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AFFILIATION. Ajoute: :|I<'Dans le moyen igc, espèce d'adoption dont l'efTot principal ùtait de donnera l'affilié le droit de succéder aux biens de l'afliliant.
f AFFIX (a-fin), s. m. Terme de droit. L'affinité proprement dite est le rapport qu'il y a entre l'un des conjoints par mariage et les parents de l'autre conjoint ; selon cette définition, tous les parents du mari sont les affins de sa femme, et tous les parents de la femme sont les affins du mari ; pareillement, j'ai pour affins les maris de nus parentes et les femmes de mes parents, potiiier, Conir. de mar. n" )60. ||0n dit plus souvent aujourd'hui les alliés.
AFFINAGE. Ajoutes :\\1° Affinage du verre, opération qui a pour but de rendre le verre homogène et d'en expulser autant que possible les bulles de gaz qui se produisent en abondance au moment de sa formation et qui persistent dans la masse vitreuse, alors même que les réactions chimiques paraissent accomplies. || 8" Affinage de la fonte, opération par laquelle on transforme la fonto en fer.
AFKINITfi. — HIST. Ajoutez : \\ xvi' s. Affin qne la connaissance d'elles [voyelles] soit plus aisée, j'ay avizé de les peindre et "leur bailler leurs noms selon leur puissance et de les ordonner selon leur affinité, Maigret, dans livet, la Gramm. fra»f. p. 66.
t AFFIOX (af-fi-on), s. m. Ancien terme de pharmacie. Électuaire à base d'opium.
— £TYM. Arabe, afioûn, qui représente le grec ÔTtiov, opium.
.IFFIQUET. — HIST. Ajoutes: xiu's. ilonile, afiquet, CH.4SSANT, Petit vocnb. latin-franc,, p. 44.
t AFF1RM.\TEUU, TRICE (a-fir-ma-t'cur, tri-s'), ttdj. Qui affirme. Un pouvoir spécialement affirmateur des droits individuels, le Temps, <6 avr. 4876, 2* p. 3' col.
AFFIR.>f.\TIO.V. — HIST. Ajoutes : XII" s. En ceste chose, se je trove appareilhiet lo cuer de ta dilection, ge ne travailherai pas en l'affermation, li Dial. Crég. lo "pape, 1876, p. 203.
AFFIRMER. |l 4' Y. réfl. Néologisme. S'affirmer, se poser, se déclarer avec tel ou toi caractère. C'est un homme qui ne manque aucune occasion de s'affirmer.
t AFFIXAL, ALE (a-ffi-ksal, ksa-l"), adj. Terme de grammaire. Qui a rapport aux affixcs.
AFFI.UEN'CE. — HIST. xvi« s. Ajoutes : Et y estoit l'aflluence du monde si grande, que le pape xaesme cuida estre suffoqué en la presse, pabadi.n, Chron. de Savnije. p. 254.
t AFFOLA.NT, A.NTE (a-fo-lan, lan-t'), adj. Qui affole, qui rend fou. Comme fantaisie de coloriste, cette princesse est affolante, burgeb. Salons de 486f à 1868, t. II, p. 201.
t AFFOUILLABLE (af-fou-lla-bl', Il mouillées), adj. Susceptible de subir l'affouillcmont, en parlant d'un terrain. Elle [la vallée de l'Ubaye, dans les BassCjS-Alpes] présente les conditiuns les plus désastreuses : sommets très-élcvés, versants excessifs, sol affouillable et instable, climat rigoureux, A. vERNiEi, le Temps, feuilleton scientif. 2' page, 6* col.
t AFFOriI-LKMENT. Ajoutes : || 2° Terme d'artillerie. Dégradation des bouches à feu en bronze, qui se produit en arrière de l'emplacement du pmjcctile, et qui résulte de la fusion d'une partie da métal déteiminée par les gaz de la poudre.
t AFFOUII-LER (af-fou-llé, Il mouillées), v. a. Produire l'affouillement en un terrain. || V. réfl. S'affouiller, subir l'affouillement. S la suite des grandes fontes de neige, ou des forts orages, les pierres et les blocs entraînés des hauteurs viennent heurter les berges schisteuses ; elles s'affouillcnt et s'écroulent en laissant glisser les versants qu'elles soutenaient, a. vernier, le Temps, fey.illeton scientif. 2' page, 6' col.
t AFFOCrr (a-fou-i), s. m. Dans le département de la Mayenne, nom donné aux bénéfices réalisés avec le bétail, les Primes d'honneur, p. 234, Paris, 1874.
Affranchir. Ajoutes .-[IlS' On dit au jeu qu'une carte est affranchie, lorsqu'elle n'est plus exposée à être prisi-. J'ai fait prendre mon roi pour affranchir ma dame. . 14° On dit en grammaire comparée qu'un suffixe s'est affranchi, quand le sens particulier primitif s'en est assez efface pour que ce suffixe puisse devenir d'un usage général. Ainsi le suffixe ment, qui ne s'applique d'abord qu'aux adjectifs à sens spirituel, devient ^ussi, en s'affranchissant, applicable au sens ma-
tériel, comme carrément, hlanchement. \\Vn suf- 1 fixe se forme aussi par affranchissement de deux suffixes agglutinés; par ex. le suffixe d primitivement long de Româ, joint au suffixe no, a fait rom-â-nu-s ; il s'en est affranchi un suffixe composé ûno, qui apparaît dans urb-anus, où, autrement, l'« n'aurait aucune raison d'être.
AFFRE Ajoutes: — REM. D'après le Glossaire romand du doyen Bridel, offres désignait, aux xiv et XV» siècles, une espèce de torture usitée à Genève.
t AFFRÉRfSSEMKNT (a-fré-ri-se-man), s. m. Ancien terme de droit. Action do rendre frères, c'est-à-dire double adoption qui fait entrer les enfants d'un second lit dans la famille de l'époux décédé et ceux du premier lit dans la famille de l'époux ou de l'épouse de leur père ou mère survivant, Uépcrt. de jurisp. de Merlin.
AFFRONTEIR. Ajoutes : — HIST. XVI' S. Par quoy nul homme de bon esprit ne doit croire tels affronteux, paré, x, 32.
I AFFRonCR (a-frou-é), ». o. Se dit, dans la Chàr«nte-lnférieure, de l'action, quand le charbon est fait, d'y jeter environ 120 litres d'caU; de le couvrir de 12 à )5 centimètres de terre, et de le laisser refroidir pendant 8 jours en hivcret 4jours •n été, i«s Primes d'honn. Paris, )S73, p. 275.
t AFFRUITER Ajoutez : || 2" Dans le centre de la France, il s'emploie activement «t signifie planter d'arbres à fruit. Affruiter un terrain. Ce jardin est bien afl'ruité.
AFfCteR. Ajoutes : H 4* Y. n. T«rme de chass». Se tenir à l'aflùt. Attendu que le nommé H.... et un individu resté inconnu ont été.... surpris.... portant leurs fusils dans des sacs et épiant sur le lieu même de l'affût le moment du passage du gibier pour se mettre dans l'attitude du chasseur qui affûte, Gaz. des Trib. 24-25 août 4 874, p. «13,
t AFFÛTEUR (a-fu-teur),s. m. Chasseur à l'affût. Presque tous les matins, avant le jour, il sortait pour surveiller les colleteurs et affûteurs. Gaz. des Trib. 6 mars )874, p. 225, 4* col. L'ours lève alors le gîte, et va donner en fuyant dans la ligne des affûteurs, Journ. ofjic. 2) cet. t872, p. 6599, 3' col. Reconnaître si elles [les populations armées] sont ou non organisées, et si elles doivent être considérées comme des ennemis loyaux ou de simples aflûteurs, Confér. de Bruxelles, 1874, protoc. n" (4, Journ. ojjic. 7 nov. 4874, p. 7437, s» col.
+ AFGAN, ANE (af-gan, ga-n'), adj. La langue afgane ou, substantivement, l'afgan, langue appartenant au groupe iranien et parlée par les Afgans , peuple de la haute Asie. |{ On écrit aussi afghan.
t AriSTOLER(a-fi-sto-lé), t'. O. Terme populaire Arranger, accommoder. Il est mal afistolé.
— ETYM. Voy. RAFISTOLER. AfistoleuT se trouve dans Coquillart. On a dit aussi cppistoler : Et povez bien penser si le bon homme est bien aise de estre ainsi appistolé. Les ti joyes de mar. p. 87.
t AFRICAIN, AINK (a-fri-kin, kè-n'), adj. Qui appartient à l'Afrique. Marchandises de provenance africaine. Il S. m. Les Africains, les habitants de l'Afrique.
t AFItfCANI.SME (a-fri-ka-ni-sm'), s. m. Terme d'antiquité. Idiotisme propre à l'Afrique romaine et transporté dans le latin. Je me plaisais à imiter les styles qu'au collège on appelle de décadence ; j'étais souvent taxé de barbarie et d'africanisme, et j'en étais charmé comme d'un compliment, Tti. GAUTIER, Portr. contemp. i" portr. celui de l'auteur. M. Ebert affirme que les mots étranges, employés si souvent par Tertullien et qu'on croyait être des africanismes, c'est-à-dire dos termes qu'il aurait pris au dialecte de son pays, ont été simplement empruntés par lui à la langue populaire, G. BoissiER, les Oriij. de la poés. chrét. Rev. des Deux-Hondes, l"se]it. 4875.
t AFRITE (a-fri-f), s. f. Sorte de mauvais génie dont il est question dans les récits orientaux. Le roi légendaire Talimouras soutint une lutte gigantesque contre les afrites, qu'il chassa dans les mers et au fond des déserts, devic, Dict. étymol.
— ÊTVM. Arabe, 'ifriya ou 'ifrtt.
jAGA. Interjection quiestdansMoIière,D. Juan, a, 4, et qui signifie vois, regarde.
t AGACEUR (a-ga-seur), s. m. || 1* Celui qui agace. Il 2» Dans le langage hippique, synonyme de boute-en-train. Votre Grâce sait qu'il faut remplacer l'agaceur d'Hob-goblin ; si milord y consent, ce barbe fera parfaitement l'affaire, E. sue, Oodolpltin-.lrabian, ch, ix*.
AGAME. Ajoutes : \\ 2° Terme de zoologie. Qui n'a piiint d'accouplement, qui se fait sans accouplement. Génération agame.
t AGATISER. Ajoutez : || S'agatiser signifie aussi
prendre l'apparence de l'agate doré de légers
tons d'ambre comme une peinture de maître qui s'agalise, th.gautikr, le Bien public, lomars 4872. Il 2" V. a. Donner l'apparence do l'agate. Une peinture agatisée.
AGE. Ajoutez : — ÊTYM. Age de charrue se dit aussi haie ; cela suggère une étymologie différente de celle qui est indiquée; voy. haie 2.
AGE. Ajoutes : \\ IS" L'espace de temps qui s'étend d'une mue à l'autre, chez le ver à soie.
t AGftNÉSIQUE (a-jé-né-zi-k'), adj. Terme do physiologie. Se dit de l'hybridité où les métis sont absolument inféconds, soit entre eux, soit avec des individus de l'une ou de l'autre race mère, Rev. anthrop. t. iv, p. 243.
— ÊTYM. Voy. AGÉNÉSIE.
AGENOUILLER (S'), .ijoutes : \\ Se dit d'un cheval qui tombe sur ses genoux.
AGENT. Ajoutes : — IlEM. L'agent de faillito n'existe plus depuis 4 838. Depuis cette époque, il n'y a plus de faillite sans syndic.
t AGGLOMÉRATIF, IVE (a-glo-mé-ra-tif, ti-v'), adj. Qui a le pouvoir d'agglomérer. On peut prévoir que l'avenir tournera du c6té des nominaux, en dégageant des catégories aggloméra lives et arbitraires les êtres réels, burgee. Salons de 4861 d 4868, t. n. p. 190.
AGGLCMrUÉ. Ajoutes : || 3" Verres agglomérés, sorte de peinture sur verre. La collection.... des verres vénitiens, émaillés et gravés, décorés d'ailes et de Heurs; celle des verres dits agglomérés, sorte do peinture sur verre qui fut introduite d'Orient à Rome, Journ. offic. 3 juill. 4876, p. 4790, 2° col. Il i'S. m. Briquette cylindrique ou subiqueobtenuo en comprimant, dans un moule, de la houille menue avec du goudron. Fabrication des agglomérés ou briquettes de houilles, 4° au brai gras, 2" au brai sec ; odeur, danger d'incendie, Tableau de classement des étabiiss. dangereux ou insalubres annexé au di-crct du 31 déc. 1866.
AGGLL'TIN.^TION. Ajoutes : — REM. Il faut bien distinguer, en linguistique, l'agglutination de l'incorporation ou holophrase (voy. ce mot au Supplément). On entend par agglutination le procédé par lequel une racine principale, de caractère attributif, s'adjoint comme affixe des racines secondaires, de caractère ordinairement démonstratif, pour former les mots tel» que les noms et les verbes. Les langues turques et les langues indo-européennes sont essentiellement agglutinantes, et la flexion, qui appartient en propre à ces dernières et aux langues sémitiques, n'est qu'un degré de plus dans lequel les soudures de l'agglutination se sont effacées par suite d'altérations phonétiques. L'incorporation ou holophrase agglutine ensemfcle, nonseulement les éléments principaux et accessoires du mot, mais tous les mots de la phrase. C'est, suivant l'expression d'Hovelacque {Linguistique, p. m), une composition syncopée. Les langues de l'Amérique du Nord et du Sud sont toujours agglutinantes, souvent incorporantes; il faut corriger en ce sens ce qui est dit à agglutinant des langues d'Amérique.
AGGRAVANT. Ajoutez : Ce qui lui rend ses maux plus aggravants est qu'ils lui viennent d'une main si chère, J. i. Rouss. Lett. d M.... 4 1 sept.
t AGGRAVEMENT. Ajoutez : || 2° Action d'aggraver, de rendre plus grief.
— niST. xv° s. La longue attente est recompensés par aggravement de peine, al. chartier, Quadril. invectif.
AGIR. — REM. 1. Ajoutez ; En agir, condamné par Racine et Bouhours, l'est justement; car on ne peut pas dire agir de, tandis qu'on dit user de, ce qui justifie en user. Les exemples suivants sont donc des fautes. Les conjurés en agissentrondernent les uns avec les autres, vOLT. Lett. à d'Argental, 16 juill. I76i. On s'en rapporta.... à la pluralité des voix, et on no pouvait en agir autrement, ID. t. XLVi, p. 412, éd. Bouchot. C'est ainsi qu'en agiraient les royalistes, chateaubu. t. xxix, p. 71, éd. Pourrai. Il avait un second motif d'en agir ainsi, thiehs, Ilist. du Consulat et de l'Empire, t. XIII, p. 306. Il faut voir comment, dans une lettre ferme, il [Boissonade] remit au pas Chateaubriand ou l'éditeur de Chateaubriand qui en avaient agi trop lestement avec lui, ste-beuve. Constitutionnel du 28 sept. 4863. M. Cousin se sert