‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 124 sur 638 · XXII · texte numérisé non relu

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CO.NSEIL. Ajoutez : || 11° Arbre des conseils, le figuier des pagodes, ficus religiosa, L., baillo.n, Dict. de bot. t. i, p, 247,

— REM. Ajoutez : X propos de ce vers de Philippe Mouskes : Mais or n'iert mais qui me consaut. Chronique, V, 9374, M, do Reiffenberg remarque en note : « On disait encore sous le gouvernement autrichien [en Belgique] les consaux pour les conseils de l'Ëtat. ■>

t COXSEILLABLE. Ajoutez : Les deux alliances naturelles [des Provinces-Unies], les seules conseillables , et dont on pût espérer un secours efficace. D, stern, Hist. des eommenc. de la r»p. aux Pays-Bas, p. 149.

I. COXSEILLER.il 3" Conseiller que. Ajoutez: Je conseille à ces pauvres gens qu'ils aillent plus vite en besogne, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

COXSEXTEMEXT, Ajoutez : \\ 3° Accord, concordance. Admirant le consentement de sa vie et de sa doctrine, boss. Cornet.

COXSENTIR, Ajoutez :\\ 5° î.lre d'accord avec. Tous les biens ont même but, qui est de consentir à nature, malh. Lexique, éd. L, Lalanne, || 6° S. m. Le consentir. Ce n'est pas le sentir, mais le consentir qui nous rend coupables , fén. Letl. spirit. 136,

COXSÉQCENCE. || 3° Ajoutez : \\ Par opposition à inconséquence. M, Buffet l'autre jour en appelait à votre conséquence, il vous disait : Il faut que ce qui a été décidé soit décidé, • — je ferai le même appel à la conséquence de l'assemblée, thiers, à l'Assembl. nation. Journ. offic. 26juinlH72, p. 4319, 3' col,

t COXSÉQIEXTIEL, ELLE (kon-se-kan-si-el', è- 1'), adj. Qui est la conséquence. Les nouvelles créances indirectes ou conséquentielles, s'il est permis de s'exprimer ainsi, ne seront en aucune façon soumises à l'arbitrage [de Genève], Journ. offic. 16 mai 1872, p. 3266, I" col. (trad. du dise, du comte de Derby à la chambre des lords).

— ETV.M, Angl, conscquenlial, du lat, consequentia (voy. conséquence). Cet anglicisme n'est pas inacceptable,

t COXSERVAÏAIRE (kon-sèr-va-tê-r'), adj. Terme de droit. Se dit, en parlant de personnes qui conservent, gardent un droit de possession. Cette institution avait pris en Algérie un développement considérable (soit parce qu'elle permettait de modifier la loi des successions, d'exclure les filles, les sœurs, la mère, à qui le Koran aurait attribué des droits d'héritières conservataires, et par suile de conserver les biens dans la famille), soit.... a. DEBOSTE (juge au Trib. de Paris, anc. président au Trib, d'Alger), Gaz. des Trib. 26 août 1874, p, 817, 4* col,

t COXSERVATISME(kon-sèr-va-ti-sm'), s. m. Néologisme. Opinion des personnes qui appartiennent au parti conservateur. Le Herald et le Standard, ces frères siamois du conservatisme, l'Indépendance belge, 24 nov. (868. La science sociale, fondée sur les lois naturelles, est à la fois radicale et conservatrice, radicale au delà de tout ce que con-

CON

çoit le radicalisme actuel, conservatrice au delà do tout ce que conçoit le conservatisme d'à présent,,.. E. CARO, Rev. des Deux-Mondes , i" nov. 1875, p. 31,

t COXSERVATISTE(konsèr-va-ti-st'),,?,m, Terme de politique. Celui qui est partisan du con>;orvatisme. Il Adj. Former une majorité conservalist» au sénat, Journ. de Génère, 23 nov. 1876.

t COXSERVATOIRE.ME.\T ( kon-sèr-va-toi-reman), adv. De manière à empêcher qu'il ne soit Iiorté préjudice à un droit. Nous maintenons l'ordonnance du 3 décembre dernier, qui a permis de saisir conservatoirement, sur le vu d'un billot impayé, le mobilier des époux B,,,,, Coï, des Trib.

23 fév, 1876, p, 189, I" col,

COXSERVES, j4jou(eï:— REM, Le mot conserves s'applique à toutes sortes de verres, lorsqu'ils s'adaptent bien à la vue. Cependant on réserve ordinairement le mot de conserves aux verres colorés plans, c'est-à-dire sans numéro.

COXSIUÉRATIOX. 114° Ajoutez à l'exemple de Vauban, oit considération est dit au pluriel dans le sens d'égards, celui-ci de Mme de Sévigné : Il est impossible de rien' ajouter aux honnêtetés, aux confiances et aux extrêmes considérations du M. de Lavardin pour moi, Lett. à Mme de Grignan,

24 sept, 1675.

— REM. Bouhours condamne avoir de la considération dans le monde, pour : s'attirer de la considération : « Avoir de la considération signifiQ proprement considérer les choses, et non pas êtro considéré des autres; un homme qui a de la considération, c'est un homme qui prend garde à ce qu'il fait, » Entretiens d'.irisie et d'Eugène, éd. 1 67 1 , p, 119, Malgré cette condamnation, la locution a prévalu,

COXSIDÉRER, Ajoutez : {| Se considérer, suivi d'un adjectif, se regarder comme, [Gens] qui ont du se considérer définitivement libérés du service, CH.4TEALBB, t, XXX, p, 164, éd, Fiirne , grand in-8-

I.COXSIGNE. Ajoutez : || 3* Populairement, lu tisonnier d'un corps de garde. Après la dernièru ronde de lo heures. M,,,, s'est servi d'un ciuchet, dit consigne, avec lequel se lève la cloche du poêle, l'a fait rougir au feu de ce poêle. Gaz. dei Trib. 21 janv. 1875, p. 67, 2- col.

COXSlSTORIAL.il 2» Ajoutez :\\S. m. pi. Le» consistoriaux, les députés des consistoires protestants. Les consistoriaux qui avaient plus d'opiniâtreté que de connaissance, eurent peine à y con-. sentir [au maintien de la paix do 1577], mézebay, Abrégé chronol. 1377.

COXSO.M.UATECR, Ajoutez : — HIST, xvf s. Et pourtant nous aussi que avons si grande nuéo de tesmoings mise au devant,... courons par pacience à la bataille qui nous est proposée, regardans à l'auteur de la foy et consommateur Jésus, Ilebr. XII, Nouv. Testam. éd. Lefébre d'Étaples, Paris, (323.

COSSO.'U.MATIOX. Ajoutes : \\ 6* Farine de consommation, ferine que l'on consomme chez soi, par opposition à farine de commerce, celle que ion vend, Journ. offiC I8 déc, 1876, p, 9491, ■2' col,

t COXSOXXAXTIQUE (kon-so-nan-ti-k'), adj. Qui a le caractère de consonne.

t COXSOXXAXTIS.ME (kon-so-nan-ti-sm"), s. m. Terme de grammaire. Système des consonnes d'uno langue.

t CO.NSORTIAL, ALE (kon-sor-si-al', a-l), adj. Qui appartient à une société de commerce. Deux motions ont été présentées [au parlement prussien], l'une réclamant la suppression de cet institut [une banque] , l'autre demandant que toute participation à des entreprises consorliales lui fût désormais interdite, le Temps, 13 mars 1876, 2' page, ('• col. Il Au plur. masc. Consortiaux.

— ETYM. Voy. CONSORTS.

COXSPIRATEUR. — HIST. Ajoutez : || xvi« s. Si une femme a conspiré avec autres la mort de Sun mari.... la conspiratrice fera pénitence, sans espoir de se pouvoir remarier, le Bureau du concile de Trente, p. 218.

t COXSTABL'LAIRE (kon sta-bu-lé-r'), adj. Qui est relatif aux constabics. La force constabulaire.

t COXSTERXANT, AXTE (kon-stèr-nan, nan-t'), adj. Qui consterne. Deux fils de M. de Kouquières apportèrent la consternante nouvelle de la mort de leur père, |ste-beuve, Port-Royal, t. ii, p. 9, 3' éd.

t CONSTlTCTECR.yljOKleï .-Aucun nuage n'ob-, scurcil à mes yeux le droit d'Auguste Comte à

CON

se dire le conslitulcur de la sociologie, É. utthé, Auguste Comte et Sluarl Uill, p. î3, <866.

CONSTITUTION. Ajoutes : || 9° Constitution s'est dit, pendant la révolution, à propos des débats sur la constitution, do gourdins. On vend au l'alais- Hoyal do petits gourdins, qu'on appelle des consliunions ; j'invite tous les patriotes à n'en pas faire usage, telt. du P. Ducltèiie , 26" lettre, p. 7.

t CONSTKUCTIF. Ajouta : Jusqu'à présent nous n'avons été saisis que de la partie purement négative de la critique du philosophe anglais l-M. Herbert Spenccrj ; il nous reste à considérer le oùté positif ou coiislruolif de ses cllorls, de koliEUTY, la Philosophie positive, aoùt-sept. (876,

CONSTKl'CTIOX. || 3* Terme do grammaire, (lonstructiou louche. Ajoute: : On appelle cela une construction.louche, parce qu'elle semble regarder d'un côté, et elle regarde do l'autre ; plusieurs écrivains ne sont pas e.Kompts de cette faute. "AL'GEL.VS, Hem. 1. 1, p. )8), dans POL'GENS.

t CONSCBSr.\STIALIsfE (kon-sub-stan-si-a-lisl'), s. m. Celui qui soutient la consubstantialité, c'est à-dire l'unité de substance des trois personnes de la Trinité. Quelques mots de plus [dans les Epitres de saint Paul], et Jésus sera le logos créateur ; les formules les plus exagérées des consubstantialislesdu iv siècle peuvent déjà être pressenties, RENAN, Saint Paul, ch. ix.

C0>'SUL.\1REMKNT. Ajoutez : || 2' En qualité de consul de Rome. TeUisinus aime 'mieux être exilé comme philosophe que de vivre con.sulairemcnt sous Domitien, la moïhe le vayeh, Dialoij. d'Oral. Tubero, t. ii, p. 230.

CO.NSULTER. ^ljoii(ci : — UESl. 1. J. J. Rousseau a dit : consulter quelqu'un .si, pour : consulter quelqu'un sur la question de savoir si. Quand je consultai Milord Maréchal si je les accepterais [les grâces du roi].... Letl. à Davenport, fév. (767. Cette tournure abrégée est bonne. || 2. On peut voir à consulter, verbe neutre, des phrases d'auteurs déjà anciens oii l'on dit consulter de. En voici un exemple plus récent : Je ne prendrai nul parti définitif sans en bien consulter avec vous, j. j. bouss. Letl. à Milord Maréchal, 6 avril 1765.

('.OXSU.^I.\XT. Ajoutez: [Dans l'eucharistie] une présence en ligure, et une manducation en esprit, c'est-à-dire la présence la moins divisante et la manducation la moins consumante qu'on puisse jamais imaginer, BOss. Explic. de la messe, ui.

CO.XSl'.UKK. — lllST. Ajoutez : xu' s. Wa à moi; car-jc sui consummez, et m'anime [mon ànie] defaillic [l'original latin porte consumptus suin], liOX.s.iiiDOï, Texte lorrain, dans Homania,

t CONTADIN. Ajoutes : — REM. Mme do Gasparin a employé au féminin ce mot presque inusité. Elles descendent, les confadines, de roche en roche, bondissantes, H"" de gaspabin. Voyages à Florence, t. iv, 2" édr Paris, (866.

CONTAGION. — HIST. xvi« s. Ajoutez : J'ay le crtur si comblé d'amertume et d'oppressé, Que, par contagion, je rens pleins de tristesse Ceux qui liarlenl à moy, desportes, Épitaphes, complainte pour Henri III.

t CONTAGIONNER (kon-ta-jio-né), v. a. || l-Néologisme. InfectBr par contagion. Pour qu'il [le typhus] puisse s'y propager [en France], il faut deux choses : il faut d'abord l'introduction de la graine qui est un animal contagionné; et autour de lui, il faut ensuite des animaux susceptibles de recevoir la graine, testf.i.in (à l'Assemblée nationale), Journ. offic. (7 décembre (873, p. 7S58, 3' col. Il 2° V. réfl. Se contagionner, gagner la contagion, en parlant de vers à soie. Prenez garde que vos vers à soie ne se contagionnent.

t CONTASSERIE (kon-ta-.se-rie) , s. f. Petites nouvelles, ragots. J'avais compté sur le bon effet de mes contasseries, decoukchamp, Souv. de la marquise de Créqwj, t. i, xvn.

— ÉTVM. Conter. Le mot est très-mauvais, mais il ne l'est pas plus que racontar, qui se dit aujourd'hui en tant de journaux et dont il est synonyme.

CONTEMPLATEDR. — HIST. Ajoutez : xn« s. La diviniteiz ne soi demostret mie telle come ele est .'i ses contemplors en ceste vie, li Dialoge Grcrjnire lo pape, 1876, p. Sio.

CO.NTEMPTIBLE. Ajoutez : Le cardinal de Richelieu.... les employant [certains personnages] à des ministères vils et conlemptibles, montchal, Mém. t. I, p. 27.

. CONTENTIEUX. ,ljou(e; : || 5» Un contentieux. DlC.r. PR LA LAiNOUt: fliANCAlïL.

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