GE.N
généreux. Certains vins.... ne pouvant souffrir le transport sans perdre leur principale saveur et générosité, la mothe le vayer , Uial. d'Orat. Tubero, t. H, Lettre.
\ GÉNÉ.SI01'E. Ajoutes : || ï" Qui a rapport à la genèse d'un corps, d'une substance, d'un tire. L'ensemblo de ces sources [eaux minérales du Caucase] se rapporte aux mêmes causes génésiques [que celles qui ont engendré lesdift'érentes assises de la montagne], Journ. o/pc. ("juin (876,p. 375(, 3* col.
i GÉNÉSIQUEMENT (jé-né-zi-ke-man), adv. Au point de vue de la genèse, de la formation par génération. Que ce soit chez l'adulte, que ce soitchez l'embryon [d'une ascidie], toujours la couche palléole est distincte de la couche de la tujiique, liistologiquement et génésiquement parlant, lacaze- DUTHiEHS, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxx, p. oo3.
GENET. — ETY.M. Ajoutes : D'après M. Dozy, l'esp. ginele vient de zeneta, nom d'une grande tribu berbère, qui, auxiii* siècle, fournit aux Maures d'Espagne des cavaliers renommés.
t 2. GENET (jc-nè), s. m. Nom, dans l'Aunis, du naissin ou substance prolifique de certains coquillages, particulièrement des pétoncles, Gloss. de l'Aunis, p. (O.
t GÊNEDR (jê-neur), s. m. Néologisme. Celui qui gène. C'est une vague rumeur que je me borne à constater, au risque do passer moi-même pour un fâcheux; vous savez qu'aujourd'hui les boulevardiers disent un gêneur, l'Indépendance belge, du 6 sept. (868.
t GENEVOIS, OISE (jé-ne-voi, voî-z'), adj. Qui appartient à Genève, ville de Suisse. Le parler genevois.
— REM. Le Complément du Dictionnaire de l'Académie française, Paris, (842, met un accent aigu sur la syllabe gé. Mais à Genève l'habitude est de ne jamais accentuer cette syllabe dans les livres ni dans les journaux.
t GENGELI. Ajoute: : — ÉTYM. 'Voy. jugeolinb au Supplément.
t GÉNIAL ALE (jé-ni-al, a-l'), adj. Qui a un caractère de fête, gai, abondant, fécond. |{ On pourrait dire au pluriel géniaux,
— REM. Dans les exemples suivants, génial est pris dans un tout autre sens et signifie : qui est do génie. Il faut quelque travail pour se rendre compte de cette transparence de l'idée, de cette simplicité géniale de l'exécution , M"° de gas- PARIN, Bande du Jura,u, Premier voyage, 2» éd. Paris, (86S. Voici peut-être le trait le plus génial du tableau : c'est la figure du fils aîné, id. Voyages, À travers les Espagnes, 2« éd. Paris, (869. 11 faut au peintre qui se consacre à la reproduction fidèle des faits contemporains un courage tout particulier, une prédisposition géniale; car il n'a pas de précédents ni de modèles autres que ceux qui sont offerts par la réalité, th. Gautier, Portraits contemporains, Paris, (874, Horace Vernel. Cal emploi provient d'une confusion. Le latin genialis, d'où génial, vient de genius, dont le sens est bien établi par la locution indulgere genio, se livrer à ce qui plaît. l'ar conséquent génial ne peut avoir le sens qu'on lui donne dans ces exemples. La confusion vient de ce qu'on a cru que génial se rattache à ingenium, esprit, génie, tandis qu'il n'en est rien. Il est important de signaler cette dévi.ation; car, le mot étant un néologisme purement latin, on ne sait vraiment ce qu'il signifie entre son origine et son emploi.
— f.TYM. Lat. genialis, de réjouissance, de fête, nuptial, abondant, fécond, de gentus, génie, le démon. L'anglais a aussi génial, et là il signifie générateur, bienfaisant, gai, animé; c'est le sens vrai.
t GÉNIALE.MENT (jé-ni-a-le-man), adv. D'une manière géniale.
— REM. Génialement est pris dans les exemples suivants au sens de : de génie, originalement. Al Hernanil qui peut lire ces lettres-là, sans que le lyrisme, sans que la pa.ssion espagnole, si génialement restitués par le poète, ne reviennent à lamémoire? M"" de GASPARiN, Voyages, À travers les Espagnes, 2" éd. Paris, (869. Cette peinture si génialement anglaise, th. gautier, les Beaux-arts en Europe, t. i, il, (3. Mais voyez la remarque cidessus; cet emploi trouble l'élymologie et le sens véritable.
tGÉNIAMTft (jé-ni-a-li té), s. f. Néologisme. Caractère de ce qui est génial.
— REM. Génialité est pris dans l'exemple suivant au sens de caractère de génie, originalité. Il [Baudelaire] manquait d'esprit autant que d'inic;