'), adj. Terme d'analomie. Qui appartient à l'hyoïde et à l'épiglotte. Muscle hyo-épiglotlique, ou, substantivement, l'hyo-épiglottique , muscle impair fixé sur le milieu du corps de l'hyoïde, et s'insérant à la base de l'épiglotte.

— ÊTYM. Hyoïde, et épiglotte.

f HYO-GLOSSE (i-o-glo-s') , s. m. Terme d'analomie. Muscle pair qui s'attache à l'os hyoïde et à la langue.

— ETYM. Hyoïde, et fXSxyijx, langue.

HYOÏDE (i-o-i-d'), adj. Terme d'analomie. L'os

hyoïde, et, substantivement, l'hyoïde, os situé entre la base de la langue et le larynx.

— HIST. XVI' s. La figure de cet os est telle que de la lettre grecque T, au moyen de quoy il est appelle hyoïde, paré, iv, n.

— ÊTYM. I.a lettre grecque u, et eWot, forme.

+ HYOÏDIEN, ENNE (i-o-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'analomie. Oui a rapport à l'os hyoïde.

t UYO-PHARYNGIEN, ENNE ( i-o-fa-rin-jiin , jiè-n'), adj. Terme d'analomie. Qui a rapport à l'hyoïde et au pharynx. Muscle hyo-pharyngien, et, substantivement, l'hyo-pharyngien , le constricteur moyen du pharynx.

— ÊTYM. Hyoïde, et pharyngien.

t HYOSCYAMINE (i-o-ssi-a-mi-n'), t. f. Terme de chimie. Substance découverte dans les semences de la jusquiame {hyoscyamus niger, L.).

— ÊTYM. lat. hynscynmus (voy. jusodiame).

t HYOSPONDYLOTOMIE (i-0-spon-di-lo-to-mie), i. f. Terme de vétérinaire. Ponction des poches gutturales.

— ÊTYM. Hyoïde, onôvîuXoç, vertèbre, et to|ji^, incision.

t HYOSTERNAL (i-o-ster-nal), s. m. Terme d'analomie. Troisième pièce du sternum. || Pièce du sternum des tortues.

— ÊTYM. Hyoïde, et stemal.

f HYP.... ou UYPO.... préfixe qui vient de la préposition grecque ûTtà, et qui signifie sous (voy. sous), et exprime souvent une diminution; il est opposé i hyper...., voy. ce mot.

IIYPALLAGE (i-pal-la-j'), s. f. Terme de grammaire. Figure par la(|uelle on paraît attriliuer à certains mois d'une phrase ce qui appartient à d'autres mots de cette phrase, sans qu'il soit possible de se méprendre au sens. Exemple : Enfoncer son chapeau dans sa tête, pour enfoncer sa tète dans •on chapeau.

HYP

— ÊTYM. TitœJJia-rt, de imi, et iX\éurati<i, changer.

t HYPANTUE (i-pan-f), i. m. Terme de Iwtanique. Partie inférieure du calice. {| Nom donné au mode d'inflorescence que présente le figuier

— ÊTYH. Hyp...., et i-Aoi, fleur.

t HYPANTHÉ, ÉE (i-pan-té, tée), adj. Terme de botanique. Dont le calice et la corolle s'ins^rpot .sous l'ovaire.

— ÊTYM. Hypanthe.

t UYPATE (i-pa-f), t. f. Terme de musique ancienne. La corde la plus grave de la lyre et dei deux tétracordes les plus bas.

— ÊTYM. Tizàrr, la dernière corde.

t HYPER,... préfixe qui représente la préposition grecque ûnèp, et signifie au-iessus, au deli (voy. SUR, prép.) ; il exprime en général l'excès, le plus haut degré ; il est opposé h hypo. Dans le langage chimique, ces deux prépositions portent non sur l'élément exprimé qui les suit, mais sur l'oxygène qui est sous-entendu; ainsi hypnazolique veut dire non qu'il y a moins d'azote, mais moins d'oxygène que dans Vazoliqrte; et hyperchlorique vent dire non qu'il y a plus de chlore, mais plus d'oxygène dans le ehlorique.

t HYPERACUSIE (i-pèr-a-ku-zie) , ». f Terme de médecine. Exaltation de l'ouïe; perception confuse et douloureuse de certains sons, surtout de ceux qui sont élevés et aigus.

— REM. On trouve dans des livres de médecine hypercousie, ce qui est une double faute, a ne pouvant être supprimé, et la diphlhongue ov se rendant en latin et en français par u.

— ÊTYM. Hyper...., et ôxouan, action d'entendre. t HYPERALBD.MINOSE (i-pér-al-bu-mi-nfl-z'),

t. f. Terme de médecine. Augmentation de la quantité d'albumine du sang.

— ÊTYM. Hyper...., et albumine.

HYPERBATE ( i-pèr-ba-l') , t. f. Figure de

grammaire. Inversion. L'hyperbate est un tour particul'er qu'on donne à une période, et qui consiste principalement à faire précéder une proposilion par une autre qui , dans l'ordre naturel, aurait dû la suivre ; par exemple, dans ces vers de Racine : Que, malgré la pitié dont je me sens saisir, Dans le sang d'un enfant je me baigne à loisir {Andr. I, 2), DUCLOS, Gramm. P. R. (Jf'utres, t. ix, p. 210, dans pouGENS. j] Particulièrement. Figure qui consiste à intervertir, à renverser brusquement l'ordre naturel du discours pour exprimer une violente aiïeclion de l'ftme.

— ÊTYM. 'TnépêaTov, de OitÈp, au delà, et Pai(veiv, aller.

IIYPEUROI.E (iper-bo-l'), s. f. \\ i' Figure de rhétorique qui consiste à augmenter ou à diminuer excessivement la vérité des choses pour qu'elle produise plus d'impression. Parlons sans hyperbole et sans plaisanterie , m. Sat, x. Et bientôt vous verrez mille auteurs pointilleux, Pièce à pièce épluchant vos sons et vos paroles. Interdire chei vous l'entrée aux hyperboles, boil. Épilre x. Juvénal, élevé dans les cris de l'école. Poussa jus'iu'k l'excès sa mordante hyperbole, m. Àrl p. 11. L'hyperbole exprime au delà de la vérité pour ramener l'esprit h la mieux connaître, la bruy. i. Les esprits vifs, pleins de feu, et qu'une vaste imagination emporte hors des règles et de la justesse, ue peuvent s'assouvir de l'hyperbole, lu. i. le cynisme des mœurs doit salir la parole. Et la haine du mal enfante l'hyperbole, iiabbikh, ïambes, prvl'igue. Il 8° Terme de mathématique. Courte telle qu'en menant d'un quelconque de ses points des rayons à deux points fixes nommés foyers, la différence de ces rayons est toujours la même; elle est une des section» coniques, celle qui est engendrée par un plan coupant obliquemeni un cône droit, de manière à pouvoir couper aussi un second cône semblable au premier et qui lui seniit opposé; elle es', formée de deux branches indéfiniment ouverte.s Pi se tournant mutuellement leur convexité. Mcola> Mercalor publia en 1068 sa logarithmotechnie, oii il donnait, par une suite ou série infinie, la quadrature de l'hyperbole, pontsn. lieulon. a Hyperbole équilalére, celle dont les axes sont égaux.

— ÊTYM. Lat. hyperbole, de vmpSoXVl, de Onlp, au delà, et p«)),eiv, jeter.

t HYPEUBOLIFOR.ME (i-pèr-bo-li-for-m") , n((). Terme de géométrie. Oui se rapproche de l'hyperbole. Courbes hyperboliformes, nom que des géomètres ont donné à des courbes dont les é<iHations ont une forme analogue k celle de l'hyperbole ordinaire.

— ÊTYM. Hyperbole, et forme.

HYP

HYPERBOLIOCK (i-pfer-l)O-li-k'), adj. || 1° Oui exagère beaucoup. Je dois rejeter tous les doutes de ces jours passés, comme hyperboliques et ridicules, particulièrement cette incertitude si générale louchant le sommeil, que je ne pouvais distinguer de la veille, desc. Médit, vi, 23. Après tout, son français [de Balzac], combien que trop hyperboliijue, est encore meilleur et plus agréable que son latin, GUI PATIN, Lett. t. II, p. 2B. Il 11 se dit des personnes dans le même sens. Homme, personne hyperbolique. Il i° Terme de malliématique. Qui a la forme de l'hyperbole, ou qui dépend de ses propriétés. Figure hyperbolique. Après avoir traversé le verre hyperbolique, desc. Dioplr. 8. Il (Descartes] conclut que les verres elliptiques et hyperboliques sont les meilleurs de tous pour rassembler les rayons, BUFf. l[ist. min. Inlrod. Qiuvres, t. vu, p. 185.

— HEM. J. J. Rousseau a cru, à tort, hyperbolique un mot nouveau et créé par lui : Les louanges hxrperboliques et outrées dont vos deux lettres sont rèm|ilies, Lett. à Mme de Boufflers , '13 mai )706. Le mot est en italiques, et Rousseau dit dans une note : Voici encore un mot pour le dictionnaire; hélas I pour parler de ma destinée, il faudrait un vocabulaire tout nouveau qui n'eût été composé que pour moi.

— HlST. XVI* s. Maintenant il convient parler de meslinges hyperboliques, c'est-à-dire excessifs, que la superstition amis sus, calv. Instit. 4(02.

— RTVM. }lyperbole.

IIYPERBOLIQUE.MENT (i-për-bo-li-ke-man), adv.

Il 1* Avec exagération. Elle est donc belle? — Belle byperboliquement, th. corn. le Berger exiravagant, I, 2. Il 2° Terme de géométrie. Couper un cône byperboliquement, le couper de manière il former une hyperbole.

— f.TYM. Hyperbolique, et le suffixe ment.

t UYFEUBÔLISER (i-pèr-bo-li-zé), V. n. Parler par hyperboles.

— HlST. XVI" s. Quand on vient à contempler îelles fies dames] qu'ils ont tant hyperbolisées (pour user du mot de leur plus riche figure et sans laquelle leur poésie demeure fort seiche), carloix, m, 7.

— ÉTVM. Hyperbole.

t HYPEUBOLISME (i-pèr-bo-li-sm'), s. m. Néologisme. Emploi abusif de l'hyperbole.

— ËTYM. Hyperholiser.

f HYPERBOLOÏDE (i-pèr-bo-lo-i-d") , adj. Terme de géométrie. Qui se rapproche de l'hyperbole. Courbes hyperboloïdes. || S. m. Solide produit par la révolution d'une hyperbole.

— ETYM. Hyperbole, et eISoî, forme.

HYPERBORÉE (i-per-bo-rée), adj. Qui est situé

tout à fait au nord. Peuples hyperborées. Les pâles habit?<its de ces froides contrées, Qu'assiègent de glaçons les mers hyperborées, volt. Henr. vu. Peuples que Dieu fit naître aux portes du sokil. Vous, nations hyperborées, id. Pour et contre. Allons dans cette immense région hyperborée [la Russie], qui était si barbare il y a quatre-vingts lins, et qui est aujourd'hui si éclairée et si invincible, ID. Voyage de la raison.

— ÊTYM. Lat. hyperboreus, de Oit6p6ôpso; , de {MtÈp, au delà, et (iopÉa;, Borée.

UYPERBORÉEN, ENNE (i-pèr-bo-ré-in, è-n'), adj. H 1" Synonyme d'hyperborée. On ne comprit plus sous la dénomination de Scythie que les régions hyperboréennes situées aux extrémités de l'Europe, dider Opin. des anc. philos. (Scythes). Il Plantes hyperboréennes , plantes qui croissent dans des lieux très-froids. || 2° S. m. pi. Les Hyperboreens, nom, chez les Grecs, d'un peuple mythique, vivant dans l'extrême septentrion, aimé d'Apollon, et renommé pour sa piété et son bonheur.

] HYPERCATALECTE (i-pèr-ka-ta-lè-kf), s. m. Terme de prosodie grecque et latine. Vers qui a une syllabe de plus.

ÊTYM. *Tit£pTtxaTa).TixTixà«, de ûitàp, au delà,

et xaToîirxto;, final, de xarà, et X-riyeiv, finir.

t HYPEUCATALECTIQUE (i-pèr-ka-ta-lè-kti-k'), adj. Vers hypercatalectique , synonyme d'hyperca-

■tUYPERCATHARSIE (i-pèr-ka-tor-3ie),s./'. Terme de médecine. Superpurgalion.

— RTYM. 'Tic£pxà6ap(m, de Onàp, au delà, et yaOa'Osiv, purger.

f H YPERCHLORATE (i-pèr-klo-ra-f), S.m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide hyperchlorique avec une base.

— ÊTYM. Hyper...., eictilorate.

t HYPERCHLORIQUE (i-pèr-klo-ri-k"), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un des oxacides du chlore.

— ETYM. Hyper...., et cidorique.

HYP

tHYPEKCBlNlE (i-per-kri-nie) , s. f. Terme de médecine. Augmentation plus ou moins considérable d'une sécrétion.

— ETYM. Hyper et xpiveiv, sécréter, séparer.

t UYPEUCRISE (i-pèr-kri-z'), s. f. Terme de médecine. Crise plus forte qu'on ne l'observe communément.

— ETYM. Hyper...., et crise.

HYPERCRITIQUE (i-pèr-kri-ti-k'), s. m. Censeur

outré, critique qui ne pardonne rien. X nosseigneurs académiques. Nosseigneurs les hypercritiques, Souverains arbitres des mois, ménage, Requête des dictionnaires à l'Académie. L'affiche des comédiens du Petit Bourbon qui marquait qu'après les Précieuses ridicules on devait jouer : Méiiage hypercritique, le faux savant et le pédant coquet, Antimenagiana, p. 1 70. La lettre que vous m'avez fait l'honnrur de m'ccrire, monsieur, doit vous valoir le nom d'hypercritique qu'on donnait à Scaliger ; vous me paraissez bien redoutable, volt. Mérope, Lettre.

— ETYM. Hyper...., et critique.

t HYPEUDIACRISIE (i-pèr-di-a-kri-zie), s. f. Terme de médecine. Sécrétion excessive.

— ETYM. Hyper. .., et Siâxpwji;, sécrétion, de 8ià, et xpîffiç, séparalion.

t ÙYPERUOKIEN (i-pèr-do-ri in), adj. m. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hyperdorien, mode qui était d'une quarte au-dessus du dorien.

— ETYM. Hyper...., et dorien.

t UYPERURAMATIOCE (i-pèr-dra-ma-ti-k') , adj. Trop dramatique, où les moyens dramatiques sont exagérés.

— ETYM. Hyper...., et drame.

HYPËUDULIE (i-per-du-lle), s. f. Terme de théologie. Culte qu'on rend à la sainte Vierge, par opposition à dulie, le culte que l'on rend aux saints. Il Fig. et en plaisantant. La nôtre [famille] se met toujours à l'ombre de vos ailes, et je vous adore du culte d'hyperdulie ; et, si les roués [le Triumvirat\ réussissent, j'irai jusqu'à latrie, volt. Lett. d'Argental, 16 déc. <763.

— ÉTVM. Hyper...., et dulie.

t UYPKRELLIPTIQUE (i - pèr-èl - li - pti - k'), adj. Terme de mathématique. Fonction hyperelliptique ou ultra-elliptique, fonction formée par une intégrale dont la différentielle contient, sous un radical du second degré, un polynôme de degré supérieur au quatrième. Jacobi et Abel ont créé la théorie des fonctions hyperelliptiques.

— ETYM. Hyper...., et elliptique.

\ HYPERÉMIE (i-pèr-é-mie), s. f. Terme de médecine. Surabondance de sang dans une partie quelconque.

— ETYM. Hyper...., et aljjia, sang.

f HYPERÉMIE, ÉE (i-pèr-é-mi-é, ée),port. passé d'hyperémier. Qui est le siège d'une hyperémie.

\ HYPEBÊMIER (i-pèr-é-mi-é), V. a. Produire une hvperémie. |{ S'hyperémier, v. réfl. Devenir hyperémie.

t HYPERENCÉPHALE (i-pèr-an-sé-fa-P), s. m. Terme de tératologie. Nom de monstres qui ont l'encéphale situé en très-grande partie hors de la boîte cérébrale, et au-dessus du crâne.

— KTYM.Hypfr et encéphale.

t HYPERËNCÉPHALIE (i-pèr-an-sé-fa-lie), s. f. Anomalie qui caractérise les bypérencéphales.

t HYPERENCÉPUALIEN, ENNE (i-pèi-an-sé-faliin, liè-n'), adj. Qui a le caractère de l'hyperencéphalie. Monstres hyperencéphaliens.

\ HYPERÊOLIEN (i-pèr-é-o-liin), adj. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode byperéolien, mode qui était d'une quarte au-dessus de l'éolien.

— ETYM. Hyper...., et éolien.

t HYPERESTHÉSIE (i-pèr-è-sté-zie) , s. f. Terme de médecine. Sensibilité excessive et, par cela, douloureuse .

— ETYM. Hyper...., et aiaStiaïc, sens, sensibilité, f UYPERGENÈSE (i-pèr-je-nè-z') , s. f. Terme

de médecine. Altération caractérisée par un excès dans la production des parties constituantes du corps.

— ETYM. Hyper...., et févsijiç, production.

t HYPERGÉNÉTIQUE (i-pèr-jé-né-ti-k'), adj. Qui a rapport à l'hypergeuèse.

f UYPÊRICINÉES (i-pèr-i-si-née), s. f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dicotylédonées polypéiales hypogynes dont l'hypéricon est le type.

f HYPÉRICON (i-pèr-i-kon), s. m. Nom moderae du genre mille-pertuis.

— ETYM. 'VTiÉpixov. L'hypericum de Pline est Vajuga reptans, L.

HYP

t HYTEUIDROSE (i-pèr-inlrô-z'), ». f. Terme d» médecine. Supersecréiion de sueur.

— ETYM. Hyper...., et iSptuç, sueur.

t UYPERLNOSE (i-pèr-i-uô-l'), s. f. Terme de médecine. Augmentation de la quantité de la fibrine.

— ETYM. Hyper etl;, ivè;, fibre.

t HYPERIODATE (i-pèr-i-0-da-t'), s. m. Terme de chimie. Nom générique des sels d'acide hyperiodique.

t HYPERIODIQCE (i-pèr-i-0-di-k'), adj. Terme de chimie. Acide hyperiodique, acide qui contient plus d'oxygène que l'acide iodique.

— ÊTYM. Hyper et l'odique.

t UYPÉRIONIËN (i-pèr-i-o-niin), adj. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hypérionien, mode qui était d'une quarte au-dessus do l'ionien.

— ETYM. Hyper...., et ionien.

t HYPERLYBIEN (i-pèr-li-diin), adj. m. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hypcrlydien, mode qui était d'une quarte au-dessus du lydien.

— ETYM. Hyper...., et lydien.

t HYPERLYMPHIE (i-pèr-lin-fie) , s. f. Terme de médecine. Augmentation, surabondance de la lymphe.

— ETYM. Hyper...., et lymphe.

t HYPERMÈTRE(i-pèr-mè-tr'),i. m. Tenue de prosodie grecque et latine. Vers hexamètre terminé par une syllabe surabondante.

— ETYM. Hyper...., el mètre.

t UYPERMIXOLYDIEN (i-pèr-mi-kso-li-diin) , adj. Terme de musique ancienne. Le plus aigu des modes de la musique grecque. L'opinion qui commence à prévaloir admet treize modes à un demi-ton de distance l'un de l'autre, rangés dans cet ordre en commençant par l'hypodorien qui est le plus grave : hypodorien, si.... hypermixolydien, si (à l'octave du premier), Barthélémy, Anachars. ch. 27.

t HYPEKMYOPIE (i-pèr-mi-o-pie), s. f. Myopie très prononcée.

— ÊTYM. Hyper...., et myopie.

t UYPEROPlE(i-pèr-o-pie), s. /'.Vision d'un objet au delà de l'accommodation naturelle de l'œil, elle est dite ordinairement presbytie. || Hyperopie artificielle, essai de voir un objet au delà de l'accommodation naturelle de l'œil.

— ÊTYM. Hyper...., et wi)/, vue.

i HYPEROSTOSE (i-pér-o-stô-z"), s. f. Terme de médecine. Développement anomal et excessif de certaines parties osseuses.

— ETYM. Hyper...., et octtéov, os.

t HYPEROXYDE (i-pèr-0-ksi-d'), s. m. Terme de chimie. Oxyde qui contient un excès d'oijgène.

— ÊTYM. Hyper...., etoiyde.

t UYPERPURYGIEI^ (i-pèr-fri-jiin), adj. m. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hyperphryuien, mode qui était d'une quarte au-dessus du phrygien.

— ETVM. Uyper et phrygien.

t HYPERPUYSIQUE (i-pf'r-fi-zi-k'), adj. Qui est au delà de la nature, supérieur à la nature. Ce fut pour répondre aux théosophes gnostiques qui troublaient la foi des fidèles de l'Asie Mineure, qu'il [saint Paul] sentit le besoin de s'expliquer sur la nature hyperphysique du Sauveur, Michel Nicolas, lievue german. ("avril 4863, p. 26«.

— ETYM. Hyper...., et physique.

t HYPERPLASIE (i-pèr-pla-zie), s. f. Terme de médecine. Synonyme plus précis d'engorgement.

— ETYM. Hyper...., et itXiai;, formation.

t IIYPEKPLASTIQUE (i-pèr-pla-stik'), odj. Où la plasticité est en excès. Tissu hyperplastique.

t HYPERPRESBVOPIE (i-pèr-prè-sbi-0-pie), s. f. Presbjopie très-prononcée.

— ETYM. Hyper et preshyopie.

t HYPERSAUCOSE (i-pèr-sar-kô-z'), s. f. Terme de médecine. Développement trop rapide et trop considérable des bourgeons charnus d'une plaie.

— HlST. XVI' s. Hypersarcùse ou chair supercroissante, PARÉ, XVI, 40. J . £ u

— ETYM. Hyper...., et oipxMoti; , de oapÇ, chair, f llYPERSONOltE (i-pèr-so-no-r"), adj. Dont la

sonorité est excessive.

— ÊTYM. Mot hybride formé de hyper...., et sonore.

t ÇYPERSONOItlTÉ (i-pèr-so-no-n-te), s. f. Défaut de ce qui est hypeisonore.

t HYPERSTËSE (i-pèr-slè-n'), ». m. Terme de

HYP

minéralogie. Substance dan» laquelle la pyramide •iipérieure des crisUux est terminée par des faces très-étroites.

— KTVM. Hyper...., et aityii, étroit.

tHVPER.STUÉME(i-P*r-slé-nio), s. f. Terme de

médecine. Exaltation des forces qui, dans le système du brownisme, accompagne les maladies gthéiiiqaes.

— ETVM. H\fper....,et oStvoc, force.

t IIVPERSTOMIOUE (i-pèr-slo-mi-k'),(idj. Terme de Ijotanique. Qui s'insère au-dessus de l'urifice du calice.

— KTYM. Ili/per...., et (jTÔ|ia, orifice.

t IIVl'ERSTVLiyUE (i-pèr-stili-k'), adj. Terme de Iwtanique. Qui s'insère au-dessus du style.

— F.TYM. Hyper et slyle.

t UYI'EKSULFCRE (i-pi'r-sul-fu-r'),t. m. Terme de chimie. Sulfure au maximum de soufre.

— ÊTYM. Ilyiier ..., et tulfure.

i HVPERTliVRON (i-pèr-ti-ron), t. m. Terme ri'arcbiteclure ancienne. Ks|icce de table en forme de frise au-dessus du chambranle dans les portes dorii|ues.

— ÊTYM. 'ritépeupov, de iinip, au-dessus, et 6ûpa, portn.

t IIYPERTONIE (i-pèr-to-nie), t. f. Terme de médecine Excès de ton dans les solides organiques.

— ETYM. Hyper...., et ton. s. m.

t HYPERTROPHIE (i-pèr-tro-fic), *. f. Terme de médecine. Accroissement excessif d'un organe eu d'une portion d'organe, sans altération réelle de «a texture intime, hypertrophie du cœur.

— ÊTYM. Hyper...., et Tpoçr,, nourriture, nutrition.

t HYPERTROPHIÉ, ÉE (i-pèr-tro-fi-é, ée), part, passé d'Iiypertrophier. Oui a pris trop d'accroissement, de volume. Le ciiur hypertrophié.

i UYPERTROPIllER (i-pèr-tro-fi-é), t). a. Causer l'hypnrlropbie. Les obstacles à la circulation hypcrtrophient le cœur. {| S'bypertropbier, «. réfl. Devenir hypertrophié.

t UVPERTROPHIODE (i-pèr-tro-fi-k') , adj. Qui «e rapporte à l'hypertrophie.

HYPÈTURE (i-pè-tr'J, s. m. Terme d'architecture. Édifice, temple découvert. || ildj. Temple hypètre.

— ÊTYM. TTcaiôpov, de uni, SOUS, et ai6pa, ciel découvert, de même radical queaî'j^ip (voy. éther)

fHYPIIASME (i-fa-sm'), s. m. Terme de botanique. Portion étalée et floconneuse de certains champignons.

— EiYM.'rça(j|ia, tissu; {if^. V90;, {içâi»; sanscr. vabha, tisseur, radical vabh, tisser; allem. weben, tisser.

+ UYPHÉMIE (i-fé-mie), *. f. Terme de médecine. Diminution du sang.

— ETYM. Tç , Cuti, au-dessous, et ol|jio.

+ HYPUEN (i-fèn'), s. m. Cliez les Grecs, trait en forme a arc renversé indiauant la reunion de deux mots en un seul compose. Comme les anciens ne séparaient pas leurs mots, s'il y avait par exemple antevolans on pouvait croire qu'il y avait fleui mots, on(eet toians; l'hypnen mdiquaitaue c'était un seul mot; il était oppose a la diastole.

— ÊTYM. 'T»'. Û1C0. sous et 8v, un.

t HVPUO.MYCES ti-fo-mi-s'),». m. pi. Terme de botaniijue. Classe de cliampignons renfermant ceux qui ont le tballe lloconneux.

— ETYM. 'Vsii. tissu, et uOxTiç, champignon.

t HVPIIOSPOKES (i-fo-spo-r'), adj. Terme de botanique. Se dit des lichoos qui ont la forme de filaments.

— ETYM. 'Tvh. tissu, filament, et ipore.

•t UYPN...., UYPNO...., premier membre d'ur certain nombre de composés qui signilie sommeil, du grec ûnvo;, représentant exactemeut le lat topntis, tomnus, le sanscr. siapna, radical svap, dormir.

t nVPNAGOGIQUE (i-pna-go-jik'), adj. Qui conault au sommeil. || HaMucinations hypnugoglques, visions que l'oir a lorsque, moitié éveillé, moitié endormi, on est près d'entrer dans le sommeil.

— ÊTYM. Tirvo;, sommeil, et&Y^Ti^i I"' amène. fHYPNIATRE (i-pni-a-tr') , t. m. Somnambule

qui, dans le sommeil magnétique, prescrit des remèdes à lui-même ou aux autres.

— ÊTYM.Titvo;. sommeil, et iarpè;, médecin.

+ IIYPM.VTRIE (i-pni-a-tiie), s. f. Traitement des maL-idie-^ par un bjpni.itie.

I UVPNOBATE (i-pno-ba-f), ». m. Synonyme ^eu usité (le .somnambule.

— ETYM. Tnvot, lommeil, et ^aiveiv, marcher.

HYP

t HYPNOBATftSE (i-pno-ba-tè-i'), ». f. Synonyme peu usité (le somnambulisme.

— ETYM. Ilypnobale.

t HYPNOBLEPSIB (i-pno-blè-psie),*.^. Somnambulisme lucide.

— ÊTYM. 'ITitvo;, sommeil, et pXéTteiv, voir.

t HYPNOGRAPHIE (i-pno-gra-fie), s. f. Description du sommpil.

— ETYM Tirvoc, sommeil, et fp»?"'» décrire, t HYPNOI.OGIE (i-pno-lo-jie), ». f. Etude du

sommeil, traité sur le sommeil.

— ÊTYM 'Tttvo; . sommril, et lirfo:, traité.

t HYPNOLOGIQUE (i-pno-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport Ji l'hypnologie.

t HYPNOPUOBIE (i-pno-fo-bie), ». f. Terme de médecine. Crainte de dormir; terreur durant le sommeil.

— ÊTYM. Tmoi. sommeil, et <f66o^, crainte.

•f HYPNOPnONE (i-pno-fo-n'), ». m. Celui qui parle dans le .sommeil magnétique.

— ÊIYM. "Virvoî, sommeil, et foivi^, voix. HYPNOTIQUE (i pno-ti-k'), adj. || 1° Terme de

médecine. Qui procure le sommeil. || Substantivement. Les hypnotiques. || 2* Qui a rapport à l'hypnotisme.

— HIST. xvt* ». Des juleps hypnotiques.... il n'est pas à propos de donner toujours des hypnotiques, PARÉ, ixi, 3.

— ÊTYM. "TirvuTixoc , de ()7tv6»o, endormir, qui vient de ûrtoî, sommeil (voy. hïpn....).

t HYPNOTISÉ, ÉE (i pno-ti-zé, zée) , port, passé d'hypnotiser. Hypnotisé en regardant fixement un porte- lancette en argent.

t HYPNOTISER (i-pno-ti-zé), v. a. Jeter dans rhyfinotisme.

t HYPNOTI.>iME (i-pno-ti-sm'), ». m. Terme de physiologie. Sorte d'état magnétique (|ue l'on provoque en faisant regarder par une personne un corps brillant qu'on tient très-près des yeux.

— ÊTYM. Voy. HYPNOTIQUE.

HYPO...., voy. HTP.... Pour l'emploi de hypo...., en chimie, voy. hyper....

t UYPOAZOTIQUE (i-po-a-zo-ti-k') , adj. m. Terme de chimie. Acide hypo-azotii|ue, acide obtenu en <listillant l'azotate de plomb sec, et qui semble être un composé, à équivalents égaux, d'acide azoteux et d'acide azotique ; car il ne donne pas de sels propres (hypo-azotates) avec les bases, mais des azotates et des azotites.

— ÊTYM. Hypn et azotique.

t HYPOAZOTITE (i-po-a-zo-ti-f), ». m. Terme de chimie. Synonyme d'azotite.

t HYPOBLASTE, s. m. Terme de botanique. Corps charnu supportant le blaste.

— ETYM. Hypo....,e\ pjaoToc, germe.

f HYPOBOLE (i-po-bo-l'), ». (. Terme de rhétorique. Figure plus connue sous le nom de subjection ou anticipation.

— ÊTYM. Tit'.eoXi^ijdeOico, sous, et piXXetv, jeter, t HYPOBRANCUE (i-po-bran-ih'), odj. Terme de

zoologie. Qui a les branchies sous le corps.

— ETYM. Hypo...., et branchie.

t HYPOCAÎ.ICIE (i-po-ka-li-sie), s. f. Terme de botanique. État des plantes dont le calice est inférieur à l'ovaire.

— ETYM. Hypo ..., et calice.

t HYPOCARPE fi-po-kar-p'), ». m. Terme de botanique. Partie de la plante sur laquelle le fruit repose.

— ÊTYM. Hypo et zapnoc, fruit.

t HYPOCARPOGÉ, ÉE (i-po-kar-po-jé, jée), adj. Terme de botanique, j'iantes hypocarpogées, plantes dont les fruits mûrissent sous la terre : tels sont l'arachide, le trèfle souterrain.

— ÊTYM. Hijpo...., xapTto;, fruit, et 77), terre.

t HYPOCAT UARSIE (i-po-ka-tar-sie), ». f. Terme de médecine Purgation très-faible.

— ÊTYM. Hypo...., et xiftapoïc, purgation.

t UYPOCAÙSTE (i-po-kf)St'), I. m. Terme d'antiquité. Fourneau souterrain, d^ins les thermes.

— ÊTYM. 'VTcôxavioTOv, de {ini, sous, et xaUn, brûler.

t HYPOCHILE (i-po-ki-1') ou UYPOCUILION (i-po-ki-li-on), s. m. Terme de boianique. Partie inférieure du tablier des orchidées.

— ETYM. Hypo...., etxeïXo;, lèvre.

t UYPOCUI.ORATE (i^o-klo-ra-f), ». 1». Voy.

BÏPOCHLOniQUK.

t UYPOCIJi,OREDX (i-po-klo-reû),od;. m. Terme de chimie. Acide hypochloreux, un des oxacides du chlore. «

t HYPOCHI.ORIQirE (i-po-klo-ri-k'), adj. Terme de chimie Acide bypocblorique, acide obtenu eu

HYP

décomposant le chlorate de potasae par l'acide sul> furique ; il est synonyme d'oxychlorique, et parait formé, i équivalents égaux, d'acide clilorique et d'acide chloreux ; car il ne donne point de sels propres (bypocblorates) , mais des cblorates et des cblorite».

— ÊTYM. Hypo et rhtorique.

t HYPOCHLOHITK (i-po-klo-ri-f), ». m. Terme de chimie. .Nom générique des sels formés par l'acide hypochloreux, dont plusieurs sont employés pour désinfecter. || lly|)oclilorite ou cblorite de [>otasse, eau de Javelle. || Hypochlorite, ou clilorite de chaux, ou chlorure de chaux, ou poudre de Tennaiit, composé complexe de chlorite et de chlorate dr cliaux, (le chlorure de ralcium et de chaux hydratée, qui se prépare er. grand dans le commerce. {{ Hypochlorite, cblorite ou chlorure de soude, dit aussi liqueur de l^aliarraque, liquide désinfectant.

t UYPOtlSTE (i-po-si-sf), ». f. Terme de botanique. Plante paro-site {cytinut hypocittis, L], dont on obtient le suc d'hypociste, qui prend la consistance d'extnit par son exposition au soleil, famille des aristolochiées.

— ETYM 'rico'.ioTtc.

HYPOCONDRE (i-po-kon-dr^ , ». m. || 1* Terme d'anatomie. Chacune des parties latérales de l'abdomen situées sous les fausses cAtes. || 8" Homme mélancolique, ainsi nommé parce que l'hypocondrie était supposée avoir son siège dans les hypocoudres. Des biens que l'hypocondre en ses vaprurs promet, rëgnier, SaX. xi. |{ Adj. H devient hvpocondre. Il Fou, extravagant. Jamais la dame la plus belle Ne charma tant son favori Que fait cette épouse nouvelle Son bypocondre de mari, la roNi. Fabl. Il, <8. Non, mais cent fois la bétc a vu l'homme bypocondre Adorer le métal que lui-même il fit fondre, iiOiL. Sat. viu. Est-ce par goût bypocondre que cette femme aime un valet? la hhuy. m.

— REM. On ne voit pas pourquoi l'Académie a supprimé l'A étymologique en ce mot qui devrait s'écrire hypochondre.

— HIST. xvt* s. tn l'epigastre faut considérer deux parties latérales, les hypnchondres dextie ei senestre.... sous Ihypochondre droit, la plus grande partie du foie, parB, i, t.

— ÊTYM. "VTio/ovSpiov, de ûito, sous, et xo*ipo:, les cartilages des cijtes.

HYPOCONDRIAQUE (i-p|0-kon-dri-a-k') , adj.

||1° Terme de médecine. Qui appartient & l'hypocondrie. Les afl'ections hypocondriaques. || i' Qui est atteint d'hypocondrie. Un malade hypocondriaque. Il Substantivement. Un liy|>ocon(iriaque. Il 3" Par extension, fou, insensé. Vous avez bien ouï parler de quelques reines hypocondriaques qui ont eu de l'amour pour un nain et pour un maure, BALZAC, 8* dise. La cour. || Substantivement. Semblable aux hypocondria(|ues dont la fantaisie blessée se repait du simulacre et du ïongc d'un plaisir vain et chimérique, boss. Pensées chr. 33.

— HIST. XVI' s. Les dysenteries, melancholies, hypochondriaques, diarrhées..., pabê, v, ib. Ceux que nous appelions hyp<ichonilria'iues, bien (|u'il» soient affligés d'une mesme maladie de melancholic...., iri. XX, 30.

— ETYM. Hypocondrie.

HYPOCONDRIE (i-po-kon-drie), ». f. || !• Terme (le médecine. Sorte de mal.idie nerveuse qui, troublant l'intelligence des malades, leur !ait croire qu'il» sont attaqués des maladies le» plus diverses, de manière qu'ils passent pour malades imapnaires tout en soulTrant beaucoup, et qu'ils sont plongés dans une tristesse habituelle. || S ' En général, tristesse, mélancolie.

— ETYM. Hypocondre, parce qu'on supposait que la cause de l'hypocondrie dépendait des viscères logés dans les hypncundres.

t HYPOCOPIIOSE (i-po-ko-fô-r'), ». f Terme de médecine. Sunlité incompU'^le, dureté de l'ouïe.

— 1,1 YM. Hypo...., et y.ùfwAi, surdité.

t HYPOCOIIOLLÉ, ÉE (i-po-ko-rol lé, lée), adj. Terme de botanique. Dont la corolle s'insère sous l'ovaire.

— ETYM. Hyi^o. .., et corolle.

t HYPUCORUI.LIK (i-po-ko-rol-Iie),i f. Term» de botanique. Classe de plantes comprenant les dicotylédones monopétales à corolle hypogyne.

t UYPOCRANE (i-po-krl-n'), ». m. Terme de chirurgie. Abcès situé entre le cr&ne et la duremère.

— ÊTYM. Hypo...., et erdne.

UYPOCRAS (i-po-kras"), «. m. Infkision de cannelle, d'amandes douces, «l'un peu de musc et d'ambre, dans du vin édulcoré avec du sucre. Que vous

HYP

HYP

HYP

m'embarrassez avec votre grenouille Qui traîne à >i3s talons le doux nom d'hypocras, mol. Boutslimés commandés sur le bel air.

— HIST. XV' s Pour trois cliopines d'ipocras, neuf pols, Bibl. des chartes, b' série, t. i, p. 220. Après il print les esguieres, Le vin, le claire, l'ypocras, VILLON, Franches repues. ]\ xvi* s. 11 fut six sepmaines prisonnier dans un engein de bois pointu par 1p bas, que les questionnaires [bourreaux] appellent chausse d'hypocras, d'aub. Hist. 1, 7B.

— Etym. Cette préparation étant appelée rimtm hippocraticxim (vin d'Hippocrale) dans les anciens lexiques médicaux, hypocras, malgré la fausse orthographe, doit venir de hippocralicus, dérivé de Ih'ppocrates, nom du fameux médecin grec qui vivait dans le v siècle avant l'ère chrétienne.

t HYPOCRATÉKIMOliPnE (i-po-kra-té-ri-mor-f), adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'une soucoupe. Corolle hypocratérimorphe.

— ÊTYM. Hypo ..., cralère, tasse (sous-tasse, soucoupe), et \i.op<fi], forme.

HYPOCRISIE (i-po-kri-zie), s. f. Vice qui consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu'on n'a pas. Il passe pour un saint dans votre fantaisie; Mais son fiit, croyez-moi, n'est rien qu'hypocrisie, mol. Tarlulfe, i, ). Il n'y a plus de lionte à cela maintenant : l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus, ID. D. Juan, v, 2. Que de conversions fausses! le péché vaut encore mieux que l'hypocrisie, MAiNiENON, Lett. au card. de Noailles, mars <700. L'hypocrisie.... c'est, comme ou dit, un hommage que le vice rend à la vertu, volt. Polit, et législ. Vial. entre un mourant et un homme qui se porte bien. L'hypocrisie est de toutes les conditions; mais oïl ce vice doit-il être le plus commun, si ce n'est dans celle où les mauvaises mœurs seraient le plus scandaleuses? «iherot, Claude et Néron, xl, 50. La charlatanerie, espèce d'hypocrisie qui, née du goût )iour les sciences, croît avec elles et se multiplie à mesure qu'elles se répandent, coNnoRCET, Duhamel. Il Hypocrisie de mœurs, affectation de s'indigner de tout ce qui semble porter atteinte aux mœurs, à la chasteté. Cette hypocrisie de mœurs, vice particulier aux nations modernes de l'Europe et qui a contribué plus qu'on ne croit à détruire l'énergie de caractère qui distingue les nations antiques, coNnOHCET, Vie de Voltaire, p. H 4. || Hypocrisie se prend quelquefois dans un sens moins odieux, surtout dans le style léger, pour désigner en un moment donné lafTectation de sentiments qu'on n'éprouve pas. Abusée par la sentimentale hypocrisie du vicomte, elle ne doutait plus du triomphe, ch. DE BERNARD, Un Uomme sérieux, § <8.

— HIST. XII' s. Il donne, selon l'évangile, Sanz ypocrisie et sans guile, chrestien m troies, dans HOLLAND, Chrestien ton Troies, p. 7. || xiv s. Y[iocrisie est quant la personne fait semblant par deliors qu'elle est pleine de vertus par dedens, Ménagier, I, 3. Il xv s. Donnez pour Dieu ; faictes secrètement } Vos aumosnes, non par ypocrisie, e. oesch. Conseils aux dames. || xvi' s. Mais je me doubte, et à ma fantaisie, Que là estoit cachée hypocrisie,

VAROT, I, 276.

— ÊTYM. Provenç. ypocrisia; espagn. hipocrejia; ital ipocrisia; du lat. hypocrisis, qui vient de Oicônpwi;, signifiant rôle joué, et, figurément, hypocrisie (voy. HYPOCRITE). Le XVI' siècle avait un verbe hyporriser, faire l'hypocrite, qui est perdu.

HYPOCRITE (i-po-kri-f), adj. |I 1' Qui a de l'hy- | pocrisie, qui affecte des apparences de piété, de probité, de douceur, etc. Quoi ! la feinte douceur de cette âme hypocrite Vous fera démentir..., mol. Tart. m, 6. ô ciel! qu'entends-je ici! il ne vous manquait plus que d'être hypocrite pour vous achever de tout ^ point, et voilà le comble des abominations, m. D. Juan, V, 2. Il Se dit aussi des choses. Ce doucet.... sous son minois hypocrite Contre toute ta parenté D'un malin vouloir est porté, la font. Fabl. vi, 6. De ces femmes pourtant l'hypocrite noirceur Au moins pour un mari garde quelque douceur, boil. Sal. X. Assez longtemps l'étiquette des cours a proclamé des deuils hypocrites, Mirabeau, Collection, t. m, p. 394. D'une bouche hypocrite il regrettait son fils, M. j. CHÉN. Tibère, iv, 3. || 2° Substantivement. Un hypocrite, une hypocrite, un homme, une lemme hypocrite. Lors(|ue vous priez, ne ressemblez pas aux hypocrites, qui affectent de prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hcmmes, saci. Bible, Évang. St Math, vi, B. Notre ermite Les renvoya, fit le bon hypocrite, la font. Ilerm. La profession d'hypocrite a de ni<>rvcilleux avantages •

c'est un art de qui l'imposture est toujours respectée, et, quoiqu'on la découvre, on n'a rien à dire contre elle, mol. D. Juan, v, 2. Les hypocrites n'ont point entendu raillerie ; ils se sont effarouihés d'abord, et ont trouvé étrange que j'eusse la hardiesse déjouer leurs grimaces, m. Préf. du Tart. Il y a des hypocrites qui ont dessein de tromper; il y a des hypocrites qui trompent et n'en ont pas précisément le dessein, mais qui agissent par bienséance et ne veulent point donner de scandale; les premiers sont plus dangereux pour les autres, et les seconds pour eux-mêmes, boss. Pensées détachées, 4. Un homme [Cromwell] s'est rencontré d'une profondeur d'esprit incroyable, hypocrite raffiné autant qu'habile politique , m. Heine d'Ànglet. J'appelle hypocrite quiconque, sous de spécieuses apparences, a le secret de cacher les désordres d'une vie criminelle, bourdal. Jugem. dern. 2' Av. p. 358. Un dangereux hypocrite, s'il écrit ce qu'il ne pense pas, diderot, Claude et Nér. 11, t. || Par antiphrase. Hypocrite de vice, celui qui feint d'avoir un vice qu'il n'a pas. On ne voyait jadis que des hypocrites de vertu ; on trouve aujourd'hui des hypocrites de vice, nucLos, Consid. moeurs, ch. 6.

— HIST. xiii' S. Une ymage ot emprès escrite Oui sembloit bien estre ypocrite ; Papelardie est apelée, la Rose, 408. Li papelart et li faus ypocrite, qui monstrent ce que il ne sont, por décevoir Dieu et le monde, brun, latini, Trésor, p. 423. || xv s. Combien que le faulx hypocrite que les cardinaux de la partie de là eslurent dernièrement, se monstra bonne et sainte personne, Bouciq. m, s. jj xvi' s. Nictatio, clignement d œil, œil d'hypocrite, paré, IV, 6. La nuict est plus propre pour les hypocrites de guerre que le jour qui de son beau soleil esclaire nos vices et vertus, brant. Marignan.

— ÉTYM. Provenç. ypocrita; espagn. et ital. ipocrita ; du lat. fti/pocWlo, qui vient du grec Oiroxpirr,;, comédien, de ûitoxpiveoOat, jouer un personnage, répondre, de Otto, sous, et xpCveiv, juger. Marot a dit hypocriUque.

t HYPOCRITEMENT ( i-po-kri-te-man) , adv. D'une manière hypocrite.

— HIST. XVI' s. Hypocritement, cotgrave. t HYPOCYCLOÏDAL , ALE ( i-po-si-klo-i-dal ,

da-l'), adj. Qui appartient à l'hypocycloïde. || Engrenage hypocycloïdal , engrenage oii une roue dentée, armée d'un bouton à manivelle poussant en droite ligne une bielle, roule intérieurement à une roue pareille d'un diamètre double.

t HYPOCYCLOÏDE (i-po-si-klo-i-d'), s. f. Terme de géométrie. Sorte de courbe transcendante.

— ÊTYM. Hypo...., et cycloide.

t HYPODACTYLE (i-po-da-kti-1'), s. m. Terme

de zoologie. Le dessous de chaque doigt de la patte d'un oiseau.

— ETYM. Hypo et 8âxTu>o;, doigt.

t HYPODERMATOMIE (i-po-dèr-ma to-mie). s.f.

Terme de chirurgie. Section, incision sous-cutanée.

— ETYM. Uypo...., SépiJia, peau, et toijiïi, incision, t HYPODEHME (i-po-dèr-m'), s. m. ||1° Terme

d'entomologie. Peau qui garnit les élytres des coléoptères. Il a° Adj. Qui vit sous la peau. || S. m. pi. Les hypodermes, les œstres cuticoles.

— ÉTYM. Hypo...., et derme.

i HYPODERMIEN, ENNE (i-po-dèr-miin,miè-n'),

adj. Terme de botanique. Qui croît sous l'épiderme des végétaux.

— ÉTYM. Uypo...., et derme.

t HYPODORIEN (i-po-do-riin), adj. m. Terme

de musique ancienne et de plain-chant. Mode hypodorien, mode qui était d'une quarte au-dessous du ton dorien. C'était le plus grave des modes grecs, barthéli MY, Anach. ch. 27.

— ÉTYM. Hypo...., et dorien.

t HYPOÉOLIEN (i-po-é-o-liin), adj. m. Terme

de musique ancienne. Mode hypoéolien, mode qui était d'une quarte au-dessous de l'éolien. - ÉTYM. Hypo...., et éolien.

t HYPOGALA (i-po-ga-la), s. m. Collection d'un liquide blanc comme du lait dans les chambres de l'œil.

— ÉTYM. Hypo...., et YàXa, lait.

HYPOGASTRE (i-po-ga-str'), s. m. Terme d'ana-

tomie. La partie inférieure du ventre.

— HIST. XVI' s. En l'hypogastre faut considérer deux parties latérales, à sçavoir les deux iles, définies des os des iles et os barrA, pake, i, i .

— ÉTYM. 'TitOYioTpiov, de Oitè, sous, et -jaa-ci-io, estomac.

liYPO(ÎASTRI0DE ( i-po-ga-stri-k' ) , adj. Oui appartient à l'hypogastre.

— HIST. XVI' s. L'action desdits mu:;cles est d'ap-

procher les parties hypogastriques aux precordiales ou hypochondriales, paré, i, <i.

t IIYPOGASTKOCÈLE (i-po-ga-stro-sè-1'), s. f. Terme de chirurgie. Hernie formée à la région hypogastrique, à travers l'écartement de la partie in» férieure de la ligne blanche.

— ÉTYM. Hypogastre, et xr,),r), hernie

t HYPOGASTRODIDYME (i-po-ga-stro-di-di-m'), s. m. Terme de tératologie. Nom des monstres doubles soudés par l'hypogastre.

— ETYM. Hypogastre, et 8£ôu(ji,0(;, jumeau.

t HYPOGÉ, ÊÈ (i-po-jé, jée), ndj. Terme de botanique. Oui reste ou se développe sous terre ; opposé à épigé. Il Cotylédons hypogés, ceux qui restent sous terre lors de la germination.

— ÉTYM. Hypo et -pi, terre.

HYPOGÉE (i-po-jée), s. m. Terme d'architecture. Excavation, construction souterraine où les anciens déposaient leurs morts. Les hypogées des environs de Thèbes en Egypte.

— ÉTYM. 'TitoYaiov, de Cité, sous, et fil, terre, t HYPOGÈNE (i-po-jè-n'), adj. Terme de géo-

gnosle. Roches hypogènes, nom donné aux roches plutoni(|ues et métamorphiques, en tant qu'occupant la place inférieure dans l'ordre de la superposition.

— ÊTYM. Hypo...., et le suffixe gène.

HYPOGLOSSE (i-po-glo-s'), adj. || 1° Terme d'a-

natomie. I.e nerf hypoglos.'ie, ou, substantivement, l'hypoglosse, le nerf qui se distribue aux muscles de la langue et du pharynx, et qui préside aux mouvements de ces parties. || 2° Terme de botanique. Oui porte une languette sur le milieu de ses feuilles. || S. m. Nom du bislingua {ruscus hypoglossum, t.), asparaginées, dont la racine est employée comme celle du petit houx, espèce du même genre.

— ÊTYM. Hypo...., et yXûiaaa, langue.

t HYPOGLOTTIDE (i-po-glo-tti-d') , S. f. Préparation pharmaceutique, pilule ou taMette, qu'on tenait sous la langue jusqu'à ce qu'elle fût fondue.

— ÉTYM. 'TiroyXuTTÎi;, de iinè, sous, et yXiiTTO ou Y^w^da, langue.

+ UYPOGNATHE (i-pogh-na-f), s. m. Terme de tératologie. Nom des monstres qui ont une tète accessoire très-incomplète attachée à la mâchoire inférieure de la tête principale.

— ÊTYM. Hypo et yvâôoi;, mâchoire.

t HYPOGNATHIE (i-pogh-na-tie), ». f. Etat des monstres liypognathes.

t UYPOGYNE (i-po-ji-n'), adj. Terme de botanique. Qui s'insère au-dessous de l'ovaire. Corolle hypogyne.

— f.TYM. Hypo...., et fuv^i, femme, ovaire.

t HYPOGYNIE (i-po-ji-nie), s. f. Terme de botanique. État d'une partie de la fleur qui s'insère sous l'ovaire.

t HYPOGYNIQUE (i-po-ji-ni-k'), adj. Terme de botanique. Qui a le caractère de l'hypogynie.

j- HYPOÉMA (i-po-é-ma), s. m. Terme de chirurgie. Épanchement de sang dans les chambres de l'œil.

— ÊTYM. Hypo...., et al\i.a, sang.

t HYPOIO.NIEN (i-po-i-o-niin), adj. m. Terme de musique ancienne. Mode hypoionien , mode qui est d'une quarte au-dessous de l'ionien; c'était la même chose que l'hypophrygien grave; il répondait au ton d'ut selon Barthélémy.

— ÉTYM. Hypo...., et ionien.

I HYPOLYDIEN (i-po-li-diin), adj. m. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hypolydien, mode qui est d'une quarte au-dessous du ton lydien.

— ÉTYM. Hypo...., et lydien.

+ HYPOLYMPIUE (i-po-lin-fie), s. f. Terme do médecine. Diminution de la lymphe.

— ÊTYM. Hypn...., et lymphe.

t UYPONARTUfiClE (i-ponar-té-sie), s. f. Terme de chirurgie. Mode de déligation pour les fracturer qui consiste à tenir en suspension le membre fracturé.

— ÉTYM. Hi/po...., et vdipSnÇ, attelle.

t HYPOMOBIQUE (i-po-ni-o-bi-k'), adj. Terme de chimie. Acide hyponiobique, acide moins oxygéné que l'acide niobique.

t HYPOMTREUX (i-po-ni-treû) , adj. m. Synonyme d'azoteux.

— ETYM. Hiipo...., et nilreux.

f HYPONlfuiTE (i-poni-tri-t'), s. m. Terme de chimie. Synonyme d'hypo-azotite.

t UYPÔPÉTALÉ, ÉE (i-po-pé-ta-lé, lée), adj. Terme de botanique. Dont les pétales s'insèrent sous l'ovaire.

— Ei'YS-'. Hypo...,, ot pétait.

HVP

f IIYPOPÉTALIE (i-po-pé-U-lie), t. (. Terme de botanique. Eut d'une plante dont la corolle s'insère nous l'ovaire. Il Classe de plantes comprenant les dicotyWdone» polypétale» à étamine» hypogynes, d'après la terminologie de A. P. de Candolle.

t UYPOPUARYNX (i-po-fa-rinks'), t. m. Terme d'ontomoldgie. Appendice du pharynx de quelques hyménoptères.

— Etym. Ihjpn...., et pharynx.

t IIVPOI'UASE (i-po-fa-z'), s. f. Terme de médecine. Espèce de clif^noment ou état des yeux dans lequel ils sont prescpie entièrement fermés, de manière qu'on n'aperçoit qu'une partie du blanc.

— KTYM. 'Ymvaoii , de ÛTtè , sous, un peu, et çatvttv, paraître.

t UVPOPIILÉODK (i-pollé-o-d'), adj. Terme de botanique. 0"i croît sous l'épiderme des végétaux.

— ÉTYM. Ilypo ..., et (fXoio;, écorce.

t I. UYPOPUORE (i-po-fo-r'), s. f. Terme de rhétorique. Partie de la figure dite prolepse ou antcocnupation, et dans laquelle on cite et énumère les objections.

— ETYM. TTtoçopà, de <ncè , sous, et çtp«iv, porter, action de présenter.

t 2. UYPOPUORE (i-po-fo-r'), ». f. Terme de chirurgie. Ulcère profond, fistuleux.

— Etym. Titoyopà, de Otco, sous, et çépeiv, porter : action de cheminer sous....

t HYPOPUOSPHATE (i-po-fo-sfa-t'), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide hypophosphorique avec une base.

t UYPOPUOSPUITË (i-po-fo-sfi-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide hypophosphoreux avec une base.

t UYPOPUOSPUOREHX (i-po-fo-sfo-reû), adj.

m. Terme de chimie. Se dit du premier des oxacides du phosphore.

— ETYM. Wypo et phosphorextx.

t HYPOPHOSPHORIQUE (i-po-fo-sfo-ri-k'), adj. n. Terme de chimie. Se dit d'un des oxacides du /ihosphore.

— ÉTYM. I!ypo....,eiphosphorique.

t UYPOPHRYGIEN (i-po-frijiin), adj. m. Terme de musique ancienne et de plain-chant. Mode hypophrygien, mode qui est à une quarte au-dessous du mode phrygien; il y en avait deux, selon Barthélémy, Anach. ch. xxvii : le grave qui répondait à notre ton d'ut, et l'aigu qui répondait à noire ton d'ut dicze.

— ETYM. Ht/po...., el phrygien.

t HYPOPHTIIALMIE (i-po-ftal-mie), s. f. Terme de médecine. Intlammation de la partie inférieure de l'oeil, au-dessous de la paupière inférieure, ou Mon inflammation de la paupière inférieure ellemême.

— ÉTYM. Ihjpo...., et iip6aX|iàc, œil.

t HYPOPHYLLE (i-po-fi-l'). || 1» Adj. Terme de botanique. Qui est situé ou inséré sous la feuille. Il 2» S. m. Petite gaîne représentant la véritable feuille, comme dans l'asperge.

— ÉTYM. Hypo...., et 9ÙXX0V, feuille.

t HYPOPHYLLOCARPE (i-po-fil-lo-kar-p'), adj. Terme de botanique. Dont le fru.t naXX au-dessous de la feuille; telles sont les fougères.

— ÉTYM. Hypo...., çOXXov, feuille, et xopità;, fruit.

t HYPOPHYSE (i-po-fi-z'), s. f. Terme d'anatomie. Nom donné quelquefois à la glande pituitaire.

— ÉTYM. Hypo et fùoK, production; ainsi dite

à cause de son siège à la face inférieure du cerveau.

fUYPOPYGE (i-po-pi-j'), t. m. Terme d'entomologie. Dernier segment ventral de l'abdomen des insectes.

— ÉTYM. Hypo...., etnuY^, derrière.

t UYPOPYON (i-po-pi-on), s. m. Terme de chirurgie. Ëpanchement de pus ou de matière puriforme dans la chambre antérieure de l'oeil, et fréquemment aussi dans la postérieure.

— ÉTYM. 'TmiMo», de Ono, sous, et7cOov,pus.

t HYPORRH\^HME (i-porri-tm"), ». m. Terme d'ancienne méui(|ue. Vers hexamètre sans césure, ou dont tous les pieds tombent un à un, comme ce vers d'F.nnius : Sparsis hastis longis camput splendet et horret.

— ÉTYM. Hypo...., et fuOpii;, rhythme : rhythme diminué, insuffisant.

t HYPORYCriQUE (i-po-ri-kti-f), adj. Terme didactique. Oui se fait au moyen des mines, ou de la guerre souterraine. Travaux hyporyctiques.

— ÉTYM. Hyp. .., et ipûffoeiv, creuser.

t UVroscÂML'M (i-po ssé-ni-om'), t, m. Terme

HYP

d'antiquité. Le dessous delà scène. || Le mur à hauteur d appui qui supporfciit le plancher du thé.ltr» ou le proscenium. || La place située au pied de c« mur où l'on plaçait les musiciens.

— ÉTYM.Wypo et scèTU.

j HYPOSPADE (i-po-spa-d'), adj. m. Terme de médecine. Qui est affecté d'hypospadias.

t HYPOSPADIAS (i-po spa-di-as') s. m. Terme de médecine. Vice de conformation des parties génitales du sexe masculin, consistant en ce que l'u rètre s'ouvre au-dessous de la verge, en un point quelconque.

— ÉTYM. Titooitdîias, de Oito, au-des«ous , et le radical (ntaî, qui signifie espace, ouverture, et qui vient de oità(.>, déchirer : qui a une ouverture à la face inférieure de la verge.

t HYPOSPATHlSME(i-po-spa-ti-sm'),î.m. Terme d'ancienne chirurgie. Opération prati'iuée dans certains cas d'ophtlialmie chroniijue, et consislant à faire trois incisions sur le front jusqu'au péricrine, et à passer ensuite une spatule entre les chairs et le péricrâne, afin de mettre celui-ci à nu dans une certaine étendue.

— ÉTYM. 'rjtooic«()i(j(iè« , de (mo, dessous, et cKàhr), spatule.

tnVPOSPHAGME (i-po-.sfagh-m'), s. m. Terme de chirurgie. Ëpanchement de sang sousla conjonctive ; eccliymose de l'cril.

— ÉTYM. 'TTcoffçaYpLa, sang épanché, de Oicè, et of<iii<J-:tv, verser le sang.

t HYPOSr AMINÉ, ÉE (i-po-sta-mi-né,née), ndj. Terme de botanique. Dont les élamines s'insèrent sous l'ovaire.

— ETYM. Hypo...., et étamine.

t HYPOSTAMINIE (i-po-sta-mi-nie), s. f. Terme de botanique. Étal d'une plante à étamines hypopynes. Il Classe de plantes comprenant les dicotylédones monopétales à étamines hypogynes, d'après la terminologie de A. P. de Candolle.

(. HYPOSTASE (i-po-sta-z') , s. f. Terme de théologie. Suppôt, personne. Il y a en Dieu trois hypostases et une seule nature.

— UlST. XVI* s. Quand l'apostre nomme Jésus Christ image vive de l'hyijostase de son père, il attribue à chacun quelque hypostasp, en laquelle il difl"ere l'un d'avec l'autre ; or ce mot emporte subsistence, qui réside en un seul Dieu, c^Lv. Instit.70.

— ÉTYSl. 'Vjiorraon, de iitè, SOUS, et OTàai;, action de se tenir.

2. HYPOSTASE (i-po-sta-z'), t. f. Terme de médecine. Dépôt, sédiment dans les urines.

— HlST. xvi* s. Au commencement distillera une eau claire aceteuse, à laquelle ordinairement se concret une hypostase, paré, xxvi, 14.

— ÉTYM. 'Titôffraatc, dépôt, de (ma, sous, et orâvat, être, se tenir.

t. lIYPOSTATlQUE(i-po-sta-ti-k') ,adj.|| l-Terme de théologie. Qui a rapport à l'hypostase. || Union hypostatique, celle des natures divine et humaine dans la personne de Jésus-CbrisL Les saints Pères ont déclaré Nestorius hérétique, parce qu'il niait l'union hypostatique du Verbe avec l'humanité sainte et qu'il mettait deux personnes en Jésus- Christ, PASC, Lett. de Nicole au P. Annal. Comme le Verbe divin est homme par ce genre d'union que les théologiens appellent personnelle ou hypostatique, Boss. Yar. 11, 3. || 2° Terme d'alchimie. Le principe hypostatique, laréunion des trois cléments que les alchimistes admettaient.

— HlST. XVI* 3. Les anciens ont nommé ceci union hypostatique, entendans par ce mot que les deuxnatures ont esté conjoinctesen une personne..., CALV. Inslit. 372. Cette forme de parler fut trouvée et mise en usage pour abolir la resverie de Nestorius, ID. ib.

— ÉTYM. TitoaTaTtxi;, de (ntô<rro<nî, hypostase 1.

t 2. HYPOSTATIQUE (i-po-sta-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport à l'hypostase. || Congestion hypostatique, celle qui se produit par accumulation du sang dans les capillaires, alors que, cessant d'être sulfisamment soumis à l'action du cœur et de la contraction des vaisseaux, il cède aiu lois de la pesanteur.

— ETYM. TicomaTixàç, de ùitodTaoi«, hypostase S. H YPO-STATIQUEMENT (i-po-sU-ti-ke-man) , adv.

Terme de théologie. D'une manière hypostatique. 11 n'y en a aucune [&me] d'existante ou de possible qui n'eOt été au même état de perfection où est celle de Jésus-Christ si elle avait été unie hypostati- (juement au Verbe dans l'instant de sa création, f£n. t. m, p. 8.

— ETYM. Hypostatii^ue 1, et le suffixe ment.

HYP

t UYPOSTERSfAL (i-po-stèr-nal), ». m. Tenue d'anatomie. Pièce du sternum des tortues.

— ÉTYM. H<ipn...., elslemal.

t UYPOSTUÊMK (i-po-slé-nie), f. f. Terme de médecine. Diminution des forces.

— ETYM. Wi/po et lOévot, force.

tUYPOSTHÊ.MQUE (i-po-sté-ni-k*). adj. Terme

de médecine. Qui est relatif à l'hypostliénie. Il Substances hyposthéniques, substances auxquelles les rasoristes supposent la propriété de rabaisser l'énergie des forces vitales.

t UYPOSTIIÉNISANT, AXTE (i-po-slé-ni-/an , ïan-f) , odj. Oui hyposthénise. || .S', m. Les hyposthénisanis. L'éinélique est un hyposthénisant.

t UYPOSTHÉ.MSER (i-po-.'-ti^-iii-zi'), f. a. Terme de mf-decine. Procurer l'hyposthénie.

t HYPOSrO.ME (i-po-sto-m'), s. m. Terme d'entomologie. Partie de la tête des insectes.

— ÉTYM. Hijpo.... , et oTopia, bouche.

t HYPOSTROME (i-p"-stro-m'), s. m. Terme de botanique. Base sur laquelle reposent les pédoncules supportant les corpuscules reproducteurs dans certaines plantes cryptogames.

— ÉTYM. Hypo...., et oTiwiia, lit, couche.

t UYPOSTYLE (i-po-sU-l'), adj. Terme d'architecture. Se dit d'un appartement dont le plafond est soutenu par des colonnes. La salle hypostyle de l'Osymandiéum avait 20» pieds à chaque côté, le- TRONNE, Monumrnt d'Osymandiat, § u.

— ÉTYM. Hypo...., et otOXo;, colonne.

t HYPOSULFATE (i-po-sul-fat-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit parla combinaison de l'acide hyposulfurique avec une base.

t HYPOSULFITE (i-po sul-fi-l'), ». m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide hyposulfureux avec une base.

t HYPOSULFUREUX ( i-po-sul-fu-reux ) , adj. m. Terme de chimie. Se dit du premier des oxacides du soufre.

— Etym. ffyt)o...., et »uî/'ureuir.

t HYPOSULFURIQUE (i-po-sul-fu-ri-k"), adj. m. Terme de chimie. Se dit du troisième des oxacides du soufre, celui qui est moins oxygéné que l'acide sulfurique.

— ÉTYM Hypo...., el sulfurique.

HYPOTÉNUSE (i-po-té-nu-z') . ». f. Terme do

géométrie. Le côté qui est opposé à l'angle droit dans un triangle rectangle. Pythagore a démontre qu'en tout triangle rectangle le carré de l'hypoténuse est égal au carré des deux autres côtés, fêk. Pythag. Pythagore immola cent bœufs pour avoir découvert la propriété du carré de l'hypoténuse, niDER. Opin. des ane. phil. [Égyptiens].

— ÉTYM. 'VitoTeivouaa, proprement ligne soustendante, de \iità, sous, et Teiveiv, tendre (voy. tendre. V. d.).

t HYFOTHALASSIQUE (i-po-U-la-ssi-k'), adj. Qui se fait sous l'eau de la mer. Navigation hypotbalassique.

— ÉTYM. Hypo...., et 8àXa<xoa, mer.

t HYPOTHALLE (i-po-U-l'), s. m. Terme de botanique. Couche interne ou inférieure des lichens.

— ÉTYM. Hypo...., et thalle.

t HYPOTHÉCABLE (i-po-té-ka-bl'), («Ç. Qui peut être h\'pothéqué. Bien hypothécable.

HYPOTHECAIRE (i-po-té-ké-r'), adj. Terme de jurisprudence. Qui a droit d'hypothèque. Créancier hypothécaire. || Dette hypothécaire, dette qui donne hypothèque. || Inscription hypothécaire, inscription d'hypothèque. || Caisse hypothécaire, caisse fondée pour venir au secours de la propriété foncière, moyennant hypothèque, et procurer ainsi aux capitalistes un placement sûr.

HlST. XVI* s. L'effet de l'obligation personnelle est que le détenteur en peut estre exécuté en tous ses biens; et de l'hypothécaire, que l'héritage oblige peut estre saisi et adjugé, sans qu'il soit besoin de discuter ceux du principal obligé, lotsel, 619. Sur les immeubles, les premiers [créanciers] hypothécaires sont devant, id. 686.

— ÉTYM. Lat. /iypol/i«con'u», de hypotheca, hypothèque.

HYPOTHÉCAIREMENT (i-po-té-kê-re-man), adv.

Terme de jurispruilence. Avec hypothèque, ou par rapport à l'hypothèque. Il est obligé hypothécairement.

— HlST. XVI* s Les héritiers sont tenus des faits et obligations du défunt, personnellement chacun pour sa part, el hypothécairement pour le tout, loï-

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