‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 127 sur 638 · juin (876, p. 543, 3" col · texte numérisé non relu

juin (876, p. 543, 3" col

t CONVI (kon-vi), s. in. Terme aujourd'hui inusité. Invitation. Maisons pria d'Anlin de jiasser chez lui; je n'ai point pénétré le projet de ce convi, sT-siM. 376, 92 (écrit dans le texte convy).

— HIST. xv° s. Pour lesquels convis et assemblées ainsi faites.... les ambassadeurs d'Angleterre n'esloient point bien contents, monsihel. ii, (82, Il xvr s, Respondez-moy, quel cstophe Est le grand aise? à vostre avis Où le prenez-vous? en convis, À boire et dormir tant qu'on peult, marot, iv, (57,

— ÊTVM, Ce mot parait venir plutôt de convier

roo

que Jii lat. conrivium ; mais, comnio il :i aussi losons di' ii'pas, cunvicr rt convicium uiit du iiilUioi- sur convis.

COSVIVE. Ajoutez : — REM. Convive a tlé employé au sens de repas, dans le xvii" siècle {ennliiiiim). I.a plus notable personne du convive, Uial. d'Orat. Tubero, t. ii, p. '236. Cela n'est plus usité. C'est un mot très-ancien : xn* s. Dont sont li jor del convive entor passcit.... quant li convive lurent fineit, si oflril Job sacrifices por ses filz, U Uialoge Grégoire lo pape, 1876, p. 341.

t COWIVKE (kon-vi-vr'), ti. n. So conjugue comme vivre. Vivre avec, vieux verbe qui so comprend sans peine, et qui pourrait encore trouver son emploi.

— HIST.xiV s. 11 ne peult pas convivro, demourt't ou converser avecques cbescun autre, oresme, /;(/(. iJi.

— KTYM. Lat. convivere, de cuin, avec, et vivere, vivre.

CONVOI. Ajoutes : |{ 6° Convoi de prisonniers, de condamnés, nombre do prisonniers, de condamnés qu'on mène ensemble.

t CONVOLUl'IO.'y (kon-vo-lu sion), s. f. Action de se rouler autour, enroulement. Allez voir le I.aocoon.... trois tifjures isolies, liées par les seules convolutions d'un serpent, dider. (Euv. compl.

t C0NV11E.\U (kon-vrau), s. m. Nom, dans la Loire, d'un poisson, dit aussi couvreau, alosa l'inta, Cuvier.

t CON VULSIONNAKISME (kon-vul-sio-na-ri-sm'), s. m. Caractère, état des convulsiounaires. C'est lui [Enfantin] qui, en forçant les ressorts, en soulevant des problèmes inutiles et dangereux, en poussant à la mysticité sensuelle et à une sorte de ( onvulsionnarisme, contribua le plus à la dissolution de l'Ëglise qu'il prétendait fonder, janet, 7it>i). des Deu.T-ilondes, (" oct. (870, p. 587.

t CONVDLSIVANT, ANTE (kon-vul-si-van, vanl'), adj. Terme de médecine. Qui cause des convulsions. Action convulsivanle. La noix vomique doit être considérée comme le type des poisons convulsivants, henneguy, Élude sur l'action des poisons, p. 38, Montpellier, (875.

t COOLIS. Ajoutez : || 2° Il se dit aussi des Chinois engagés comme travailleurs. M. Garcin de 'l'assy demande avec instance qu'on songe à supprimer celui (le commerce] des coolies : on donne ce nom à de pauvres Hindous et Chinois, qui sont censés accepter librement l'esclavage pendant un certain nombre d'années, F. delaunav, Journ.oIJic. )3 janvier I87t, p. 362, 1" et 2» col.

— IIEM. L'orthographe coolis au singulier est mauvaise; il faut écrire cooii. Quant au pluriel, on le formera régulièrement : coolis. Cependant quelques-uns le forment à l'anglaise : coolies.

— RTYM. La dérivation de l'anglais coolee par lindoustani cuii, laboureur qu'on loue à la journée, du turc cott, esclave, serviteur, parait fausse. En elfel, M. L. Rousseiet, liev. anthrop. t. ii, p. 268, dit que Coolee est le nom d'une peuplade, dite aussi Kôle ou Khole, qui fournit des hommes robustes et d'une force remarquable, employés dans les villes do la côte aux rudes travaux.

t COOPÉRATIVEMENT (ko-0-pé-ra-ti-ve-man), adv. D'Hne façon coopérative. Le prolétariat parisien a le premier conçu l'idée de former coopérativement le capital des ateliers coopératifs, dénis, la Philosophie positive, t. XJV, p. <U).

COOPÉRER. — HIST. XVI' s. Ajoutes : La saincte Bible fui entièrement mise en langue vulgaire.... coopérant à son sainct et fructueux désir ung sçavant docteur en théologie, son confesseur, qui avoit nom Jehan de Rely, Epistre exhortatoire aux Epistres, Nouv. Testam. éd. Lefebre d'ÉtapIes, Paris, 1525.

t COORDO.VIVANT. Ajoutez : || 2» Qui coordonne. dispose. Une lùte tbéologique , coordonnante et concertante, ste-beuve, Port-Hoyal, t. iv, p. ^35, 3' édit.

COORDONNfi. Ajoutez : || 1* Dans le système des coordonnées rectiligncs, la position d'un point est déterminée par les distances de ce point à des axes, distances mesurées parallèlement à ces axes. Dans le système des coordonnées polaires, la position d'un point est déterminée par sa distance à un point nommé pôle et par l'angle que forme le rayon vecteur avec des axes. || Axes des coordonnées, ce sont les axes des coordonnées rectiligncs. Il Plans coordonnés, plans dont les intersections forment ces axes. || Origine des coordonnées, point oii les axes se coupent. |{ 2° Coordonnées

COR

géographiques, coordonnées sphériques fixant la position d'un point sur la terre; ce sont la latitude et la longitude. || Coordonnées horaires, coordonnées sphériques qui sont l'angle horaire et la dislance polaire. || Coordonnées uranographiques; il y en a do deux espèces : les coordonnées éqnatoriales, qui sont la déclinaison et l'ascension droite ; et les coordonnées écliptiques, qui sont la latitude et la longitude. || Coordonnées azimulalcs, coordonnées sphériques qui se composent do la distance zénilliale et de l'azimut.

t COPAKTlCIPA\r (ko-par-tisi-pan), s. m.

Membre d'une société en participation. Le gérant ne peut être condamné à verser, même à titre provisoire, à un coparticipant, la moitié do cette somme, Gaz. des Trib. 2i mai 1874, p. 483,3» col. Association en participation constituée pour la mise en valeur d'un brevet, demande en nullité et résolution ou, subsidiairement, en dissolution d'as- .sociation, formée par M. H., inventeur do l'hélice H., contre ses coparticipants , ib. *J. février (876, p. (31, 3' col.

t COPRAH (co-pra), s. f. Synonyme de copre (voy. ce mot au Dictionnaire).

t COPTISANT (ko-pti-zan), s. m. Érudit qui s'occupe de la langue et de l'histoire des Coptes. Une découverte toute récente, faite à Paris par un coptisant de mérite, M. Eugène Révillout, F. de- LAUNAY, Joum. OfUc. 4 déc. (876, p. 97U(, 2« Col.

t COPl'I.ATEUR, TRICE (ko-pu-la-teur, tri-s'), adj. Terme de physiologie. Qui sert à la copulation. Organe copulateur. || Poche copulatrice, réservoir que lo liquide fécondant traverse chez les lépidoptères mâles, Acad. des se. Comptes rendus, t. LXVIII, p. 873.

— KTYM. Voy. COPULATION.

t COQIIELEUX (kû-ko-leil), s. m. Nom, dans le déparlement du Nord, des gens qui font combattre des coqs. Joum. des Débats, 30 sept. (876, 3" page (" col.

■ t COQUELINEUX, EUSE (ko-ke-li-neû, neù-z'), adj. Qui fait le coq, qui s'irrite comme un coq. Le bonhomme Celon [qui gardait Cinq-MarsJ est fort coquelineux; le premier président de Grenoble m'a dit qu'en lui parlant de M. le Grand [Cinq- Mars], il lui a vu les larmes aux yeux; il se rend aisément mécontent, RICHELIEU, Lettres, etc. (642, t. VII, p. 60.

HIST. XVI* s. Quand ces trois bonnes qualités

sont en un personnage, on ne se doit pas esmerveiller s'il est un petit coquelineux. desfeb. Contes, IV.

— ETYM. Voy. COQUELINER.

f COQUËNE (ko-kè-n'), s. m. Nom normand de l'érable des haies, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, (876, p. 85.

f COQUERIE. Ajoutez: C'est la spéculation privée, et non l'Ëlal, qui doit pourvoir aux nécessités culinaires des bâtiments de commerce, dans des coqueries ou cookery-houses, comme on voit sur les quais de nos porls de commerce de France et d'AngleteiTC, bouet-willaumez, Rapport au Sénat, séance du 3 janv. <868.

f 2. COQUEKOîJ (ko-ke-ron), s. m. Nom, en Normandie, de petites meules. Mettre de la vesce, du foin, du trèfle en coquerons, delboulle, Closs. de la vallée d'Yéres, le Havre, 4876, p. 232.

COQUILLE. — HIST. || xiv° s. Ajoutes : Pour deus hanas de kokilles de pierles à piet d'argent, caf- FiAUX, Hégtnce d'Auberl de Bavière, p. 73.

t COQUILLE, ÉE (ko-ki-llé, liée. Il mouillées), part, passé. Formé en façon de coquille. Une fuis que la dentelle.... sera coquille» en volants, froncée en manchettes.... en. blanc, J'Art dans la parure, p. 285. Il 2° Rempli de coquilles. Le fond [de l'étang de Berre] en est de bonne tenue, vase grise et coquilléo, Joum. ofjic. 6 sept. 1874, p. 640u, (" col.

[ COQUILLEUX. Ajoutez: || 2° Fig. Difficultucux. 11 n'y a pas de l'apparence qu'ils veuillentvous détourner de cet exercice [la fréquente communion], qui ne leur apportera aucune incommodité, sinon qu'ils fussent d'un esprit extrêmement coqnilleux et déraisonnable, saint François de sales, Inlr. à la vie dévote, u, 20.

COQt'IN. — HlST.xii" s. Ajoutez : Ils sontcoqnia et jongleor Et trop hardi demandeor, guiot de provins, Bible, v. 2488. Il XVI" s. Ajoutez : [coquin au sons de séduisant] Rien n'est tant si coquin, ni doux, ni attrayant qu'un butin quel qu'il soit, soit de mer, soit de terre, brant. t. iv, p. 332, édit. Monmerqué.

t CORAII (ko-ra), s. m. Foulard écru ou imprime

r.oii

de l'Inde, qui est un tissu do pure soie. Elle [l'Anglelerre| a le monopole du tissu de soie dit corail do l'Inde, limiuéle, Traité de comm. avec l'Anglet. t. V, p. 583. Dans ces derniers temps, le corah est devenu do j.lus en plus rare, les Indous trouvant avantage à vendre la soie en grége ; même en Angleterre, le corah so retire chaque jour de la consommation, qui lui préfère le foulard tramé fantaisie, ib.

CORAIL. Ajoutez :\\Z' (• Le corail en caisse, c'est le corail vivant, rouge ou rose.... les nuances.... sont distinguées sous les dénominations d'écume de sang, (", 2* et 3* sang, etc. 2° Le corail noir, c'est le corail qui a été détaché du rocher.... est tombé dans la vase et s'y est modifié par des émanations sull'uriqucs. 3° Le corail mort ou corail pourri, c'est le nom que l'on donne aux racines de polypiers qui so sont couvertes de dépôts pierreux et d'une végétation vivante de microzoaires imperceptibles. 4° Le corail blanc, très-rare; il doit sa couleur à une maladie spéciale, Joum. Offic. 24 nov. 1876, p. 8035, 2" COl.

f CORALINE. Ajoutez : Pendant cette période do (805 à <8(5 on compte annuellement jusqu'à 400 coralines dans les eaux do l'ancienne pêcherie française, hautefeuille, Code de la pèche marit. p. 48, Paris, (844.

■f CORAM POPULO (ko-ram'-po-pu-lo), loc. adv. En présence du peuple, publiquement.

— ÊTYM. Lat. coram, en présence, populo, du peuple.

t CORANIQUE (ko-ra-ni-k'), adj. Qui a rapport au Coran. Le fade poëme biblique , ou plutôt coranique, do Joseph et Zuleikha, renan, Joum. des Débats, 7 février (877, 3» p. 6» col.

f CORAULE (ko-rô-l'), S. f. Dans la Suisse romande, danse, branle, ronde. 1| Musique de cette danse.

— HIST. xiii' s. Dances, baus et caroles veïssiez commencer, Serte, xi.

— EtYM. Ane. franc, carole; ital. caro[œ. Origine inconnue.

t CORBAN (kor-ban), s. m. Terme do la liturgie hébraïque. Offrande. 11 faudra, dît Ornik, qu'il envoie fouiller dans la gueule d'un poisson pour payer son corban, volt. Dict. phil. Évêque.

— EtYM. Hébreu, korban, ofl'rande.

CORBEAU. Ajoutez : \\ 8° Cépage de la Savoie, les Primes d'honneur , p. 660, Paris, (874.

I CORBIÈRE (kor-biè-r'), s. f. Nom donné à certaines parties du littoral des lies Normandes de la Manche et de la baie du Mont-Saint-Michel, H. Moisy, Koms de famille normands, p. 79. En ce temps il y eut quelque grand navire d'Espagne, chargé de vins doux, qui se perdit auprès de la Corbière, s. de carteret, Chron. de Jersey, xii, p. 35. Si nos corbières, ainsi qu'on l'a pensé, n'étaient que les juchoirs favoris du cormoran, rien ne .serait plus naturel que de dériver Corbière de corp, d'où la forme corb, corbeau de mer, métivier, Dict. franco-norm. p. 338.

HIST. xiv S. Bertran le chosi bien en mi une

Corbière, Chron. de Du Guesclin, dans du cange, corbitaria.

CORBILLARD. Il 1" Ajoutez : Est-il possible, dilr elle [la Seine|, qu'on me doive toujours parler de cette Sapho et de ce Cléodamas? il n'y a point de corbillard qui ne me rompe la tête de leur vertu et de leur mérite, Mlle de Scudéry, p. 260, Rathcry et Boutron, Paris, (873.

CORBIN. Ajoutez : Il 3» Bec-de-corbin, ustensile servant au transport du sirop dans les formes, Circul. (86 des contrib. indir. du (8 ooiît (838, )lémuire annexé, p. 20.

t CORBLET (kor-blè), s. m. Nom du pavot cornu [chelidonium glaucium, L.), depuis Dunkerquc jusqu'au Havre.

t CORCIER (kor-sié), s. m. Un des noms vulgaires d'un chêne qui fournit du liégc. Les essences dominantes sont le pin maritime et le chêne liège, vulgairement appelé coTcier, Enquête sur les incendies des Landes, p. 40. Lo soutrage, composé de bruyères et de mousse, qui entoure le pied des arbres pins et des chênes lièges oucorcicr.s, est un repaire do vers et d'insectes, ib. p. 2is. || On écrit aussi corsier. Chêno occidental, connu sous le nom do corsier... fournit du liège complètement semblable à celui du chêne liégc, ii. flichb, Manuel de bot. forestière, p. 200, Nancy, (873.

CORDE. Ajoutez :\\iB' Terme de turf. La corde qui entoure la piste du côté intérieur. Le côté de la corde est un avantage pour le jockey qui s'en trouve rapproché, à cause de la forme circulaire

COR

de la piste; aussi les places se tirent au sort. Tenir la corde, tire du ciMé de la corde. || 16" Dans le commerce, corde déponircs, une certaine quantité d'épongés liées ensemble, Joiirn. offic. 31 mai 4872, p. 3646, «" coi. i 17' Arbrc à cordes, plusieurs figuiers des lies Mascarcigncs, dont l'étorco sert à faire des liens, bâillon, Dict. de bol. p. ai".

CORDELER. — HIST. ivi* s. Ajoutez : Fardeau cordelé ou non cordelé (serré avec une corde], M.4NTELLIER, Giossaire, Paris, (869, p. 23,

CORDIER. Ajoutez : || S* Terme de luthier. Point d'attache des cordes du violon. L'autre partie [des cordes du violon], beaucoup plus courte ou partie accessoire , va du chevalet au corjier, qui lui sert de point d'attache, H. de pahville, Joum. O/Iif. 18 fcvr. (875, p. 1296, 3* col.

t CORDIËHE (kor-diè-r'), adj. f. Vache cordière, espèce de v:iche grasse. Les vaches grasses, désignées sous le nom de vaches cordières, entrent presque toutes dans la consommation parisienne, A. HCSSON, les Cotisommations de Paris, p. <37.

t CORIULLK. Ajoutes : — REM. M. Roulin pense que ce mot doit être rayé des dictionnaires, que ce n'est ni un terme de pèche, ni un terme des zoologistes, mais que c'est le latin cordyla, pline, Hist. nat. K, 8, i, jeune Uion qui vient de naître, francisé par quelque érudit et pris pour un mot français usité.

CORDON. Ajoutez : || 18* Petit cordon , nom donné à l'ichthyocolle en lyre, qui est la plus estimée ; gros cordon, l'ichthyocolle en eœur. Il 19* Nom de plusieurs papillons de nuit : cordon rouge, quatre variétés principales, noctua promissa, n. iponsa, n. nupta, n. quercus; cordon bleu, nocfuo fraxini; cordon noir, noctua maura; cordon jaune, noduo paranympha.

CORDOXXÉT. Ajoutez : || 4" Espèce de broderie qui consiste à prendre avec l'aiguille quelques fils d'étoffe du contour du dessin, de façon que le coton à broder ou la soie forme presque un petit cercle en relief et que chaque point se touche.

I CORÉ (koré), s. f. Terme de la religion hellénique. Nom sous lequel les Athéniens adoraient Perséphone. Coré n'était autre que Perséphone et Proserpine, foucart, Journ. ojjlc. 9 mai 4876, p. 3468, «■• col.

— ÊTYM. Kôir,, jeune fille.

t CORÉEN (ko-ré-in), s. m. Langue parlée dans la Corée et appartenant à la souche touranienne.

I CORÉGO.VE (ko-ré-go-n'), s. m. Espèce de poisson. Au lac Supérieur, on observe.... des espèces.... du genre des corégones, dont on cite, comme types bien connus, la fera du lac de Genève et le lavaret du lac du Bourget,... E. blan- CHARDj Rev. des Veux-Mondes, 4«' août 4875, p. 545. Il Le corégone lavaret, le lavaret, Joum.

ofjic. 48 janv. 4 877, p. 397, 3- COl.

t COBJEOPSIS (ko-ré-o-psis'), s. m. Sorte de plante. Nous ne citerons que quelques-unes de celles qui peuvent passer l'hiver en pleine terre ; ce sont : le coquelicot , la coquelourde , le coréopsis, Journ. offic. 40 sept. 4 875, p. 7735, 3» col.

— ETYM. Kopi;, punaise, et o^'i;, apparence, à cause de la vague ressemblance des achaines avec la punaise ; c'est Linné qui a forgé ce mot.

f CORGR. — ÊTYM. Ajoutes : M. Devic, Dict. élym., incline à croire que c'est l'arabe khordj , besace, sac de voyage, porte-manteau.

t CORGÉE (kor-jée),' s. f. Synonyme vieilli et provincial d'escourgée. 11 faut traiter le diable selon ses ruses et ses métamorphoses : si le malin fait mine d'agneau et patte de velours, il suffit, en guise de corgée, d'un ruban pour lui donner la chasse, pboidbon, Avertiss. aux propriétaires sur une défense de la propriété, Paris, 4868, p. 66.

— ETYM. Voy. escourgée.

i CORIAMIItTINE (ko-ri-a-mir-ti-n'), s. f. Terme de chimie. Principe crislallisable et vénéneux ext'-ait de la coriaria myrtifolia, L., ou redoul corroyère à feuille de myrte.

t 2. CORXAGE. Ajoutez : || 2' Ensemble des cornes d'un animal. Ces grands bœufs gris au cornage immense appartiennent à une race osseuse introduite par les Huns, exactement semblable aux îinimaux dits hongrois, que l'invasion a promenés à travers nos provinces de France, TH. rolleb, ilcr. des Deux-Mondes, 45 sept. 4S72, p. 382.

CORNALINE. || ITI* S. Ajoutez : Et mettoit une condition presque impossible (que le monarque soit un bon et vertueux prince], selon le dict commun, que l'on ponrroit graver toutes les armes des bons princes en une cornclinc, bonivahd, De Tiobless», p. 290

COR

t CORNARIEN, lEXNE (kor-na-riin, riè-n'), adj. Oui observe le régime recommandé par Cornaro, qui réduisait notablement la quantité quotidienne d'aliments. Le marquis do Sillcry pria sa mère de le recevoir de son mieux [M. de Chavigny]; elle lui lit une chère admirable, quoiqu'il fût cornarien,

TALLEM. DES BEAUX, IlislOr. t. II, p. 90, éd. dO iMO.

— ETYM. Cornaro , Vénitien, qui mourut à Pavic, en 1566, à l'ige de cent ans.

t CORNAS (kor-ni), s. m. Vin estimé d'un cru entre Saint-Peray et Tuurnon. Ce vin possède toutes les quilités qui ont fait la célébrité de l'Ermitage; le saint-joseph et le cornas sont bus aujourd'hui sous ce nom.... le cornas est haut en couleur, plein, moelleux, d'une digestion aisée cl sans le plus petit goût de terroir; il se conserve longtemps et n'est parfait qu'après vingt ans de cave, p. BONNADD, Rev. Brilann. nov. 4 874, p. 05.

CORNE. Ajoutez : \\ 15° Synonyme do croissant, petit pain ou gdteau ainsi nommé pour sa forme. Il 16° Nom donné dans le Midi aux bras principaux de la vigne, sur lesquels naissent les sarments fructifères. Il 3° La Corne (avec un grand C) se dit de certains caps. Constantin qui rendit si célèbre par tout l'univers le golfe de la Corne d'or, Journ.

Ojjic. 43 OCt. 4874, p. 7001, 2° COl.

4. CORNEILLE. — HIST.xirs.vl/ou(e;:DeIainsnet [de l'ainé] avinreut novelles Que li corbel et les cornelles Âmbesdeus les ex [yeux] li crevèrent. Percerai le Gallois, v. 4 674.

CORNEMUSE. Ajoutez : — REM. M. Meunier, les Composés qui conliennenl un verbe à un mode personnel, p. 4 38, fait observer que, dans cornemtni", à la vérité, en français, conie pourrait être le premier composant ; mais que l'italien cornamusa montre que ce composant est le verbe cornât, corner; en effet, le substantif italien est non pas coma, mais corn.0, qui ferait cornemuse.

CORNETTE, yl joules ; — REM. L'exemple de Mme de Sévigné : Ce qu'il avait à faire n'était autre chose que de lui laver la cornette, est cité d'après l'édition de 4735. Mais M. Bcgnier donne l'adjectif possessif : lui laver sa cornette. Cette forme explétive était latine et du temps ; Mme de Sévigné écrit : Je vous baise vos belles joues.

4 . CORNICHE. Ajoutez : |i 2° En corniche , se dit d'un chemin situé au-dessus d'escarpements. La route exécutée par nos troupes, il y a longues années, est taillée en corniche au-dessus du lit du Roumel, Journ. offic. 9 janv. 4874, p. 247, 2° col. IIS- La Corniche, nom de la route du littoral de Nice à Gènes.

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