MUS
MURAL. Il J* Terme d'astronomie.^joureï : On a{ipfclle cercle mural un cercle gradué fixé à un axe horizontal tournant sur deux coussinets placés dans l'intérieur d'un mur ou d'un pilier ; ce cercle doit être exactement dans le méridien du lieu; une lunette est mobile parallclcmcnt à ce cercle.... il sert à la mesure de la déclinaisou des astres, c'est-à-dire de leur dislance à l'équateur du monde. aRago, Asiron. popul. vu, 4.
t MCRET (mu-rè), s. m. Petit mur, mur bas. Les vifiers [pi.ur l'ostrciculturo] sont de petits établissements de 4uo mètres carrés entoures de murets en pierres sèches de 2u centimètres de hauteur, BOLCHON-BHANDELT, Journ. offic. 26 janv.
«877, p. 68U, 3* col.
— HIST. un' S. Et li praiaus enclos estoit D'un mur.et bas...., Li chevaliers as deus espées, publié par Fôrster, v. 4253.
t MCRKITX. El'SE {mu-reù, reû-i'), adj. Qui sert à la construction des murs. Par mètre cube de pierre mureuse, toi du 6 août i62l, Tarif du canal J/oim'eur.
tMUREXlDE. Ajoutes : C'est en 1856 que l'on trouva pour la première fois dans le commerce un rouge amarantin très-beau tiré de l'acide uriquc; celte coloration, appelée murexide, fit sensation, mais dura peu, parce qu'on ne tarda pas à tirer de l'aniline un rouge plus vif encore et plus facile àappliquer,;. laverrière, Uém. d'agric. etc.
t Ml'RGER. Ajoutez : — REM. On dit aussi murgier et meurger. Celte enceinte est formée par les restes d'un murgier fait de moellons de craie, dont une grande partie subsiste encore aujourd'hui, PEIGNÉ DELACOLRT, J. César, ses itinéraires en Belgique, elc. Péronne, <876, p. n.
— HIST. XIII' s. Les entrées dou bore estoient closes de murgiercs [tas de pierresj. Ilist. occid. des croisades, t. ii, p. 404. || xiv s. Lequel vallet ainsi mort, ledit Nicolas l'eust fait trayner aus champs, et fait enterrer et couvrir en un murgier de pierres, du cange, murgerium.
t MCRSiCR.\TErR. Ajoutez : -^ REM. On a dit aussi murmureur : xiv* s. S'aucun murmureur et mesdisant qui tousjours porte envie à bien et à paix et s'efforce de semer entre nous discorde.., Chron. de Saint-Denis, t. i, f° 196, verso, col. <.
MURMURER. Ajoutez : || Murmurer que, murmurer de ce que, se plaindre de ce que. Je ne murmure point qu'une amitié commune Se range du parti que flatte la fortune, rac. Brit. m, 7.
t MURRHE (mur'), s. f. Terme d'antiquité. Substance dont on faisait les vases murrhins. M. de Rossi nous informe qu'on a retiré de la Marmorata, ces jours derniers, de la murrhe, pierre orientale très-tendre, dont on fabriquait des vases précieux, mais fragiles, Journ. offic. 31 janv. <86o, p. 13", 1" col.
I MUS.XCÉES. — ÊTYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. élym.. n'admet pas que les botanistes aient rattaché le nom de celte famille de plantes à Musa, médecin d'Auguste; suivant lui, c'est l'arabe mou;, bananier, qui a fourni l'appellation.
MUSCAUIN. Ajoutez : — REM. Muscadin, au sens de petit-maître, est antérieur à la révolution. Lamettrie, la Faculté vengée, ii, 8 (1747), a désigné sous le nom de Muscadin, un médecin de Paris nommé Sidobre,petit-maitre empesé, parfumé : • Muscadin : Je suis tout or, jusqu'à mes boucles et mon plat à barbe. > Muscadin est, en outre, le nom d'un personnage comique dans un tableau de Wattcau représentant une fête populaire à Lille, nommée fête du Broquelet (du fuseau); voy. li~ CLÉMENT, Fêtes civiles et religieuses du déparlement du Kord.
t MCSCARLVE (mu-ska-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde trouvé dans Yammanitamuscaria ou fausse oronge ; il est très-vénéneux.
j 3. MCSE. Ajoutez : — ÉTYM. Arabe, mauz, bananier.
t 5. MUSE (mu-z'), (, f. Nom donné, dans le Rh6ne, aux chèvres sans cornes ; elles sont généralement plus douces que les autres, les Primes d'hnnn'ur, Paris, 1872, p. 378.
MUSEAC. Ajoutez : || 8* Le museau, dit aussi bombyx à mu'<«au, ou phalène en museau bombyx pnlpina.
MIJT
«. MUSER. — ÉTYM. Ajoutez : On a voulu rattacher miiîer au latin musinari, qui signifie faire lentement, perdre le temps en bagatelles, muser; mais d'abord miwinnri aurait donné tnusner; puis c'est une leçon douteuse; la forme habituelle est muginari.
t MU.SERIE (mu-jie-rie), J. f. Action de muser, de perdre son temps à des riens.
— HIST. IV* s. Bien estoit sa muserie veue de plusieurs pucellcs ; car luy, comme ententif, estoit moult embronché en la fontaine clere et luysant, Perceforest, t. v, f° 85. recto.
MUSEITE. Ajoutez : || 8" Espèce de sac dans lequel les écoliers serrent leurs iiapiers. Trousses, musettes d'écoliers, courroies pour couvertures, .■Km. Didot-Boltin, (871-72, p. H46, 2' col.
t 2, MUSETTE (mi-zè-t'i, s. f. En Normandie, nom do la mu-saraigne, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. 236.
— ETY.M. Muse, museau, la musaraigne ayant un petit museau pointu.
MUSICALE.MENT. Ajoutez : Jeannot, qu'il n'est pas que vous n'ayez vu autrefois au Cours accorder si musicalement sa voix avec sa vielle, coulanges, à Mme de Grignan, 7 juill. t703. dans sÉv. t. X, p. 4ai, éd. Régnier.
MUSIQUE. Il 11» Ajoutez : || Familièrement, une autre musique, une autre manière de parler, de se conduire. Ah! ah! voici une autre musique [il s'agit de Marphurius qui n'écoute pas plus Sganarelle que Pancrace, mais qui s'y refuse d'une autre façon], mol. le Mariage forcé, se. 8. 1 15° Terme de maréchal. Les clous du fer d'un cheval font de la musique, sont brochés en musique, lorsqu'ils ont été irrégulièrement plantés et qu'ils viennent sortir sur la corne à des hauteurs inégales. || Proverbe. C'est le ton qui fait la musique, voy. 2 TON, n" 8.
t MUSIQUETTE (mu-zi-kè-t'), .■;. f. Par moquerie, petite et chétive musique. Pour nous dédommager un peu de toute cette musiquetle [des opérettes], on annonce comme très-j rochaine une nouvelle pièce de M. Barrière au Vaudeville, alph. DAUDET, journ. OjfiC. t6 nov. 1873, p. 9346, 2' COl.
MUSQUÉ. Ajoutez : || 16" On a dit familièrement envoyer une chose toute musquée, pour dire l'envoyer en l'accompagnant de choses honnêtes, et sans qu'il en coûte ni soins ni argent à celui à qui on l'envoie, Dict. de VAcad. <8I4 (inusité aujourd'hui). Dès que sa pension est échue, le tré sorier la lui envoie toute musquée, 16. Deux ans après, savoir en <680, il [BossuetJ me fit obtenir des dispenses musquées pour ma charge de tré sorier de France, lesquelles m'auraient coûte (400 livres, suivant le tarif de ce temps-là, É. mil LER, Pierre Taisand.
t MUSQUINIER. Ajoutez : — REM. Ce parait être le même que mulquinier (voy. ce mot au
f MUSTANG (mu-stangh'), s. m. Nom des chevaux sauvages de la pampa de la Sud-Amérique. Avec des rations qui empêcheraient à peine nos chevaux de mourir, les mustangs de la pamp vivent et prospèrent parfaitement, Journ. offic.
13 nov. (876^ p. 8217, 2= col.
t MUTÉ, EK (mu-té, tée), adj. Terme d'administration. Qui a subi un changement de propriétaire. Dépense des mutations cadastrales : par suite de l'accroissement du nombre des parcelles mutées, le crédit inscrit au budget de 1874 se trouve insuffisant pour le payement intégral des frais de mutations cadastrales, Lettre commune lith. des C07ilrib. directes, de janvier 4 «74.
— F.TYM. Lat. mutare, changer.
MUTILÉ. Ajoutez : || 5° Un objet en métal poli est dit mutilé, lorsqu'il présente de légères dégradations à sa surface extérieure.
t MUTINE.MK.XT (mu-ti-ne-man), s. m. Action de se mutiner.
— HIST. xvi' s. Il eust mieux valu qu'il [François I" prisonnier] les eust entretenus [des sold.its espagnols révoltés] en cet humeur et mutincment...., BRANTOME, Copi't. estr. Ch.de Lauiwg.
MUTUEL. Ajoutez : || i° Il s'est dit pour alternatif. Les aventures du monde Vont d'un ordre mutuel, Comme on voit au flux de l'onde Un reflux perpé luel, malii. Lexique, éd. L. Lalaiine.
MYX
t MUTUELLISl'E. Ajoutez : Les muluellistes su proposent d'organiser le crédit mutuel et gratuit, Journ. offic 7 mars 1872, p. 1618, 2° col.
■t MYCÉLIAL, ALE (mi-sé-li-al, a-l'), adj. Qui appartient à un mycélium. Des filaments mycéliaux.
t MYOCARDE (mi-o-kar-d'), s. m. Terme d'anatomie. La partie musculaire du cœur.
— ETYM. Mû:, muscle, et xaiôiot, cour.
t MYOSPECTROSCOPE (mi-û-spèk-tro-sko-p'j , s. m. Spectroscope disposé pour étudier la structure du tissu musculaire, ranvier, le Progrès médical, 3 mars 1877, p. tel, 2« col.
— ETYM. Mû;, [jLooc, muscle, et spectroscope.
t MYRINGITE (mi-rin-ji-t), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane du tympan.
— ËTYM. Bas-lat. miringa, la membrane du tympan, corruption de v-tivifi (on sait que l'y] se prononce »' dans le grec moderne). Il vaudrait mieux éciire miringite.
MVROBOLAN. — REM.'ijoitleï : || 2. On le trouve aussi, en tant qu'adjectif populaire, écrit mirobolant. Eh ! c'est la bande ! c'est la fameuse, la superbe, l'invincible, l'a jamais triomphante, séduisante et mirobolante bande du Jura, u"° de gasparin, Bande du Jura, n, Premier voyage, 2° éd. Paris, 1865.
t MYRTIL ou MYRTILLE. Ajoutez : [[ 2° La myrtille, sorte de papillon, noctua myrtilli.
t MYSORINE (mi-zo-ri-n'), s. f. Terme de minéralogie. Carbonate de cuivre anhydre.
MYSTÈRE. Il 6» Ajoutez ; |[ Faire mystère de, dans le xviii" siècle, considérer comme mystérieux, difficile à comprendre, délicat à expliquer. Aristole, qui a fait un mystère de ce poète [Homère], et qui l'a pris pour prototype de son art, chapelain, dans Bibl. des ch. t. xxxi, p. 234. Du nom de philosophe elle fait grand mystère. Mais elle n'en est pas pour cela moins colère, mol. femmes sav. n ,9.
MYSTIFICATEUR. Ajoutez : \\ 2° sd). Mystificateur, mystificatrice, qui mystifie. 11 ne nous resterait plus qu'à soupçonner le héros de l'aventure d'une fantaisie mystificatrice à laquelle des esprits sérieux n'échappent pas toujours, le Temps, 3U oct. 1876, 2" page, 5° col.
MYSTIQUE. Ajoutez : || 6" Testament mystique,
voy. TESTAMENT, 0° t.
t MYSTIQUERIE (mi-sti-ke-rie), s. f. Mauvais mysticisme, mauvaise composition mystique. D'autres disaient queDesmarets [l'auteur de Clovis] avait perdu son âme en écrivant des romans, et que, vieux, il avait perdu l'esprit à écrire de la mystiquerie, vigneul-marville, Mél. d'hist. et de litt. p. 275.
t MYTHOGRAPllIE. Ajoutez : |[ 2° Étude des contes, employé en ce sens par M. Gaston Paris, Revue critique, 22 août 1874, p. 113.
t MYTUOLOGIADE (mi-to-lo-ji-a-d'), s. f. Par dénigrement, scène de mythologie représentée par la peinture ou la sculpture. Pour ces nobles [ironiquement] peintres de l'idéal, la nature n'est de rien : un prétexte tout au plus, pour y maçonner un tombeau, ou pour y évoquer quelque mythologiade, bûrger, Salons de 1861 à 1868, t. i, p. 56. Les mythologiades et autres compositions raffinées de la petite pléiade pseudo-antique, m. ib. p. 2k».
f MYTHOLOGISER. ^joutcî : Ceux qui ont voulu mythologiser sur les fantaisies des poètes..., la mothe le vayeii, Dial. d'Orat. Tubero, t. ii, p. 302.
t MYTHOLOGISTË. Ajoutez : — REM. Mythologiste se trouve dans Corneille : Un auteur qui cite le mythologiste Noël Le Comte, Ex. de la Toison.
MYTUOLOGUE. Ajoutez : — REM. Mythologue se trouve dans Cotgrave sous la forme de ?»i/thologe.
t MYXOGASTRE (mi-kso-ga-str'), s. m. Champignons gélatineux, devenant avec l'âge filamenteux, et dont la nature végétale avait été d'abord méconnue par les naturalistes, qui les rapprochaient des animaux inférieurs appelés amibes, coOKE et BERKELEY, Ics Champignons, séries scientifiqites internationales.
— Etvm. MOÇï, mucosité, et Youirip, ventre.
t MYXOMYCËTE (mi-kso-mi-sè-f), s. m. Synonyme de myxogastre (voy. ce mot ci-dessus).
— ETYM. MOÇa, mucosité, et (njxr,;, champignon.