‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 13 sur 638 · AI · texte numérisé non relu

AI

à l'agréation par le gouvernement des Inspecteurs ecclésiastiques, H. delcour, min. de l'intér. à la Chambre belge, le 3 fév. dans Joiirn. oflic. du 6 fév. (874, p. 1015, i" col. .M. Wasscige : On veut faire dire à la loi ce qui ne s'y trouve point; le mot « agréation » n'est pas dans la loi; le droit d'agréer ou de ne pas agréer n'existe donc pas, «b. a* col.

4. AGRCEUR. Ajoute: : — KK>\. Agréeur reste usité, témoin cet e.vemplo : L'agréeur est celui qui fournit desagrés pour les navires. Patentes : lab. A, 3* cl. droit proportion, au 20*, Dict. des Contrib. dir. 4861.

f 2. AGRÉEUR (a-gré-eur), S. m. Agréeur, dégustateur ou inspecteur des eaux-de-vie, celui qui constate, à la requête et aux frais des parties intéressées, le poids et le goût des alcools ou leur identité avec les échantillons pris au moment des cxpédiiions. Tarif des patentes, 4 868.

— ETYM. Voy. AGRÉER 4 .

t AGRÉGATIF. Ajoutez : || 2* Au sens passif, qui est agrégé, réuni. Jusqu'à ce que je voie résulter dn tout un être non-seulement organisé, mais intelligent, c'est-à-dire un être non agrégatif, et qui soit rigoureusement un, J. J. Bouss. Lett. à M. de.... (5 janvier 4 769.

AGRÉ.MENT. Ajoute: : || 8° Agrément de goutte, légère attaque de goutte. 11 [M. de la Rochefoucauld] a un petit agrément de goutte à la main, qui l'empftche de vous écrire dans cette lettre, sÉv. (7 avr. 4 671. Il 9° Au plur. Se disait, au xvui* siècle, de cérémonies, d'accessoires soit de danse, soit de musique, joints à certaines pièces de théâtre, mais qu'on supprimait quelquefois. Le Bourgeois genUihonune, avec tous ses agréments, Annonce, dans ilercure de Fr. fév. 4 728.

f AGRÉMENTER (a-gré-man-té), v. a. Néologisme. Orner d'un agrément. Coiflés et poudrés, avec des boucles et des nœuds, en cravates et manchettes de dentelle, en habits et vestes de soie feuille-morte, rose tendre, bleu céleste, agrémentés de broderies et galonnés d'or, les hommes sont aussi parés que les femmes [dans les salons de Louis XIV, à Versailles], taine, Us Origines de la France contempor. t. i, p. 433. || Par extension. Trois francs 75 centimes, dont le détenu a le droit chaque mois de disposer à la cantine pour agrémenter sa position, Joum. offic. 4 9 mai 4 876, p. 3405, 3« col.

t AGRESSIVITÉ (a-grè-si-vi-té), s; (. Caractère agressif. On veut voir jusqu'où iront cette assurance'imperturbable, cette agressivité pétulante..., le Temps, 28 nov. 4 875, 4" page, 6» col.

AGRESTE. Ajoutes : \\ 3° S. m. Nom d'un papillon. Le petit agreste, en août, habite les clairières, les places à fourneaux et les sablières des bois montagneux, carteron, Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. 61, Hetzel, 4 866.

— HIST. Ajoute: : xiii* s. Ces fous agrestes, ces sengicrs, Ces vilains à ces durs soulers Aime [Dieu] assez miex que roys ne dus, Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 622 (abbé Poquel).

I AGRI.MÉTRIQUE (a-gri-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la mesure des champs, à l'arpentage.

— ÊTYM. Mot hybride , du lat. ager, champ, et liévpov, mesure.

t AGCERUISSEMENT (a-ghé-ri-se-man), s. m. Action d'aguerrir, état de qui est aguerri.

HIST. XVI" s. L'aguerrissement universel auquel s'entretiennent toutes les nations d'Europe, SULLY, Mém. t. m, p. 431.

t AGUEUR (a-gheur), s. m. Dans le Puy-de-D6nie, di.stributcur d'eau chargé des arroscments suivant les droits des propriétaires, les Primes d'honneur, p. 442, Paris, 4 874.

— ÉTYM. Ancien fr. ague ou aiguë (voy. ead).

t AGUI (a-ghi), s. m. Sorte de nœud fait à l'angui d'une galère.

AUl'RI. Ajoute: .-Les Muses.... sont déjà furieusement ahuries, selon le terme très-expressif des habitants subalternes de la bonne ville de Paris, Lett. inédite de Pingcron à Hennin, 4780 (Bibliothèque de rinstilul).

t AHURISSEMENT (a-u-ri-se-man), s. m. Terme populaire. État de celui qui est ahuri.

+ AÏAUT. Ajoute: : — UEM. Ce nom de plante serait mieux écrit, d'après M. Baudry, aillaut, à cause de la ressemblance de port de ces plantes avec quelques alliacées. Notez aussi qu'il y a des noms propres yliiiauf, yliliaud, et que Brébisson, dans sa Flore de Normandie, écrit aillot le nom normand do l'allium vin(olOi dont 1«< feuilles lont ana-> l"élVI«l,

AIG

t AICHE. Ajoutes:— REM. Sur les cétes maritimes de la Seine-Inférieure, on dit aque, (K/ucr.

t ....AIE. Finale des lieux plantés d'arbres : saussaie, cerisaie, oseraic, châtaigneraie, etc.; elle représente la finale latine etum.

AIGLE. Il 8° Ajoute: : || La 96" planète télescopique.

—HIST. XIII" s. Nos dist quand li aille est vieil, Qucmult licnpirentli œil, iiofnania, octobre 4872,

AIGREFIN. j4;"ou(eT; — REM. On a dit aigrefine au féminin. On t'en a fait de rudes [expériences], et les aigrefins de nos régiments et les aigrefines de nos garnisons tiennent d'assez bonnes écoles pour vous autres enfants de Paris, dancourt, le Prix de l'arquebuse, se. 44.

— ÊTYM. Ajoute: : Ce mot, dans ses trois acceptions, est jusqu'à présent inextricable. Ces trois acceptions sont dans l'ordre de leur histoire : pièce de monnaie (voy. aigrefin, à l'étymologie, dans le Dictionnaire); sorte de poisson; homme rusé. La plus ancienne est la monnaie ; pour la seconde on a des exemples du xv siècle : Il luy fault anguilles, barbeaux, Carpes et brochetz bons et fins, Aloses, lamproyes, daulphins, Esturgeons, macquereaulx, muletz. Congres, merluz et esgrefins, Rougetz, turbotz et quarreletz, Rec. de farces, etc. P. L. Jacob, Paris, 4 859, p. 407. Pour la troisième, les exemples sont du xvii" s. M. Devic, Dict. élym., pense que peut-être c'est la raonn.Tie qui a suscité le troisième sens. Mais la dénomination du poisson, comment la rattacher aux deux autres ? X moins de quelques nouveaux textes, le mieux serait de faire trois articles séparés des trois acceptions, et de ne noter une étymologie que pour la monnaie, qui en a une assurée.

AIGRIR. Ajoute:: — HIST. xv's.... Mais quant [Mathilde] plus longuement Eut regardé l'endroict desabesongne, X tant s'esgrit en menasse et vergongne, rené macé, Suyte de l'hist. de France, i>. 3, verso.

t AIGRISSEMENT. Ajoute:: — HIST. xvi" s. Aimoin,qui, dans son quatrième livre, chapitre premier, prit un singulier plaisir au récit ctaigrissement de cette accusation, et. pasq. Rech. v, 45.

AIGU. Ajoute: : || 9° Armes aiguës, armes de main, présentant une ou plusieurs pointes ; elles comprennent les armes d'estoc, les armes d'estoc et de taille et les armes d'hast.

t AIGUADIER (c-ga-dié), s, m. Celui qui préside à la distribution des eaux. Il sera nommé un aiguadier qui sera administrateur des eaux [du canal], à l'effet de quoi il sera tenu de résider au Merle, où se trouve le bassin de division des eaux, CAPPEAU, Compagn. des Alpines, p. 4 28 (où le mot est écrit, à la façon méridionale, eygadier).

— F.TYM. Àtguade (voy. ce mot au Dictionnaire). tAIGUEARDENTIER(è-gar-djn-tié), s. m. S'est

dit, au XVI" s., à Genève, pour fabricant d'eau-devie, Registre du Consistoire, dans E. ritter, les Noms de famille. Appendice.

— ÉTYM. -ligue, eau, et ardent: eau ardente ou eau-de-vie.

t AIGUILLAGE (è-'gUi-IIa-j', ut comme dans huile. Il mouillées), s, 711. Terme d'administration de chemin de fer. Action de faire mouvoir les aiguilles. Il Faux aiguillage, fausse manœuvre par laquelle l'aiguilleur fait prendre à un train une fausse direction.

AIGUILLE II 4° Ajoute: : il Sur la pointe d'une aiguille, sur des chosesde rien, ou pour des choses de rien,' Cette lettre du vendredi est sur la pointe d'une aiguille; car il n'y a point de réponse à faire, et pour moi je ne sais point de nouvelles, SÉV. 47 avril 1671, 1| 20° Fusil à aiguille, fusil se chargeant par la culasse, et dans lequel l'inflammation de la charge est déterminée par l'action d'une tige longue et mince, mue par un ressort, sur une substance fulminante renfermée dans la cartouche, 1121° Canal régnant le long des tables salantes et servant soit à les vider, soit à les remplir, Enqui'te sur les sels, t. 11, p. 50fl, 4S68. Il 22" Aiguille-coin, engin qu'on emploie dans les mines pour percer et creuser, Joum. offic. 22 nov.

4876, p. 8528, 3° Col.

— ETYM. Ajoute: : C'est à tort qu'aiguiUe a été tiré d'acicuia ; M. Mussafia [llomania, 2" année, 4 873, p, 478) dit que cela no peut être; lia raison, acicùla aurait donné aighille. Aiguille vient d'acucula, forme fictive dérivée de acula, petite ai-

Suillc, « 8'étant changé en ui comme dans duire, >« l((4lllir« I itUlt, do ititrhu. fruil. .li. Tn'ClM».

ALM

AIGUILLÉ, ÉE. Ajoutez : || 2* En forme d'aiguille. Une série de nuages composés de petits cristaux prismatiques aiguillés, d'environ 4 niillimctres de longueur sur i/t de millimètre d'épaisseur, Joi<rn.o;fic. 28 juin (873, p. 4263, 3» col.

AIGUILLÉE. Ajoutez : || 2" Dans les fabriques de fil, on nomme aiguillée le développement du fil dans une course de chariot ; la longueur de l'aiguillco est généralement de t",250 pour les Uns, et d'un métro pour les extra-fins. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t.iv, p. 2J2.

AIGUILLER. Ajoutez :\\3' Diriger un convoi de chemin de fer à l'aide de l'aiguille (voy. aiguille, n' .5).

AIGUILLETTE. Ajoutez : \\ W Nom, en Bretagne, d'un poisson de mer de forme allongée et trèslong.

— REM. M. H. Lanti, de Tours, communique ce renseignement sur l'aiguillelto en tant qu'ornement militaire : • L'origine des aiguillettes que porte, soit sur l'épaule droite, soit sur l'épaule gauche, l'élite do la cavalerie et de la gendarmerie française, est trop curieuse pour que nous no saisissions pas l'occasion de la donner. Cette origine est espagnole. Le duc d'Albe, pour se venger de l'abandon d'un corps considérable de Belges, ordonna que les délits qui se commettraient fussent punis de la corde. Ces braves firent dire au dyc que, pour faciliter l'exécution de cette mesure, ils porteraient sur le col une corde et un clou. Cette troupe s'étant distinguée, la corde et le clou devinrent des marques d'honneur, et furent transformés eu aiguillette (de la MESANGÈHE, Dict. dcs proverbes français, Paris, 1823, 3* éd. p. 35).

t AIGCILLO.NNEMENT. — UIST. Ajoutes : xu' S. Se tu sens ancore les molestes, et es tochiez par les agulenemens et botez par la sugestion de char, BONNARDOT, Texte lorrain, dans Romania, t. v,

t AIGUILLONNIER (è-gui-Uo-nié, Il mouillées), s. m. Nom d'un insecte qui attaque les céréales, Journ. OffiC. 2t fév. (871, p. (477, 2» col.

— ETYM. Aiguillon.

t AIGUISAGE. Ajoutez : L'avantage du fil de fer fabriqué avec du fer de Suède, c'est de conserver longtemps l'aiguisage, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet., t. i", p. 510.

tAIGUISEIlIE(è-gUi-ze-rie,ui prononcé comme dans huile), s. f. Lieu oii l'on aiguise les instruments tranchants. Une querelle s'éleva dans l'aiguiserie du sud [de la manufacture d'armes], entre deux ouvriers..., Hémor. de la Loire, dans Gaz. des Trib. 6-7 juill. (874, p. 6(5, 2' col.

t AIGUISOIR (è-giii-zoir, ui prononcé comme dan's huile), s. m. Les instruments autres que la meule, servant à aiguiser.

AIL. Ajoutez •• Il 4" Arbre à l'ail, nom de plusieurs plantes dont certaines parties exhalent une odeur d'ail, par exemple, le petiveria alliacea. \\ 5° Nom donné à une espèce de corps étranger qui se trouve dans le grain. Le grain à nettoyer tombe, de haut en bas, dans un courant d'air vertical suffisant pour enlever toutes les matières plus légères que le bon grain : l'ail, le blé germé, le blé noir.... Mém. Soc. cenlr. d'agric. 1874, p. 477.

t AILANTE (è-lan-f), s. m. Genre de plantes dicotylédones de la famille des simaroubées. On y distingue l'allante glanduleux, ailanius glanduiosa,Desf., ou vernis du Japon,;i)ien qu'il nedonne pas de vernis ; ses feuilles servent de nourriture au bombyx cijnthia, dit vulgairement ver à soie de l'ailantc.

— ËTYM. Chinois, ailanto, arbre du ciel. C'est à tort que certains botanistes ont écrit ailanthus et ailanthe par un h, comme si le mot venait du grec ôvOoc

AILE. Ajoutez: \\ 14' Instrument servant à dévider. J'ai vu à Tarare des femmes qui bobinaient leur fil avec de petites ailes en osier ; ces ailes sont à. six pans ; elles sont parfaitement réglées pour l'écbevette anglaise, Ent/udle, Traité de comm. avec l'Anglet., t. iv, p. 248. || IB" Terme d'archéologie romaine. Nom d'une troupe de cavalerie.

t AILETTE. Ajoutez : \\ 3° Appendice placé sur les épaulières dans les armures du commencement du xiv« siècle. || 4" Terme d'arlilleric. Sorte de petit tenon qui, dans certains systèmes d'artillerie rayée, se trouve fixé à la surface des projectiles oblongs pour les guider dans les rayures.

t AIMABLEMENT. Ajoutez à l'exemple de Mme de Sévigné : Vous me répondez trop aimablement :

DlCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

Aïs

il faut que je fasse ce mot e.\près pour l'article de votre lettre.... sÉv. 4 oct. (67a.

— HIST. xvi" s. Je te commande De tes frères et sœurs aymabicment traiter, de bracii, Œuv. t. i, p. 2(8. (Comme on voit, cet adverbe est plus ancien que Mme de Sévigné ne pensait.)

AIMER. Il 8" Ajoutez : Aimer à, en parlant d'êtres irraisonnablcs ou inanimés. Le café aime à être bu chaud. || 12° S. m. L'aimer, l'action d'aimer. Et toute notre vie était un seul aimer, lamart. Harm. iv, ( ( .

— UE.M. Ajoutez : Il 6. Aimer mieux, locution indivisible, ne suit pas la règle d'aimer, c'est-à-dire ne prend ni à ni de. Mais, quand la locution est divisible, c'est-i-dire quand mieux reprend son sens propre, alors aimer reprend aussi sa construction. Exemple : Comme j'honore mieux mes parents que jadis, j'aime mieux aussi qu'autrefois à les écouter, à les soigner, à les servir.

f.... AIN. Suffixe qui représente les suffixes latins anus et aneus.

t AINIÈRE (è-niè-r'), s. f. Sorte de filet. Que la détention du filet dit ainière , trouvé chez G.... [à Mortagne, Orne], en supposant d'ailleurs qu'il ne puisse servir qu'à prendre de petits oiseaux, constitue un délit puni par l'art. (2 do la lui du 3 mai (844 sur la chasse, Gaz. des Trib.

0 août (874, p. 744, 2" col.

AINS. — RE.M. Ajoutez : Ains a été employé par Mirabeau. Les habitants des campagnes, sans lesquels nous ne pouvons consolider la révolution, et qui n'y prendront aucun intérêt, ains au contraire, s'ils n'y trouvent pas leur soulagement immédiat, MIRABEAU, Lelt. à M. de la Mark, cité par lOiiM LEtiOmNE, Études crit. cl bivgr. Paris, (852.

AINSI. — REM. Ajoutez : || 4. Tout ainsi s'est dit dans le xvu' siècle ; il a vieilli , mais pourrait encore être employé. 0 beauté , faites-en tout ainsi qu'il vous plaît, bégnier, Élég. iv. || 5. Dans le x\u' siècle, on disait ainsi comme à cûté de ainsi que. Son cerveau.... Ainsi comme son sang, d'horreur se va troublant, Régnier, Ép. i. Cette locution pourrait être encore employée.

(. AIR. Ajoutez :[\il' Populairement. Se donner de l'air, prendre la fuite, pour échapper à dos poursuites. 11 aurait mieux valu rester et prouver son innocence; mais H.... et ses pareils aiment mieux se donner de l'air ; dans leur jargon, c'est une ordonnance de non-lieu, m" léon duval, Gaz. des Trib. (5 mars (873, p. 253, (" col.

— HlST. Ajoutez : xu» s. En près si tost come il enteise [la fiècbej, Flanbe li fers, l'ers et li venz, BENOIT DE STE-MORE, Romau de Troie, v. (2 282.

2. AIR. Ajoutez : || 13° Donner de l'air à, ressembler (locution vieillie). Bayle, note i de l'article Patin (Cuy), cite un éloge de cet auteur oîi on lit : Feu M. Huguetan, avocat do Lyon, qui le connaissait particulièrement, trouvait qu'il donnait de l'air à Cicéron dont on voit la statue à Kome. Bayle ajoute en note : Cette phrase est fort en usage à Genève et dans ces quartiers-là.

t AIRAGE. Ajoutez : \\ 2° Terme d'exploitation houillère. Fosse qui communique l'air.

AIRÉE. Ajoutez : \\ 2° Terme de boulangerie. Une certaine quantité de pâte à pétrir. Opération très-lente qui, pour chaque airée de pite, exigeait (6 ou (8 heures d'une gymnastique en place, horriblement fatigante, maxime du camp, Rcv. des Deux-Mondes, (5 juin, (873, p. 783.

AISANCE. Ajoutez : || 6° Se dit de l'ajustage, de l'assemblage de certaines pièces, lorsque cet ajustage, cet assemblage présente quelque jeu.

— HIST. Ajoutez : xiv° s. Que lidiz Henris devoit avoir tout ce que Aubert et sa femme avoient en ladite boucherie,... à tout les aisances, les appartenances et les appendices ((303), varin, Archives admin. de la ville de Reims, t. u, ("parlie, p. 38.

t AISCEAU. Ajoutes: — ÉTYM. Aisceau, écrit aussi aiscettc, aissettc, vient du lat. ascia, acia, hache.

AISE. — ÉTYJI. Ajoutez : M. Bugge [Uomania, juill.-oct. (875, p. 349) propose pourétymologie de ce mot d'origine obscure le latin ansa, anse, poignée, prise : « Asa, latin vulgaire, voy. Appendix Probi dans keil, Gramm. lat. iv, ( 98, 9 : ansa, non aSfi....Lc mot latin aaussilanotion.de facilité, d'occasion, par ex. Plautc, Persa, iv, 4, (2( : quœrcre ansam ut infectum faciat. Dans cette acception figurative, les langues romanes n'emploient pas le primitif ans», mais un dérivé asium, féminin asia. Asium, asia est dérivé de asa, ansa, à l'aide du suffixe io, ia; comparez le. hi.prxsepium, de

MA y

pruse^e , occipitium, do occi/)«( , etc.... Dùls l'exemple : Jamais n'aurons tel aise de nos hontes vengier (xu" s.), le sens du vieux français aise correspond à l'acception figurative du lat. ansa ; et de mémo le proveni;al ai'sina a la notion do facilité, d'occasion. M. Darmesteter a prouvé que le français aise avait signifié espace vide aux côtés de quelqu'un; d'oii les expressions être aux aises de quelqu'un, c'est-à-dire à cùté de lui; cira à son aise, proprement avoir de la place pour remuer les bras (voy. Romania, i, (57). »

AISÉ. Ajoutez : || 10° L'assemblage de quelques parties d'un appareil quelconque est dit aisé, lorsque ces pièces peuvent un peu jouer les unes sur les autres, entrer facilement les unes dans les autres.

t AISSE (ê-s'), s. f. Terme de houillère. Local oii les ouvriers se réunissent pour se chaulTer, et pour que le maître ouvrier leur distribue la besogne, Vocab. des Itouilleurs liégeois.

— KEM.Ce mot est imprimé aise dans le journal la Meuse, répété dans le Journ. des Débats, 2 mars (8GB.

— ÉTYM. Vieux franc, oisïre ou estre, mot d'origine controversée (voy. êtres au Dictionnaire, historique et étymologie).

AISSELLE. — HIST. Ajoutes : xil* s.... entre le keuste [coude] et l'esiele, Perceval le Gallois,

t AISY (è-zi), .î. m. Dans le Jura, résidu fermenté du lait cuit. ...les difl'érentes températures auxquelles le lait doit être soumis dans la chaudière suivant les saisons, l'état plus ou moins crémeux du lait, suivant la présure, l'aisy employés; l'aisy est un résidu, fermenté pendant plusieurs jours, des cuissons antérieures, gareau, Mém. de la Soc. gén. d'agric. (874, p. 94.

— ËTYM. C'est l'anc. franc, aisil, vinaigre : xm° s. L'aisil but et le fiel gousta, du cange, aceeptabutum. De l'aysil l'on i [à Lille] vendcra à broko, ID. t5. Aisil est dérivé irrégulièrement du lat. acclum, vinaigre.

t AÎTRE (ê-tr'), s. m. Il 1° S'est dit pour porche d'église. Tout le monde sait ce que c'est que le porche d'une église ; chacun connaît ce corps avancé qui précède le portail et qui, selon les temps, a pris le nom de porche, d'aître et de parvis, Journ. ojjic. (8 mars (872, p. (926, 2° col. Il 2° Se dit aussi d'une espèce de galerie couverte qui entourait les cimetières. Ainsi, à Rouen, Paître Saint-Maclou , connu par les fragments d'une danse des morts, n'est pas du tout le porche do l'église ; il est au nord, sur le côté et séparé par un certain espace ; c'était une cour carrée entourée de galeries en forme de portiques.

— £TVM. Lat. atrium.

t AJOUPA. AjoxUez : — ËTYM. Mot des anciens indigènes de la Guadeloupe. Du Tertre, Ilist. gén. des isles Saint-Christophe, de la Guadeloupe, de la Martinique et autres.... Paris, (654, p. (40 {Description de l'isle de la Guadeloupe) : «Je m'avisai do faire un grand trou comme une barrique, sur une petite plate-forme, vis-à-vis de la grande fontaine bouillante. Nous n'eusmes pas creusé trois pieds que la terre fumait et était chaude comme du feu ; nous fismes un petit ajoupa, en forme de cloche par dessus ce trou dans lequel on faisait suer les malades.... » p. 44 ( {Des mcetirs des sauvages). « Ils n'ont ny boussole, ny aimant ny cadran : c'est pourquoi ils ne s'esloigncnt pas beaucoup de terre.... Quand ils prennent terre ailleurs que chez eux, ils font de petits toicts ou auvents qu'ils appellent ajoupa, les couvrent de feuilles de latanier ou de balizier, et pendent leurs licts dessous à couvert. »

■f AJOUR (a-jour), g. m. Orifice, pcrtuis qui dans un objet laisse passer le jour. Plume do fer à deux, trois, quatre ou cinq ajours.

— ËTYM. /i, et jour (voy. jour, n° 3o).

t AKÈNE (a-kè-n'), s. m. Terme de botanique. Nom donné à un fruit monosperme, ordinairement .sec, dont le péricarpe est distinct du tégument propre de la graine.

— ËTYM. 'A privatif, et xaîveiv,s'ouvrir. La vraie orthographe est achêne.

t ALACRITf; (a-la-kri-té), s. f. Latinisme et néologi.sme. État, disposition de celui qui est allègre, SARDOU, Ùicl. abrégé de la langue franc. Paris, (862.

— Ktyji. Lat. alacritaiem, d'aiacer (voy. AiLiicRE). t ALAIUE (a-lè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui

a rapport aux ailes. M. Mareya établi que le mouvement alaire de l'insecte dessinait dans r<space SUI'I'L. — 2

une courbe en forme de s de chiffre, u. de partille, Joun. offic. «9 avril <87u. p. 699, l" col.

— ETTN. Lat. alarù. de ala , aile (voy. ce mot).

t ALAN G1LA>" (a-la'n-ji-lan), J. wi. Sorte d'essence. Elle Icssonce dite alan gilan) revient à Î5W fr. le kikirrammc ....les fleurs de certaines fspices d'anouacces K-pandent une odeur irès- .i.Tijile ; Vanona odoralissinui , en particulier, o»i d..ns ce cas.... on en retire au,-;si une essence, liN-ence d'alan gilao, utilisée en quantités hoiiMipalhiques par les parfumeurs, en raison de sim prii élevé, H. DE PABViLLK, Journ. o;;ic. asjuiu ISTJ, p. 4ig«, s* cel.

t ALANDIER. Ajoutes : |I Four à alandiers, four cylindrique à dem ou trois étages, dans lequel se fait la cuisM>u de la porcelaine.

ALB£RGE. Ajoute: : — REM. Dans le Midi, on nomme albergo la pèche dont la pulpe est attachée au noyau, tandis que les fruits dont la chair se deuche du noyau sont nummés pèches.

— ETYM. AjouUz : il. Uevic , Hict. elym., voit d..ns IVsp. albrrchigo une alleraliun de l'arabe nWirqoiiq. abrict (voy. ce mût);cequi parait bien I rcferable à aibu-t de Ménage.

t AI.BKRlll'K i;.l bér-fh'). adj. f. Ancien terme Je droit. K. mes albcrgiies, rt'ntes provenant d'une emphytéose. On a public un arrêt du U mars (I7iij qui ordonne que les possc.-isours des rentes albergues et redevances aliénées du domaine jayeront un supplément de linances.... Journal de Mathieu Marais. Paris, 4864, t. u, p. <4u.

— En'M. Alberger, qui est en usage en Dauphinc pour dire donner en emphytéose, et qui \ieni, non d'alpage, comme on a dit, mais du bas-iai. aWerya. giio, manoir (voy. auberge).

t ALBERTYPIE jal-bèr-ti-pie), s. f. Photographie sur glace, dont les épreuves se tirent aux encres grasses, Journ. offic. 8 mai 1874, p. 3fB8, «~col.

t ALBIGEOIS (al-bi-joi) , J. m. Hérétiques ainsi nommés d'Albi (ils étaient nombreux dans le midi de la France) ; leurs doctrines étaient les mêmes que celles des vaudois.

t ALBOTI>' (al-bo-tin), s. m. Ancien terme de pharmacie. Le térébinthe et sa résine, autrefois si employée en médecine, devic, Dict. élym.

— ErYll. Arabe, af-èotouin, térébinthe.

ALBUM. Ajoutez : — REM. Album se trouve dès

le ivn* siècle. Lorsque nos voyageurs [allemands] sont gens de lettres, ils se munissent, en parlant de chez eux, d'un livre blanc, bien relié, qu'on nomme aUium amicorum, et ne manquent pas d'aller visiter les savants de tous les lieux où ils passent, et de le leur présenter aGn qu'ils y mettent leur nom, st-évhem. SirPolifick, m, 2.

t ALBCSII.VÉ. Ajoutez :|| 2" Enduit d'albumine. Le papier albuminé [pour photographie], vernier, le Temps, 20 juin (876, feuilleton, i" page, 2° col.

ALCUIUISTE. Ajoute: : || 2° S. f. L'alchimiste, espèce de papillon, noc(uo alchimista.

t ALCMENE (al-kmè-n'), s. f. La 82' planète télescopique, découverte par M. Luther.

— ETYM. 'A>x(iTiv7i, mère d'Hercule.

ALCOOLIQDE. Ajoutez : l| 2° Qui a rapport à l'al-

co<j1. Excès alcooliques. Folie alcoolique. US" S. m. L'n alcoolique, un homme qui se livre aux excès alcooliques. De là aussi la mobilité , la rapidité des idées et des actes de l'alcoolique, Journ. offic. 44 mars )873,p. 4772,3'col.Ea 1870, sur U60 aliénés, 377 étaient alcooliques,... ib. p. 1873, 2° col. Les alcooliques chroniques no «ont pas exempts de délire mélancolique, ib. p. (S73, 2« col.|lLe langage médical a pris l'habitude de dire un alcoolique pour une personne qui se livre aux excès alcooliques; mais cela n'est certainement pas bon; dues un alcoolisé. Il 4" S. m. Un alcoolique , une substance alcoolique. L'alcoolique vulgairement appelé absinthe.... Joum. offic. 27 mars <»72, p. 2160, t" col.

t ALCOOLISATEUR (al-ko^li-za-teur), s. ni. Celui mil .i|. '.'^li^.- lis vins, qui en opère le viiiage. Les : il ne pouvant faire l'objet de

d'alcoolisation, rcssortent, 'ptes des marchands eu gros alcu.>hiKjli uij>. Jimrn. offic. ih août (875, p. 69(9, 2' col.

i ALCO(lLLSATIO.\. Ajoutez : || 2" Action d'alccjliser. de vincr les vins, Journ. offic. (8 août 4»7r., p. 6'ii9. u- col.

ALCOOLISE. Ajoutez :\\S. m. Un alcoolisé, un homme qni fait dc.t excès alcooliques. Le vieil alcoolisé renouvelle .hcs excès pour porter remède à ses m-UÂ, Jfiiiii. ii./i:. il mars (873, p. (773,

3* col. Les alcoolisés par la chartreuse snnt d"'< alcoolisés ordinaires, dont lo mal doit être mis avant tout sur le compte de l'alcool, u. de parville, Journ. offic. ("juin (876, p, 3751, (™ col.

t ÀLCOOLIS.ME. .V'outci:— REM. Le mot d'o(coolisme a été introduit dans la langue médicale vers (852 par un médecin suédois, M. Magnus Huss, pour résumer l'ensemble des symptômes pathologiques qu'entiaine l'abus de l'alcool, A. dastRE.her. des Dcuj-Mondes, (5 mars (874, p. 47(.

t ALCOOLO.MËTIIE. — REM.Les chimistes disent a/coomc(re, alcoométrie, sans doute par une suppression de syllabe analogue à celle qui fait dire idolâtrie pour idululdtrie, afin d'éviter une suite de sons désagréables et difficiles à prononcer.

t ALcdoLOIÉTRlE (al-ko-o-lo-métrie), s. f. Emploi de l'alcoolomètre, mesure de la quantité d'alcool que contient un liquide.

— REM. On trouve aussi alcoométrie : Nouvelle méthode d'alcoométrie, par distillation des spiritueux alcalinisés, maumenk, Acad. des se. Compt. rend. t. Lxxxni, p. 67 ; et alcoomètre : Ces deux échantillons ne produiront pas la même poussée sur l'alcoomètre, m. ib. p. 6U.

ALCORAN. — REM. Ajoutez : || 2. On met une majuscule à Ateoran et à Coran, comme à Bible.

t ALCOR.VOgi'E (al-kor-uo-k') , s. m. Un des noms du chéue-liége, H. vlicue. Manuel de bot. foresl. p. (86, Nancy, (873.

t ALCOVISTE (al-ko-vi-sf), s. ni. Nom donné chez les précieuses à celui qui remplissait l'ofiice de chevalier servant, et qui les aidait à faire les honneurs de leur maison et à diriger la conversation ; ainsi dit de l'alcove contenant la ruelle oit les précieuses recevaient.

ALCYOXIENS. Ajoutez : || S. m. Les alcyoniens, famille de polypes fi,\és dans un manteau corné et spongieux, sur lequel on remarque des parcelles calcaires.

ALDÉBARAN. — ËTYM. Ajoutez : Al-debaran veut dire en arabe celui qui vient derrière, et l'étoile est ainsi désignée sans doute comme venant après les Pléiades, que les Arabes appelaient les étoiles par excellence.

t ALDÉIIVDE (al-dé-i-d'), s. m. Terme de chimie. Nom générique d'un ensemble de composés chimiques dont il existe autant d'espèces que d'alcools; ils en difl'èrent par deux équivalents d'hydrogène en moins.

— ËTYM. Al pour oJcooî, de indiquant absence, et hyde pour hydrogène.

f ALËA (a-lé-a), s. m. Terme de banque. La chance de gain ou de perte courue dans une entreprise ou une spéculation. In contrat à forfait a été fait avec des entrepreneurs responsables, pour l'établissement complet de la ligne, à raison de (50(1(10 fr. par kilomètre, y compris les intérét.<i et frais généraux pendant la construction, ce qui met la compagnie à l'abri de toute espèce d'aléa, Circulaire-annonce insérée dans les journaux financiers par les administrateurs de la compagnie du. chemin de fer d'Orléans à Rouen.

— ETYM. Lat. aléa, jeu de dés.

t ALÉ.iTOlREJIENT (a-lé-a-toi-re-man) , adv. D'une manière aléatoire. Comment alors auraitelle pu aléatoirement Iransigersur un legsplusou moins important, puisqu'il n'y avait ni testament ni legs? Gaz. des Tnb. l"-'i juin (874, p. 623, 3- col.

t ALENAS (a-le-nâ), s. m. Ancienne épée fine et tranchante, un peu plus longue que la dague ordinaire.

— ETYM. Dérivé de alêne.

ALEVl.VER. Ajoutez : || 2« Y. n. Déposer son alevin, en ])arlant d'un poisson femelle. Ils fies saumons qui remontent la Seine] arrivent ainsi, par le plus court chemin, aux ruisseaux du granité dans lesquels ils alevinent, Journ. offic. 22 juill.

(874, p. 5(24, 2' col.

t ALEXAXDRA (a-lè-ksan-dra), s. f La 64° planète télescopique, découverte par M. Goldschniidl.

ALEZAN. — REM. ALEZAN, BAJ. Le cheval alezan a les crins et les extrémités de la même couleur que la robe, tandis que le cheval bai a les crins et les extrémités noirs.

— IIIST. xvi' s. La pluspart du temps il alloit à cheval monté sur une grande haquenée alezanne qui avoit plus de vingt ans, buant. d'Estrécs.

— ÉTY.M. Arabe, ahlas, fém. halsâ, qui caractérise un cheval de couleur alezane, Marcel devic, Dict. étym., i.ui tire le mot français du féminin arabe.

* ALFA (al-fa), s. m. Nom arabe de la slipe Ires-tcnacc, (aaminée dont les feuilles cylindri-

iiies, cnriacfis, longues de 5o à tu centimètres, sont coupées nu arrachées, et servent à faire de la sparterie, des cordes, de la pâte à papier ; il croît en Espagne, en Grèce et dans tout le nord de l'Afrique. Ces prévisions sont justifiées par l'accroissement de l'exportation des alfas dont le chiffre, qui était de 45000 tonnes en (873, s'est élevé à 68 000 tonnes en (874, Exp. de la situation de l'Algérie par le gouverneur général,dd.ns Journ.

offic. 6 fév. (876, p. (074, 2" Col.

t ALFÉNIDE (al-fé-ni-d'), s. f. Alliage, dit aussi métal blanc, métal anglais, alliage de nickel et de cuivre. || Adj. Couverts aifénides.

— ETYM. Halphen, nom de l'inventeur de cet alliage.

ALGÈBRE. Ajoutez : || 3» Algèbre littérale, algèbre qui emploie les lettres de l'alphabet, ainsi nommée pour la distinguer de l'algèbre des Arabes et des écrivains de la Renaissance, qui n'employaient que des nombres. Viète est l'inventeur de l'algèbre littérale. L'algèbre, comme toutes les langues, a ses écrivains qui savent marquer leur .sujet à l'empreinte de leur génie, Bertrand, Disc, aux funér. de Lamé.

— ETYM. Ajoutez : Les Arabes ont désigné l'algèbre par les deux mots algebra et almucitabala , qui veulent dire restauration et opposition et se rapportent assez bien aux deux opérations les plus fréquentes dans l'emploi des équations, savoir l'addition d'une même quantité ou la soustraction d'une même quantité aux deux membres d'une équation , frouhet. Dans l'étymologie, lisez djebr au lieu de djabroun.

t ALGÉNIB. — ÉTYM. Arabe , airdjanb, le coté ; à cause de la position de cette étoile sur le coté, le flanc du cheval Pégase.

t ALGÉRIEN, lENNE (al-jé-riin, riè-n'), adj. Qui a rapport à l'Algérie. La Société générale algérienne, nom d'une société fondée en exécution d'une loi du (2 juillet 1865 et d'un décret du (8 septembre (865. Les obligations algériennes, titres émis par cette société.

t ALGOL. — ETYM. Arabe, al-goul; les Arabes rendent par floiU Méduse, et même la déesse Vénus, char el goul, capillus Veneris.

t ALGOLOGIE (al-go-lo-jie), s. f Etude, histoire des algues.

t ALGOLOGIQUE (al-go-Ioji-k'), adj. Terme- didactique. Qui a rapport aux algues. Notes algologiques ou recueil d'observations sur les algues, par MM. N. Thuret et Bornet, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxui, p. 680.

t ALGOLOGOE (al-go-lo-gh'), s. m. Botaniste qui s'occupe de l'étude des algues.

t ALUAGI (a-la-ji), s. m. Sainfoin alhagi, plante de la famille des légumineuses.

— ËTYM. Arabe, al-hâdj ; Rauvolf, médecin d'Augsbourg, découvrit cette plante durant son voyage au Levant, en (637, et la décrivit sous le nom de alhagi Maurorum, devic, Dict. elym.

t ALIIj\MBR.\. — ETYM. Arabe, alhambra, la rouge; l'enceinte et les tours de ce monument sont en briques rouges.

t ALUANDAL (a-lan-dal), . s. m. Ancien nom pharmaceutique de la coloquinte. Trochisques d'alhandal.

— ÉTYM. Esp. alhandal, de l'arabe al-handal, devic, Dict. étym.

ALIBORON. — ÉTYM. Ajoutez .-X côté des conjectures diverses dont l'origine de ce mot est l'objet, on peut placer celle de M. devic, Dict. étym. Il conjecture que c'est le nom du savant arabe Al- Birouni, contemporain d'Avicenne et qui a joui d'une grande réputation durant le moyen âge ; or, un des sens principaux à'aliboron est celui de docteur, d'habile homme, jusqu'à ce que, l'appellation prenant une teinte d'ironie, un beau jour sous la plume de La Fontaine, maître Aliboron devint maître baudet. Dans le Testament de maisire Pathelin, l'apothicaire s'appelle maistre Aliborum.

t ALICATE. — ÉTYM. Espagn. alicales, pelitei tenailles, de l'arabe al lakhdlh, tenailles, defré-

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