‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 338 sur 638 · MIL · texte numérisé non relu

MIL

expression] tout le brillant, toute la délicatesse, tout le mignon? le sage. Cil Blas, vni, (3.

t MIGNO.\NESSE(mi-gno-nè-s'), s.f. Néologisme. Qualité de ce qui est mignon. La mignonncsse de ces innombrables petits cierges, dons des fidèles, la blancheur immaculée de la cire, la pureté parfaite de la lumière, sont d'un effet singulièrement riant à l'œil, E. montégut, Rev. des Veux-Mondes, (5 août (874, p. S2S.

— REM. Le Sage, ayant besoin d'un substantif équivalent à celui ci, n'a pas créé un néologisme, mais a employé mignon substantivement (voy. cidessus).

MIGNOXXETTE. Ajoutez : || 10° Nom donné à de petits objets d'ornement. Choix considérable de petits objets dits mignonnettes pour itagèrcs,... Ahn. i)ido(-Bo((in, (871-1872, p. 7.57, ("col. Grand choix de petits objets dits mignonnettes pour desserts et étagères, ib. p. 758, ("col.

— REM. La mignonnette, dont se servent journellement les jeunes filles pour leurs travaux d'aiguille, est de la blonde de fil, Journ. offic. (9 nov

1874, p. 7699, 2' COl.

t MIGOU (mi-gou), s. m. Nom, dans le bas Languedoc, des déchets de laine. Le bas Languedoc emploie.... des déchets de laine ou migous, du marc de raisin distillé, HEUZÉ, la France agricole, carie n' 7.

MIGRAlXE.A;ou(Cï : || Arbre à la migraine, le premna scandens, L., bâillon, Dict. de bolan. p. 257.

t MlGRANfER (mi-gra-nié), s. m. Nom, dans les Bouches-du-Rhône, du grenadier, arbre, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 517.

— ETYM. Provenç. milgranier , grenadier, de mil, mille, et gran, grain.

t' MIGRATEUR, .ijnute: : || 2» S. m. Celui homme ou animal, qui émigré, qui change de contrée. L'auteur se fût probablement placé sur un meilleur terrain, si, élargissant son sujet, il eût cfierché ses exemples de l'instinct d'orientation, non pas seulement chez le pigeon, voyageur diurne, mais chez quelques migrateurs qui couvrent leurs immenses traversées des ténèbres de la nuit, tournent les montagnes qu'ils ne sauraient franchir et n'en arrivent pas moins à destination, DE ciierviLle, le Temps, (I avril (876.

I MIGRER (mi-gré), v. n. Terme technique. Se déplacer, en parlant d'un corps liquide ou fluide, par une action physique. Parmi les divers gaz sur lesquels j'ai opéré, c'est l'hydrogène qui migre le plus vite, bellamy, Acad. des se. Comptes rendus, t. LXXXIII, p. 67(.

t MIKADO (mi-ka-do), s. m. Nom du prince souverain du Japon, dont l'autorité suprême a été en partie éclipsée par celle du taïcoune, autrefois simple feudataire. De nos jours, le mikado a repris la plénitude de l'autorité.

t MI-LAIîTE (mi-lê-n'), s. m. et quelquefois f. Étoffe moitié fil et moitié laine, dite aussi drap de maison, que les paysans de la Suisse romande font lisser avec leur laine et leur fil.

MILIEU. Ajoute: : || 19° Amitié de milieu, amitié qui tient le milieu entre l'amitié proprement dite et l'amour. ...Le dernier point Est le seul qui te déplaise; Cette amitié de milieu Te semble être selon Dieu, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

MILITANT. — HIST. Ajoutez : xv s.Morallement pour ce livre exposer, Ce vergier, c'est l'Eglise militante, JEAN jobet, le Jardrin salutaire, p. (21.

t MILITARISATION (mi-li-ta-ri-za-sion), s. f. Organisation militaire. Douaniers, forestiers, pompiers, corps spéciaux organisés en armes; décret du 2 avril (876 et circulaires réglant leur organisation militaire, suivis des cadres d'officiers de ce corps avec des considérations sur leur militarisation, CAisE. Paris, Dumaine, (876.

t MILITARISER. Ajoutez : Bonaparte, par les calculs imprudents de son ambition insatiable, a militarisé et aguerri les peuples qu'il avait plies à son joug sous la dénomination de Confédération du Rhin,... DUM0LBIE2, dans Journ. offic. au août

(875, p. 7007, 2' col.

t MILLADE. Ajoittez : \] i' Le petit mil. Sur les mêmes emplacements et entre les rayons du seigle se sèment le mil et la millade. Etiquete sur les incendies des Landes, p. 22, (873.

I MILLARÈS (mil-la-rés'), S. m. Monnaie d'argent du moyen âge, qu'on frappait surtout à Montpellier, de longpérier, Journal des saiants, juillet 1876. p. 428.

— ETYM. Baslat. miliarensis, ainsi dit, parce que cette monnaie valait le millième d'une livre d'or.

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