‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 310 sur 638 · LAN · texte numérisé non relu

LAN

lance exploitable, Mém. de la Soc. centr. d'Agric. 1873, p. 278. Il 19° Lance de cheminée, au pays de Falaise, tuyau de cheminée Que cette cheminée n'ayant pas une lance particulière, comme l'exige un arrêté pris par l'autorité municipale do Falaise parce qu'il a eu le tort de réclamer jusqu'en appel la construction , aux frais de L...., des deux lances de cheminée, Gaz. des Trib. <3 oct. 4876, p. 98G. \\20' Terme d'antiquité chrétienne. La sainte lance, instrument liturgique chez les Grecs; c'est une espèce de couteau dont la lame a la forme de lance, et dont le manche allongé se termine par une croix; il servait à séparer de la masse du pain offert l'hostie qui devait être consacrée. |{ 21° Pièce métallique qui garnit l'extrémité du boyau des pompes à incendie : le pompier la tient à la main et s'en sert pour diriger le jet. || 22° En pyrotechnie, on donne le nom de lances à de petits cylindres en papier ou en carton mince, remplis de composition fusante ; ces cylindres sont placés à peu do distance les uns des autres et le long des lignes fixes des objets que l'on veut représenter dans les feux d'artilices. 11 fallait de toute nécessité, pour que ce spectacle offrit de tous les côtés le même attrait, renoncer aux pièces [d'artifice] dites en lances, j. AMiGUEs, Monit. uni». <6 et 47août <867, p. tt)6,

2° col.

t LANCÉOLÉ (lan-sé-o-l'), s. f. Petite lance dans les feux d'artifice.

— Etym. Lat. lanceola, dimin. de lancea, lance. LANCER. Ajoutes : || 13° En termes de tisseur,

se dit du mouvement communiqué à la navette. Un tisseur à la main lance, par jour, 25000 duites ; avec un métier mécanique, il lance de 6ouoo à 55000 duites, et, en conduisant deux métiers, do 90000 à looouo. Enquête, Traité de comm. avec l'.inglet. t. m, p. 044. || 14° S. m. Un lancer, une action de lancer. Samedi a eu lieu à Marseille un lancer de vingt-sept pigeons voyageurs des sociétés colombophiles de Paris, le Temps, 44 juillet <«70, 3° page, <"■' col.

■f LANCEUR. Ajoutes: || 2» Au propre, celui qui lance , jette quelque objet. Le lanceur de lasso saute alors sur la barrière, enfonce un couteau à courte lame dans le cou de chaque animal,. loiir». offic. >9 mars 4 877, p. 2)02, )" col. Il 3» Appareil qui lance un liquide ou un fluide , Acad. des se. Comptes rend. t. lxxx, p. (89.

LANDAU. Ajoutes : — ÊTYM. Sorte de voiture ainsi appelée de Landau, ville allemande oii elle fut d'abord fabriquée.

t LANDERNEAU (lan-dèr-n6), s. m. Nom d'une ville du département du Finistère , usité dans cette expression proverbiale : Cela fera du bruit dans Landerneau, qui se dit d'une nouvelle racontée avec une importance exagérée.

— ETY.M. On a prétendu que cette expression a été introduite par les Héritiers, d'Alexandre Duval, pièce qui eut un long succès. Mais, d'après le Courrier de Vaugelas, )°' janvier <h77, p. (|3, Jacques Oambry, savant breton, avait cherché l'origine de ce proverbe avant la vogue des Héritiers, qui sont de <795. Un correspondant du Courrier de Vaugelas pense que cette locution vient de l'usage de donner un charivari à la veuve qui se remarie, usage en vigueur à Landerneau et ailleurs.

t LANGÉ, ÊE (lan-jé, jée), adj. Couvert de langes. Le 8 janvier, je mets au monde une petite fille de la plus belle venue , pesant , langée , 4500 grammes, docteur ramaud, Gazette des hôpitaux, 24 janvier (869.

LANGOUREUX. — HIST. Ajoutes : xiif s. Et les poures, vious [vieux] et mendis. Contrais, langerons et truans, PII. mousses, Chronique,v. 26202.

LANGOUSTE. Ajoutes : || 2° Anciennement, sauterelle. Ceins d'un cuir de brebis ton corps, pour couverture Prends un rude poil de chameau, La langouste et le miel pour toute nourriture. Et pour tout breuvage un peu d'eau, cobn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

LANGUE. Ajoutes : || 22° Langue de châtaignier, sorte de champignon croissant près de terre sur les troncs d'arbre et alimentaire ; le nom savant est fistuline. || 23° Langue do vache, sorte d'enclume. On achève do lui donner la configuration voulue en continuant de la battre [la plaque d'argent] tantôt avec la tète et tantôt avec la panne du marteau, sur diverses enclumes appropriées à la forme du vase, et que l'on nomme langues de vache. Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. L. Léclanché. Traité de l'orfèvrerie, ch. xu, ou t. ii, p. 325. Il 24° Anciennement, langue de buuf, dague, mi-

LAQ

séricorde très-largo, portant souvent, daus sa gaine, un petit couteau nommé bâtardeau.

— KEM. Grand comme une langue de chat, se dit d'un objet do très-petito dimension. Ne m'en donnez qu'une langue de chat; je n'en veux qu'une langue de chat. C'est de là que vient langue de chat, nom d'une petite pâtisserie.

t LANGl'IDE. — HIST. Il xvi° s. Ajoutez .-Et jà son œil languide à voir le jour commence, de bhach, Jlierusalem, t' 60, recto. Enfin il recognoist, etdict à vois languide..., id. ib. f 10, recto.

t LVNGUISSE.MENT. Ajoutes : Je n'estime pas repos, de ne pouvoir supporter le moindre mouvement du monde, mais bien une dissolution et languissement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

LANIÈUE. — ETYM. M. Bugge, Romania, n°(0, p. (54, tire lanière non du lat. laniare, comme j'ai fait, mais du latin lacinia, lambeau, par un intermédiaire laciniaria. Pour rejeter laniare, il objecte que le suffixe y fait obstacle; mais c'est une erreur; car on a, dans la latinité, laniarium, boucherie, qui vient de laniare. Une meilleure raison qu'il allègue, c'est que /onie'rc est constamment écrit, dans les anciens textes, lasniere. Je remarque que lanier (faucon lanier) est toujours écrit sans s, et vient ou de laniare ou de lana.

t LANLAIRE (lan-lè-r'). Mot de fantaisie qu'on peut considérer comme une interjection devenue nom, et qui est usité dans cette locution populaire : Envoyer faire lanlaire, envoyer promener, se débarrasser sans cérémonie de quelqu'un qui importune.

t LANSQUEXETTE (lan-ske-nè-f), s. f. Épée des lansquenets, courte, large, assez aiguë, à deux tranchants.

LANTERNTÎ. Il l' Ajotitez : \\ Faire lanterïie, se dit, en termes depeinture, d'ombres trop transparentes. La moitié du corps est baignée d'une ombre illuminée do reflets un peu trop transparents peut-être et qui, en certains endroits, font cequ'o» appelle lanterne, th. Gautier, Moniteur universel, 9 mai (868.

LANTERNIER. — HIST. Ajoutez : \\7ti\' s. X RoUant le lanternier pour les lantiernes de le [la] halle des jurés remettre à point, Compt. de Valenciennes (caffiaux).

t LAPICIDE. Ajoutez : || 2° S. m. Celui qui grave les inscriptions sur la pierre. I.e lapicide ne comprenait pas ce qu'il était chargé de graver, p. de-

LAUNAY, Journ. offic. 4 juil. (876, p. 483(. S" COl.

t LAPIDAIRKltlE (la-pi-dê re-rie), s. f. Travail, industrie du lapidaire, chriten, Art du lapidaire, p. 443. Saint-Genin, pays de Gex, est aujourd'hu favorisé par l'industrie de la lapidairerie, qui récemment s'y est implantée; on y taille le diamant vrai, Courrier de l'Ain, 7 mars (876.

t LaPID.ATECR (la-pi-da-teur), s. m. Celui qui lapide.

— HIST. xvi° s. Si les pierres lapidatoires meritoyent estre adorées, combien plus les lapidateursl H. est. Apol. d'Ilérod. ii, 38.

t LAPIDESCENCE (la-pi-dè-ssan-s'), s. f. Tendance do certains corps à se lapidifier. La nature emploie un autre moyen, et en effet celui dont je viens de parler [la lapidescencc par sédiment] ne suffit pas pour rendre raison de tout ce qu'on observe dans les lapidescences, lamauck, Hydrologie, Paris, an x, in-8°, p. 425. La lapidescenco par infiltration, ID. ib. p. (30.

— ETYM. 'Voy. lapidescent.

LAPIN. Ajoutez : \\i° Lapin bélier, espèce do gros lapin. 11 ne faut pas oublier.... les lapins béliers pesant 7 kil. 40, Journ. offic. 3 fév. (875, p. 915, ('• col.

f L.\PINER (la-pi-né), v. n. En Normandie, so dit de la lapine qui met bas sa portée, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, (87o, p. 205.

t LAPINIÈRE (la-pi-nièr'), s. f. Lieu peuplé do lapins. Herbages et lapinièrcs, chateaI'B. ilém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), I. v. Billet de la duchesse de Berry, etc.

t LAPTOT. Ajoutes en exemple : Vous avez dans la marine française des matelots sénégaliens dont vous n'avez p.-js à vous plaindre. — Le ministre : 11 y a en eflot des laptots qui servent à bord de nos bâtiments, Journ.offic. 27 fév. (877, p. (488 2» col.

LAQUE. Ajoutes : || 4° Arbre à la laque, du Malabar, le butea frondosa, roxb., bâillon, Dicl. de

bol. p. 247.

t LAQUEUR (la-keur), s. m. Celui qui enduit de laque. Laqueur-décorateur, Journ. offic. 6 nov

(875, p. 9053, 3' col.

Il'2

LAI'

L\RD. Il S* Ajoute: : \\ Lard en planches, lard coupé en lonaues bandes. 200000 kilos lard en planches, Joum. offic. * fév. <8-2, p. 828, i- col.

LARDC. Ajoutez :\\i' Terme de boulangerie. Pain lardé, pain dans lequel il y a des parties non spongieuses ; c'est un di'faut.

<. LARE. — ETVU. Ajoutez :0d disait lar Portenna. TiteLive, u, », lar Tolumnius. w. iv, 17.

LARGE. Il 6* Dans les arts du dessin. Ajoutez : |l Substantivement, le large. M. Parrocel, d'autre part, l'emporte par le feu de l'imagination, par la vigueur du coloris, et par la Tacilité et le large du pinceau, cii.-N.cocaiN, dansJtfem. inéd. sur CAcad. de yeint. publiés par Dussieui, etc. t. u, p. 4o8. Il eut le sentiment du grand eu même temps qu'il eut la chaicur et le large du faire qui caractérise le genre de l'histoire, baillet se C0UKO^^E, ib.

— HlST. Il m' s. .i4j'au(eï : Si cstoil si lars li rivages C'en n'i peust passer sans nages, yerceval te

Gallois, V. 22297.

— ETYM. Ajoutez : La forme lars montre qu'il y a eu up masculin lare, régulièrement furnié de largus.

LARME. Ajoutez : || 11* La Sainte Larme de Vendôme, relique célèbre dans le moyen âge conservée à Vendùme. || Proverbe. U est plus près de Sainte Larme que de Vendôme, il est sur le point do verser des larmes, il est menacé d'une afiliction ; ce qui revient à dire : il est près de Sainte Larme, et ce n'est pas de la Sainte Larme de Vendôme, Courrier de Vaugelas, I" déc. <87d, p. H4.

L.\RRON. Ajoutez : — REM. 1. Au lieu de : L'occasion fait le larron, on disait dans l'ancienne langue : Aise fait le larron : xu' s. Li vilains dist, e sil veit l'om, Que aise fait sovent laron, benoît, Chronique, t. u, p. 347, v. 25472. || 2. Chateaubriand a dit, au féminin, larronneuse au lieu de larrounesse. D'abord parurent des canons, sur lesquels des harpies, des larronneuses, des filles de ioie montées à califourchon tenaient les propos les plus obscènes et faisaient les gestes les plus immondes, CHATEitJB. Mém. d'outre tombe (édition de Bruxelles), t. i. Rappel de M. Kecker, etc.

t LARRO.VNER (la-ro-né), v. n. Être larron, se livrer au vol. Sache qu'à mes yeux la plus grande sottise, la plus basse platitude qu'un homme puisse faire, c'est de s'adonner au métier de larron. — • Oii m'avez-vous vu larroner." • demanda Puffo d'un air sombre. — « Si je t'avais vu larronner en ma compagnie, je t'aurais cassé les reins, > g. sand, Rev. des Deux-Mondes, ("juin (858, p. 487.

— Hisr. XVI' s. Tant feirent et tracassèrent, pillant et larronnant qu'ils arrivèrent à Seuillé, ÏAB. I, 27.

i LARRO.VXERIE (la-ro-ne-rie), s. f. Métier de larron, vol.

— HlST. XV' s. Se n'estoit justice, les royaumes ne seroient que larronneries, iionstrel. Chron. t. m, f' 78, recto.

1 2. LARVAIRE (lar-vé-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui appartient aux larves. Ëtal larvaire. Les axolotls de M. Duméril s'étaient bien reproduits, sous leur forme larvaire, 11. de parville, Journ. offic. 3i mars (876, p. 2303, i" col.

■f 3. LAS (là), s. m. Endroit de la grange dans lequel on resserre les grains.

t LASOCE(la-sk'), s. m. Terme de joaillier. Diamant qui a la forme d'un parallélogramme plat, peu épais, Rev. Brttann. juillet (876, p. (I6.

■f L.\SSER (la-sé), r. a. Prendre, saisir avec le lasso. Aussitôt qu'il l'a lancé (le lassoj, les deux gauchos montés lancent leurs chevaux de manière à entraîner les ba ufs lassés jusqu'à ce que leurs têtes Tiennent se choquer contre la barrière, Joum. offic. (3 mars (877, p. 2(62, (" col.

— ETYM. Espagn. loiio, lacs.

\ LATAKIEH (la-ta-kié), s. m. Sorte de tabac à fumer. Réponses aux questions de l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 230, Paris, (874.

— fnn. l/ilakieh, l'ancienne iaodic^e, port de Syrie, centre commercial de ce tabac.

LATËRAL. Ajoutez : || Fig. ProduiU latéraux, produits indirects. Les conditions de cette cession étaient de payer...., M. Y... m'engageait à accepter, en me disant qu'il y avait des produits latéraux qui me permettaient d'accepter ces conditions, Caz. des Trib. 9 mars (87ï, p. 234, 3' col.

■t LATlNISA'nON (la-li-ni-za-sion), s. f. Action de latiniser. Sur la question de la latinisation des noms cl des surnoms, on voit une si grande variété de sentiments et d'usages, qu'il y a lieu de

LE

s'étonner que les grammairiens n'aient pas essayé d'en fixer les règles, Hueliana, p (îo.

LATINISER. Ajoute: : || i' Se latiniser, v. réfl. S'enfoncer dans l'étude du latin. Montaigne.... se latinisant lit àcœur joie dès l'enfance.... stebeuve, Porl-ilOj/al, t. 11, p. 457, 3' éd.

t LATITANT, ANTE (la-ti tan, tan-t'), adj. Mot forgé du latin. Qui se cache. C'est une Ariane abandonnée que Ion éconduit, l'administration ne se chargeant pas de retrouver les séducteurs fugitifs ou latitants, de mounari, Journ. des Débats, 3 août (876, 3' page, 4' col.

— ETY.M. Lat. lo(i(an/em, qui se cache, de lalitare. fréquentatif de latere, se cacher (voy. latent).

{ L.\Tiri:DlNARlSME. Ajoutez : Le latiludiuarisme, c'est le système d'après lequel chacun est libre de choisir la religion qui lui plaît, Journ.

offic. 26 nov. (874, p. 8709, 2' col.

+ LAL'RÉ, ÉE (lô-ré, rée), adj. Terme de numismatique. Garni, orné do laurier. Tète laurée. Un joueur de cithare assis et lauré, Joum. offre. 3 février (875, p. 97(, (" col.

L.\L'REaT. Ajoutez : \\ Il se dit aussi au féminin, lauréate. La cérémonie du couronnement de la rosière de Saint-Denis a eu lieu; l'heureuse lauréate...., le Temps, 3 févr. (877, 2° page, 5' col.

t LAUROSlÉARINE(lô-ro-stéa-ri-n'), s.f. Terme de chimie. Matière grasse blanche et soyeuse découverte dans les baies de laurier.

— ETYM. Lat. laurus. laurier, et stéarine.

j LAUSE. Ajoufej ; Il 2» H se dit, en géologie, pour désigner les couches ou lames calcaires minces, aussi bien que les micaschistes, trachytes, etc. Il On écrit aussi lauze.

— REM. Ce mot fait double emploi avec lose, qui est une variété d'orthographe.

— ETYM. Voy. lose au Dictionnaire.

t LAVJîSIUM (la-vè-zi-om'}, s. m. Nouveau métal qui a l'éclat de l'argent, et qui est très-malléable et inaltérable à l'air, Journ. offic. 7 avril (877, p. 27(0, 3" col.

t LAVALLIÈRE (la-va-liè-r'), s. f. pris adjectivement. Il 1' Se dit de la couleur de certaines reliures ; c'est un brun clair à peu près feuille-morte. Maroquin Lavallière. H [un livre] est renfermé dans un écrin, et relié en chagrin Lavallière avec compartiments, cadres en bronze doré, médaillons en argent bruni, g. mouton, Journ. offic. 27 août (874, p. 6225, (" col. || Cette dénomination vient non pas du duc de Lavallière ni de sa collection, mais de Mlle de Lavallière, et désigne seulement la couleur de la peau. || 2° En termes de nouveautés, une sorte de nœud ou cravate pour femme.

t L.\.VAN'CHE. — HlST. xvi' S. Ajoutez : Que dirons-nous de la neige qui tombe En un monceau tout le long de la combe?... Cette lavanche au choir se vient ouvrir Au heurt des rocz cl tout le val couvrir, J. peletier du mans ^ la Savoye ((572), p. 238, Chambéry, 1850.

LAVARET. — HlST. xvi' s. Ajoutez : Dedans le lac que le Bourget dénomme, Le lavaret friand .'.eulse renomme, Haran d'eau douce.... j. peletier DU MANS, to Sofoi/e ((572), Chambéry, (856.

LAVE. Ajoutez :\\ 3° Se dit des déjections des torrents. Le torrent, qui, creusant son lit, emporte dans la vallée des quantités prodigieuses de déjections auxquelles on a donné le nom justement appliqué de laves, leur marche, leur couleur, leurs etlcts, présentant une certaine analogie avec les laves des volcans, Reboisement des montagnes, Comptes rendus, (869-74, 2' fasc. p. 33.

LAVER. i4;ou(fi; — REM. On dit populairement: laver à quelqu'un la tête avec du plomb, le tuer d'un coup de fusil ou de pistolet. Voici une phrase qui explique cette locution : Il ne faut plus se le dissimuler, les aristocrates sont comme les bouteilles, il faut du plomb pour les nettoyer, le P. Duchêne, 255- lettre, p 2. On sait qu'on se sert de grains de plomb pour nettoyer les bouteilles.

LAVEUR, KUSE. Ajoutez : || S. f. Laveuse, machine à laver et dégraisser la laine, Enq. Traité de comm. avec l'. Angleterre, t. m, p. 496.

LAVOIR. — HlST. Il xiv s. Ajoutes : [Brebis] Qui dou laveoir sont issues, macé. Bible en vers, f ((0, 2- col.

t I^ZINE (la-zi-n'), s. f. Nom donné, dans le Doubs, à des fentes verticales qui entrecoupent les blocs calcaires dans les forêts de sapins, broil- LIARD, Rev. des Deux-Mondes, (6 avril (876, p. 925.

(. LE, LA, LES, or(. Ajoutez ; — REM. 1. L'article est-il bien employé dans cette phrase-ci : Cela ne casse ni bras, ni tète ; conservez la vôtre, monsieur le duc, volt. Corresp. génér. ( 3 mars ( 74 ( .

l.RG

La difficulté est que io se rapporte à tète pris d'une façon indéterminée. Mais cette règle n'a une vraie autorité que quand la violer nuit à la clarté. Ici le .sens ne souffre pas ; et M. B. Jullieu, Grammaire, p. 249, approuve la phrase de Voltaire. I 2. Au xvii' siècle, on pouvait supprimer l'article dans les expressions superlatives. Qui le jette au danger, lorsque moins il y pense, bégnieh, Elég.v.

— HlST. Ajoutez : \\ vu' s. Ipsa cuppa frangant la tolam, pour ipsam cuppam frangant illam totam. Loi saliijue, dans jubainville, de la Déclinaison latine en Gaule à l'époque mérovingienne, p. (6. La tercia pour illam tertiam, ib.

t LErVUER (li-deur), s. m. Mot anglais qui signifie le chef et le principal orateur d'un parti politique à la chambre des communes, et qui se trouve souvent dans les récits. 11 prit rang de leader, de chef politique, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, (6 mars (875, p. 202.

— ETYM. Angl. to lead, diriger, conduire.

t LËBËCIIE (lé-bèch'), s. i;i. Nom, dans la Méditerranée, du vent du sud-ouest (tournefort).

t LEBÈS (le-bès'), s. m. Terme d'antiquité. Sorte de vase, profond, à (laiics rebondis, à l'orme d'une marmite sans pieds. Grèce.... lebès apode à quatre anses portant une inscription archaïque,... Journ. offic. (3 avril (876, p. 26GS, 2" col.

— ETYM. AÉSi);.

LÉCHÉ. Ajoutez :\H' Fig. Un ours non encore léché, un ouvrage auquel la dernière main n'a pas été mise. Mon opéra, tout simple et n'étant, sans spectacle. Qu'un ours qui vient de naître, et non encor léché, la font. Œuvres diverses, Epîlre xiv,

t LÈCUE-DOIGT (À) (lè-che-doi), lac. adv. Voy. lécher, n' 5.

LÉCHER. Ajoutez : \\ Proverbe. 11 n'est pas gras de lécher les murs, c'est à-dire s'il est gras, c'est qu'il se nourrit bien.

t LECTURIER (lè-ktu-rié), s. m. Péjoratif de lecteur. Ah! c'est un lecturier de l'abbé Desfontaines et de cet exécrable Fréron [c'est Voltaire qui est censé parler], decourchamp, Souv. de la marq. de Créquy, m, 4.

t LÉCVTHE (lé-si-f) ou LÊCVTUUS (lé-si-tus'), s. m. Terme d'antiquité. Sorte de vase, de bouteille, où l'on mettait l'huile, les parfums, etc. Grèce.... lécythus à fond blanc avec sujet au trait, terre cuite, Journ. offic. (3 avril IS76, p. 2668, 2" col. Aller boire de l'eau dans la montagne, apporter avec soi un petit pain, un poisson et un lécytbe de vin qu'on boit en chantant, e. RENAN, Saint Paul.

— ETYM. Ar.'/i-jOo;.

t ( . LÈDE. Ajoutez :\\2' Dans les Landes, zone intermédiaire aux dunes et au tenein cultivé. La lède, vaste désert plat de sable pur, maigre pâturage de bruyères, parcouru de temps immémorial par de maigres troupeaux, interrompu par ces grands lacs intérieurs.. . le vent a commencé le boisement des lèdes, en semant au loin la graine des forêts des dunes. Enquête suY les incendies des Landes, p. 402, (873.

t 2.- LÉGAT (lé-ga), s. m. Synonyme vieilli de legs. Quiconque ne part point d'auprès d'un malade.... avec dessein d'avoir ou la succession ou quelque légat..., malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Une chanson huguenole célèbre s'appelait le légat de la vache à Colas, oii chaque couplet léguait satiriquement quelque membre de celte vache (voy. VACHE au Dictionnaire).

— ÉTYM. Lat. legatum, chose léguée (voy léguer).

LÉGENDE. Ajoutez : || 7» Au xvi» siècle, nom donné par les calvinistes à des biographies circonstanciées de personnages catholiques, ainsi dites à cause de la catholicité des personnages et des faits extraordinaires dont elles prétendent donner la clef. La légende de Catherine de Médicis. La légende du cardinal de Lorraine.

LÉGER. Ajoutez : — REM. Corneille a dit léger à avec un verbe à l'infinitif. Qu'il est bon de se taire, et qu'en paix on respire, Quand de parler d'autrui soi-même on s'interdit. Sans être prompt à croire, ou léger à redire Plus qu'on ne nous a dit ! Imit. m, 4583. Celte tournure est très-bonne et peut être employée avec d'autres infinitifs.

LÉGÈRETÉ. — Hlsr. Ajoutez : xii" s. Kant il [l'entendemenl] trespercet les haltes choses senz lo faihs [faix] de sapience, si Io lievet sa legierleiz en hall, por ke ele plus griement lo trebuichet, il Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 360.

t LÉGISLATEK (lé-jisla té), t'. a. Néologisme dit par plaisanterie. Donner des lois. L'impéra-

trice [Calherina II] écrivit à Voltaire : M. de la Rivière est venu ici pour nous législater, le comte DE sÉGUR, Mémoires, souvenirs et anecdoles, t. m.

f.TYM. Voy. LÉGISLATEUR.

■f LÉGUMIER. Ajoules : \\ 2' S. m. Sorte de plat à légumes. On y fait [en France, dans les fabriques de plaqué; tout ce qui a besoin d'éclat, des plateaux, des légumiers, quelques réchauds, £;iïUf(f, Traité de comin. ai-ec l'À7iijlet. t. ii, p. 348. Ce canard [peint] qui s'envole d'un légumier fait rire; il n'est pas croyable qu'un canard ail une expression aussi comique, F. chaulnes, Journ. offie.

7 UOV. (87), p. 434i, t" col.

t LEITUS (lè-tus"), s. m. l'apillon exotique, dont les ailes sont veloutées, cahtekon. Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 46, Hclzel, t»66.

t LÉ.VITÉ (lé-ni-té), s. /. Mot forgé du latin. Douceur, indulgence. Trop de lénité envers le coupable pris en flagrant délit, de sabtiges, Rev. des Veujc-Slondes, ("juillet 1872, p. 928.

— HIST. XVI' s. Dieu parle en toy, non de parole vaine. Mais vérité, douceur et lenité, ilarg. de la marg. part, i, p. (27, éd. de J. de Tournes.

— ETVM. Lat. lenitatein, de ienire, adoucir.

t ....LK>'T, suffixe, en lalin lentus, qui se trouve dans facutentus, sanguiiinlrnlus, vinotenlux.peslilentus, etc.; il est considéré par Bopp {Gr. comp. tig 2u, 795) comme une altération phonétique du suffixe sanscr. ron(, qui signifie pourvu de, muni de. c:orssen {Beilr. p. 304) combat, et il a raison, celle théorie, et nie que le v devienne { en latin; il pense que vant devient ent, qui se trouve dans cruenlus, fluentus, etc.; que 1'/ appartient à un suffixe précédent : pestilenlus, de pest-il-enlus, fiecukntus, de fnc-ulentus, etc. ; et que le suffixe lentus ainsi formé s'est introduit dans sanguinolentus, vinolentus, où l't est inorganique.

LENTEME.NT. — HIST. Ajoutez : xu' s. Li lévite le firent lentement, flots, p. 389.

LENTILLE. || i' Ajoutez : || Lentilles divergentes: la lentille biconcave terminée par deux surfaces concaves ; la lentille plan-concave terminée par une surface plane et une surface concave; la lentille convexe-concave ou ménisque divergent, semblable au ménisque convergent, mais dans laquelle la surface intérieure a une plus grande courbure que l'extérieure.

t LE.NTILLON. Ajoutez : — REM. Le lentillon, ou petite lentille, a été mis à la mode sous Louis XVI par la reine; c'est pourquoi on l'a appelé lentille à la reine, Journ. o/"^c. 8 avril (876, p. 2542, 3' col.

t LÉOSIDES (lé-o-ni-d'), s. f. pi. Terme d'astronomie. Etoiles filantes qui semblent venir de la constellation du Lion. L'auteur [M. Gruey] conclut que, conformément à ce que l'on présumait d'après les observations de (873, (874, (875, les «toiles [filantes] de novembre ne rencontrent plus la terre; le passage des Léonides a été absolument nul cette année, H. de parville, Journ. offre.

30 nov. (876, p. 8840, ('• COl.

i. LÉONI.M. Ajoutez : |l 2° En bonne part, qui a la force du lion. M. Gladstone, qui a donné sa démission de chef de parti, mais qui fait des rentrées léonines dans les discussions et en prend d'emblée la direction, J. lemoinne, Jouni. des Débats, 27 mars (876, t" page, 3' col.

2. LÈO.VIN. — Hisr. Ajoutez : \\ xiii' s. Que li vers soient mis en rime. Ou consonant ou Icolime, Bibl. des ch. (873, p. ((.

— Etym. Ajoutez : D'après Huet, les vers léonins ont été ainsi nommés de Léon, poète, chanoine de Saint-Victor de Paris, qui vécut sous Louis le Jeune et Philippe Auguste, vers l'an ((54, lluctiann, p. (02.

t LÉOXTINE (lé-on-ti-n'), s. {. Nom donné, il y a une quarantaine d'années, à une chaîne de montre de femme; on l'emploie encore quelquefois. 11 a été perdu.... une montre d'or.... ainsi qu'une léontine, avec clef également en or, Journ. de Lyon, B avril (873, annonces. Grandes fantaisies nouvelles en sautoirs, cordons, léontines, bracelets et colliers, Alm. Didot-Dnltin, (876, p. 7U2, 3' col.

t LÉPIDOItE.NDRON (lé-pi-do-din-dron) , s. m. Terme de géologie. Genre de plantes fossiles qui se trouvent dans le terrain houiller. Les lépidodcndrons, hauts de trente mètres, portant un léger feuillage, e. Blanchard, Journ. o/pc. 9 avril (877, p. 2758, 3' col.

— ÊTYM. A£Tsl«, UjiîSoî, écaille, et ôévSpov, arbre.

t LÉPIDOPTÉrtISTE {lé-pi-do-pté-ri-sf), s. m. Naturaliste qui étudie particulièrement les lépidoptères. M. Numa Lloubes, notre honorable pré-

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