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Le comte d'Artois... s'elaiiîant dans la foule du peuple pour encourager ses postillons ou jacquets, iiERCi-ARGE:<TEiU, CorTesp..secTète, dans Journ. des Dibais,3l août (s75, 3- page, 6'col. ||2. L'ortliographe a beaucoup varié. Quelqu'un s'avance ; ces dames vont sortir sans doute ; ce jocquex vient annoncer que la voiture est là, cité de J. B. pujauui, Paris à la /in du xvm' siècle (an ii, <80i), ch. des Modes du jour, dans E. de la bédoluère, Ilist. de la Mode, ch. ut. Cuisiniers, /ocijueù et rôtisseurs, Leit. du P. Duchéne, »• lettre, p. ♦.
JOCKO. Ajoutes : En 1847, ou chantait dans les rues : On vient d'quilter subito Mod's francai's et mod's anglaises, Et, jusqu'aux marchands d'coco, Tout s'habille à lajocko, E. de labéboluère, Jlist. de la mode, ch. xvi.
— ETVM. Altéré de engeco, nom donné par André Batlell, et duquel DufTon dit : j'ocko, enjocko, nom de cet animal à Congo, que nous avons adopté ; en est l'article que nous avons retranché, hixleï, Di la place de l'homme dans la nature, trad. franc. p. ti».
t JOHANNA (jo-a-nna), s. f. La 127' planète télescopique, découverte en t87S par M. Prosper Henrv.
JOÎGXANT. A;ou(« : Il 3* ^du. Tout joignant, tout auprès. Mme Nevcrs répondit, mais ce fut si bas que, encore que je fusse tout joignant,... je n'en pus rien ouïr, malh. iesique, éd. L. Lalanne.
s. JOINT. Il 2* Terme de mécanique. A;ou(eî.- Il Organe employé pour transmettre la rotation d'un arbre à un autre. Joint de Oldham, s'emploie dans le cas oîi les deux arbres sont parallèles et trèsrapprochés. Joint de Cardan, ou joint hollandais, ou joint universel; les deux arbres sont dans un même plan et se coupent sous un angle trèsobtus.
t JOIXTEMEXT (join-te-man), ». m. || l' Action de joindre, de clore en joignant. Le caoutchouc devient dur, fait corps avec le bois ou le métal juxtaposé, et le jointement est imperméable aux gaz et aux liquides, J'>urn. of/ic. 9 avril 1872, p. 2448, 2' col. Il 2' 11 se dit aussi pour jointoiement. Lorsqu'on juge que la sircité est complète, on refait le jointement en employant de préférence, à cet effet, le ciment de Portiand, Journ. offic. 16 juin
1876, p. 4-229. 3" col.
t JOLIVETTES (jo-li-Tè-t'),ï. f. plur. Danser les jolivetlcs, locution aujourd'hui inconnue, et qui, désignant une sorte de danse, signifie figurément se mouvoir au gré d'un autre comme un pantin. Ne diraiton pas qu'il va venir demain renverser la marmite du père Duchéne, briser ses fourneaux et lui faire danser les jolivettes aussi facilement qti'à Polichinelle? Lett. du P. Duchéne, 37' lettre, p. ♦.
4. JONC. Ajoutez : Il 4» Sorte de fromage. Le fromage de Fontjoncousse ou fromage de jonc est fabriqué dans les basses Corbièresdu département de l'Aude; on le sale et on le fait sécher, heuzé, la France agricole, carte n* 44.
— HiST. Ajoute: : \\ xvf s. Pour en faire bricf et ne cercher point le neud dans le jonc..., Arrest mémorable du parlement de Tholose, contenant histoire prodigieuse d'un supposé mary, Paris, 4572, p. 2fi
JOXGLEniE — REM. Jonglerie signifiait proprement dans l'ancienne langue le métier de jongleur ou ménestrel : xiii' s. Cil qui sevent de jonglerie. Vielent par devant le conte, Dit du buffet, V. 140.
t JOSÉPHIS.ME (jo-zé-fi-sm'), t. m. Ensemble des mesures prises par Joseph II, empereur d'Allemagne, pour subordonner l'Église à l'État. Aucun de ses imitateurs [de Joseph 111 ne fut plijs heureux que lui ; le joséphisme n'a jamais conduit qu'à des mécomptes, G. talbert, Rec. des Deuxilondes. t" mai (87«, p. 219.
t JOSÉPlIISTE^o-zé-fi-st'), adj. \\ fQui a lecaractère du joséphisme. On peut croire que, s'il [Frédéric II de Prusse) revenait au monde, son prodigieux bon sens goûterait médiocrement le remueménage qu'on a fait depuis peu dans sa maison et les lois joséphistes qui ont été votées à Berlin, G. ■valbert, flep. des Deux-Mondes, l" mai (876, p. 219. Il J' S. m. Nom des partisans du roi Joseph en Espagne.
t JOTTE. iljoutei : Il 2' Nom, dans le Loiret, d« tinapis arvensis, dit aussi moutardon, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. (93.
t JOUABLE. Ajoute: : || 3* On dit aussi aux cartes, à l'écarté par exemple : je vous donne gagne, mon jcn n'est pas jouable.
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JOUER. Ajoute: : || 36- S. m. Le bien jouer, l'action de bien jouer. Le bien jouer à la paume ne consiste pas en l'esprit, ualb. Lexique, éd. L. Lalanne.
JOL'KCR. — HIST. xui* s. Tout maintenant, sans plus tergier, Comanda à son escuier Le blanc jocor (c'est un cheval] atorner, li Chevaliers as deus espées, publié par Fôrster, v. 2677.
JOUIR. —HEU. Ajoute: : \\ 2. Malherbe a employé jouir activement : X quoi doit-il penser qu'à vivre. Vous jouir et se réjouir? Lexique, éd. L. Lalanne. Cela est tout à fait hors d'usage.
I JOUISSEUR (jou-i-seur), s. m. Néologisme. Celui qui se livre aux jouissances de la vie. 11 [le second empire] en a fait [de la nation française] une nation de viveurs, de jouisseurs et de malcrialistes, Journ. offic. 48 nov. (875, p. 9429, 3» col.
JOUR.i4jou(«: Il 33'Tous les jours. pris substantivement, ce qui se fait tous les jours. Leur conversation ne portait pas au delà d'un cercle borné ; leur tous les jours était assez ordinaire, ste-beuve, Port-Royal, t. vi, p. 267, 3' éd. || 34° Espèce de dentelle faite à l'aiguille au milieu d'un dessin de broderie, soit qu'on enlève l'étoffe tout à fait, soit qu'on tire des fils sur l'étoffe pour former le jour avec les fils laissés et l'aiguille, soit qu'on fasse un dessin avec du fil de dentelle si l'étoffe est du tulle.
— REM. Ajoute: : || 3. Non-seulement ce jourd'hui a vieilli, mais (e jourd'hui a encore vieilli davantage. En ce temps du jourd'hui l'on n'est que trop savant, régmieh, Sat. m. || 4. Voltaire a employé la locution ancien des jours pour désigner un prêtre, un vieillard. Il sera difficile que l'ancien des jours, Boyer, résiste à une sollicitation si pressante pour lui, et si honorable pour vous, Lett. Mme de Fontaine, (2 sept. (754. L'ancien des jours est une locution biblique qui s'applique à Dieu (voy. ancien, n° 9).
JOURNALIER. Ajoutes : || 5' Un journal, un récit quotidien. La bibliothèque municipale de Reims possède le manuscrit autographe des mémoires, ou, pour mieux dire, du journalier écrit par un bourgeois de celte ville depuis l'année (64 9 jusqu'à l'année (668, éd. de barthéle.my,
Journ. nffir. 7 nov. (875, p. 9078, 2» col.
JOURNÉE. Ajoute: ; || 10» Terme de turf. L'ensemble des courses courues dans la même journée.
JUBILAIRE. Ajoute: : ||3° Qui est relatif à une célébration publique ou domestique revenant au bout de cinquante ans. S. M. [le roi de Prusse] assistera à la fête jubilaire des grenadiers du roi, Opinion nationale, 25 mai (867.
t JUBIS. Ajoute: : — ETYM. Arabe, :ebib, raisin sec.
JUDAÏSME. — HIST. Ajoute: : H xm' s. Pluseurs Juîs par la cité Leur judaïsme déguerpirent. De cuer amerent et servirent La douce mère au roy de gloire, Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 568, éd. abbé Poquel.
t JUDICATEUR (ju-di-ka-teur), s. m. Néologisme. Celui qui juçre les œuvres littéraires, les œuvres d'art. Une fois à son tribunal.... tout judicateur prend à la fois du solennel et du burlesque, BùHGER, Salons de (86( à (868, t. u, p. (30.
— ETYM. Lat. judicare, juger.
I JUUICATHICE (ju-di-ka-tri-s'), s.f. Jugement, faculté de juger. Je m'en rapporte à votre souveraine judicatrice, balzac, Lett. inédites, lxxviii, éd. Tamizey-Larroque.
— REM. Ce mot, que Balzac employa plusieurs fois, n'a point passé dans l'usage. On dit en ce sens aujourd'hui la judiciaire.
f 2. JUDICI.\IRE{ju-di-si-é-r'), s. m. Ancien terme de coutume. Assesseur. En ce présent volume sont rédigées par écrit les Chroniques do feu maistre Jehan Molinct, en son temps judiciaire et historiographe de très-illustres maisons d'Austrice et de Bourgoigne, Catalogue de la Bibl. de M. Dancoisne, mss. n° 2383 (note communiquée par M. Noël, bibliothécaire à Saint-Omer, qui remarque que les textes de Molinet portent ordinairement l'ndi'ciaire, ce qui est une fausse lecture). Vov. JUDICIAIRE à l'historique.
t JUDICIEL, ELLE (ju-di-si èl, il'), adj. Synonyme inusité de judiciaire. Fin du genre judicicl, démonstratif et délibératif, bac. Lexique, éd. P. Misnard.
t JUEWA (ju-é-va), s. f. La (39* planète télescopiqup, découverte en (874 par M. Walson.
JUGE. Ajoute: : |l 16" Le mot juge a pris diverses
significations spéciales dans les lies Normandes : X Jersey et à Guernesey, juge délégué, personne désignée pendant la vacance de l'office de bailli, pour en exercer provisuirement les fondions, i Aurigny et à Serk, autrefois, juge, le premier des jurés chargé de la présidence do la cour. X Aurigny, aujourd'hui, le juge fonctionnaire nommé par la couronne, président de la cour et des États de l'Ile. Lieutenant-juge, personne désignée pour exercer les fonctions du juge en son absence. Enfin le nom de juge est souvent donné aujourd'hui aux jurés de Jersey.
t JUGEABLE. Ajoute: : — HIST. xii" s. Se or li vivant juste n'ont pas de compassion des morz et des dampneiz nient justes, quant il encor sevent [savent] de lur char alcune chose jujable..., li Diaioge Grégoire lo pape, (876, p. 262.
t JUGEOLINE. Ajoute: : — F.TYM. Espagn oljonjoli, ajonjoli; de l'arabe al-djoldjolân, sésame
f JUGULATEUR (ju-gu-la-teur), s. m. Celai qui jugule. Toutes les inventions atroces des juguiateurs ne sont capables ni de nous intimider, ni de nous déconcerter, babeuf, Pièces, i, 4(.
— ÊTYM. Lat. jugulatorem, égorgeur, de jugulare (voy juguler).
JUIF. — ETYM. Ajoute: : D'après M. d'Arbois de Jubainville {Revue celtique, t. Il, p. (29), la forme juif, ne pouvant venir directement du latin judseus, suppose un bas-latin judèvus (syncope du d, et changement d'e en t et de t> en f) ; cette supposition est corroborée par le breton armoricain ju:ev.
JUIVERIE. Ajoutes : — REM. Voltaire a dit juifrerie. Si nous pouvions réussir à le devenir [heureux], sans établir une caisse de juifrerie, ce serait autant de peine épargnée , volt. Lett. à Mme de Bemiéres, dans ste-beuve. Causeries du lundi, xiii, art. t«t(rcs inédiles de Voltaire.
t JOLIA (ju-li-a), s. f. La 89" planète télescopique, découverte en (8G6 par M. Stephan.
2. JULIENNE. Ajoute: : — REM. On lit dans le Courrier de Vaugelas, (5 déc. (875, p. (24 : » La julienne, qu'on .-ippelle dans le patois de Genève la soupe à la balaille, n'est mentionnée ni dans Taillèvent, ni dans le Ménagier de Paris ((393), ni dans le Dictionnaire français-anglais de Cotgrave((660), ni dans le Cuisinier français de La Varenne (I670); c'est seulement dans le Cuisinier royal et bourgeois ((722) qu'on la trouve pour la première fois, ce qui me fait présumer que ce potage n'est guère connu que depuis le commencement du xvm" siècle. On a dit d'abord potage à la julienne, comme le montrent ces exemples : Potage à la Julienne en maigre. Cuisinier roi/, et bourg, t. n, p. (63. On fait aussi des potages à la Julienne de poictrine de veau, chapon, poularde, pigeons et autres viandes, ib. t. u, p. 392. Puis on a supprimé potage, ce qui a réduii l'expression à Julienne, qui s'est employé alors sans majuscule : Potage ou julienne de poulets farcis, ib. t. n, p. (23.
t 3. JULIENNE (ju-liè-n'),s. /■. Sorte de poisson. Autrefois on péchait sur la côte d'Audierne beaucoup de congres, de juliennes et de merlues; on les séchait au soleil, Journ. offic. 25 déc. (875,
p. 8844, 3" col.
t JUMEL (ju-mèl), adj. m. Coton jumel, sorte de coton, Journ. ofjie. (( mars (872, p, (743, 2« col.
t JUMELAGE (ju-me-la-j'), s. m. Chez les pontonniers, action de jumeler, résultat de cette action. Faire le jumelage de deux poutrelles.
JUMELLES. Ajoute: : || 8° Épées jumelles, se dit de deux épées symétriques, disposées de manière à pouvoir être placées dans un même fourreau.
t JU.MENTERIE. Ajoute: : Ces belles jumenterios de l'État, si généralement regrettées aujourd'hui. Rapport Rocher à l'Assemblée nat. n- (9(o, p. 20. Le conseil général du Finistère.... demande avec une grande énergie le rétablissement de la jumenterie de Pompadour, ib. p. (6n.
t JUNKÉRITE (jun-ké-ri-f), s. f. Terme de minéralogie. Carbonate de fer anhydre.
JUPITER. ^;ou(ei : || 4° Terme de charpente. Trait de Jupiter, voy. trait, (, n° 20.
t JUPITERIEN. Ajoute: :\\S. m. Adorateur de Jupiter. Les Cretois avaient une dévotion particulière à Jupiter, et ne s'intitulaient point jupitériens, volt. Dict. phil. Pourquoi [les).
f JUPONNf:, ÉE (ju-po-né, née), nilj. Qui a mis un jupon. Quand tu seras juponnêe un peu plus haut l'iT derrière..., octav. feuillet, Rev. des Deux-Mondes, ("mars (872, p. 7.
t JURADE (ju-r.-; d'), .t. f. Le corps des jurats.