‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 196 sur 638 · EST · texte numérisé non relu

EST

moïses. Il 3* Dans les chemins de fer, plate-forme supportiie sur un bâti en bois ou en maçonnerie, et destinée à faciliter lo chargement du combustible sur les locomotives.

ESr.\ME. Ajoutez : \\ i' Laine peignée. Serges, cadis et autres étofl'es dont la chaîne est de laine peignée appelée estame..., dont la chaîne est de laine peignée d'estame, .<rr. du Conseil, (9 janv.

ESTAMPE. Ajoutes : || 6* Expressions de nouvelle estampe, s'est dit pour expressions d'un caractère nouveau. Ce style consiste en certaines expressions do nouvelle estampe, auxquelles ces orateurs de ruelle ont voulu comme clouer l'éloquence, pour parler comme eux, dk courtin, la Civilité française, p. (69, Paris, (695.

— SYN. ESTAMPE, GRAVURE. Estampe, empreinte de la planche gravée : c'est le mot propre pour désigner l'image, l'espèce de tableau que l'on oblient par le moyen do la gravure eu taille-douce. Il est plus correct et plus exact, en ce sens , de dire estampe que gravure ; c'est à tort que l'usage de cette dernière locution a prévalu depuis quelques années, boutard, Dict. des arts du dessin. Estampe, (826.

t ESTANTE. Ajoutes : — ÊTYM. L'ancien français estant, debout, du lat. stare (voy. ester).

t ESTAVELLE (è-sta-vè-l'), s. f. Nom languedocien de certaines fontaines temporaires. On a peine à comprendre, au premier abord, qu'une fontaine temporaire, coulant à un ou deux kilomètres en amont d'une source pérenne, se trouve cepeudant située sur le même cours d'eau souterrain, et n'est pour l'orifice inférieur qu'une espèce de soupajie de dégagement; ces fontaines supplémentaires sont désignées en Languedoc par le nom d'estavelles, récemment introduit par M. Fournet dans le langage scientifique, É. RECLUs,Jorerre,i, p.3i5.

t ESTERPE (è-stè-rp'), s. f. Nom, en Dauphiné, d'une large pioche.

— ETYM. Lat. extirpare, extirper (voy. ce mot). Comp. au Supplément étbèpe et e.xterpe.

t ESTHE (è-st'), adj. La langue estiie, ou, substantivement et au masculin, l'esthe, la langue de l'Esthonie. M. Wiedemann a présenté à la séance du (3 novembre de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg la première partie de son grand ouvrage sur la grammaire de la langue esthe, Joum. offic. 22 déc. (873, p. 802g,

3' col.

t ESTHÉSIE (è-sté-zie), s. f. || 1" Terme de physiologie. L'ensemble des sensations. || i- Le sentiment esthétique, PHOunaoN , du Principe de l'art, p. 223.

— ETYM. AtijOridi;, sensation.

t ESTHÉSIOMÈTRE ( è-sté-zi-0-mc-tr' ) , s. m. Terme de médecine. Instrument destiné à déterminer l'état de la sensibilité tactile, soit normale, soit altérée.

— ETYM. Aicj9n<ji«, sensation, et névpov, mesure. \ ESTHÉTICIEN (è-sté-ti-siin), s. m. Celui qui

étudie l'esthétique, qui s'occupe de l'esthétique. C'était un esthéticien de première force, un trèsgrand poète, d'un art très-raffiné et très-compliqué, TH. GAUTIER, Portr. contemp. Ch. Baudelaire.

( . ESTHÉTIQUE. Ajoute: : Cette science [la théorie des beaux-arts] en général pourrait être appelée métaphysique du beau, et le nom d'esthétique me semble bien exprimer cette idée; elle peut se subdiviser en poésie, en éloquence, en peinture, en sculpture, en gravure, etc. qui ne sont des arts que par rapport à l'exécution, mais qui sont de véritables sciences par rapport à la théorie, beausobre, Dissertations philosoph. p. (63, (753. Cette science du beau, ou, si l'on veut, cette philosophie du sentiment que Baumgarten appela l'esthétique , est enseignée avec beaucoup d'importance et d'éclat dans les universités allemandes, CH. blanc. Grammaire des arts du dessin. Préface.

ESTIMATIF. Ajotites : H 2» Un estimatif, un état, un devis estimatif. Aussi accordons-nous la plus grande confiance à l'estimatif établi par M. le ministre, à la page 7 de son rapport, et qui se résume comme suit, krantz, Joum. ojjic. 20 juill. (876, p. 5545, 3° col.

ESTIMÉ. Ajoutes : || 3° Terme de marine, l'oint estimé, point qu'on déduit à l'aide des renseignements fournis par l'estime, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxxxit, p. 634. || On dit de même : hauteur estimée, latitude estimée.

t ESTIVANDIER (è-sti-van-dié), J. m. Nom, dans Tarn-et-Garonne , des ouvriers ruraux, dits aussi solatiers, qui font les travaux de la moisson et du

ET

battage des grains, les Primes d'honniur. Paris, (872, p. 460.

-;- ETYM. Dérivé de estivant, part, présent do esliver 2 (voy. "ce mot au Dictionnaire).

t 3. ESTIVË (è-sti-v'j, s. f. Dans l'Aubrac, unité exprimant la valeur do la consommation d'une tête do bétail pendant une saison, et sur lo pied de laquelle on paye la dépaissance de chaque tête, du 20 mai au (3 octobre, e. mouton, Joum. offic.

24 mars (876, p. 2070, ('• col. L'eslive d'une vache à lait ou d'un bœuf i l'engrais se paye de 20 à

25 francs, m. ib.

— ETYM. Lat. lestivus, d'été (voy. estiver 2 au Dictionnaire.

ESTOC. Ajoute: :\\i' Armes d'estoc, armes qui agis.sent spécialement par la pointe; armes d'estoc et de taille, armes qui peuvent agir par le tranchant et par la pointe.

ESTOCADE. Ajoutes : — REM. L'estocade était une épée de longueur; elle aval* une coquille qui couvrait la main.

ESTOMPER. Ajoute: : || Fig. Chandelier de fer, que la brume estompe, v. nuGO, (et Rayons et les Ombres.

ESTRAGON. — ÊTYM. Ajoutes: M. Devic, Dict. étym., n'admet pas que le lat. draconem soit l'origine d'estragon. Il met d'abord en avant les difficultés phonétiques, puis, rapprochant les formes laragona , targone et I'anc. franc, largon {largon , que les jardiniers nomment estragon , RAB. v, 29), il s'adresse au nom arabe-persan do la plante, tarkhoîm. Cette étymologie parait la véritable; mais M. Devic ajoute qu'il n'est pas impossible que les Arabes aient emprunté leur tarkhoùn au grec Soixwv.

ESTRAPASSER. Ajoute: : (Dans une conversation que Mme des Ursins eut avec le marquis de Louville, elle dit à son interlocuteur] qu'il l'avait estrapassée de toute manière. Mémoires secrets du marquis de Louville, Paris, (8(8, in-8", t. ii, p. 43 (voy. au Dictionnaire strapasser, qui n'est qu'une autre forme de ce mot).

t ESTRASSE. Ajoute: : C'est le même que slrasse (voy. ce mot au Dictionnaire).

— ÉTYM. Patois langucd. estrassâ , gaspiller, laisser perdre; provenç. estrassar; espagn. estrasa, lambeaux; ital. straccio, lambeau, loque, stracciare , lacérer ; d'une forme latine fictive extractiare, dérivé du lat. extractus (voy. extrait) (note communiquée par M. Emile Durand).

t ESrURIE (è-stu-rie), s. f. Dans le quartier de Cette, nom d'un filet fixe pour la pêche. Statistique des pèches maritimes, (874, p. ((5.

— ETYM. Ce paraît être un dérivé du lat. stare, être à demeure ; il y a en effet un bas-lat. eslus, qui veut dire état.

ET. Ajoute: : || 7" El cela, se dit pour ajouter quelque chose sur quoi on insiste. Il a rendu ce service , et cela sans espoir de retour. || Et a été employé seul en ce sens-là. 11 [Dieu] ne s'est point contenté de nous apprendre à dire avec un chalumeau quelque vaudeville, et de mauvaise grâce, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. Il n'a point fallu détourner la Meuse, comme vous m'écrivez qu'on le disait à Paris, et ce qui serait une étrange entreprise, RAC. Lexique, éd. P. Mesnard. ||8° Et moi aussi, et toi aussi , etc. représentant au positif un membre de phrase qui précède et qui est au dubitatif. Quand ils payeront tous, et moi aussi, malh. Lexique, éd. Lalanne.

— HEM. Ajoutes ; Il 7. Quand deux membres de phrase sont joints par et et que le premier n'a pas d'inversion, on ne fait point d'inversion dans le second. Voici dans Régnier un exemple d'inversion en ce cas: On apporta la nappe, et met-on le couvert, Sat. X. En voici un second : S'il y avait des dieux, ils se vengeraient d'elle, Et ne la verrait-on ou si fière ou si belle, hégnier, Élég. m. Cette tournure, qui a un caractère archaïque, pourrait très-bien être employée. || 8. Ce ne sont pas seulement les substantifs joints par et que l'on peut séparer (voy. le n" ( ), ce sont aussi les adjectifs. Après une si belle action et si utile, sÉv. fl aoiU (675. || 9. Vaugelas, dans ses Remarques, citant cette phrase: En votre absence et de madame votre mère, croit qu'il est bon d'éviter cette tournure, qui n'est pas régulière; que mettre en celle avant de madame votre mère serait trop lourd, et qu'il faut chercher une autre manière de dire. Ajouter en celle rend la phrase régulière; mais je ne puis m'empécher de regretter une ellipse aussi simple et aussi claire , st je ne voudrais pas la condamner absolument. Jfi regrette aussi la liberté de construction

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