‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 344 sur 638 · MOI · texte numérisé non relu

MOI

— UEM. On a dit Mogor. Le pays du grand Mogor, BALZ. Leit. XV, 34. 11 est vrai quejerèvc, et ne saurais résoudre Lequel je dois des deux le premier mettre en poudre, Du grand Sophi de Perse, ou bien du grand Mogor? — Eh ! de grâce, monsieur, laissez-les vivre encor, corn. l'Illusion, u, 2. Vous moquez-vous d'en douter seulement"? Par votre foi, le .Mogor est-il homme t,)ue Ion osât de la sorte affronter? LA font. Cunti's, Jlandr. (dans l'idition originale; dans les autres, Mogor est changé en Mogol). Ces exemples sont pris dans le Lexique de Corneille, par Marty-Lavoaux.

t MOGKEBINS (mo-gre-bin), s. m. pi. Nom arabe des Occidentaux; ce mot s'applique surtout aux habitants de l'Afrique occidentale {mogrcb, occident ; c'est de là que nous avons fait Maroc).

t MtJH.\ (mo-a). s. m. Moha de Hongrie, panicum gennanicam, graminée cultivée pour fourrage.

f .MOHAIR (mo-êr), s. m. Nom anglais du poil de la chèvre d'Angora. Le mohair n'est pas un substitut de la laine du mouton, mais il occupe une place propre dans les tissus ; il a l'aspect, le toucher et le brillant delà soie, sans la souplesse de la laine, Mém. d'agric. etc. 1 870-71, p. 431. M. Sacc et d'autres auteurs estiment à 300 mille le nombre des chèvres de race blanche dans le district d'Angora, et leur produit en laine (appelé tiflik par les indigènes, et mohair en Angleterre) à 2 millions de livres, 16. p. 426. Celle [la toison] de la chèvre d'Angora sert à confectionner les lustrines, les camelots et les filets turcs, lesquels passent dans le commerce sous le titre de mohair de coton ou moleskine imprimée, Enquête, Traité de comm. arec l'Anglet. t. iv, p. 488.

MOH.\TRA. — ÊTViM. Ajoutez: Porlug. mofatra; de l'arabe mokhdtara, vente oii l'on court des risques (ûozy).

t JlOIE. Ajoutez: — HIST. xiv" s. Il ont les vignes atrapeis [estrepées, arrachées] Trestout à fait et tout par orde ; Des paicels [échalas] ont les grans moiécs Toutes arscs, sen rien estorde, la guerre de Metz en 4324, p. 238. || xv s. Moyes [charge d'un cheval de trait] et roupes, chascun collier, de péage..., mantellier, Glossaire, Paris, 4869, p. 45

t MOILLÉ (moi-lié. Il mouillées), s. m. Nom d'ui cépage, dans la Haute-Saône, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 212.

MOINE. Ajoutez : || 12° Nom d'un papillon de nuit, bombyx monacha.

MOINS. — RE.M. Ajoutez : || 3. Régnier emploie souvent ni moins au sens de encore moins. Or ce [qui me pousse à faire des vers] n'est point de voir en règne la sottise. L'avarice et le luxe entre les gens d'Église.... Ni moins, que la valeur n'ait plus ici de lieu, Que la noblesse coure en poste à l'Hûtel-Dieu, Sat. iv. Cela n'est plus usité.

MOIRElt. Ajoutez : || Fig. Une brise légère moira la verdure naissante des blés, th. bentzon, Kev. des Deux-Mondes, 4 5 juin 4 876, p. 858.

— RE.if. More, qui est dans ce texte ; xiV s. Trois aulnes d'escarlate morée à faire chausses, Mandements de Charles Y, 4 373, p. 533, appartient-il à notre mot moiré?

t MOIRES (moi-r'), s. f. pi. Terme de mythologie. Nom grec des Parques. C'était pour apaiseï les moires que Polycrate trop heureux jetait à la mer son anneau rapporté par un pécheur, th. Gautier, Portraits contemp. Lamartine.

— REM. 11 vaut mieux écrire moires, prononcé mères ; l'oi grec se rendant en français par œ.

— ETYM. Motpat, les Parques, de (ioipa, part, lot. MOIS. Ajoutez : || 12° Terme de commerce. Les

quatre mois do septembre, les quatre derniers mois de l'année. On commence à s'occuper depuis quelques jours de la fécule verte, et il y a acheteurs à 20 fr. les 100 kil. rendus en fabrique, livrables sur les quatre mois de septembre, Journ.

OlflC. 26 juin (876, p. 4547, 2° COl.

MOÏSE. HIST. XV s. Ajoutez : Chalans couvers de moyses, esquelx estoicnt les musiciens et joueurs d'instruments, mantellier, Glossaiie, Paris, 4860, p. 45.

— ETYM. Ajoutez : L'origine est le lat. mensa, table, d'après M. Gaston Paris, formé comme toise de lensa, mois de mensis.

MOISIR. Ajoutez : || 4* Kig. Se détériorer au moral. Il faut aussi réputer.... les plus misérables hommes du monde.... ceux qui, n'ayant soin que de leur ventre et de leur paillardise, laissent moisir leurs âmes en l'assoupissement dune abominable oisiveté, malh. Uxique. éd. L Lalanne.

MOM

t MOISSONNAGE (moi-so-na-j'), s. m. Action de moissonner. Le prix de looo fr. pour la plus grande entreprise de moissonnage mécanique a été donné à M. Jones, qui, en 4 874, a coupé à la machine plus de 9(iu hectares de hlé, Jouni. oflic. 4 févr.

1875, p. 939, 3» col.

[ MOLARD (mo-lar), s. m. Amas de terre ou élévation du sol en forme do môle ; terme souvent employé en agriculture et dans les ouvrages qui en traitent.

t 5. MÔLE (mô-l'), s. m. Nom d'un poisson de la famille des plecfognathes. Ce poisson énorme est le môle, dit poisson lune, nom qui lui vient de ce qu'on le prendrait de loin pour l'image de la lune rélléchie dans le miroir des eaux, Journ.

OjfiC. 28 août 4 876, p. 6648, 2° col.

MOLÉCULAIRE. Ajoutez : || D'après M. Kekulé, combinaisons moléculaires, celles qui n'obéissent pas aux lois généralement admises de l'atomicité; formées par l'union de deux ou plusieurs molécules complètes, pouvant exister isolées, elles semblent contenir encore ces molécules telles quelles, et sont peu stables, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 236.

tMOLÉCULARISATION(mo-lé-ku-Ia-ri-za-sion), s. f. Action de réduire en molécules. Déformation et molécularisation des hématies, feltz, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 554.

t MOLÉCCLARISER (mo-lé-ku-la-n-zé), v. a. Disposer par molécules. La matière difléremment molécularisée.

t MOLESKINE ou MOLESQUINE (mo-lè-ski-n'), s. f. Il l" Tissu dont on fait des pantalons. Velours ou poil de chameau, Journ. offic. 24 janv. 4 876, p. 717, 2« col. Il 2° Toile vernie préparée de manièrs à remplacer la peau dans beaucoup d'usages: reliure, tapisserie, etc. On en fait aussi des buvards.

— ÉTYM. Angl. mole, taupe, et skin, peau, parce que ce tissu a une espèce de velouté ou'on a comparé au poil de la taupe.

t 2. MULET. |i 2" Petite frunge.... Ajoutez : Plus, un pavillon à queue, d'une honne serge d'Aumalerose sèche, avec le molet et les franges de soie, MOL. l'.itmre, u, 4.

t M0LET.4GE (mo-Ie-ta-j'), s. m. Dans l'impression des tissus, application de la molette sur le cylindre; moyennant quoi les reliefs de l'acier s'impriment en creux dans le cuivre, Magasin pittoresque, 4 858, p. 4 74.

t 4. MOLIÈRE. Ajoutez : \\ 2° S. f. Nom donné, dans le xv siècle, aux boulets en pierre lancés par la poudre à canon, Journ. offic. 4 1 juill. 4 875, p. 5214, \" col.

f MOLIÉRISTE (mo-lié-ri-st'), s. m. Critique qui s'occupe de Molière et de ses œuvres. L'érudition particulière dans l'histoire de ces pièces que je n'ai pas comme M. Despois, ni comme les autres moliéristes, Paul mesnard, Journ. des Débats, )4 sept. 4 875.

I MOLLAKAT (mo-la-kaf), s. f. Fausse leçon pour moallakat (voy. ce mot au Supplément).

-[ MOLLARD (mo-lard), s. m. Nom d'un cépage, dans les Hautes-Alpes, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 444.

MOLLESSE. Ajoutez : — REM. Mollesses au pluriel, dans le sens de vie efféminée, n'est cité que de Perrault. Il y en a un excellent exemple de Corneille : Des plaisirs criminels les damnables mollesses, Imit. i, 54.

t MOLLÈTERIÉ (mo-lè-te-rie),s. f. Sorte de cuir de vache servant de semelles aux chaussures légères. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet.

t. VI, p. 747.

t MOLLETONNÉ, £E (mo-le-to-né, née), adj. Tire à poil comme le molleton. Basin molletonné, Journ. oflic. 2 déc. 1876, p. 8944, 2« col.

t MOLLlP.RE. (mo-liè-r') , s. f. Nom , dans la Somme, d'alluvions marines qu'on a endiguées, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 74. || C'est le même que Molière 2 (voy. ce mot au Diction nairc).

MO.MENT. — HIST. Ajoutez : XII' s. Escrie me, si ne t'espoent. Qu'en une bore e en un moument Ne seit passée ta puissance, benoît, Chronique, t. m, p. 334, V. 40709. Saint Hues, l'abe de Cloigni, Conut et sout en un moment Sa mort [de Guillaume de Roux] et son trespassement, ID. ib. p. 344, V. 40846. Quant saint Michié li anges hot saint Pou [Paul] tôt mostré, An un petit momant l'a ou ciel tranporté, Homania, janv. 4877, p. 46.

M0:\1KNTANÉ. Ajoutez: || Terme de plionéliqut.

MON

Consonnes momentanées, voy. explosif au Supplùmcnt.

MUNARCUIl;:. Ajoutes : || 3° Terme d'antiquité grecque. Dignité éponymo de l'île de Cos ; c'est liar le nom de ceux qui en avaient été honorés que l'on datait les actes publics, Journ. offic. » fév. t876, p. ni I, :!« col.

MOX.MlCIIiyUH;. Ajoule; : — HIST. xvt" s. Dont grand vexatidii Se rospandit dessus Testât publique, Au cliangement de tel chef monarchique [mort de Louis le Gros], rené macé, Suytede l'Iiistoire de France, f t.

SIOX.\UQl'E. Ajoutes : || 2° Terme d'antiquité grecque. Nom du magistrat revêtu de la monarcliie à l'Ile de Cos, Journ. offic. s fév. <876, p. 4 H i, '.!' col.

t MON.XCL (mo-nôl), s. m. Voy. lophophore .TU .Supplément.

t M0.\AL'R1CUL.\IRK (mo-nô-ri-ku-lê-r'), adj. Oui appartient k une seule oreille, qui se fait par une seule oreille. Sensation monauriculaire, le noi:x, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxx, p. <074.

— ETYM. Movo;, seul, etawrinifairi;; mot hybride pour lequel uniauriculaire vaudrait mieux.

t MONXORNE (mon-kor-n'), s. f. Nom, en Normandie, d'un mélange do pois, de vesce, d'orge et d'avoine qu'on sème au printemps, delboulle, Gloss. de la valUe d'Yères, le Havre, (870, p. 231.

— ETYM. Ba.s-lat. mencaldus, sorte de mesure de grains.

t MONDANISER. Ajoutes : || Y. réfl. Se mondaniser, devenir mondain. Les carmélites cllo.s-ménies se mondanisaient, se sécularisaient quelque peu, quoiqu'elles ne reçussent point de pensionnaires, DE lescure, Journ. offic. s sept. 187,5, p. 7669, a' col.

t MONDEMENT (mon-de-man), adv. D'une faron monde.

— HIST. xiii* s. Et pour ce qu'ele fut si monde Et que si mondement l'ama [elle aima Dieu), En bon repos IDieuJ l'ame mise a, gautier de coiNCy, les iliracies de ia sainte Vierge, p. <27, éd. abbé Poquet.

t .MONDEUSE (mon-deû-z'), s. f. Nom, dans le Rhône, d'un cépage qui donne un vin rouge, Us Primes d'honneur, l'aris, <872, p. 380. || C'est aussi un cépage de la Savoie, ib. Paris, (874, p. 410.

t MONDILLES (mon-di-ir, Il mouillées), s. f. pi. Débris provenant des grains mondés. <n 565 kil. de mondilles, «-.riblures et débris de grenier.... ces mondiiles et criblures ont été manipulées et mé lanf^ées à une certaine quantité de blé. Gaz. des Trili. ("juin 1877, p. 526, 2° col.

— ËTYM. Monder.

t MONÉTAIREMENT (mo-né-tê-re-man), adv.

Au point de vue monétaire. Les gouvernements de France, de Belgique, d'Italie et de Suisse, alliés monétairement par une convention qui doit durer jusqu'en (880,... de parieu, Journ. offic. (8 avril

(876, p. 2759, I" coI.

t MONGANE (mon-ga-n'), adj. Voy. veau, n" 4.

t MONISME (mo-ni-sm'), s. m. Terme de philosophie. Doctrine dans laquelle on admet qu'il n'y a dans l'univers qu'une seule forme de substance «t d'activité, qu'un élément ou principe unique dont tout se développe. Il n'y a rien l,à que ce que l'on a dernièrement commencé à appeler doctrine monistique ou monisme, par opposition au dualisme, ile». des cours scî'eiiJi/'. (9 juin (875, p. (205,

— f.TYM. Môvo;, seul, unique.

t MOMSTE (mo-ni-sf), s. m. Partisan de la doctrine du monisme.

t MO.\ISTI0I:e (mo-ni-sti-k'), adj. Qui a rapport à la doctrine du monisme.

MONITION. Ajoute: : \\ 3" En général, avertissonicnt. Cette monition de charité et de compassioEi qui remédie au mal, fléch. Sermons, Correct, fraternelle.

MONNAIE, Ajoutes : \\ 13» Monnaie de faillite, admission au passifchirographaire d'un failli. M. C... [syndic de la faillite T....] l'a assigné.... afin d'être autorisé à prendre possession des arbres et bois en provenant, offrant d'en payer le prix en monnaie de faillite,.,, donne acte au demandeur de ce qu'il offre d'admettre le sieur T.... [vendeur des arbres] au passif do la faillite pour le montant de sa créance en principal et accessoires, i:az. des Trib. 29 oct. (876, p. (056, c» col. Il 14' Monnaie de papier, valeur qui naît des contrats et qui est échangeable contre espèces à la demande du porteur.

t MONNAIRIE. Ajoutes: || i- Se dit, dans le lannif.T. DE LA LANGUE FHANÇAISB.

MON

gage des numismatistes, des anciens ateliers monétaires. ,\bbon, directeur de la mounairie do Limoge et premier maître de saint Eloy, delocue, l^pscri'ption des monnaies mdrovinij.du Limousin, p. 79.

t M0N0I1.\SIQUE. Ajoutes : \\ 2° En pharmacie, qui no contient qu'une base. Formule monobasique.

t MONOBROMÉ, ÉE (mo-no-bro-mé, méc), adj. Terme de chimie. Camphre monobromé, camplire dans lequel un atome do brome a pris la place d'un atome d'hydrogène du camphre, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 284.

t MONOCUROMIE (mo-no-kro-mio), s. f. Uniformité, monotonie, dans la couleur. Ce n'est pas lui [Monginot] qui tournera jamais à la monocliiomie, comme autrefois beaucoup d'habiles maîtres hollandais, bûrger, Salons de (86( à (868, t. ii, p. 89.

MONOLITHE. Ajoutes :—V.EM. On appelle temple monolithe, mausolée monolithe, chapelle monolithe, un petit temple, une chapelle, un tombeau façonné dans une seule pierre extraite de la carrière. On n'appellerait pas de ce nom le monument creusé dans le roc. On a remarqué, dans les vastes temples égyptiens et dans quelques pagodes do l'Inde, de ces petits temples ou chapelles faits d'un énorme bloc de pierre ou de marbre ; c'est à l'occasion de ces découvertes encore récentes que s'est introduit dans notre langue l'usage du mot monolithe, qui ne se trouve pas encore dans la Dictionnaire de l'Académie, édition de ( 799, BOUTARD, Dict. des arts du dessin, Monolithe, (826.

t MONOLITHISME (mo-no-li-ti-sm'), s. m. Terme d'architecture. Système de constructions monolithes ou au moyen de pierres de grandes dimensions. Ce qui distingue les monuments do l'architecture phénicienne, c'est un même caractère de forme massive et imposante, le dédain du fini dans les détails, pourvu qu'on arrive à produire un effet général de puissance et de grandeur; c'est enfin le goût du monolithisme, renan. Mission en Phénicie.

t MONOLOGUER (mo-no-lo-ghé), ». n. Néologisme. Parler en monologue, parler seul. Apres avoir réveillé l'instrument endormi par un orageux placage d'accords, il commença, tout en monologuant, à poursuivre sur le clavier la phrase mélodique qu'il cherchait depuis si longtemps, MURGEH, Se. de la vie deBohême, ch. i. Bonsoir, fit Rodolphe, qui continua son chemin tout en monologuant, iD. ib. ch. m.

t MON()LOGUEUR(mo-no-lo-gheur), s. m. Néologisme. Celui qui fait un monologue, qui parle seul. Laissons-le parler, répondit Plant. — Lemonologueur continuait presque aussitôt, l'Opinion nat. 5 juillet (876, Feuilleton, c* page, 6' col.

— REM. Le mot est correct, étant fait de monologue, comme dialoguer et dialogueur , de dialogue.

t MONOMÉTALLISME (mo-no-mé-tal-li-sm') , s. m. Système do la monnaie unique, à étalon unique, par opposition à bimétallisme (ces deux mots sont dus à M. Cernuschi), le Temps, 25 nov. (875, 2» page, (" col, M. de Parieu..,. saisit cette occasion de faire remarquer ce qu'ont d'impropre et de fâcheux les expressions de monométallisme et de bimétallisme, qui ont été introduites dans la langue économique ; en réalité, il n'y a point de monométallistcs, au sens absolu du mot.... quant à lui, il est trimétalliste, mais en hiérarchisant les trois métaux, Journ. ofjic. (8 janv. (877, p. 399, 2" col.

— ÉTYM. Môvoç, unique, et métal.

f MONOMÉTALLISTE ( mo-no-mé-tal-li-st' ), s. m. Partisan du monométallisme. Préférer l'étalon d'or et unique, comme le disent un pou inexactement ceux que, pour rappeler un mot à la mode, on appelle monométallistes, de pabieu, Journ. offic. 22 mars 1876, p, (99(, 2' col.

tMONOl'IIONE(mo-no-fû-n'), adj. Qui n'a qu'un son. Les a]jpoaux monophones.

— EtVM. Movo;, unique, et çuvj), son.

t MONOPLfiGlE (mo-no-plé-jie), s. (. Terme de médecine. Paralysie bornée à une seule partie. Monoplégie portant sur les muscles extenseurs de l'avant-bras droit, le Progrès médical, 1 7 mars 1 877,

— ÉTYM. Môvo;, seul, et 7t),riT5Eiv, frapper, paralyser.

t MONOPOLISANT, ANTE (mo-no-po-li-zan,zant'), odj. Qui possède, exerceunmonopole.il se produit pour la compagnie en question ce qui est arrivé déj^ pour toutes les compagnies monujjuli-

MON

sautes de notre pays, Jouni. offic. 29 juil, (875, p. 602(, 3" col.

— REM. On a dit dans le même sens compagnie monopolisée, Journ. offic. 29 juil. (876, p. 6020, 2' csl.

t M0N0P0I.1.SATEUR (mo-no-po-li-za-tcur ), ,5. m. Celui qui met en monopole. Par lesdétails que nous allons donner sur les monopolisateurs de ces industries...., Journ. o//ic. 25 déc. (869, pi (7(6, I" col.

— REM. Ce mot n'est pas tout à fait inutile, car il exprime une nuance à côté de monopoleur.

t MONOKfiFRLVGENT, ENTE (mo-no-ré-frinjan, jan-t'), adj. Qui ne fait éprouver que la réfraction simple.

t MONOIONEMENT {mo-no-to-ne-man), adv.

D'une manière monotone. Des choses aussi monotonement édifiantes, ste-beuve, Port-Royal, t. v, p, 23(, 3« éd,

MONSEIGNEUR, — REM. Ajoutes : \\ 4, Aujourd'hui, on ne donne pas à un maréchal la qualification de Monseigneur ; sa qualification ofliciello est Monsieur le Maréchal,

t MONSTRANCE (mon-stran-s'), s. f. Terme du moyen âge. Petit coffre plus ou moins précieux oii l'on conservait les reliques. La monstrance des reliques de saint Junien, provenant de l'abbaye do Grandmont, j. labarte, Hist. des arts induslr. au moyen âge, t. ii, p. (8.

— ETYM. Bas-lat. monstranlia, du lat. monstrare (voy. montrer).

MONT. — REM. Ajoutes : \\ 2. Dans l'esprit de Barnabe de Terni, moine récollet prêchant à Pérouse en (462, l'œuvre de prêt devait être avant tout charitable; aussi on l'appela mont-de-piété; le nom est promptement devenu populaire et a prévalu, Maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, 16 janv. (873, p. 30B.

MONTAGNARD. .-I/outez : — HIST. xvi° s. Les cantons d'Uri, Schwits, Undervald, Zug, Glaris, Appenzcl, qui sont vrayes démocraties, et qui retiennent plus de liberté populaire, pour estre montaignars, bodin. Republique, 11, 7.

MONTAGNE. Ajoutez : ]| 10" Obusier, canon de montagne, obusier, canon destiné à la guerre en pays de montagne ; ils peuvent être tran.sportés à dos de mulet. ]| Batterie de montagne, batterie armée et disposée pour la guerre de montagne.

I MONTAGNON (mon-ta-gnon), s. m. Habitant des hautes vallées du Jura neuchâtelois, j. j. rou.ss. Lett. d d'Alembert.

t MONTAINE (mon-tè-n'), s, f. Nom, dans le Jura, du vent de l'est, dit aussi juron, les Primes d'honneur, Paris, (869, p, 273,

t MONTCAYAR (mon-ka-iar), s. m. Sorte d'étoffe de laine, i«alii. Lexique, éd, L, Lalanne,

t MONT-DORE (mon-do-r') , s. m. Nom donné aux fromages du Mont -Dore (Auvergne) et aux imitations de ces fromages.

MONTÉ. Il 10» Ajoutez : || Bouquet monté, bouquet arrangé arlistement et dont les fieurs .sont fixées sur des tiges artificielles. On compte environ soixante principaux magasins de fleuristes, dont les patrons vont le matin à la Halle acheter aux jardiniers les fieurs par bottes, dont ils font les bouquets montés, Journ. offic. 3i mai (876, p. 3869, (" col. Il 13° Bon monté, se dit d'un cheval à deux fins qui, signalé pour le trait, peut aussi être employé à la selle,

t MONTE-COURROIE (mon-to-kou-roî), s. m. Engin desliné à monter, disposer les courroies qui transmettent les mouvements dans les appareils mécaniques. Les u.stensiles de l'imprimerie, de la filature, du papier point, les monte-courroies ont été l'objet d'enquêtes approfondies, Journ. offic. 9 fév. (877, p. (026, 2" col. Des accidents produits par les scies circulaires, les monte-courroies, les monte-charges, les machines agricoles, ib. 3° col.

MONTÉE. Ajoutes :\\1° Montée de la crème, mouvement qui se produit dans le lait en repos, et par lequel la crème vient au-dessus du lait. Il 8° La hauteur de la crue d'un cours d'eau. D'après les dernières nouvelles reçues des stations hydrométriques, laSeine éprouvera une montée totale de 2 mètres, comptée depuis le ( 5 octobre, Journ. offic. 22 oct. (872, p. 66(6, (" col. L'Oise entre en crue; sa montée, comptée à partir de samedi, atteindra 90 centimètres, ib. 6 janv. (875, p. 60, 2* col. 119° Le mouvement par lequel la sève monte dans les végétaux. Selon il. Marion, c'est surtout pour les vignes des environs de MaVseille, vers la montée de mai, qu'il faut traiter les ceps par les sullocarbonates, H. de pauville, Journ. o/j^c. (Sjuil. 1876, p. 51 1 1, (" c. Il 10" Poussée, dans les mines, SUPPL. — 30

MOQ

qui exhausse le sol et menace de danger ie mineur. Ce n'est point assez pour le mineur d'assurer son toit et de veiller aux parois de ses galeries : le sol même qu'il fonlc marchera sur lui par cette force puissante appelée la montée ; la terre d'en haut, de côté et d'en bas se resserre instinctivement sur la taupe humaine, Rec. Brit. oct. 4 872, p. 350.

MO.NTER II ÎJ* Ajoute: : || Terme de turf. Un cheval monte , quand , perdant quelqu'une de sesqualités, la proportion dans laquelle on pariait contre lui augmente. Si un cheval valait 7 contre i , et qu'on le cote 8 ou n contre t, il monte en même temps que sa valeur baisse.

— REM. Ajouta : Il 4. H avait froid; il a monté se chauffer chez son directeur; manière populaire de parler.

t MO.NTE-RESSORT. Ajoutez : — REM. Le monteressort est un instrument propre à démonter et à remonter, non pas un fusil, mais le ressort de la platine d'un fusil.

MONTEUR. Ajoutes : || S* Monteur en bronze, celui qui assemble et ajuste les différentes pièces dont se composent les ouvrages en bronze, tels que candélabres, pendules, etc. Tarif des patentes, IS58. Il 6* Monteur d'affaires, celui qui s'occupe de créer, de faire naître des affaires d'argent, des entreprises. Les courtiers d'argent et les monteurs d'affaires, Journ. offic. (872, p. 4415, (" col.

t I. MONTF.\CCOX. Ajoutez : Au moyen âge, lorsque saint Balderic veut se retirer dans la solitude, il suit un faucon, et se fixe où l'oiseau se pose ; le lieu garde le nom de Montfaucon, miche- LET, Origines du droit, p. 72.

f- MOXTGEXErTES (mon-je-nè-f), s. f. pi. Des montgenettes, recueil de chansons composées à Montgent par de bons vivants de la joyeuse société d'autrefois, Manuscrit de Fuielier, cité dans le Temps, 2 fév. (875.

t MONTILLE (mon-ti-ir. Il mouillées), s. f. Nom donné, dans les Bouches-du-Rhône . aux petites dunes et aux herbages grossiers qui occipent les parties purement sablonneuses de la Camargue, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 493. Le sable provient des dunes ou montilles qui se retrouvaient sur le bord des terres cultivées [dans la Camargue] , Rapport de la comm. du phylloxéra de l'Hérault, lo août IS74, p. 5742, 2' col.

— ETYM. Diminutif de mont.

t M0XTMÊLL4X (mon-mé-li-an), s. m. Nom d'un cépage rouge, dans l'Ain, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 379.

HOVTOIR. Ajoutes : \\ 4* Service de selle, en parlant d'un cheval. L'anglo -normand, cheval de l'époque, capable de tous les genres de travail, apte à tous les services, propre au mon'.oir comme à l'attelage, recherché par le commerce de luxe et par l'armée, BÛCHER, Rap. à l'Assemb. nat. n° i9io, p. 35.

MONTRE. Ajoute: : \\ 16» Montre des pasteurs, instrument portatif composé d'un cylindre et d'un style mobile, et qui donne l'heure par la hauteur du soleil. Il 17' Montre kilométrique, espèce de compte-pas dit aussi hodomètre, pédomètre, podomètre, instrument indiquant la distance parcourue en marchant, Journ. offic. ti avr. 4 874, p. 2732, t"c.

MONTDRÉ. Ajoute: : || 6* Terme rural. Les animaux et les instruments aratoires servant à exploiter une terre. Vente de la belle monture garnissant la terre de Mémartin,en Juilley.... Avranchin, 22 fév. (874, Annonces.

t MONCMENTAI.ISER (mo-nu-man-l;i-li-zé ) , r. a. Néologisme. Donner le caractère monumental. Rubens, Van Dyck, Raphaël, Titien, Voltaire, Aristite, Montesquieu, Newton, Cuvier, etc. ontils pu monumcnlaliser leurs œuvres sans les ressources d'une existence princière? H. de Balzac, Études de mœurs au X!x' siècle^ Préface.

t MO.VCMEXTÉ, ÉE (mo-nu-man-té; tée), adj. Néologisme qui tend à s'introduire dans la langue du droit. Attesté par acte authentique, par opposition aux actes sous seing privé, critiquables et modifiables. 11 n'en saurait être ainsi [l'inscription de faux est indispensable], lorsque la convention monumentée, la vente et la lecture de l'acte sont argués de faux, lorsque ce sont les faits que l'officier public avait le devoir et le droit d'établir qui sont incriminés, Cas. des Trib. 4i avril 4 876, p. 365, 4" col.

f MOP.'^ (mops'), ad;'. Chien niops, espèce de bouledogue.

— ETYM. .M6-)(o;, nom d'un Argonaute; Mnpsus, nom Se berger.

+ 2. HOQCE. Ajoutes .- — ETYM. Limousin, tnrtco

MOR

sorte do vase, qui parait être lo même que le provençal mawco, panse, chabaneau, Rev. des Inng. rom. t. II, p. 240, 4874. Diez tire mauca, catal. moca, du germanique : flamand, mooJic, panse.

MOQUÉ- Ajoute: : \\ 2' Substantivement, le moqué, celui qui est un objet de moquerie. C'est ainsi qu'il faut, quand on se moque. Que le moqué toujours sorte fort satisfait, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t MOODE-UIEtJ (mo-ke-dieu), s. m. Celui qui se moque de Dieu, hypocrite. Oui, ce sont ces moque-Dieu qui sont les véritables ennemis de sa puissance, les Aieiitures de il. d'Assoucy, t. i, p. 242, 2 vol. Paris, 4 677.

HIST. Xïi" s. Hz [les moines] comptent force

p-itcnostres, entrelardées de longs Ave if aria, sans y penser ny entendre; et ce j'appelle mocque Dieu, non oraison, bab. i, 40.

t 2. MORAlLLOy (mo-ra-llon, U mouillées), adj. invar. Émeraude moraillon, émeraudc brute. Les analyses qu'il vient de faire sur les émeraudes moraillon, c'est-à-dire les émeraudes brutes, n.

DE PARVILLE, Joum. ofjic. 47 déc. 4869, p. 4647, 3« col.

— ETYM. Ce parait être le même mot que tnort'on 2 (voy. ce mot au Dictionnaire).

t MOR.ÙNIQCE (mo-rè-ni-k'), adj. Qui a rapport aux moraines des glaciers. Paysage morainique, paysage coupé par d'anciennes moraines, desor, dans Rev. des Deux-Mondes, 4 5 avril 4 875, p. 848. Barrages morainiques, charies martins. ib.

MORALEMENT. Ajoutez : — HIST. xv« s. Mon divin roy, parlant moralement. Ce beau jardrin c'est saincte mère église, jeas joret, le Jardrin salutaire, p. 424.

t MORATIN (mo-ra-tin) ou MORATON (mo-raton), s. m. Nom, dans l'Aunis, d'une espèce de canard sauvage, Gloss. auniiien, y. 4 26.

— ETYM. More, noir.

t MORBIDITÉ (mor-bi-di-té), s. f. État de ce qui est morbide. Ils [les médecins de Paris] ont tous l'opinion préconçue de la morbidité incurable des maladies du cœur, h. de balzac, Lettre, dans le Temps, 24 oct. 4 876, 3' page, 4" col.

y MORDORURE. Ajoutez : Sur la mordorure d'un fond de cuir brun, ramage de fleurs d'or, dit cuir de Cordoue,... la sainte Vierge se détache portant son divin Bambino, Journ. offic. 4 3 mars

f 2. MORDS (mor), s. m. Compartiment de la série des chauffoirs, Enquête sur les sels, 4 868, t. I, p. 540.

4. MORELLE. Ajoutes :\\i° Un deS' noms provinciaux de la macreuse. La macreuse, vulgairement appelée morelle, qui pullulait sur les étangs de la Bresse.... Monit. univ. tsnov. 4868, p. 4472, 6' col.

t MORGANATIQUE. Ajoutez .-—REM. Le mariage morganatique est un mariage à propos duquel il est stipulé que la femme, de naissance inférieure, et ses enfants éventuels seront exclus des prérogatives de caste et de l'héritage du mari et du père. La loi prussienne accorde ces mariages à toute la noblesse, grande et petite, et même aux conseillers royaux. • •>

f MORGEN (mor-ghèn), s. m. Nom allemand d'une mesure de terre, valant vingt ares un quart. Chaque morgen de terre est frappé en moyenne d'un impôt foncier de 44 kreuzers (4 fr. 57 c), Joum. offic. 27 mai 4872, p. 3535, 2' col.

— ETYM. AH. Morgen, matinée : ce qu'on peut labourer en une attelée.

2. MORGUE. Ajoute: : — REM. La morgue était originairement le second guichet du Grand-Chitelet; on y gardait les nouveaux prisonniers pendant quelques instants, afin que les guichetiers pussent les morgucr à leur aise, c'est-à-dire les dévisager attentivement, et se graver leurs traits dans la mémoire, maxime db camp, Rev. des Deux- Mondes, 4"n0V. 4857, p. 20S.

t MORGUEUR. Ajoutez : || Adj. Morgueur, morgueuse. Le ton de supériorité morgueuse qu'affecte l'initié de Berlin, lorsqu'il daigne expliquer les grands mystères aux Allemands qui n'ont pas eu le bonheur de naître Prussiens, et qui ne seront j;imais que des Prussiens de seconde classe, le Journitismc allemand, Rev. des Deux-Mondes, 4" mai 1875.

t MORIFORMË (mo-rifor-m'), adj. Qui est en forme de mûre.

— ETYJI. Lat. morum, fruit du mûrier, cl forme.

MOR

MORILLON. — HIST. Ajoutez : || xiv' s. Buvons, buvons De ceste purée Qui est dégoûtée De ce» morillons [raisins noirs], Jici;. critique, 5" année, 2' sem. 386.

t 2. MORILLON (mo-ri-llon, U mouillées), s. m. Fausse orthographe pour morion (voy. mohion 4), sorte de punition militaire. On aurait eu le morillon, Et fait longtemps le pied de grue En senti-, nelle dans la rue, le Burlesque On de ce temps, m' partie, p. 6 et 6, Paris, 4 648, dans en. nisaud, J'arisiani.tmes, Paris, 4876, p. 28.

I MORINGE. -l;oi((ei; — ETYM. Arabe, mirnedj DEVic, Dict. élym.

t MORIO (mo-ri-o), s. m. Espèce de papillon. Tous nos grands papillons des bois, les morios bruns, lisérés de jaune, les vulcains diaprés d'un rouge feu, les mars à la robe couleur d'iris, a. TtiEURiET, Rev. des Deux-Mondes, 4" oct. 4 874, p. 572. Dans l'Europe centrait et dans l'Amérique du Nord vit la belle v.anesse si connue des amateurs sous le nom de morio, e. Blanchard , Rev. des Deux-Mondes, 4 5 juin 4 874, p. 848.

4. MORION. Ajoutez : — RE.M. Le morion était le casque de l'arquebusier ; le timbre en avait une forme ogivale ; les bords en étaient abaissés sur les oreilles et relevés en avant et en arrière.

t 2. MORION. Il 1° Ajoutez : Il existe en ce moment à Berne une collection de morions, ou cristaux enfumés, d'une grande beauté, Journ. offic. 9 janv. 4869, p. 4, 4' col.

t MORMYRE (mor-mi-r'), s. m. Espèce de poisson électrique. La torpille, lemormyre,le.silure,le malaptérure, la gymnote et la raie développent spontanément une quantité plus ou moins considérable d'électricité, F. papillon, Rev. des Deux- Mondes, 4" août 4872, p. 665.

— ÈTVM- MopuOpo;.

t MORNANT (mor-nan), s. tn. Nom d'un cépage blanc, dans l'Ain, les Primes d'honneur, Paris, 4870,

t MORNEMENT. — HIST. Ajoutez : xu' s. Devant le roi en est venus. Et dist : mangiés hastivement. Rois, ne soies si mornement, Percerai ïe Gallois, v. 4 7752.

f MORNIER (mor-nié), s. m. Nom, dans le Rhône, d'un cépage, les Primes d'honneur, Paris, 4 872,

MOROSE. Ajoutez : — REM. Morose est plus ancien que l'édition du Dictionnaire de l'Académie de 4 762 ; carHuet s'en est servi : Le P. Petau était rude et rebours ; et, pour me servir du terme que Vossius lui appliquait, il était morose, Huetiana,

p. 74 ,4722, in-12.

t MORPHINE, ÉE (mor-fi-né, néej, adj. Terme de physiologie expérimentale. Qui a reçu dans ses tissus de la morphine. On prend une grenouille morphinée, hennegdy, Étude sur l'action des poisons, p. 23, Montpellier, 4875. .

t MORPHINISME (mor-fi-ni-sm'), s. m. Terme de médecine. Ensemble d'accidents que cause l'usage répété des préparations de morphine, et qui sont analogues à ceux de l'empoisonnement alcoolique. Le morphinisme s'observe surtout à la .suite de l'abus des injections sous-cutanées de morphine. Le morphinisme aigu et chronique, Thèse du docteur Calvet.

— ETYM. Morphine.

MORS. iH" Ajoutez ; || Mors de grenouille, nom vulgaire de Vhydrocharis morsus ran,v.

I MORSE- — ETYM. M. Bugge, Romania, n° 10, p. 4 57, dit : « Liltré explique le franc, mod- morse par cheval de mer, du danois mor, mer, et ros, cheval, mais ni en danois, ni ailleurs on ne trouve un substantif marhross comme nom du morse; c'est pourquoi je conjecture que morse est une métathèse pour rosme, du danois rosmer. norois rosmàll, rosmhvalr, morse. » Mais, un peu plus tard, Romania, juillet-octobre, 4875, p. 363, il ajoute : ■> D'après une communication de M. V. Thomscn de Copenhague, morse n'est point un mot d'origine danoise, mais il est identique au polonais mors, bohém. mrz, finnois mursu. lapon mors. »

MORSURE. Ajoutez : \\ 6° Fig. Morsure d'âme, remords. Personne ne se peut offenser que vous vous mettiez en repos; c'est chose que vous pouvez faire sans regret ni morsure d'âme quelconque, MALH. lAxique, éd. L. Lalanne.

t. MORT. Aioute: : || 17" Corps mort, voy. corps, n" 20. Il 18* Terme de mécanique. Point mort, poids mort, voy. point et poids au Supplément. 1 1 19° Terme d'exploitation de la houille et des mines. .Murl terrain, voy. mort ti;rbain au Supplément.

MOR

|)2u' Perles mortes, perles qu'on picha dans les parages de l'Écosso, et qui ressemblent à des yeux do poisson, CH. blanc, l'Art dans la parure, p. 3(9.

— REM. En termes de fortification, l'angle mort est la partie du fossé d'un ouvrage de forlilication qui, située au-dessous du plan de la plongée, n'est 'jaltue ni par des feux directs, ni par des feux de ^anc.

3. MORT. Ajoute: : || 20° Arbre de mort, le mancenillier, haillon. Dicl. de bolan. p. 257.

MORTALITÉ. Ajoutes : || 6» Les morlalilés, les nécessités de la vie humaine (mot do Mme do Sablé). Le chevalier ne mangeait point avec elle ; car la marquise tient pour maxime qu'il ne faut qu'un amant fasse devant sa maîtresse que ce qui est de l'essentiel de l'amour, et que, par exemple, il ne faut qu'une grimace en mangeant, ou quelque petite indécence pour tout gdter; elle appelle cela faire des mortalités, tallemant des réaux, t. v, p. 201, éd. P. Paris.

MOUT-BOIS. Ajoutes : — UIST. xvi' S. Quant au mort-bois, je trouve une ordonnance du roy Knin- (Ois du ♦ octobre (633 par laquelle il veut qu'au parlement de Paris soit observée la défiiùlion qui est en la charte normande, que mort-bois soit entendu bois de saule, morsaule [marsault, salixcaprea], epino, puyne, seuz, aulne, genest, genevre et non autres arbres; mais, par l'ordonnanco de l'an I.5IS, art. 25, le tremble, le charme et le bouleau ou boulas sont réputés mort-bois, pour ce qu'ils ne portent aucun fruit servant à usage, et est ainsi observé en pays nivernois, guy coquille, Inst. au dr. (rançois, p. 69, éd. <605 de ses œuvres.

t MORTEKILLE (mor-te-ri-U', Il mouillées), s. [. Nom. dans la Haute-Garonne, d'un cépage blanc, (es Primes d'Iinnneur, Paris, 18G9, p. 431.

MORT-G.\GE. Ajoutes : Le mort-gage est une convention par laquelle le débiteur abandonne un héritage à son créancier, pour en toucher les revenus en compensation des intérêts de la créance, MEHLIN, Répert. de jurispr. au mot mort-gage. Il 2° Dans quelques coutumes, donner un bien en mort-gage, c'est le donner entre vifs ou par testament, pour en jouir tant que le donateur, son héritier ou celui du testateur n'aura pas payé au donataire ou légataire la somme fi.xée par le testament ou l'acte de donation, m. ib.

MORTIER. Ajoutes : \\ 9" Cavité faite dans une forte pièce de bois, où, pour la fabrication de la poudre, le soufre, le salpêtre et le charbon sont battus ensemble par des pilons.

— REM. En artillerie, le mortier est une bouche à feu courte, de fort calibre, montée sur un affiU bas et sans roues ; le mortier lance des bombes et des grenades; le tir en a généralement lieu sous un angle très-élevé; on désigne le mortier par son diamètre exprimé en pouces ou en centimètres : mortier de 8 pouces, mortier de 32 centimètres. Il Mortier à la Clomer, mortier dont la chambre est tronconique. Mortier à l'espagnole, ancien mortier dont la chambre est concave. 1| Mortier-Commingcs, mortier de (H pouces dont la bombe pèse 25o kil. Il .Mortier à plaque, mortier employé par la marine; il est coulé avec une plaque, de manière à être toujours pointé sous l'angle de 42" )/2, qui est l'angle do la plus grande portée dans l'air. I| Mortier éprouvctte, mortier particulier employé dans les écoles d'artillerie pour éprouver la portée de la poudre.

t MORTS-FLATS. Voy. flacherie au Supplément. Il Au sing. Morl-llat se dit aussi du ver à soie malade de cette maladie. Tout fut bientôt mort-flat dans la magnanerie.

t MOUT-TERRAL\(mor-tè-rin),s.m. Terme d'exploitation des mines. Terrain qui ne contient aucune matière utile et qui augmente l'épaisseur de la couche à percer. Les conditions de l'exploitation [de la houille] sont rendues plus onéreuses par ce fait, qu'en France les dépôts se trouvent enfouis sous des épaisseurs considérables de morts-terrains, iiADAU, Rev. des Deux-Mondes, \" oct. )87ri, p. G7-i. Cela s'explique par la plus grande profondeur dos puits, le charbon étant recouvert par une plus grande épaisseur do morts-terrains..., DiiCARnE, Rapport 2180 à l'Assemblée nationale, p. 56.

MORTUAIRE. Ajoutes : — REM. Au n' 7, mortuaire avec le sens de tableau des décès est dit .tminin. Ici il est fait masculin : Ces nombreux flouveau-nés qui, envoyés en nourrice à la campagne, cessent de faire partie de la jeune population et déchargent ainsi le mortuaire parisien,

MOU

Jnurn. offic. 8 aoiU 1875, p. 6540, 3' col. Mais il faut suivre l'usage dos démographes, qui font féminin ce mot souvent employé par eux.

t MORUTIER (mo-ru-tié), s. m. Pécheur de morue. S'il a la main prompte et le coup d'œil du vrai morutier, s'il est sobre et rangé, il achète bientôt un bateau pour son compte, Rev. des Deux- Mondes, )"nov. (871, p. (22.

— KTYM. Morue, mais il vaudrait mieux dire moruijer, mot déjà appliqué au navire qui va à la pèche de la morue.

■f MORVANDELLE (mor-van-dô-l'), adj. f. Qui est du Morvau, qui appartient au Morvan. Race bovine morvandelle.

MOSAÏQUE. Ajoutes : Il 6" Muraille en mosaïque, muraille bitio en pierres entre-croisées. Cette ablation gigantesque a produit un escarpement d'une cinquantaine de mètres do hauteur que la compagnie des Dombes et Sud-Kst avait fait revêtir d'une épaisse muraille en mosa'ique, formant terrasse et retenant les couches de terre, Journ. ofjic. 8 juill. (876, p. 4957, 2° col. || 7° Adj. Qui a le caractère de la mosaïque. Le tableau mosaïque le plus important est placé dans le tympan au-dessus de la porte principale, J. labarte, Uisl. des arts industr. au moyen âge, 2° éd. t. i, p. 28.

MOSCOUADE. — ÉTYM. Ajoutes : M. Roulin a trouvé l'origine de ce mot : c'est le portug. mascabado, moins blanc, non purifié, en parlant du sucre. Il vientdo mascabar, décréditer, déprécier; le même que l'csp. menoscabar, déprécier, de mas ou menos, moins, et cabo, tète, chef.

t MOSETTE (mo-zè-t'), s. f. Espèce de camail que portaient les cordeliers, et que portent encore les évêques.

— ETYM. Ital. mosselta, aumusse, le même que almussa (voy. aumusse).

MOT. Ajoutes : jj 27° Le mol de la fin, le mot, le trait par lequel on termine undi.scours, un article. Ce mot-là, messieurs, je l'ai retenu parce qu'il m'a p.iru devoir être le mot de la lin, Journ. o;/ic. C' avril (873, p. 2275, ('■' col. Il 28° Rapprochement instantané entre deux idées dont le rapport n'était pas visible. Il y a beaucoup de mots dans cette pièce. Cette scène pétille de mots.

— HEM. Ajoutes : Il 3. 11 est bon de rappeler l'idée de Bayle sur la naissance des mots. Notez que la naissance d'un mot est pour l'ordinaire la mort d'un autre ; c'est comme à l'égard des productions do la nature, bayle, Dict. Poquelin, note n.

MOTIF. Ajoutes: — REM. On a dit de son propre motif, pour : de son propre mouvement. On fut étonné d'apprendre que M. de Sève, de son propre motif et à ses dépens, avait fondé pour M. Stella une messe basse à perpétuité.... guillet de stgeorges, dans Mém. inéd. sur VAead. de peinture, publ. par Dussieux, etc. t. i, p. 427.

MOTION. Ajoutes : \\ 6» Terme de fabricant de lullc. Le mouvement de va-et-vient du métier servant à faire la torsion des fils. Deux motions sont nécessaires pour une torsion des fils.... le tulle est à huit motions, quand quatre torsions de fils suffisent pour former une treille; il esta seize motions, quand il faut huit tortions pour faire une treille, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vi,

t MOTIONNAIRE (mo-sio-nê-r'), s. m. Il s'est dit, dans le langage de la révolution, de celui qui faisait des motions dans les clubs, sur la place publique, etc. J'ai le récit d'un meurtre, là le chant d'un vaudeville; les propositions de la débauche à côté du tréteau du motionnaire, ciiamfort, Tableaux hiitotigues, 21° tableau.

f MOTIONN'EIJR (mo-sio-neur), s. m. Néologisme révolutionnaire. Même sens que motiomiairc. Plusieurs extravagants, à cerveaux brûlés, grands motionneurs pour ne rien dire, L. du l'.Duchêne, 122° lettre, p. 3.

t MOTTIÈRE (mo-tiè-r'), adj. f. Tourbe mottiêre, nom, dans la Loire-Inférieure, de la tourbe employée à faire des mottes.

(. MOU. Ajoutes: \\ 9° En termes d'artillerie, on dit qu'un tir est mou, quand la charge employée est faible et que l'angle de tir est très-élevé.

MOUCHARD. — t:i\M. Ajoutez en confirmation de mouche comme origine du mot : L'étymologic par Mouchxj est impossible. On en trouve la preuve en une note ajoutée dans la Nouvelle biographie générale (Didot), à l'article concernant ce personnage : « C'est à tort que Mézeray et quelques autres écrivains ont prétendu que du nom de Mouchg on a fait celui de mouchard ... On trouve, dans rUpistre écrite des Champs-Elysées sous le nom de

MOU

Pierre Faifpu, mystère de la Passion représenta vers le milieu du xv* siècle (Mouchy fut inquisiteur en 1539), une servante qui, en parlant des scrgens du guet, leur dit : Vous estes bien à loisir D'aller à cestc heure moucher; 11 est temps do s'aller coucher. »

t MOUCHARDER. — HIST. XVI' S. Ajoutes: Son frère Regnault Doulcot, qui se disoit des signale!!, employa fort son crédit vers le conseil qui congnoissoit le suppliant pour ung homnio fort propre à moueliardor et à descouvrir les mesches dout iU avoient à faire, ant. riciiart, Mém. de ce qui s'est passé en la ville de taon jusqu'à l'année (596, p. 297.

MOUCHE. Ajoutes : || 27° Nom donné, dans quelques provinces, à une affection singulière qui s'empare des bêtes à cornes réunies dans une foire; tout à coup elles deviennent furieuses, se jettent sur leurs gardiens, renversent tout sur leur passage, et causent un grand désordre, noélas. Légendes, p. 275. Il 28° Petit bateau à vapeur faisant un service d'omnibus, d'abord à Lyon, puis à Paris depuis l'exposition internationale de (867. Depuis plusieurs jours le service des mouches est complètement interrompu [à Lyon].... par l'impossibilité d'aborder les pontons qui mettent ces omnibus aquatiques en communication avec les basports submergés, Journ. offic. idée. (872, p. 7514, 3" col. Il 29' Arbre mouche, le weinmannia macroslachya, DC, à l'île Maurice, haillon, Dict. de bot. p. 257.

MOUCHER. Il Proverbes. Ajoutes : |{ Se moucher dans ses doigts, être habile, intelligent, résolu. 11 sait se moucher dans ses doigts, le Déjeuner de la Râpée, p. (5, dans CH. nisard, Parisianismes, p. (60.

— HIST. Il XVI' s. Ajoutes : Celui qui trop se moucho, comme dit le proverbe, attrait le .sang, le Bureau du concile de Trente, (588, p. ((. On sait ce que dit le proverbe : Qui mouche trop, il tire le sang, sleidan, llist. de l'estat de la religion sous Charles V, p. 47, verso.

t MOUCHERIE (mou-che-rie), s. f. Flux de mucosité par les narines qui force à se moucher souvent. C'est une chose étrange que cette moucherie [chez Pauline, fille de Mme de Grignan], sÉv. Lett. à Mme de Grignan, 2 mai (689, dans Lett. inéd. éd. Capmas, t. ii, p. 292.

(. MOl'CHERON. — HIST. Ajoutes : xiV s Et

afflicte De moucerons refu la terre, macé. Bible en vers, f 20, 3° col.

t MOUCHERONNE (mou-che-ro-n'), s. f. Nom de jeunes truites dans le pays d'Avranches. C'est avec regret que nous ne voyons pas compris dans ces prohibitions l'emploi des hameçons ayant moins d'un centimètre d'ouverture sur trois de longueur, qui eussent, à notre avis, empêché la destruction des jeunes truites, dites moucheronnes, l'Avranchin, (2 déc. (875.

t 2. MOUCIIETTE. Il 3° Chez les lapidaires faussetiers, nom donné à la partie la plus grossière d'un mélange de terre de Normandie et de ciment de terre cuite pilé à la grosseur de la graine de navet; la partie la plus fine se nomme fleur, chhi- TEN, Art du lapidaire, p. 423.

MOUCHEUR. il 2° Ajoutes : Les comédiens n'emploient à ces personnages muets que leurs moucheurs de chandelles et leurs valets, p. corn. Examen du Cid.

MOUCHOIR. — HIST. Ajoutes : xiV s. Emunctorium, mouscoirs, escallier, Vocab. lat.-franç, 897, Monctnrium, moschoirs, id. tf>. (700.

t MOUC.HON (mou-chon), s. m. Petite mouche. Quand les petits mouchons des abeilles commencent à prendre forme, on les appelle nymphes, et lors ils ne sauraient encore voler sur les fleurs.... il est vrai, nous sommes encore de petits mouchons en la dévotion...., saint François be sales, Intrnd. à la t'i'e dévote, iv, 2.

t MOUCRE (mou-kr'), s. m. Muletier, celui qui a des mules à louer.

— ÉTYM. Espagn. almocreve; portug. almoqueire, muletier; de l'arabe al-mocdrt, muletier, de cara, louer.

t MOUILLE. Ajoutes :\\3' Action de mouiller, de tremper dans l'eau. Attendu qu'à l'arrivée, la marchandise était tellement avariée parla mouille qu'il fut impossible d'en prendre livraison... une certaine quantité de haricots, contenue dans un des sacs, était dans un état complet do putréfaction produite par une mouille ancienne.... Cas. des Trib. ((-(2 mai («74, p. 465, 4' col. t SIOUILLEMENT. Ajoutes : || 2°Terme de gram-

MOU

maire. Action de mouiller certaines lettres et particulièrement les I. M. Gcssner commence ce chapitre par l'examen du traitement des groupes latins médiaux (/, cl, gl, pi, en observant qu'ils éprouvent en espagnol deux accidents, l'aspiration et le mouillemont, Romania, n' <3, janvier 1875, p. 30. D'après M. Vinson, ce ne seraient [certaines lettres des langues dravidiennesj que des dentales précédées d'un mouillement, a. hoïelacque, Linguistique, p. "8, Paris, 4876.

MOCILLER. — HIST. || xvi» s. Ajoutes :3e mouille, je humette, je boy, et tout de paour de mourir, RAB. I, 5 (rapprocher ce mouiller de Rabelais de la locution populaire : être m^millé, avoir trop bu).

t MOriLLErR. Ajoutez :|| î° Appareil propre à mouiller les Teuilles do tabac, dans les manufactures, Répoi\se aux questions posées dans l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 4 03, Paris. 4 874. Il 3' .ild;. Mouilleur, mouilleuse, qui mouille, qui humecte. La mouillade, si peu uniforme autrefois, se fait maintenant avec une complète régularité dans le cylindre mouilleur. Joiirn.

Offic. 29 nOT. 4875, p. 9804, 2* Col.

t MODILLEUX, EUSB (moulleù, lleû-z'. Il mouillées), adj. Terme d'agriculture. Humide cl détrempé, en parlant des terrains. Classification des terrains mouillcux on aquatiques, ce sont ceux qui sont constamment détrempés, où l'eau apparaît sous la pression du pied, mais où elle a de l'écoulement, G. bagneris, Man. de syhic. p. 48, Nancy, 4 873. Les vignes situées dans des terrains mouillcux, PLANCHON, Reime des Deux-ilondes,

t" fév. 4874, p. 544.

4. MOULAGE. Ajoutez :\\S' Moulage des boulets, des canons, action de faire les moules en sable dans lesquels on doit couler le métal destiné à former les boulets, les canons.

4. MOCLE. Ajoutez .'H 15° Nom d'une ancienne mesure locale pour le bois de chauffage, très-employée encore dans quelques provinces. || 16" Nom donné à la corde de charbonnetle, qui est de deux stères et demi, quantité qui donne ordinairement un mètre cube de charbon, nanqcette, Exploit. débit «/ «dm. des bois, Nancy, 4 868, p. 36.

2. MOt'LK. — HIST. Ajoutez : xia' s. Conchx marinx quas gallice moules dicunt, tougabd. Une page d'hist. (ocal«, p. <2

— ÊTYM. Ajoutez : Dans lAunis, on dit moucle (avec conservation du c étymologique), moucle chenue, grosse moule garnie de byssus, Gloss. aunisien. la Rochelle. 4 870, p. 4 26.'

t MODLEAU (mou-lô), s. m. Petit pain d'une substance qu'on met en moule. La déclaration relative aux trois cents mouleaux contenus dans la chambre chaude était manifestement contraire à la vérité, eu égard aux dimensions de la chambre et aux besoins du travail. Coi. des Trib. 3 déc. 4876, p. 4474, <• col. (il s'agit de margarine.

+ 2. MOCLËE (mou-lée).s./'. Terme de marchand' de bois. Beau bois de chauffage, ainsi nommé parce qu'il se mesure avec une mesure dite moule. Cette essence[le chêne], qu'on rencontre généralement associée au hêtre dans une trop faible proportion, est très-recherchée et estimée, avec son écorce, dans la moulée marchande, Jlém. de la Soc. cent, éagric. 4 873, p. 289. On s'attend à une augmentation sur les boîsde moulée, après les adjudications, Joum.oflîc. 4 6 sept. 4 872, p. 6044, 2"' COl. Dans le Morvan, le pays du flottage à bûches perdues; vous ne savez pas ce que c'est"? eh bien! pendant l'hiver on fait la moulée, l'abatis des arbres, et puis les bûches, martelées à la marque de chaque marchand, attendent l'époque du flot, th. BESTZON, Rev. des Deux-Sondes, 4 "juin 4 876, p. 503.

— f.TVM. Uouler 4.

i MOCLIÈRE. AjouUz : || 2' Adj. Industrie meulière, industrie qui a pour objet la production et l'exploitation des moules (mollusques), Journ. offic.

4Ï Sfpt. 4876, p. 6918, 4'«C0l.

MODLIN'. Ajoutez :\H' Moulin à poudre, moulin à faire la poudre ; moulin à meules, celui où les matières destinées à composer la poudre sont pressées sous des meules verticales; moulin à pilons, celui où ces matières sont battues par des pilons d.ins des mortiers. || 6° Chute d'eau qui se creuse un conduit à l'intérieur des glaciers, et qui, finiss.Tnl par en percer la masse, tombe au fond et va frapper le roc, entraînant avec elle du gravier et dos terres. Les savants naturalistes dans leurs écrits, les guides dans le récit de leurs courses aventureuses, racontent beaucoup de choses sur les moulins des glaciers, sur leurs fissures, leurs pyramides, leurs bancs de sable et autres phéiiomè-

MOU

nés curieux qui sont visibles à leur surface, Joiirn. o//ic. 4 8 oct. 4 873, p. 6429, 2* col. Il n'est point de touriste, traversant la mer de glace de Cbamounix, à qui son guide n'ait montré les cascades appelées moulins.... les moulins de nos glaciers sont des miniatures, CH. martins, Rev. des Deux-Uondcs. 46 avr. 4875, p. 857. jl 6" Moulin à lumière, nom, en Allemagne, d'un appareil où la rotation d'une roue placée au centre d'un tube de Geissicr est produite par un cfl'et dynamique spécial à l'électricité, Vf. DE FoxviELLE, Acod. dcs sc. Complcs rend.

t. LXXXIII, p. 4 49.

■f MOULIXERIE (mou-li-ne-rie), s. f. Usine où l'on mouline la soie. Fileries ou moulineries de soies grèges, ducarre, Journ. offic. 48 nov. 4«"5,

p. 9432, 3' col.

MOULISFTT. Ajoutez : || 14* Moulinet de Woltmann, appareil muni d'une roue à ailettes inclinées, qui sert à mesurer la vitesse d'un courant à une profondeur quelconque.

MOULIXEUR. AjouUz: \\3° Terme de mines.

Ouvrier qui fait au jour ce que les chargeurs font au fond. Moulineurs, également à la tâche, gagnent 4 fr. 25, la Revue scient. 2t août 4 875, p. 4 85.

t MOCLISTE (mou-li-sf), adj. Usité dans cette locution : ferblantier mouliste, ferblantier qui fabrique des moules pour toute sorte de produits comestibles. Ferblantier mouliste, Alm. Didol-Bot-

tin, 4874-72, p. 368, 4' COl.

t MOULURÉ, ÉE (mou-lu-ré, rée), adj. X quoi on a fait des moulures. Bois à construire : bois rabotés, rainés et moulurés, d'orme, de chêne et de noyer, Journ. offic. 7 fév. 4 872, p. 927, 4" col

t MOURASTEL (mou-ra-stèl), s. m. Nom, d.ins différents départements du Midi, d'un cépage noir, dit aussi bauchalès, les Primes d'honneur, Paris,

2. MOURON. Ajoutez : — REM. Le mouron passe en Normandie pour venimeux : Une bonne lessive tue ou fait déloger les venins, tels que mourons ou salamandres, couleuvres, etc. Avranchin, 22 mars 4 868. 11 y a aussi le dicton : Si taupe voyait. Si mouron entendait. Homme ne vivrait.

MOUSQUET. Ajoute: :\\2° Mousquet à rouet, mousquet muni d'une platine à rouet pour enflammer la poudre. || Mousquet-fusil, arme à double feu, employée avant l'adoption du fusil à silex; elle porte à la fois la platine à silex et l'ancienne platine à mèche.

— REM. Le mousquet était une arme portative du xvi° siècle, diflérant de l'arquebuse par son calibre et son poids, qui sont plus forts; ce poids nécessitait une fourchette, sur laquelle on appliquait l'arme pendant le tir.

I MOUSQUETER (mou-ske-té ; le « se double devant un e muet : je mousquette, je mousquetterai), V. a. Tirer des coups de mousquet. 11 faut faire une grande tranchée au travers dudit chemin, au devant de la redoute, afin que, lorsque les ennemis la voudront passer, on les puisse mousqueter, Richelieu, Lettres, etc. t. vi, p. 389

MOUSQUETON. Ajoutez : — REM. Autrefois le mousqueton était une arme à feu portative plus courte et plus légère que le mousquet; on a eu des mousquetons à mèche, à rouet, à silex, à percussion. Il Aujourd'hui, c'est une arme portative intermédiaire entre la carabine et le pistolet ; elle entre dans l'armement de l'artillerie et de la gendarmerie.

2. .MOUSSE. Ajoutez : || 3° Ouvrier qui n'a pas encore atteint l'âge d'homme. Considérant, en effet, que le jour dont il s'agit le jeune 0..., employé en qualité de mousse, dénomination qui est donnée aux ouvriers n'ayant pas encore atteint l'âge d'homme, aux travaux de la compagnie du chemin de fer d'Épernay à RomiUy, Gaz. des Trib.

4 nov. I87Ô, p. 1063, 4 "col.

t MOUSSELIN (mou-se-lin), s. m. Officier turc d'un rang secondaire; c'est le lieutenant d'un pacha.

— ETYM Arabe, mousellim, celui qui sauve, DEvic, Dict. étym.

MOUSSELINE. || 2» Ajoutez : En 4 826, M. Jourdain, de Trois-Villes, fabriqua le premier cet admirable tissu appelé mousseline de laine, dans la texture duquel entrait la laine la plus fine, cl qu'il avait rendue susceptible de recevoir l'impression ; dès 4 834, on trouve la fabrication et l'impression de ce tissu généralisées, john L. BAYES, cité dans Mém. d'Agrie. etc. 4 870-74, p. 326. Il Mousseline de laine à chaîne de coton. En 4833, on vil paraître pour la première fois,

MOU

présenté simultanément par trois maisons, ce tissu si approprié à la consommation des masses, la mousseline de laine à chaîne de coton, ib. || B'.tj'outez : Nous faisons aussi des cristaux de table dits mousseline, minces et demi-minces.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vi, p. 670.

— ETYM. Ajoutez : Esp. muselina; portug. murselina, musselina; de l'arabe maucili, adjectif de al-Mauril, Mossoul.

MOUSSEUX. Ajoutez :\\S' Les grands mousseux, les vins de Champagne mousseux les plus estimés, les Primes d'honneur, Paris, 4 869, p. 243.

t MOUSSILLON(mou-si-llon, Il mouillées), s. m. Sorte de petite herbe. L'ostréiculteur.... commence par débarrasser le sol [des crassats d'Arcachon] des grandes herbes et des matières étrangères...; mais il a soin de nepasarracher la petite herbe, communément nommée moussillon, Journ.

offic. 4 9 avr. 4 875, p. 2R23, 2" col.

— ÉTYM. Diminutif de mousse 3.

MOUSSON. Ajoutez : ■.— REM. 1. La mousson

d'hiver ou mousson de l'est règne de janvier à juin; la mousson d'été ou mousson de l'ouest, de juillet à décembre. || 2. On a dit aussi monson. Depuis ce temps, plusieurs vaisseaux viennent à Bassora, chargés de marchandises des Indes, et le temps, ou monson, comme ils l'appellent, auquel viennent les vaisseaux, est au mois de juillet : et ils y demeurent jusqu'à la fin d'octobre, passé lequel temps, ils ne pourraient plus sortir du fleuve, i cause des vents contraires ; et justement alors commence la monson pour passer aux Indes, qui dure jusqu'au commencement de mai, thevenot, Voilages, ii, su.

— ETYM. Ajoutez : L'arabe maicsim signifie proprement époque fixe, fête qui a lieu à une époque fixe de l'année.

t MOUSTACHU, UE (mou-sta-chu, chue), adj. Néologisme. Qui a de grosses moustaches. Luco fjoue] un officier en retraite, bougon et moustachu, ALPH. DAUDET, Journ, ojfic. 24 avril IS76, p. 2905. 3' col.

MOUSTIQUAIRE. Ajoutez : — REM. On dit aussi mousliquière. 11 les protègent avec une moustiquière contre les piqûres des mouches, Journ.

ojfic. 49 oct. 4874, p. 4054, 2° Col.

t MOUTARD. — ÉTYM. Ajoutez : « F.n 4826 ou 4 827, les gamins du faubourg Saint-Jacques, où j'habitais, étaient en guerre avec ceux du quartier Mouffetard.... Les gamins du quartier Moufletard appelaient leurs adversaires les Jacques. ...el ceuxci appelaient les autres les Moulfetards : Ohé l méchants Mouffetards ! c'était avec ces cris que la bataille s'engageait. De là, par corruption, le nom de moutard passa dans la langue populaire de Paris, puis de toute la France. Je ne crois pas qu'on en puisse trouver un exemple antérieur à la date que j'assigne, » deschanel, le National, 22 mars 4873, 3» page, 3= col.

MOUT.ARDIER Ajoutez : — REM. La locution : Se croire le premier moutardier du pape, est dans le Trévoux de 4771, et dans les ifemo^>ps publiés en 4 757 par Dunoyer (La qualité de Mme la consule de Nîmes l'avait rendue si fière qu'elle se croyait la première moutardière du pape), Courrier de Vaugelas, t" juillet 4877, p. 2. On ne connaît rien de plus ancien. Il n'y a pas de moutardier parmi les officiers du pape.

t MOUTARDON (mou-tar-dort), s. m. Nom, dans le Loiret, du sinapis arvensis, dit aussi jonc, les Primes d'honneur, Paris, 4869, p. 493.

— ÉTVM. Moutarde.

MOUTON. Il 17° Ajoutez : || Fig. Qui est doux, docile comme le mouton. Et la foule tumultueuse en un instant deviendrait moutonne, Letl. du P. Duchéne, 68* lettre, page 2. || 18" En Normandie, poire de mouton, poire précoce bonne à manger, DELBOULLE, Closs. de la vallée d'Téres, le Havre, 4876, p. 234. || Proverbe. Lorsqu'un mouton quitte le troupeau, le loup le mange.

— HIST. Il XIII' s. Ajoutez : Les pcrrieres [ils] re prendent, s'ont les berfrois levez, Sour pons et so roieles [petites roues] les grans moutons ferrez Fierabras, v. 5335.

— ÉTYM. Ajoutez-: L'objection contre mulilus.ù cause que l'ancienne langue donne à »io«(o)i le sens de bélier, s'évanouirait, si, avec M. Roulin, on pensait que le mouton est dit ainsi, non parce qu'on le châtre, mais parce qu'on le tond, mod'iar signifiant en espagnol tondre, el mutilare ayant eu ce sens en latin : mtttilum caput Sileni, nemes. Ed. m, 33.

t MOIITO.NNADE (moii-to-na-d'), s. f. Poésie,

JÎOY

clianson pastorale. Je venais de chanter de fort jolies moutonnades, dont mes amis étaient dans le ravissement, Hém. de Mlle Clairon, p. ni, ■>' éd. Paris, an vui.

t MODTONNANT, ANTE (mou-to-nan, nan-l'), adj. Oui moutouue, en parlant de la mer. On a devant .soi, plate, grise, fuyante et moutonnante, la mer du Nord, fromehtin, les Maîtres d'autrefois, p. 159.

^ MOUTONNEMENT (mou-to-ne-man), s. m.

Terme de mer. Action de moutonner. Le mouloniiemonl des vagues.

MOD rONNEIl. Ajoutes : \\ 5» Moutonner un herbage, se dit, dans le Calvados, de l'action de mettre un lot de moutons à engraisser dans un herbage, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 2i. Il 6° Se moutonner, se dit, en Normandie, du ciel qui se couvre de petits nuages blancs. Le ciel commence à se moutonner, delboulle, Gloss. de la vallée (l'Yères, p. 2.14.

t MOl'TONNEUX. Ajoutes : [| 2" Se dit, en Normandie, du ciel qui se couvre do petits nnages blancs. Quand le ciel est moutonneux, c'est signe de pluie, pelboulle, Gloss. de la, vallée d'Yéres, p. -M.

MOUTONNIER.— HIST. Ajoutes : xiV s. Que H e.staus as bouviers et as moutonniers [bergers de moutons] do ladite boucherie seront assis alinet par devant ()3 3), varin, Archives adminislr, delà ville de Reims, t. u, i" part. p. 26.

t MOl'rrE (mou-t'), s. /".En parler normand, riiouture, et aussi la farine qui en provient, u. MOisv, iVoms de famille normands, p. 268.

— HIST. xii° s. No puent (les vilains] une heure avoir paiz, Tuz en jur sunt semuns de plaiz.... plaiz de biés, plaiz de montes, Plaiz do fautez, plaiz de toutes, wace, Roman de Rou, v. 6007.

— ËTYM. Bas lat. molta, de molere, moudre. MOCTtTRE.— Hisr. Ajou'es : xiV s. Et aucune

fois fils] ont les congiez donnés (aux meuniers] ensanle d'acort, et volu qne uns le donnast pour l'autre, le droit do leur mouture .sauf (1322), Bibi. des chartes, (875, 3° et -1° livraisons, p. 236.

t MOCVAISON (mou-vê-zoïi), s. f. Nom, en Auvergne et dans le centre de la France, du premier binage annuel doimé à la vigne après la taille du printemps et l'échalassement.

— ETYM. lUouver.

MOUVANT. Ajoutes ; || 6° S. m. Nom, dans les Landes, de sols qui manquent sous le pied.

MOUVEMENT. Ajoutes : — REM. Outre la chimère d'un mouvement qui, à l'aide d'une impulsion première, se conserve indéfiniment, mais qui, dans le fait, s'use par le frottement, les chercheurs du monvement perpétuel se proposent de produire à l'aide d'un travail moteur fini un travail utile infini. Cela est une absurdité mécanique, le travail utile étant toujours plus faible que le moteur.

+ MOUVEMENTER (mou-ve-man-té) , V. a.

\\ i° Terme de lapidaire. Lorsqu'on polit une pierre et qu'il y reste des fils ou traits, il faut, en arrêtant doucement la roue, mouvementer la main de droite à gauche pour les faire disparaître, curiten, Art du lapidaire, p. 482. |l 2° V. réfl. Terme d'art. .Se mouvementer, se donner du mouvement, un mouvement. La femme dont la jambo est déjà presque submergée se mouvementé bien, bOrger, Satuns de insi <i (868, t. i, p. 38.

.MOOVER. Ajoutes :\\S' Dans le langage provincial et populaire, remuer, bouger. L'allégorie, la mylhologic, la poésie sont essentielles à l'esprit humain, et c'est pourquoi précisément l'esprit qui mouve sans cesse doit renouveler sans cesse, par .son éducation progressive, le langage do l'art, BURGER, Salons de (86{ à (868, t. u, p. 4.53. || En Normandie on dit : un enfant mouvant pour remuant ; l'J mnuve toujours.

t MOUVETTE (mou-vè-f), s. f. \\ l» Nom, dans l'Aunis, de l'oiseau attaclié par lapatte pouratlircr dans les filets les oiseaux de mémo espèce, Gloss. annisien, la Rochelle, (S7o, p. (27. 112° Nom en Normandie, de la cuillère de bois qui sert à remuer les sauces.

— ÊTVM. Mouver.

(. MOYEN. Ajoutes : || 19° Moyenne et extrême raison, voy. raison, n° (3. ||20'" Terme de tir. Lorsque plusieurs balles ont frappé une cible, on appelle point moyen, le point par lequel passerait la résultante de forces égales et parallèles, qu'on suppose appliquées au centre des trous de toutes les balles.

MOYENNEMENT. Ajoutes : \\ 2' Avec modération. Désirer sans mesure des choses qu'il ne faut dési-

rer que moyennement, malh. Lexique, fd L Lalanno.

— HIST. Ajoutes : xn° s. Il luisit par parole do doctrine nient moienement [non mcdiocriler], U Oialogc Grégoire lo pape, Paris, (876, p. (05.

■f MOYENNEl'R (mo-iè-neur), s. m. Terme vieilli. .'Médiateur. Considérez.... l'imperfection et l'impuissance de Moïse en cet emploi de moyenneur, en ce que Moïse ne fut pas admis à mourir pour le peuple, s. mestrezat, Serm. (1049).

— f.TVM. tloyenner.

t MOYERE (mo-iè-r'), s. f. Nom donné, en Champagne, aux échalas mis en tas, (es Primes d'/iorejicur, Paris, (869, p. 241.

— ETYM. Dérivé do jnoie, meule (voy. moyette au Dictionnaire).

3. MOYEU. — ÊTYJf. Ajoutez : En Normandie, un moyeu est un noyau de cerise, d'abricot, de prune, df.ldoullk, Gloss. de la valléo d'Yéres, p. 235. La prune confite aura été dite moyeu par comparaison avec un noyau ; le noyau aura été dit motjeu parce qu'il est rond et occupe le centre (voy. MOYEU 2 à l'étymologio).

t MOYEUSE (mo-ieû-z'), adj. f. Pierre moycusc, •s'est dit, anciennement; d'une sorte do pierre défectueuse. Défenses aux carrières de vendre aucunes pierres de taille, moyeuses et filandreuses, sauf à les réduire en moellons.... sous peine de bris des pierres moyeuses et filandreuses..., Arrêt du Parlement, 7 sept. (786.

MÛ. Ajoutes :\\ 3° Terme de grammaire arabe. Syllabes mues, syllabes formées d'une consonne et d'une voyelle, par opposition à syllabes quiescentes, syllabes formées d'une consonue dépourvue de voyelle, Rev. critique, (6 juin 1877, p. 388.

MUANCE. Ajoutes : — REM. Muance s'est dit pour nuance : Le soleil avait pris son char le plus éclatant et ses habits les plus magnifiques ; U semblait qu'il se fût paré Pour plaire aux filles de Nérée ; Dans un nuage bigarré 11 se coucha cette soirée; L'air était peint de cent couleurs; Jamais parterre plein de fieurs N'eut tant de sortes do muanccs, la font, les Amours de Psyché, fin de la 2° partie. (Les éditions ordinaires portent nuances; mais l'édition originale donne bien muances.)

t MUARD (mu-ar), s. m. S'est dit autrefois de celui dont la voix mue. Un muard, dont le nom n'est pas porté ici, parce qu'il ne fera la hautecontre que tant que sa voix n'aura pas changé. Comptes de la maison de Marie de llédicis, chap. musique, an. 1615 et suiv.

f MUCOK (mu-kor), s. m. Nom d'un genre de mucédinées, R. radau, Rev. des Deux-Mondes,

(5 nOV. (870, p. 447.

— (Vl'YM. Lat. mucor, moisissure.

t MUCRONULE (mu-kro-nu-l'), s. m. Terme de botanique. Petite pointe. Échancrures surmontées de mucronules inégaux, sétiformes, Rev. horticole,

(5 août (875, n" (6, p. 307.

— KTYM. Lat. mucro, pointe.

f MUDAK. Ajoutes : || Racine de mudar, racine à odeur nulle et saveur amère, qui est réputée bonne contre les affections cutanées, et particulièrement contre l'éléphantiasis, Journ. offic. 7 fév.

1877, p. 980, 3» col.

MCFLE. Il 6» Terme de métallurgie. || Ajoutes : Partie d'un soufflet sur laquelle est fixée la buse.

— HIST. xvi» s. Ajoutes : L'un [taureau] à l'oreille, ot l'autre au mufle seign'e, /. peletier du MANS, la Savoye ((572), Chambéry, (856, p. 262.

f MUGOT./l;oij(ej : ][ 2° En Normandie, provision de fruits qu'on garde pour l'hiver et qu'on laisse mûrir sur la planche, deldoulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, lo Havre, (876, p. 236.

— HIST. XI» s. N'en fait musgode [de ce qu'il a] pour son cors engraissier, Mais as plus pourcs le donet à mangier, la Vie d'Alexis, st. 5(.

— KTYM. La forme la plus ancienne a une s. Dès lors on peut conjecturer que ce mot provient soit de musser (le musgot serait ce qu'on cache), .soit de muschata, noix muscade [dite en vieux français muflnawfe] (le musgot serait comparé à la noix muscade que l'on serre comme une épice chère).

MUID. — HIST. Il xni" s. Ajoutes : Li diz Huguin paiera.... un meu do vin.... Charte de Toulde (251, dans Arch. des miss, scient. 3° série, 1. 1, p. 27(.

t MULASSIER. Ajoutez : — REM. On trouve mulatier. Dans le Limousin, si célèbre par sa belle race de chevaux, l'éleveur se consacre plus particulièrement à l'industrie mulatière, Journ. offic. 2( avr. (873, p. 27(1, 3" col. Cette forme se rattache à l'espagnol mulato, qui se dit pour mulâtre {voy. ce mol).

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