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t GRENAUT. Ajoutes : — ETYM. Granau, dans Honnorat, Vict. prov. ; grano, dans Risso. Ce sont, d'après ces auteurs, les noms du trigla cuculus, le grondin rouget, nom exprimant, d'après Honnorat le grondement, d'après Roulin la couleur rouge, qui se dit grano en espagnol.
GRENIER. Il 6° A;outez : \\ En grenier, par un chargement fait à même. La poudre qu'on embarque à bord des vaisseaux se délivrait autrefois deux tiers en grenier dans des barils, un lier.s en apprêté dans les gargousses. Encyclopédie Roret, Artificier, i>. 5in.
GRENOUILLE. .^j'oïKc; : || 7° Instrument d'écoliers, lormé d'une coquille de noix, d'un morceau de parchemin et d'un crin do cheval, le tout tournant au bout d'un petit bâton et imitant le croassement de la grenouille, Journ. de Genève, 22 mars 1876, 3' page, 6' col.
— ETYM. .ijoutez : On a d'autres exemples de la prosthêse du g devant r : grenabit pour regnabit, dans un texte du x' siècle; grcgnariolus pour regariolus dans un texte du xi" siècle, boucherie, Revue des langues romanes, t. m, p. (43.
(. GRÉS. Il Grès cérame ou grès-cérame, poterie de grès.
t GRÉSEUX, ECSE (gré-zeù, zeù-z'), adj. Terme de géologie. Qui est de la nature du grès. Marne gréseuse, remplie de grains de quartz, bleicuer, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxviii, p. (7)4. Les blocs calcaires et gréseux, st. mel'meh, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. (65.
t GllÉSILLON (gré-zi-llon , Il mouillées), s. m. Charbon en petits morceaux. Un tel, marchand de charbon, livraison de deux hectolitres de grésillon sur lesquels un déficit de (2 litres a été constaté, 50 francs d'amende, confiscation du grésillon. Gaz. des Trib. (6-t7 août (875, p. 791, 4' col.
f GRÉSILLONS (gré-zi-llon), s. m. pi. Voy. gboisiLLONS ci-dessous.
GRESSEUIE. Il 2° Ajoutez : Les tablettes de gresserie de la pièce du Marais s'avancent; Lettres, etc. de Colbert, t. v, p. 325.
I GREVEl'TE (gre-vè-f), s. f. Nom donné, dans l'Aisne, à des terres de moins bonne qualité que les grèves qui se composent de sable graveleux, déposé jadis par les eaux, les Prunes d'honneur, Paris, 1873, p. 68.
^ ETYM. Diminutif de grève 1.
t GRÉVISTE (gré-vi-sf), s. m. Néologisme. Ouvrier qui prend part à une grève. || Adj. Ouvrier gréviste.
f GRIBOUILLE. Ajoutez :— HIST. xvi' s. Huyctain de Grubouille Minant à niaislre Guillaume Le Duc son compaignon (1530), Titre d'une pièce, dans Recueil de poésies françoises des xv et xvi" siècles, par A. DE MONÏAIGLON et james de Rothschild, t. x,
t GRIBOUILLIS (gri-bou-llî, Il mouillées), s. m. Terme populaire. Écriture illisible.
t GRICUE-DENTS (gri-che-dan), s. f. Citrouille creusée à l'intérieur, sur une face de 'laquelle on a percé deux trous pour les yeux, et un trou plus grand tailladé en haut et en bas pour la bouche ; on met un lampion dans la citrouille, et on la soutient au haut d'une perche ou d'un arbre.
— EiYM. Normand, tiricher, grincer (voy. grincheux ci-dessous), et dent.
t GRIFFAGE (gri-fa-j'), s. m. Terme de forestier. Action de grifl'erdes baliveaux dans une coupe de bois. Les baliveaux de l'âge de taillis pourront être désignés par un simple grifiage ou toute autre marque autorisée par l'administration, lorsque ces arbres seront trop faibles pour recevoir l'empreinte du marteau, Ordonn. royale du l" août 1827 pour l'exécution du Code forestier, art. 79.
1. GRIFFE. Il 8° Nom de deux instruments en métal employés dans l'administration du timbre. Il Griffe du timbre à l'extraordinaire, servant aux receveurs de ce timbre pour indiquer les papiers que doit timbrer le contrôleur du timbre. Le receveur applique sur chaque feuille de papier soumise au timbre une griffe portant ces mots : à timbrer à l'extraordinaire. Arrêté du ministre des finances, du 6 août 1827, art. 13. || Griffe d'oblitération, griffe employée par tous les receveurs pour oblitérer les timbres mobiles. Us [les timbres mobiles] seront apposés et immédiatement annulés au moyen d'une griffe. Décret impérial du 29 ocl. 1862. || 10° Terme de forestier. Instrument assez semblable à la nmanne des tonneliers, dont les forestiers se servent pour marquer les baliveaux dans une coupe de bois.
GRIFFER. Ajoutes : || 4* Terme de forestier. Faire^
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dans une coiipe de bois, sur des baliveaux une marque ou rainure au moyen de la griffe.
t GRIFFI'HE (gri-fu-r'), s. f. Terme d'aquaforliste. Égralignure. Qu'il procède par griffures ou par pointillé, l'arlistc (J. de Goncourl] sail imprimer à chaque élude le caractère qui lui est propre,
E. BERGEHAT, Joum. Olfic. M déc. (875, p. 10687,
i"col.
t GIUFORIN (gri-forin), s. m. Nom, dans la Charente-lnlVrieurc, d'un cépage rouge, les Primes d'hnnneur, Paris, (873, p. 269.
f GP.IGNÊE (gri-gnée), s. f. Grimace, on Normandie.
— ETYM. Ce mot tient à l'anc. franc, gringnos (voy. ci-dessous grischei'x).
GRILLADE. Ajoute: :\\3- Appareil pour la grillade. Fourneaux tôle et fonte, avec grillade, four, étuvc et chauffe-assiette, Journ.ofjic. 20 oct. 1874, p. 7128. aux Annonces.
t GRILLAGERIE (gri-lla-je-ric, il mouillées), s. f. Métier, ouvrage de grillageur. Ouvrages de ferblanterie, plomberie, fonte de fer et de cuivre, poèlerie et grillagerie, Joum. 0//U;. 8 fév. <872, p. 935, 2' col.
2. GRILLE, Ce. Ajoutes : Il S. m. Dans la dentelle, le grillé est une partie dont les fils, peu serrés, se croisent en diagonales et forment un grillage de losanges plus ou moins ouverts, eu. blanc, l'Art de la parure, p. 278.
t GRILLErMIDI (gri-Ile-mi-di, (J mouillées), s. m. Nom vulgaire de l'helianlhemum gullatum, L. plan- CBON, Rev. des Deux-Mondes, )5 sept. 1874, p. 399.
1 3. GRILLET (gri-Uè), «. m. || 1" Ampoule causée par les brûlures au deuxième et troisième degrés, il %' Il se dit de diverses affections vésiculeuses et pustuleuses, telles que la stomatite aphtheuse de l'homme et des ruminants, etc.
— ETYM. Criller t.
t GRILLEl'R (gri-llenr, (Jmouillécs), î. m. Celui qui fait griller. Les grilleurs de marrons. Cuiseur ou grilleur d'oignons. Tarif des palenles, (858.
— ETYM. Griller (.
t GIIILLOTKR (grillo-té. Il mouillées), v. n. Faire un petit bruit de grelot. Les dames, tant anciennes que modernes, ont accoutumé de pendre des perles en nombre à leurs oreilles, pour le plaisir, dit Pline, qu'elles ont à les sentir grilloter, s'en're-touchant l'une l'autre, saint François de SALES, dans savous, llist. de la littérature française à l'étranger, xvii' s.
— ETYM. Grillot, radical de grilloter, est-il le même que grelot?
t GRILLOTIS (gri-llo-U, Il mouillées), s. m. Petit bruit de grelot. C'est l'oreille [que la femme doit fidèlement garder à son mari], afin que nul langage ou bruit n'y puisse entrer, sinon le doux et aimable grillotis des paroles chastes et pudiques, qui sont les perles orientales de l'Évangile,
SAINT FRANÇOIS DE SALES, danS SA VOIS , Ilist. Utt.
de la France à l'étranger, xvif s.
GRIMACE. — HIST. Ajoutes : \\ xiii" s. Mais aine mais tel vilain ne vi, Com je voi illeue à dcslrc ; De chele cocue grimuche, Et de che vilain à l'aumuche Me devises que che puet eslre. Théâtre au moyen âge, Paris, (834, p. 177.
GRI.MKLLV. Ajoutez : \\2°Adj. Qui est de peu de valeur. Vous m'excuserez devons faire voir celle-ci [pièce de monnaie), quelque grimeline qu'elle soit, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
+ GRI.MPÉE (grin-pée), s. f. Terme usité dans la .Suisse française. Ascension rude et pénible d'une côte, d'un plateau, d'un espace déterminé (mais on ne dit point la grimpée du Mont-Blanc, de la Dent du Midi). La bande, bien en jambes, sent une bonne grimpée devant soi. M"' de gasparin. Voyages, Bande du Jura, i, les Prouesses de la bande du Jura, Paris, (865.
GRIMPEUR. Ajoutes : ||4° 11 y a, en Suisse, des clubs de grimpeurs des Alpes.
tGRIMI'lON, ON\E (grin-pi-on, on'), s. m. et f. Terme genevois énergique qui désigne une personne cherchant à se hisser dans une sphère de la société plus haute que celle où les circonstances Vont placée.
— ÉTYM. Grimper.
t GRINCHEUX. Ajoutes : —ÉTYM. L'équivalent normand de grincheux est grichu. En normand , gnchcr se dit pour grincer; il griche des dénis. On dit aussi d'une barrière qui crie sur ses gonds, qu'elle griche. Ainsi grincheux paraît bien venir de grincer. 11 y a dans l'anc. français l'adj. gringnos. de mauvaise humeur, courroucé : xii' s. Jrïull est li rte.-ibles gringnos, E mult par est achaisonos; Ar-
r.Ri
gumens set faire od soUiine, bf.noIt, Chronique, t. Il, p. 3".3, V. 2.')ii67. Gringmts se rattache à un autre verbe, grigner, grincer les dents, et vient de l'anc. haut-allem. grinan, allcm. mod. greinen, grincer les dents ; comparez grigne.
t GRIPPAGE (gri-pa-j'), s. m. Effet que produisent sur elles-mêmes deux surfaces métalliques qui frottent l'une contre l'autre. Outre que l'emploi de l'eau seule est plus simple que l'emploi de la vapeur et de l'eau, il y a aussi moins de risques d'échauffcment et de grippage, le ciiatelieh. Mémoire sur la marche à contre-vapeur des machines. Cil nias, Paris, (869, in-8', p. (8.
GRIPPÉ. Ajoute; : || 4° Fig. Grippé pour, qui a un caprice pour. Mme la marquise, notre maitresse, est un peu grippée de philosophie, lesage, Gil nias. IV, s.
t GRIPPE-CUAIR (gri-pc-chér), s. m. Suppôt de police, archer. Monsieur le commissaire, en vous remerciant; Vous et vos grippe-chairs, vous pouvez disparaître, boursault. Mots à la mode. se. (■'..
I GRIPPE-COOl'IV. Ajoutes: |l î» Petit piège portatif, dit aussi traquenard, qu'on a dans la poche et qui saisit la main de celui qui y fouille induenient, l.ett. du P. Duchène, 43" lett. p. 6.
GRIPPER. X;'oi«(c;.- Il 6° F. n. Terme de mécanique. S'accrocher, subir le grippage, en parlant d'organes d'une machine. Les huiles de graissage [dans la décompression de l'air comprime] se solidifient, et les organes grippent, 11. de parville, Journ. des Débats, 30 mars (876, feuilleton, 2" page, (" col. Ces paliers.... doivent s'user le moins possible, ne pas attaquer l'essieu, résister au choc, et surtout ne pas chauffer et gripper, Joum. offic. 7 janv. (875, p. (24, 2* col.
GRIS. Il 3' Xjoulci : Il Substantivement. Le gris s'est dit autrefois pour vent de bise, vent froid. Il Vendeur de gris, nom d'une statue qui était sur la place du parvis Notre-Dîune, et qui y resta jusqu'à (745 ; à cause de sa situation sur le bord de la rivière, domaine du vent, le populaire l'avait ainsi baptisée. Hé quoi, madame la statue.... Depuis que vous vendez du gris  tous les simples de Paris, les Hévélations du jeûneur, p. 3, Paris, (649,dans CH.NISARD, Parisianismes, p. (29. ]| Les Parisiens d'abord envoyaient au vendeur de gris, pour acheter de sa marchandise, les nouveaux venus de la province aux dépens desquels ils voulaient s'amuser ; c'est ainsi qu'aujourd'hui on envoie un garçon simple et crédule acheter chez l'épicier de l'huile de cotret, ch. nisahd, ib. p. (30. Il 6° Ajoutes : || Substantivement. Le gris d'officier,
une légère ivresse Soit un commencement
d'ivresse, le gris d'officier, soit enfin l'ivresse proprement dite, D' danet. Monit. univ. (0 aoOt (868, p. ((83, 3' col. || 12° Bois gris, se dit, dans le commerce des bois, par opposition à bois pelard. On cote les bois gris de (20 à 125 fr. le décastère ; les bois pelards, de (12 à ((5 fr.; .... les falourdes grises, 38 fr.; les falourdes pelards, de 58 à 60 fr. le cent, Joum. offic. 6 janv. (871, p. (27, ('• col.
t GRISARI). Ajoutes :\\i" Adj. Qui est de couleur de blaireau. Jupons cretonne grisarde avec volant, Journ. ofjic. 9 mars (872, p. (696, ("col. 115" Œuf de grisard, nom donné par les pécheurs à iechinocardium cordatum, sorte d'oursin, .4cad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 76.||6° Nom vulgaire du peuplier blanchâtre, pnpulus canescens. Bois blanc (peuplier ou grisard), Journ. offic. 20 mars (876, p. (956, 3* col.
f 3. GRISÉ (gri-zé), s. m. Action de griser, de donner la teinte grise. On a utilisé pour ces deux feuilles l'emploi des teintes obtenues par un grisé, Journ. offic. 8 mai (873, p. 2999, 2' col.
— ETY.M. Griser (.
t GRISERIE (gri-ze-rie), s. f. Néologisme. lîtat de celui qui s'est grisé, qui est un peu ivre. Marius avec cet aplomb superbe que donne une demi-griserie, A. THEURiET, Rev. dcs Deux-Mondes, ("juin (874, p. 505. Il Fig. Le navire fuit devant lui, crachant la fumée noire aux étoiles, d'oii tombent les rêves coutumiers de la nuit de mer, les griseiies du cerveau, les libr«s élans de l'âme, les re.ssouvenirs mélancoliques de la vie errante, de vOGùÉ,iie«. des Deux-Mondes, i^iAny. (876, p. 282.
GRISETTE.— Ilisr. Ajoutes : ||xii*s. Et n'atarga pas longuement Que laiensen capegrisette Vit une vielle persounete Qni bien cent ans et plus avoit. Percerai le Gallois, v. 40062.
GRISON. Ajoutes : H 9° Nom, dans l'Yonne, d'un tuf ou poudingue ferrugineux, qu'on y trouve en