‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 137 sur 638 · CUR · texte numérisé non relu

CUR

nuit très^ommun, bombyx auriftua. l\Le cul brun, papillon, bombyx chrysorrhea. || 21* Cul-de-cheval, un des noms vulgaires de l'orlie de mer.

— REM. Au n* 1, le Dictionnaire met : Arrêter snr le cul, arrêter tout court. C'est une /aulc: il faut, sans article : arrêter sur cul. C'est ainsi qu'on lit dans le Dictionnaire de l'Acadiniic. Retz dit aussi : arrêter sur cnl , Œuvres, éd. Feillet et Gourdault, t. iv, p. <76 (les anciennes éditions portaient sur eux).

— HiST. Il iT* s. Ajoutes : II n'y a point de cul fréter [à tergiverser]; Vous en viendrez à l'audience, Rec. de farces, etc. P. L. Jacob, p. 389.

CCL.\SSE. Ajoutez : || La partie inférieure du tronc d un arbre. Deux peupliers énormes ayant une culasse commune cubant avec la terre environ huit mètres cubes ont été renversés [par une trombe], faïe, Acad. dessc. Comptes retut. t. lxxx,

t Cl'LATTE. Ajoutez : Culatte ne se trouve dans aucun dictionnaire ; il a absolument le même sens que culasse; la citation d'Oudin est une variété de forme ou une faute d'impression. Culatte est donc à effacer.

t CCLBITAGE (kul-bu-ta-j'). S. m. Action de culbuter, brusque déménagement. Ce même culbutage fit perdre à l'Académie beaucoup de bons matériaux. ...A. DE hontaiglok. Aù(. de l'Acad. d-i peinture [Mém. attribués à H. Testelin] , t. u, p. 60.

CCLBCTE. 1* Il Faire la culbute. Ajoutes : Je ne me soucierais pas d'être disgracié et de faire la culbute, pourvu que Port-Royal fût remis sur pied et fleurit de nouveau, Parole de Racine, dans STE-BEUVE, Port-Royal, t. vi, p. 260, .T éd.

CfLBL'TER. Ajoutes : \\ Terme de turf. Retomber en arriére, en voulant franchir une barrière.

CL'LÉE. Ajoutes : \\ i' Nom donné, dans les environs de Paris, à la partie de la souche d'arbres abattus qui est en dehors du sol, distincte de la partie qui est en terre et porte les racines.

t 2. CCLOT (ku-lo), s. m. Nom donné, en Bourgogne, à une petite retraite, partie creusée en terre, dont les parois et le toit sont formes de gazon et qui sert d'abri aux charbonniers, aux gens des bois et aux picheurs.

— ÊTYM. Danois, kule ; suéd. kula; holl. kuyl, qui tous ont le sens de cavité, fosse, caverne, BEAUvois, Rev. crit. 27 mai (876, p. 352.

CULOTTER. Ajoutes : \\ 4° En termes d'atelier, donner une teinte noire. Les médaillons des camarades, passés à l'huile grasse pour leur ôter la crudité du plâtre et les culotter, pardon du mot, les statuaires et les fumeurs l'emploient dans la même acception, étaient.... th. uautier, le Bien public, (0 mars (872.

t CCL-ROUGE (ku-rou-j'), s. m. Nom normand du rouge-queue, delbodlle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 97.

tCCLTUEL, ELLE (kul-tu-èl, è-l'), adj. Qui a rapport au culte. Les sauvages nous offrent un spectacle mélancolique de superstitions grossières et de formes cultuelles féroces, Rev. anthropol. t. I, p. 7(3.

— ÊTYM. Lat. cuHus, culte.

I CUSETTE. Ajoutes : || 2" Petit canal destiné à évacuer l'eau des marais salants , Gloss. aunisien, la Rochelle, (87u, p. 93.

t CCRADF. (ku-ra-d'), s. f. Entre-deux des sillons.

2. Cl'RAGE. — ÉTY.M. Ajoutes : La forme ancienne est eulraige (Gallis culraige, Lobel), cul- Tage{S. Liebault, Agriculture, Lyon, (59(, p. (09). et curage (P. Borel, Ilortuf, quod podici incutiat pruritum), d' clos, de Toulouse, Bull, de la Soc. bot. de France, (875, p. 8( (qui indique comme noms de cette plante le languedocien quïoul coil, c'est-à-dire podeiuren*. et le landais cula>' «•lout/o!. L'étymologie est donc cul et rage.

t CURALX (kn-rin), s. m. Incrustation, arte aussi schlot, qui se forme au fond des poêles, Enquête sur les sels, (868, t. u, p. 509. Il On écrit aussi curin. Les présentes dispositions devront être appliquées également, à l'avenir, aux sels de toute nature (sels neufs, curins, résidus de salpêtrerie), expédiés des établissements placés sous la surveillance des contributions indirectes, à destination des agriculteurs ou des dépositaires dûment autorisés, Leit. comm. des contrib. indir. 4 sept. («74.

i CURANCHE (ku-ran-ch'), s. m. Le curanche noir, sorte de cépage du Limousin, les Primes d'honneur, p. 6(i, Pans, (87*.

t CCBARISER (ku-ra-ri-::é), v. a. Terme de

CYB

toxicologie. Introduire du curare dans un corps vivant. Des individus curarisés éprouvent , une demi-heure après l'injection, un besoin irrésistible de dormir, hennegui'. Étude sur l'action des poisons,}). 58, Montpellier, (875. Il curarisa un chien, jusqu'à ce qu'il n'eût plus de mouvement volontaire, ID. l'b. p. 60.

t CURE.MENT. Ajoutes : || La publication des curcments des rivières, boislisle, Corresp. conirûl. génér. (687, p. 93.

t Cl'RIN' (ku-rin), s. m. Voy. cuhain au Supplément.

CURIOSITÉ. Il 5° yjjoufcj : La haute curiosité, objets d'art et d'antiquité rares et précieux.

t CURUILLOX (ku-ri-llon. Il mouillées), s. m. Terme de forgeron. Barres de for double {al\. Doppel-eisen).

t CURVATIOX (kur-va-sion), s. f. Action de courber.

— HIST. xiv s. L'utilité de la curvation fu que il peust miex cmbrachier les choses, H. de mondeville, f" 20, verso.

t CURVIMÈTRE (kur-vi-mè-tr'), t. m Petit instrument servant à mesurer sur la carte la longueur d'une route entre deux points. Le point im portant dans le maniement du curvimètre est de le tenir toujours bien perpendiculaire, Extr. du Bull, de la Réunion des officiers, dans Journ.offic.

10 nOV. (874, p. 7485, (" cul.

— ËTY.M. Lat. citrcus, courbe, et (iét[/Ov, mesure.

t CCSCUS (ku-skus'), s. m. Sorte d'animal. Les animaux domestiques [de la Nouvelle-Guinée] sont un chien de race brune qui n'aboie pas, mais qui pousse des hurlements efl'rayants, le cochon et un animal plantigrade connu des naturalistes sous le nom de cuscus, Journ. offic. (5 avril (876,

CUSCUTE. — ÉTYM. Ajoutes: D'après M. Devic, Dict. élym., le mot arabe cachoût dérive du grec xaaÙTa; , nom d'une plante de Syrie dans Hésychius. Mais xaoÙTix; probablement vient du syriaque et est sémitique.

CUVE. Ajoutez: \\ 6° Chez les teinturiers, la cuve, le vaisseau où l'on fait la teinture, à la difl'érencc de la chaudière. Les teinturiers du petit teint n'auront des cuves en leurs maisons ou boutiques, mais seulement des chaudières de cuivre, suivant leur ancien usage, à peine de ( 60 francs d'amende, et d'interdiction de la maîtrise, Règlement sur les manufactures, août (669, Teinturiers en laine, art. 2. Il Ce passage explique les expressions suivantes : Les bleus pâles et bleus beaux seront teints de pure cuve d'inde, ib. Teinturiers en soie, laine elfil, art. (O. Tous les fils de lin.... ne seront teints en bleu commun, mais seulement en bleu de cuve, ib. art. 73.

I CUVEI.LE (ku-vè-T), s. /'.Petite cuve dans les fabriques à savon. Les barils et les cuves ou cuvelles devront demeurer revêtus de l'étiquette apposée en fabrique. Cire, des contrib. ind. (3 fév. (874, n° ((4, p. 3.

CUVETTE. Ajoutes : \\ H' Pièce placée à l'entrée des fourreaux de sabre, et portant de petites lames nommées battes, destinées à maintenir la lame dans le fourreau, en faisant ressort. || 12° Phénomène observé par les personnes qui s'élèvent en ballon ; les aéronautes voient la terre non pas convexe, mais concave, lorsqu'ils examinent l'horizon d'une certaine hauteur, Journ. offic. 24 nov. (873, p. 7(62, 2' COl.

CUVIER. Ajoutes : || U' Nom, dans le Rhône, du local oîi sont placés les cuves et les pressoirs, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 372.

t CUVISTE (li.u-vi-st'),s. m. Terme d'œnologie. L'homme chargé de diriger la cuve où fermente le jus du raisin. Le cuviste le plus habile de la contrée.

t CUV (kui), s. m. Tronc d'arbre, dit coëf dans la Vendée et couët dans la Charente-Inférieure, percé longitudinalcment et faisant communiquer deux bassins séparés par une digue. Enquête sur

les sels, (868, t. I, p. 509.

t CYBÉLIEN (si-bé-liin), s. m. Adorateur de Cybèle. Les peuples de Syrie n'avaient point le nomdecybéliens, vOLT. XJict. philos. Pourquoi {les).

t CVCISTIQUE (si-bi-sti-k'), s. f. Terme d'antiquité. L'art du plongeur. Le théalin fPaciaudi] compo.sa le traité de la cybistique chez les Grecs; on rendit compte de cet opu.scule dans les Mémoires de Trévoux, févr. (757, en. nisahd, Journ. offic. 311 janv. (877, p. 720, 2' col

— ÈTVJl. KuCiotiKJ, plonger.

CYIl

CYCLE. Ajoutez : || 8° Terme de Ihermodynaque. Série des états successifs d'un corps. Le cycle est dit fermé lorsque le corps revient à son état initial, la série de transformations par lesquelles il passe pouvant alors être représentée par une courbe fermée. Le cycle est réversible lorsqu'il peut être parcouru dans les deux sens. || Cycle de Carnot, cycle formé de deux lignes adiabatiques et de deux lignes isothermes.

CYCLIQUE. Ajoutez : \\ S" i'. m. pi. Les cycliques, famille de coléoptères.

CVCLOÏDE. Ajoutez .-—REM. Le point décrivant appartient à une circonférence qui roule dans son plan sur une droite fixe. S'il est intérieur à la circonférence, la courbe est dite une cycloïde raccourcie ; s'il est extérieur, elle est dite une cycloïde allongée.

t CVCLOXE. Ajoutes : — REM. Au moment où s'imprimait le G de ce Dictionnaire, cyclone était généralement fait féminin dans les livres scientifiques; on était sans doute déterminé par la finale qui semble féminine ; je lyi donnai donc ce genre. Depuis, l'usage a varié, les météorologistes l'ont fait masculin, j'ai suivi la variation et changé sur les clichés, en masculin, le féminin ; de là la discordance entre les difl'érenls tirages. Je me suis contenté d'enregistrer l'usage dans un mot où il n'y a aucune raison étymologique pour donner un genre plutôt que l'autre. En efl'et, malgré l'apparence, cyclone n'est pas grec ; il provient bien lie xOxXoc, cercle ; mais aucun dérivé de celte forme n'est issu de xùv.),o;. C'est cyclome, de xûx)w|j.o, qu'il aurait fallu dire, si l'on avait voulu être correct: cyclome aurait été masculin. Si un l'avait formé comme nuîùv, de 7t\j).r,, qui veut dire grande porte', cyclone signifierait grand cercle ; mais ce n'est pas le sens, le mot signifiant un mouvement de giration. Il reste donc que cyclone est incorrectement fait et que le genre est abandonné aux variations de l'usage.

t CYCLONIQUE (si-klo-ni-k'), adj. Qui appartient au cyclone. Le vent cyclonique, paye, Acad. dessc. Comptes rend. t. Lxxxn, p. 43S. Les plus importants phénomènes de la météorologie revètcnla forme cyclonique, ID. ib. t. Lxxvi, p. 6 10.

t CYCLONOMIE (si-klo-no-mie), s. f. Théorie des cyclones, M. Bridet, auteur d'un traité de cyclonomie justement estimé, paye, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxxi. p. 65.

— REM. Cyclone, et voiioç, loi.

t CYCLONOMIQUE (si-klo-no-mi-k') , adj. Qui est relatif aux cyclones et aux théories dont ils sont l'objet. Les prescriptions cyclonomiques de M. Keller ou de M. Bridet, paye, Ann. du Bur des longil. pour (877, p. 601.

t CYCLONOMISTE (si-klo-no-mi-st'),.s. m. Partisan des théories cyclonomiques. Les prescriptions nautiques des cyclonomistes, paye, Ann. du Bur. deslongit. pour 1877, p. 6ul.

CYCLOPE, Ajoiile: : — REM. Racine a employé Cyclope sans article : La personne de Cyclope, Lexique, éd. P. Mesnard.

CYLINDRE. 111° Terme de géométrie. Ajoutez : Solide terminé à une surface cylindrique et à deux plans. Cylindre droit, celui dont les génératrices sont perpendiculaires au plan de la base,

t CYLINDRE-AXE, Ajoutez: — REM, Au plur. Des cylindres-axes, c'est-à-dire des cylindres qui servent d'axe.

I CYLINDREUR (si-lin-dreur), s. m. Ouvrier qui fait passer au rouleau, au cylindre. Cylindreur d'étoffes, Tarif des patentes.

CYLINDRIQUE. || Ajoutes : Qui est relatif au cylindre. Surface cylindrique.

t CYLINDRO-CONIQUE (si-lin-dro-ko-ni-k'), adj. Qui est en forme de cylindre et de cône. Une balle cylindro-coniqne. La forme cylindro-conique a été substituée à celle de la pyramide dans les constructions [phéniciennes] si multipliées en Sardaigne sous le nom de nuraghes, et dans les Iles Baléares sous celui de talayots, deux pays colonisés par les Phéniciens et les Carthaginois, pr. le- NORMANT, Ifanuel d'hist. anc. t, m, p. (44.

t CYLINDROÏDE. || 2" S, 7». Terme de géométrie. Surface engendrée par une droite mobile (|ui glisse sur deux courbes fixes en demeurant toujours parallèle à un plan donné.

f CYRÈNE (si-rè-n'), s. f. Terme de zoologie. Coquille d'eau douce (mollusques) que l'on rencontre en abondance dans les rivières ou ruis,seaux des pays chauds. Ce type [le lorrain garumnien] est incontestablement crétacé; car il ofl're à la base, avec des cyrènes,.., des hiriiurilcs d'espèces

CZA

nouvelles et d'autres fossiles maiins, Jnurn, offic.

K aTlil (876, p. 2836, l"COl.

— ETYM. Cijrena, nom mythologique, t CYTIIÈRE. Ajoutez : \\ 2» Arbre do Cythère, le l;W)l(/l'(lsrf»/ciS, Forst., BAILLON, Wicf.rfc hot. p. 247. CZAK. Ajoutez : — llEM. Ce mol se trouve l'cril de

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quatre manières en français : csar, csar, tznr et Isnr (voy. tsab). Les deux premières reposentsur une étymologie fausse qui tire (sni- du latin Casar. Cette erreur est si bien établie dans notre langue , que Voltaire a écrit toujours czar, bien qu'il conniit la faute et l'eût ainsi signalée dans le livre ii de

CZA

Charles Mil : » Ce litre de czaralis signifie prince ou fils du czar, chez tous les Tartares comme en Moscovie, car le mot de czar ou tzar voulait dire roi chez les anciens Scythes, dont tous ces peuples sont descendus, et ne vient pas des Césars de Rome, si longtemps inconnus à ces barbares. »

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