‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 15 sur 638 · AT.L · texte numérisé non relu

AT.L

certaine date. Les soldats (étaient alignas en vivres jusqu'au I" inclus, en moyennp; on pouvait donc continuer la marrlio sans courir le moindre risque, Gas. des Trib. 6-7 oct. )873, p. 963, 4' col.

.ALLMKXT. Ajoute; : Il 6' En termes d'assurances, estimation des marchandises ou objets qu'on fait assurer. Autre chose est la somme assurée, laquelle doit 6tre exprimée dans la police, autre chose l'aliment de la police, c'est à dire la nature et la valeur ou l'estimation des marchandises ou objets que l'on fait assurer, 6'ai. des Trib. ts sept. IS75,

p. 890, 2* col que les 408 balles no formaient

qu'une seule nature d'aliment, qu'il n'en a point été perdu les 3/4; que, par conséquent, le délaissement ne peut être opéré, ib. 8 dec. 4 87», p. 1173, 3- col.

— HlST. Ajoutez : xn* s. Il [les élus] tendent pur alemenz de cuer el faiteor de bealteit [Dieu], Job, p. 5)0.

ALIME.VTRR. — HIST. Ajoutei : || XVI' S. Us [les moines mendiants] pratiquoycnt et happoyent ce dont les poures souflreleux devoyent eslre alimentez, SLEiDAN, Uist. de l'estat de la religion et republique sous Charles V, p. 83, verso. Desquelz (pauvres) il nourrissoit et alimentoit tous les jours un grand et inestimable nombre, pahadin, Chron. de Savoye, p. 341.

ALI.VÉA. Il 2° Ajoutez : Je voudrais que la copie fût ex vera recensione Capellani [d'après la vraie révision de Chapelain], et qu'il prit la peine de la diviser en plusieurs sections, ou, pour parler Rocolet [c'était son imprimeur], en des alinéa, comme sont tous mes discours, qui est une chose qui aide extrêmement celui qui lit et démêle bien la confusion des espèces, Balzac, Leit. im/difes, lxi (éd. Tamizey Larroque).

t ALIOS (a-li-ôs'), ». m. Nom donné, dans les landes de Gascogne, à une couche imperméable, située à la profondeur moyenne d'un mètre environ, d'épaisseur variable, d'un brun rouge foncé, assez compacte, qui ne cède qu'à la pioche; c'est un sable cimenté par une sorte de matière organique légèrement ferrugineuse, h. de parville, Journ. offic. 27 juill. t870, p. (337, 5' et 6- col.

— REM. L'adjectif aliolique fait penser que le mot devait s'écrire aliot, et que alios est un pluriel.

t ALIOTIQUE (a-li-o-ti-k'), adj. Qui a le caractère de 1"; lies. Il [le pin des Landes] rencontre un sous-sol aliotique imperméable à quarante ou quarante-cinq centimètres de profondeur. Enquête sur les iruendies des Landes, p. 202.

t ALISE (a-li-z'), s. f. Dans l'Aunis, nom de la galette au beurre, Glossaire aunisien, la Rochelle, <870, p. 62.

— ETïM. ifiche alise se trouve souvent dans les anciens textes, de l'adjectif alis, qui signifiait compacte, serré.

t AUTE.MENT (a-li-te-man), î. m. Action de mettre au lit un malade , ou action d'un malade qui prend le lit, Dict. de médecine, publié p. J. Baillière et fils.

ALITEIt. — HIST. Jl IV» s. Ajoutez : Il [Holopherne) s'enyvra par sa folie. Il se coucha, il s'aiicta; Et Judich, la dame jolye, En dormant le décapita, Rec. de farces, etc. p. :i.-ii.

■} ALIZARI. Ajoutez : — ÊÏY.M. Espagn. alizari, de l'arabe asâra, qui signifie le suc extrait d'un végétal par compression , devjc , Dict. élym.

+ ALIZARI.VE. Ajoutez : || Alizarine artificielle, substance tinctoriale qui imite l'alizarine et qui est tirée de la houille.

tALIZÉEN, EN.NE (ali-zé-in, è-n'), adj. Qui a rapport aux vents alizés. Phénomènes alizéens. Il Où régnent les vents alizés. Contrées alizéennes.

t ALLAITErtO.V (a-lè-te-ron), s. m. Nom donné, dans le département de la Manche, aux juments nourrices, Ifs Primes d'honneur, Paris, 1873, p. 23.

t ALLÊC.ATEUR (al-lé-ga-teur), s. m. Celui qui allègue, qui cite. Moi qui suis le plus superstitieux de tous les auteurs et de tous les allégateurs, BALZ. Entret. ix. Je n'ai guère meilleure opinion de la sagesse du philosophe Tubero [La Mothe Le VayerJ , autrement la perpétuel allégateur, ID. Lett. inédites, un (éd. Taïuizey Larroque).

t ALLÉGEAGE (a-lé-ja-j'), s. m. Action d'alléger un navire. Transbordements d'allégeage.

ALLÉGORIE. Ajoutez : — HIST. xiv s. Moralité puet ensi prendre. Ou bien allégorie entendre, ma- CÉ, Bible en vers, p. 117, verso, 2* col.

AI-LCooniSER. .ijouiez : ||2' Donner à un pur-

trait un caractère allé^iuique. Mrs Stanhope représente la Contemplation: Miss Gwatkin, la Simplicité ; celle manière d'allégoriser les personnages motive les mouvements et les physionomies, et ajoute beaucoup de charmes à la peinture, bCr- GER, Salons de isci à I86S, t. i, p. 250. Reynolds n'est donc qu'un portraitiste, malgré cette tendance à allégoriser.., id. 16. p. 344.

— REM. J. B. Rousseau a dit allégoricr : Toute l'histoire fabuleuse n'est pas propre à être allégoriée, Œuv. l'réf.

t ALLÉGRER (S') (al-lé-gré), v. réfl. Devenir allègre, se livrer à l'allégresse. Nos cœurs doivent prendre el choisir quelque place chaque jour.... pour y faire leur retraite à toutes sortes d'occasions, et là s'allégrer et récréer entre les aflaircs extérieures, ST François de sales, Introd. à la vie dévote, u, t2.

— REM. Ce verbe a vieilli, mais il mérite d'être repris par l'usage.

ALLEiMAND. Ajoutez : || 2° L'allemand, nom générique de la langue parlée en Allemagne ; on y distinguo surtout deux dialectes -.le bas-allemand et le haut-allemand. En trac;ant une ligne en partant de Cologne et aboutissant par Cassel et .Magdebourg à la frontière orientale d'Allemagne près Lissa (grand-duché do Posen), il se trouve que tout ce qui est au sud de cette ligne appartient au haut-allemand; c'est de ce haut-allemand que s'est essentiellement formée, depuis le commencement du xvi" siècle, la langue littéraire actuelle. La partie de l'Allemagne au nord de la ligne cidessus appartient au bas-allemand, qui y est encore aujourd'hui la langue populaire, bien que de plus en plus, nommément dans les villes, il cède la place au haut-allemand. Seule la petite colonie franque du Harlz (Goslar) forme un îlot isolé dans le territoire du bas-allemand. Celui-ci règne donc sur le Rhin inférieur, dans la Frise, Westphalie, Brunswick, Hanovre, Holstein et Schleswig, .Mecklenbourg, Poméranie, Rugen, Marche de Brandebourg, et, à travers la Prusse, le long de la cote de la Baltique, jusqu'au territoire de la langue lithuanienne. Le hollandais et l'anglo-saxon, base essentielle de l'anglais d'aujourd'hui, appartiennent au domaine du bas-allemand. Dans un sens étendu, on peut encore compter les langues Scandinaves parmi celles qui relèvent du bas-allemand.

ALLER, — REM. Ajoutez : || 9.' Encore un peu plus aille, locution aujourd'hui inusitée qui signifie : encore un peu. Hier au soir, il (le roi] a beaucoup mangé: encore un peu plus aille, et il placera tout à fait son repas au diner, d'argenson. Mémoires, tseo, in-8»,t. u, p. 373. || 10. Quelquefois devant irai on supprimait y (voy. y. Rem. n° to). Il 11° Aller le bien, ancienne locution qui signifiait aller bien, réussir, tourner à bien. S'il se gouverne par ce conseil, il ne faut pas douter que tout n'aille le bien, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ALLIABLE. Ajoutez : Il n'y a rien do moins alliabte que les deux idées qui me tourmentaient, I. J. Rouss. Letl. à Julie, to nov. )76).

ALLIAGE. Ajoutez .- 1| S" Action d'allier. Si le séjour de Paris, joint h. l'emploi que vous remplissez, vous parait d'un trop Uillicilc alliage avec elle [la vertu].... J. 1. rouss. à un jeune homme, édit. Musset-Pathay, (824, t. xix, p. 0.

— REM. Alliage, dans l'union intime de deux métaux, se dit de du quantité de métal commun qui est unie au métal précieux, dans un objet quelconque en métal précieux.

t ALLIGATOR. — ËTYM. Ajoutez : Ce passage de Gomara : Fueron al rio de Chagre, que llamaron de lagarlos, peces cocodrillosque comen hombres, llist. de las Indias, ch. 6, montre bien que lagarto est l'origine d'alligator.

t ALLOPHONE (al-lo-fo-n'), adj. Terme d'a.ssyriologic. Se dit de groupes do signes phonétiques empruntés par les Assyriens à la langue des inventeurs de l'écriture cunéiforme et qu'ils introduisaient dans leurs textes comme des idéo^-ranimes; ces groupes avaient une prononciation bien établie dans cette langue, seulement les Assyriens les acceptaient comme expression écrite, mais ils les prononçaient autrement. || Des groupes phonétiques a.ssyriens sont également passés dans les textes de peuples qui ont pris l'écriture cunéiforme des mains des Asisyriens, mais ces peuples les prononçaient suivant leur propre langue; c'étaient pour eux des allopbones.

— ËTYM. M. Menant a créé ce mot, qui vient de ô>/.o;, autre, et yoirri, voix.

Page 1