‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 330 sur 638 · M-EI · texte numérisé non relu

M-EI

sonnes médianes des mois latins est un des caractères spécifiques du français, par rapport aux autres langues romanes, K. littré, Dict. de la langue franc. Préface, p. xxxii.

— REM. M. E. de Montalon, professeur à l'université d'Otago, Nouvelle-Zélande, m'écrit pour me faire observer que médian en ce sens n'est pas dans le Dictionnaire, et qu'il vaudrait mieux employer médial, terme grammatical, qui y est. Cela est juste; mais au moment de l'impression de la Préface, médial, qui n'appartient pas au dictionnaire de l'Académie, n'était pas disponible; ce n'est que maintenant qu'il l'est. D'ailleurs, c'est seulement étendre un peu l'emploi de médian que d'en faire un terme de grammaire.

t MÉDIANITÉ (mé-di-a-ni-té), s. f. Prétendue science du médium. Le but des prévenus est évident : persuader qu'on est doué d'un pouvoir surnaturel, la médianité, Gaz. desTrib. )8juiii)875, p. 584, )" col.

t MEDIANITOS (me-di-a-ni-tos'), s. m. pi. Des cigares réduits, d'un petit module, Monil. univers. 22 juillet )868, p. )096, )" col.

MÉDICINAL.— HiST. .ij'oufei : xm's.Encor aije tel herbe mecinnel En un escring....Gai/don, v. 86.

■[ MÉDIÉVAL, ALE (mé-di-é-val, va-l'), adj. Qui a rapport au moyen âge. Études médiévales. Tout autour courait une inscription latine en lettres médiévales, formant encadrement, ferd. delauxaï, Journ. offic. ) 5 sept. )874, p. 6542, 2' col. Il Au plur. Les temps médiévaux.

— ErVM. Lat. médium, moyen, et xvum, âge. t MÉDINE (mé-di-n'), s. f. Terme de marin.

Nom d'un vent, à Cadix. Lorsqu'il y souffle des vents d'est venant de la montagne de Médina-Sidonia, et nommés, pour cette raison, médine, de la cou- DRAVE, Théories des vents et des ondes, p. 5u. Ces brises fraîches, connues sous le nom de brises carabinées, et pendant lesquelles on aperçoit assez souvent une vapeur pareille à celles des médines de Cadix, id. ib. p. 54.

f MÉDIZANT, ANTE (mé-di-zan, zan-t'), adj. Nom donné à ceux des Grecs qui, dans les guerres contre le grand roi, pactisaient avec les Mèdes.

— ETYM. MïiôiÎEiv, être du parti des Mèdes (Perses).

t MÉDRESSÉ (mé-drèsé), s. m. En Turquie, établissement d'éducation. Les mosquées, les médressés, les fontaines, les bazars se comptent par centaines [en Thrace], Journ. offic. )8 sept. )872, p. 6071, )" col.

— ÉTVM. Arabe, medresa, enseignement.

t MÉDUSE. Ajoutez: || 7° La )49» planète télescopique, découverte en 1875 par M. Porrotin.

I MEETING. Ajoutes : || 11 se dit auSi "de réunions qui ont pour objet toute autre chose que la politique etparticulièrement les choses religieuses. Ses attaques furent dirigées contre les meetings des méthodistes, Rev. des Deux-Mondes, t" oct. )874, p. 688. Les meetings du dimanch'e sont plus florissants que jamais, L. smonin, ib. )" avril

t MÉGALITHE (mé-ga-li-f), s. m. Terme d'archéologie. Grande pierre dressée ou couchée, appartenant aux monuments préhistoriques. Un ensemble de mégalithes en partie renversés, iiei'. d'anthropologie, t. i, p. 497.

— ETYM. MéYa<, grand, et /iOo;, pierre.

t MÉGASÈME (mé-ga-sê-m'), adj. Terme d'anthropologie. Qui a un grand indice, en parlant du crâne. Le crâne ayant pour indice céphalique 85, c'est-à-dire dont la largeur maximum est à la longueur maximum comme 85 est à )ui), est un crâne mégasème, par exemple le crâne des Auvergnats, par opposition à mésosème ou indice de 80 et audessous, et à microsème, indice inférieur à 75 (Australiens, Hottentots).

— REM. Mégasème, mésosème et microsème se disent plus particulièrement de l'indice orbitaire.

— ETYM. MÉyac, grand, et avifia, signe, indice. t MÉGASON (mé-ga-zon), s. m. Un des noms vulgaires do la gesse tubéreuse, lathyrus tuberosus, L.

t MÉGIS. — HIST. Ajoutez : xiv° s. Pour une pel de migis (1347), varin. Archives administrât, de la ville de Reims, t. 11, 2- part. p. ))39. Trois pcaulx de megeispourlesmalettes.^tfondcmenfs de Charles V, )373, p. 633.

t MEISSONENQUE (mè-.ço-nin-k'), s. f. Nom, en Provence, d'une variété de colimaçon comestible. Paris irait au-devant d'une cherté excessive, comme celle de l'huttrej en faisant venir do la Provence le coutard et la nicissonenquc, deux variétés de colimaçons qui méritent d'être connues en

Page 1