PEL
incessante multiplication, un temps viendra oît les énergiques piétons seront rares, de cuerville, le Temps. 2( août (87i, 3* page, ♦' col.
t PÉDIATRIE (pé-di-a-trie), s. f. Médecine des enfants.
— ETVM. n«ï;, naiôo;, enfant, et tavpcia, médecine.
t PEDIGREE. — ETVM. Ajoute: : Les étymologistcs anglais disent que pedigree est le français par degré, corrompu dans la bouche anglaise.
t 2. PÊGOT (pé-go). s. m. Nom, dans l'Avcyron, de la matière gluante qui enveloppe les fromages de Roquefort, première couche qu'on enlève en raclant, ici Primes d'honneur, Paris, (869, p. 307.
— ÉTïM. Pègue, qui se dit pour poix en quelques provinces (voy. POix).
t PÉGCLLlfiRE"(pé-gu-llè-r', H mouillées), s. f. Nom, dans le département des Landes, des sentiers qui servent de passage aux troupeaux dans les forêts de pins. Les larges pare-feu pourraient, en outre, être utilisés comme pégullières; ils serviraient ainsi de passage et de lieu de stationnement aux troupeaux, fahé. Enquête sur les incendies des Landes, p. xxxii, (873. || Ou trouve aussi écrit pégullié, péguilley, péquillcy.
— HIST. Ce paraît être un dérivé de pègue, une des formes de poix (voy. ce mot). Comparez PÉGOLIKRE au Dictionnaire.
PEIGNE. Ajoutez .-llll" Terme d'ornithologie. Membrane vasculaire située dans l'humeur vitrée et qui. fixée sur le nerf optique, s'étend depuis le point oîi ce nerf pénètre dans l'œil jusqu'à une distance variable, .Irarf. des se. Comptes rendus, p, lxxix, p. (154. Il 12° Marchand de peignes de soie, celui qui fait le commerce des parties de chaînes qui restent attachées aux métiers après la fabrication des étoffes de soie, Tarif des patentes, (858,
t PEIGNERIE (pè-gne-rie), s. f. Action de peigner la soie, le coton, etc. Peigncrie ou corderie de bourre de soie par procédés mécaniques, Joum.
Offic. 23 nov. (876, p. 8592.
t PEIGXON. Il S. m. pi. y) joutes : Les flanelles étroites auront au moins 36 portées 3/4 et demi de large, et 27 aunes de long sur le métier.... elles seront faites de bonnes laines du pays, sans plis, peignons ni agnelins, Arrêt du Conseil, (6avr.
t PEfNTADE (pin-ta-d'), ». f. Orthographe pour pintade que suivaient Cuvier et le grand Dictionnaire des sciences naturelles ((825-1826). L'étvmologie n'est pas favorable à cette orthographe.
7 PElNTELfi, ÉE (pin-te-lé, lée), adj. Qui a la nuance de la pintade. Dans le bas, deux chiens de chasse, un oiseau royal et un faisan peintelé, l, gou- GENOT, dans llém. inéd. sur l'Acad. de peint, t. u, p. 388, Un chien en arrêt sur des faisans, dont un peintelé, ib. p. 390.
— ËTYM. Peintade ou pintade.
t PEITHO (pé-to), s. f. La ((8" planète télescopique. découverte en (872 par M. Luther.
— ITY.M. risiOw, la déesse de la persuasion.
I PÉKINADE (pé-ki-nad'), s. f. Étoffe pour ameublement. Pékinade, laine, coton et soie, Journ. offlC. 4 fév, (872, p. 831, 2'col,
t 2. PELAGE. Ajoute: : \\ 2" Action d'enlever la couche superficielle du sol. U faudrait lui donner [au pare-feu] une largeur de beaucoup supérieure à celle des routes et y pratiquer le pelage du sol à sable nu,... un pelage annuel serait insuffisant, Enquête sur les incendies des tondes, p. 28. Un pelage semestriel, ib. p. (7(.
t PEI.ATTAGE (pe-la-t,vj'), ». m. Terme de tannerie. Action de faire tomber le poil des peaux. Ateliers de pelattage et de séchage des peaux, 2' liste supplém. des établiss. dangereux insal. ou ineomm.
— EtYM. Formation fort irrégulière tirée du bas-lat. pelare, 61er le poil d'une peau, de l'anc. franc, pel, du lat. pilus. On trouve dans le baslai. peUatura, action d'épiler les peaux.
PELE-MElÉ. — HlST. Il xiii* s. Ajoute: : Par force et par prouece fu lichastiaus conquis, Melle pelle i entrasmes avec les Sarrasins, Floovant,
t PftLERINER (pè-le-ri-né), t). n. Aller en pèlerinage.
— HIST. XVI' s. Guercs n'y sert peleriner ; Toujours les douleurs s'entre-tiennent. L'on peut tant qu'on veut cheminer, Ceulx qui s'en vont après reviennent, l'.^mant rendu cordelier, p. 543.
t PKLlSSf,, f,E (pe-li-sé, sée), adj. Garni de ne-
PEN
lisse, fourré. Des souliers pelisses, p. girai'deao, la Banque rendue facile, p. 387.
t PELLETAI' (pè-le ta), s. m. Nom donné aux hommes expédiés comme manœuvres à Saint- Pierre, à Terre-Neuve, et employés seulement au déchargement de la morue salée. 11 [M. Clapier] a parlé de 638 bâtiments de pèche de Terre-Neuve et d'Irlande; c'est vrai, mais il a compris dans ce chiffre les chaloupes de pelletais, Journ, offic. 29 janv. (872, p. 865, (" col. Ce bâtiment [un terreneuvier], sur lequel plusieurs autres navires de la baie [de Sainl-BrieucJ, allant à Marseille, avaient versé leurs pelletats, avait à bord 72 hommes, y compris l'équipage, Avranchin du 27 nov.
— ÉTYM. Mot formé de pelleter, remuer à la pelle.
t PELLETEUR. Ajoutez ; || 2" Ouvrier qui pelle, qui remue à la pelle.
+ PKLLEVERSOIR (pè-lc-vèr-soir), s. m. Fourche à deux dénis dont on fait usage pour la culture du maïs dans ie Lauraguais, les Primes d'honneur. Paris, (87U, p. 608.
t PELLIOX (pè-li-on), s. m. Nom donné à la toison des chabins ou hybrides du bouc et de la brebis (Chili). Leur toison [des chabins], à longs poils, demi-laineuse, connue sous le nom de pellion, est très-recherchée pour tapis, couvertures et chabraques, carl vogt, tenons sur rftomHie,trad. franc, p. 554.
t PÉLODYTE (pé-lo-dite), s. m. Espèce de grenouille d'un vert cendré, ponctué de noir.
— ETYM. nr,).o;, limon, et sviiv, entrer,
t PfiLOGÈNE (pé-lo-jè-n'), adj. Qui se forme dans le limon, dans l'argile. Roches pélogènes. Ecole forestière, programme, (876, p. 39,
— F.TYM. nTi)oç, limon, et yivTi;, engendré.
t PELOX (pe-lon), s, m. Nom, dans l'Aunis, de l'épi de maïs dépouillé de ses grains, Gloss. aunisien, (870, p. (33.
t PELOPÉES (pé-lo-pée), ». m. pi. Genre d'insectes hyménoptères qui construisent avec de la terre des nids en spirale ; on les nomme aussi potiers et guêpes maçonnes.
— ETY.M. JIr,>.o;, boue, et jtoiEîv, faire. PELOTE. Ajoute: : || 16" La boule avec laquelle
on joue à la paume ou à la balle. Il n'y a point de doute que, si la pelote tombe, ce ne soit par la faute ou de celui qui la jette ou de celui qui la reçoit, malh. Lexique, éd. L. Lalanne, En jouant c'est bien quelque chose d'aller bien à la pelote et la recevoir comme il faut, ID, ib. || 17° Droit de pelote, droit perçu en argent ou autrement par les abbés des artisans, au profit de leuts confréries, JULIEN, Comment, sur les statuts de Provence, 1. 1, p. 600. Ledit seigneur évêque,,,. parvenu qu'il a été à la porte Saint-François, aurait libéralement livré et baillé son cheval à la grande jeunesse de ladite ville pour le droit de-pclote dti à cause de ladite entrée, Prise àe possession de l'évéchè de Fréjus, le 2 févr, (659, || Le droit de pelote était dû aussi par les filles qui se mariaient avec des étrangers (Toulon); on fermait les portes, et on no laissait partir la mariée que quand elle avait payé à l'hùpital des pauvres le droit fixé à un pour cent de la dot,
PELOTO,\, Il 1° Ajoutes ; || Fig, Si nous n'étions pas des pelotons de contradictions, dider, Œurr. compl. (82(, t, rx, p, 93, Il 6° Terme de turf. L'ensemble des cavaliers et des chevaux en train de courir,
I PELOTOXNESrEXT (pe-lo-to-ne-man), s, m. Action de pelotonner; état de ce qui est pelotonné. Petites masses irrégulières, produites par le pelotonnement des veines, Dict. de médecine et de chirurgie, art, eoncoc^Ie,
t PELTOCÉPHALE (pèl-to-sé-fa-l'), ». m. Nom d'une famille de crustacés.
— ETYM. néXiTi, sorte de petit bouclier, et KtyjXr), tête.
t PENAILLERIE (penâ-lle-rie, il mouillées), ». f. Assemblage de penaillons, de haillons. || Voltaire l'a dit, comme La Fontaine penaille, en mauvaise part, des moines : C'était l'honneur de la penaillerie.
PÉNAL. — HIST. Ajoute: : xil* s. U [les hommes pieux] en lur mort voient les visions des devant alanz sainz, par ke [par quoi] il ne criement mcisme la poinale sentence de lur mort, U Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 208.
t PÉNALEMENT (pé-na-le-man), adv. Avec un caractère pénal, par opposition à civilement. Ces êtres (collectifs, constitués en personnes civilesl
PEN
jouent en ce qui concerne le droit civil le rôle d'une personne.... cette personnification se cuiilinuera-t-elle jusque dans le droit pénal? est-il possible que l'être collectif soit lui-même un agent pcualement responsable des délits'? ortolan, Eléments de droit piinal, 4' éd. t. i, n' 491-402. Que plusieurs (des membres de la communauté], que tous, si l'on veut, aient exécuté le délit; chacun de ceux qui y auront pris part aura à en répondre penalement; mais, en la personne métaphysique de l'être collectif, cette idée de respunsibilité pénale ne peut trouver place, id. ib. Le détenteur de ces boissons est responsable penalement de cette contravention, à moins que, par une dénonciation précise, il n'ait mis l'administration à même d'eïercer des poursuites utiles contre son véritable auteur, Gaz. des Tnb. <9 janv. (876, p. 62. 3* col.
PÉXALITÉ. — HiST. XV* s. Àjoutei : Les misères et enfermetez du corps.... lesquelles agravent et retardent l'ame par la pénalité de cesto mortalité, Intern. consol. u, 26.
t PENCUKT (pan-ché) ou PE.VC.HOT (pan-cho), s. m. Nom, dans l'Oise, du coquelicot, les Primes d'honneur, Paris (872, p. 64.
— ÉTYM. Pencher, à cause que la fleur, supportée par une tige grêle, penche vers la terre.
t PENIIAGE. Ajoutez: ||Tous les travaux qui se font au-dessous du niveau de la bure sont placés en aval-pendage ; ceux qui se font au-dessus sont eu amont-peudage ; les parties de la couche sont, dans le même sens, en amont et aval-pendage. Il Pendage au droit, se dit quand le mur reste audessus du combustible; et pendage à l'envers, quand le mur reste au-dessous du combustible.
1. PENDANT. Ajoutez : \\ 11" Pente. C'est en ce détroit qu'est assise la ville de Leucade, attachée contre le pendant d'une petite montagne, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t PE.NDlLLOiV. Ajoutez :\\2' Petit bijou servant de pendeloque. Autour du cou (des Mauresques et Israélites d'Algérie], des colliers garais de plaques diverses avec ou sans pendillons, Journ
Ojjic. 27 juill. (874, p. 6288, 2* col.
(. PENDULE. Il 2° Terme d'artillerie. Ajoutez: Il Pendule électro-balistique, appareil fondé sur l'emploi de l'électricité et employé au même usage.
2. PENDULE. Ajoutez ; || 3' Prêt à la pendule, s'est dit de prêts qui se faisaient durant le système de Law. Chez les banquiers de la rue Quincampoix, les courtiers se procurent de l'argent à 2 pour (00 par heure; c'est ce qu'on appelle les prêts à la pendule, n. babou, Journ. o/fic. (9 mai) 876, p. 3528, t" col.
. PÉNÉTRATION. Ajoutez : || 3° Terme de géométrie descriptive. Il y a pénétration lors de l'intersection de deux surfaces, quand l'une de ces surfaces pénètre l'autre de part en part, c'est-àdire quand toutes ses génératrices rencontrent l'autre en deux points, au premier point d'entrée, au second point de sortie; en ce cas, l'intersection se compose do deux courbes distinctes, celle qui joint les points d'entrée et celle qui joint les points de sortie.
PÉNÉTKER. Ajoutez : || 9» Se pénétrer, exercer la pénétration sur soi-même, prendre intelligence de soi-même. Plus la nuit jalouse redouble. Plus nos yeux tâchent de s'ouvrir; D'une ignorance curieuse Notre âme, esclave ambitieuse, Cherche encore à se pénélrer, lamotte, Odes, l'homme.
PÉNIDLE. Ajoutez : || 3» Des âmes pénibles, des âmes difficiles à gouverner par un directeur. Il est certain qu'il y a des âmes qui sont pénibles, ST-CYRAN, dans ste-beuve, Port-Hoyal,i. I, p. 461, 3* éd.
PÉNICHE.— ÉTYM. Ajoutez : L'a.ng\. pinnace, est le français pinasse (voy. ce mot au Dictionnaire).
t PÉNIDE. — ÊTVM. Ajoute: : D'après M. Devic, Dict. étym., pénide est le persan pdnidli, sucre purifié; celte étymologie est bien préférable à l'étymologie grecque.
PÉNITENCIER. Ajoutez : \\3' Homme renfermé dans un pénitencier.
PÉNO.MBUE. Ajoutez : — REM. Il est plus général de dire que la pénombre résulte des dimensions du corps éclairant. Entre les points qui reçoivent de la lumière de la surface entière du corps éclairant et ceux qui, n'en recevant aucune, sont dans l'ombre proprement dite, se trouvent des points qui reçoivent de la lumière d'une portion jifui ou moins ctejuluo de cette surface; ces I
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points sont dans la pénombre. || Particulièrement, en parlant des taches du soleil, nom donné à une zone de teinte moins sombre qui entoure le noyau des grosses taches.
t PÉNOMBRE, ÉE (pé-non-bré, brée), adj. Néologisme. Orné d'une pénombre. Les portraits de deux demoiselles, dont l'une, en robe bleue, a le visage doucement pénombre, bûrgeb. Salons de (861 à (868, t. II, p. 315.
t PÉNOMBREUX, EDSE {pé-non-breù, breù-z'), adj. Néologisme. Qui appartient à la pénombre. Aart van der Neer, le grand peintre des effets de lune, si prestigieux dans .ses éclats, parce qu'il les ménage, si transparent dans les parties pénombreuses, bûrger, Salons de (86( à (868, t. u, p. 516.
(. PENSÉE. Ajoutez : || 11° La libre pensée, l'opinion des libres penseurs.
— REM. Pascal a dit : Une pensée de derrière, pour fond de la pensée (voy. au Dictionnaire le n' (). Cette forte expression a été reprise sous la forme de : pensée de derrière la tête. Maurice était sincère; peut-être sa pensée de derrière la têto était-elle de gagner du temps, peut-être avait-il quelque autre intention, v. ciierbulikz, Rev. des Deux-Slondes, (6 janv. (876, p. 278. Celte dernière forme est elle-même de Pascal : J'aurai aussi mes pensées de derrière la tête, éd. de E. Havet, I8ri2, Appendice, p. 633.
( PENSER. Ajoutez : — REM. 1. On lit dans Mme de Sévigné : Un beau matin nos états donnèrent des gralificatiùns pour cent mille écus ; un bas Breton me dit qu'il pensait que les états allassent mourir, de les voir ainsi faire leur testament, (3 sept (671. On dirait plutôt aujourd'hui allaient. Allassent indique davantage le doute. Il 2. Ailleurs Mme de Sévigné écrit à Mme de Grignan, qui était en Provence : Je n'eusse jamais cru que Ib beurre dût être compté dans l'agrément de vos repas; je pensais que vous fussiez en Bretagne, 25 juillet (689. Ici le subjonctif est indispensable; car la phrase veut dire : j'aurais pensé que vous étiez en Bretagne.
PENSIONNAIRK.— HIST. Ajoutez : xiV s. Mises (dépenses] pour pencionnicrs de ceste anée présente [à Abbeville], Hec. des manusc. inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. (58.
-f- PENSIVITÉ (pan-si-vi-té), s. f. Néologisme. Caractère pensif. Les yeux (d'un portrait] ont une pensivité pénétrante et portent leurs regards au delà du temps présent, bergerat, Journ. offic. (0 mai (877, p. 3477, 3« col.
t PENSOTTER (pan-so-té), v. n. Néologisme. Penser chétivement. Avec cela on vivotte, on pensotle, L. desnoîers, les Béotiens de Paris,
— ËTYM. Dérivé formé do penser, comme de vivre, viiiolcr.
i PENTALPUA (pin-tal-fa), s. m. Terme d'antiquité. Figure composée de cinq alphas, pentagone sur les côtés duquel sont des triangles isoscèles. Au centre du iceau, on voit une grande étoile à cinq pointes, le pentalpha, connu chez les Juifs et les musulmans sous le nom de signe de Salomon.... le pentalpha signifie que le propriétaire du sceau est fils de Salomon, F. delaunay, Journ. o/Jic. 23 juill. 1873, p. 4952, 3" col. || C'est sans doute pentalpha ou pentalphe qu'on a voulu imprimer dans ce passage de Cazotte : Mon camarade, à l'aide d'un roseau.... trace un cercle autour de lui.... et en sort après y avoir dessiné quelques caractères : Entrez dans ce penthacle, mon brave, me dit-il, et n'en .sortez qu'à bonne enseigne, le Diable amoureux, ch. 2 ou (3, Paris, (H46.
— ETYM. IUvTa).(f=t, do TtévTe, cinq, et àlçot, alpba.
t PENTATOME (pin-ta-to-m'), «. m. Genre d'insectes hémiptères, qui comprend la punaise des bois.
— ETYM. IlévTE, cinq, et toji.^;, section.
t 2. PENTIÈRE (pan-tiê-r'), s. (. La partie d'une montagne qui est en pente, qui n'est pas disposée en plateaux. Champ-braillard est un des endroits les plus dangereux du lac de Sylans; éloignée de toutes habitations, la route, à partir d'un brusque contour, se trouve, au nord, resserrée entre une haute montagne, dont la pentière est couverte, de la base au sommet, par uij taillis et une épaisse forêt de sapins, cl, au sud, par un précipice rapide qui va se perdre dans les profondeurs du lac, Courrier de l'Ain, (u mars (877.
— HIST. xvi* s. La pantiere de la brèche, paré, t. ui, p. 706.
— LTïM. Dérivé de pente.
PER
t PÉNULK (pé nu-l'), s. f. Terme d'antiquité. Vêlement rond, fermé do toute part, sauf une ouverture pour passer la tête (lat. p;rmUa).
PÉPEKIN. — ETYM. Ajoutez : Le {léperin est un tuf composé de cendres et de petites pierres calcinées qui, après avoir élé rejelées par le volcan, ont été entraînées et amalganues par les torrents de pluie qui accompagnent toute éruption très-violente, .... les petits charbons semés dans ces luis gris ont paru aux italiens des grains de poivre, d'oii le nom de peperino, beulé, Rev. des Deux- Mondes, i" mai (87U, p. a«.
l'EPIN. — HIST. Ajoutez : xiV s. En plusors lieus par les gardins [jardins] l-ist 11 dux planter dos pépins Des pomcs qu'en out aportées, Dunt bêles entes sunt puis nées, BENOIT, Chronique, t. ii,
PÉPINIÈRE. Ajoutez : \\ 8" Pépinière volante, trou ou potetûu l'on met plusieurs grainesd'arbre, et oii l'on reprend ensuite des sujets. On agrandit.... les potels jusqu'à leur donner C» à (",50 do long sur 60 cent, do large,... on mettait environ 70 à 80 glands par trou; c'est ce qu'on appelle pépinières volantes. Rebois, des monta<jnes,Coiiipli'S rend. (869-74, 2' l'asc. p. 70. Chaque potet constituerait une pépinière volante d'oii l'on tirerait plus tard les jeunes sujets de 2 à 3 ans.... ib. p. 95.
t PÉOUIN. — ETYM. Ajoutez : Le texte suivant porterait à croire que péquin n'est pas un terme de soldats : Piiquin : terme injurieux qui équivaut à ignorant, sot, imbécile; homme intéressé, avare au dernier degré ; c'est aussi un sobriquet que les soldats se donnent entre eux, d'hautel, Dict. du bas langage, imni. D'IIaulel se trompe ; pequin était une qualification non que les soldats se donnaient entre eux, mais donnaient à ceux qui n'étaient pas militaires (voy. au Dictionnaire l'anecdote do Talleyrand et Augercau). Voici un renseignement traditionnel qui donnerait quelque chose de positif sur l'origine de ce mot. Péquin daterait de la fête de la Fédération, suivant le dire d'un général qui y assistait, dire transmis de bouche en bouche jusqu'à la personne qui m'en a fait part : à cette fête, il y avait des délégués militaires, et des délégués des cantons; ces derniers, on les nomma par abréviation des cantons; la plaisanterie vit dans cantons la ville de la Chine et y substitua le nom de la capitale, Pékin.
t PÉRA (pé-ra), s. m. Nom, dans l'Indre, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, Paris, (873,
t PERAMBULATION (pè-ran-bu-la-sion), s. f. Mot forgé du latin. Voyage, course. Le retour du Père Quesnel et sa perambulation ne furent pas sans quelques difficultés et sans aventures, ste-beuve, Port-Royal, t. vi, p. 274, 3" éd.
— KTYM. Lat. perambulare, parcourir.
t PÉRAMÈLE (pé-ra-mè-l'), s. m. Genre de mammifères de l'ordre des marsupiaux dont les femelles sont pourvues d'une poche abdominale.
— ETYM. nVifa, poche, sac, et le lat. mêles, blaireau.
PERCE. Ajoutez : \\ 3" Manière dont un objet est percé. La perce do la clarinette est cylindrique
2. PERCÉ, s. ni. Ajoutez : || 2' Nom, à Nancy, d'un pain dit aussi couronne.
PERCEPTKUR. Ajoutez :\\i' Adj. Percepteur, perceplrice, qui perçoit les sensations. Les centres nerveux percepteurs, p. bert, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. (74.
t PERCEPTRICE (pèr-sè-ptri-s'), s. f. La femme d'un percepteur. Mme la perceplrice. Progrès de ('i,'s(, dans l'Opinion nationale, 3 mai (876, 3° page, 6* col.
t PERCETTE (pèr-sè-f), s. f. Nom, dans l'Aunis, do la vrille, Gloss. auntsien, p. '(33.
(. PERCEUR. Ajoutez :\\3'' Perceur de perleiî, Tarif des patentes, (868.
2. PERCHE. Ajoutez : || 10° Tendre la perche, tsndre une perche à quelqu'un en danger de se noyer. || Fig. Venir en aide à quelqu'un. Aujourd'hui, 'Van B..., vous tendez la perche à B.... en adoptant sa version. Gaz. des Trib. (5 avril (874, p. 362, 3° col.
— REM. La perche de Paris valait B",847( ; celle des Kaux et Forêts, 7", (465. La perche carrée do Paris, mesure de superficie, valait environ 34 mètres carrés ; celle des Eaux et Forêts, B( mètres carrés.
t PERCHÉE. Ajoutez : — HIST. XTi* S. Voyez ceste perchée d'oiseaulx, comme ils sont douillclz et en bon poinct, bab. v, 6.
:go
PER
t PKRCHIS. Il S* Ajoutez : Lorsque le pin est l'essence dominante, il est préférable de faire usage du petit feu, en ayant soin d'agir trés-prudemmenl dans les jeunes perchis, Enquête sur les incendies
de fOTétS. (869, p. 63.
+ PERCOLATECR (pèr-ko-la-teur), s. m. Appareil qui sert à filtrer. Percolateur à café et à thé.
— ETYM. Lat. prrcolare, filtrer, de per, à travers, et colare, couler {voy. couler).
PERCDsSIO.V. Aioute: : — REM. Le fusil à percussion est un fusil dans lequel l'inllammation de la poudre est déterminée par le choc d'un chien sur une capsule renfermant une composition fulminante, placée sur une cheminée (invention écossaise datant de I81KI environ). Le fusil à percussion était l'armement de l'infanterie française avant l'adoption du fusil à aiguille.
t PERCUTANT, ANTE (per-ku-lan, tan-f), adj. Kusée percutante, voy. fusée.
t PERCfTEl'R. Ajoute: : || Nom général des pièces d'une forme quelconque qui, dans les armes à feu, déterminent l'inflammation en venant tomber sur du fulminate. Percuteur des fusées; percuteur du fusil modèle (874.
PERDITIO.V. Ajoute: : ||4' 11 s'est dit pour perte de quelque objet. Je ne plains point les endroits (d'un ouvrage] qui se perdront; et, quand tout le livre périrait, je me consolerais aisément de sa perdition, pourvu que je ne fusse point obligé d'en faire un autre, Balzac, Lett. inédites, cxxii, cd. Tamizey-Larroque.
PERDRE. Ajoutes :\\H° S. m. Le perdre, l'action de perdre, t'.e n'est point le perdre qui nous afflige, c'est l'opinion seule d'avoir perdu, malii. Lexique, éd. L. Lalanne.
PERURIGON. — ETYM. Ajoutes: M. Roulin rejette l'étymologie par perdrix, et pense que celle prune, qui, dans le Dict. de Trévoux, est appelée prunum ibericum, a sans doute pris son nom du village de Perdigun, province de Zamora, Espagne.
PERDD. A joutez : l\ iS' Regard perdu, regard qui, ne voyant pas, ne se fixe sur rien. C'est l'habitude ordinaire du corps qui dénonce leur cécité : le regard, sans expression, toujours perdu, comme disent les peintres, est d'une indicible tristesse; leur œil est insensible à la douleur comme à la lumière [il s'agit des amauroliqucs], uaxime du CAMP, Itev. des Deux-ilondes, (5 avril 1873, p. 8iu.
t PÉRÉGRIN (pé-ré-grin), s. m. Terme d'antiquité romaine. Étranger vivant à Rome, eu dans les pays soumis à sa domination, par opposition à citoyen romain. Les textes épigraphiques qui établissent une relation entre les pérégrins cl les frumentaires paraissent concluants à M. Naudet,
DELAUNAT, JOUm. offic. « fév. (875, p. (079, 3' col.
— ETY.M. Lat. peregrinus (voy. pèlerin).
t P£RfiGRINANT(pé-régri-nan), s. m. Celui qui fait des pérégrinations. Aux pérégrinants dont il est parlé plus haut, il faut ajouter ceux qui émigrent définilivcmcul et se dirigent vers l'Italie, Journ. des Dcbats, 20 mars (877, 2* page, 6' col.
t PÊRÉGL'E.MENT (pé-rè-ghe-man), s. m. Terme provincial. Synonyme d'arpentement. Les répartiteurs pourront s'aider, dans celte opération, des cadastres et parcellaires, plans, arpenlements ou féréguemcnts qu'ils se seront procurés, Loi du 3 friiliaire an VU, art. 43.
— ETYM. Ce paraît être un dérivé du lat. per.rquare (voy. pébéouation).
PÉKE.MPTOIREME.NT. Ajoutez : — HI.ST. in« s. Jehan d'Artoys a oflert à respondre péremptoirement.... (<349), VARIN, Archives administr. de la viile de Heims, t. u, 2* part. p. (243.
t PERFECTISSI.\LVT (pér-fe-kti-ssi-ma), j. m. Dignité de perfectissime.
— ETYM. l.at. perfcclissimatus, de perfectissifniu.
t PERFECTISSIME (pèr-fè-kti-si-m'), ». m. Qualification honorifique donnée à certains fonctionnaires sous les empereurs romains. Le perfectissime Sironius Pasicratès, F. delaunay, Journ. offre. (0 juillet (877, p. 5(31, 2' col.
— ETYM. Lat. perfectissimus, superlatif de perfectus, parfait.
t PERI-ORAGE (pèr-fo-ra-j') , j. m. Action de perforer. On mande de Calais : Les travaux d'étude du tunnel sous-marin se poursuivent avec activité; vendredi, à Sangatic, la .%nde avait atteint 86"; le perforagc se continue jusqu'à (40 i 460-, et à (nu- on espère trouver la roche, Journ. of fie. Kl juiU (876, p. 5357, 2» col.
t PEHKOllATItlCF, (pèr fo-ra-lri s'), i. /-.Machine à perforer le sol, les couches do terre, les roches.
PEU
On a [au Saint-Gothardj perfectionné beaucoup les anciennes perforatricss; on a diininué leur poids et leur volume: à la perforatrice Someiller on a substitué la perforatrice François, et depuis, la perforatrice Turrclini..., H. l'E pahville, Journ. offic. 17 fév. (876, p. i-i6t, i' col.
t PERFOn.MA>CES. Ajoutez : || i' Manière do courir d'un cheval, de se comporter pendant la course.
t PÊRIARTÉRITE (pé-ri-ar-té-ri-f), s. f. Terme d'anatomie pathologique. Inflammation du tissu qui entoure les petites artères.
— ETYM. Ikpi, autour, et artère.
t PÉRICLITANT, ANTE (pé-ri-kli-tan, tant'), adj. Oui périclite, qui est en danger. Théâtre de la ville ,à Berlin], entreprise périclitante, le Temps, (9 avril (876, 2" l)age, 6' col.
t PÊRIDOTIQUE (pé-ri-do-ti-k'), adj. Qui a rapport au péridot. Grains péridotiques, Acad.dessc. Comptes rend, i lxxv, p. 7(9.
t PÉRIER. Ajoutez: Après cela, tout en alimentant le feu du fourneau avec de nouveau bois, on frappe vigoureusement le tampon avec le porior dont on laisse la pointe dans le trou du tampon jusqu'à ce qu'une certaine quantité de métal soit sortie, (Euvres de Bcnvenuto Cellini, trad. L. Léclanché, Traité de la sculpture, ch. n,- ou t. 11, p. 37(.
t PÉRIUlflTRAL, AI.K (pé-ri-mé-lral, tra-l'), adj. Oui a rapport au périmètre. Sur chacune de ces sections, on détermine le périmètre.... puisque préalablement on est tombé d'accord sur l'emplacement de la ligne périmétrale, Rebois, des montagnes, Comptes rend. (869-74, 4* fasc. || Au plur. masc. Périmétraux.
t PERINNE (pé-ri-n'), s. f. Nom de la térébenthine du pin d'Alcp; on la recueille dans les trous creusés en terre à la base des surlés, H. fliche, ilan. de bol. forest. p. 304, Nancy, (873.
PÉRIODE. Ajoutez: 1| 8» S. f. Terme d'arithmétique. Ensemble des chiffres qui se reproduisent dans le même ordre, en une fraction périodique simple ou composée (voy. périodique).
PÉRIODIOL'E. Ajoutez : |i 2' S. m. Un périodique, un ouvrage périodique. Publications étrangères : Abonnements aux périodiques français et étrangers, Circul. du minisire de l'inst. publ. etc. I" janv. (874, dans Jour», ofjic. du ajanv. p. (30, 2" col.
t PfiRIPHRASEUR (pé-ri-fra-zeur), s. m. Celui qui fait des périphrases
— REM. M. Alph. Daudet l'a employé adjectivevement au sens de : qui a le caractère de la périphrase : Ces vers mythologiques, pompeux, périphraseurs, vous paraissent tellement surannés, hors de propos, Journ. oljic. (3 mars (876, p. I77ii, 2* col. Mais pêripliraseur s'applique à un homme et non à des vers; avec un meilleur sentiment de la langue, M. Alph. Daudet aurait dit périphrases.
t PERIPOLAIRE (pé-ri-po-lé-r'), adj. Qui est autour d'un pôle. || Induction péripolaire, force élcctromotrice radiale induite par le mouvement d'un corps tournant autour d'un axe passant par un pôle d'aimant, le roux, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxv, p. (809.
t PÉRISCÉLIDE (pé-ri-ssé-li-d'), s. f. Terme d'antiquité. Bande, anneau qu'on portait autour des jambes.
— f.TYM. lUpiGxe'/'t;, de îtepi, autour, et ffxÉXo;, jambe.
t PÉRISPLftNITE (pé-ri-.splé-ni-t'), s. f. Terme do médecine. Inflammation de la portion du péritoine qui entoure la rate.
— F.TYM. Ilsoi, autour, et an'/.ry, rate. PÉRISSABLE. /Ijoule:.- 1| 2' Terme de commerce.
Sujet à éprouver des avaries. Que le navire était dans une condition convenable pour prendre et porter en bon état une cargaison sèche et péris- .sable, à n'importe quel port du monde, Gaz. des Trib. (osept. (873, p. 869, t" col.
+ PÉRISTÉROI'IilLE (pé-ri-sté-ro-fi-l') et non PÉRISTÉ.RAPHII.E, adj. Qui aime les pigeons, qui s'occupe des pigooiis. Société péristérophile.
— ETYM. Ihpi(!it[-o(, pigeon, et çiXo;, ami.
t PÉKIVASCULAIRE ( pé-ri-va-sku-lé-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est autour des vaisseaux. Les tissus périvasculaircs.
PERLK. Ajoutez : || 16° Perles mortes, perles qu'on pi che dans les parages do l'Ëcos.so et qui ressemblent à des yeux do poisson, cil. dlanc, l'Jrl dins la parure, p. 319.
i PEltLICIl Ajoutez : \\ 5» V.n. Se dit d'un liquide qui apparaît sous forme de Routtes comparées à
PER
des perles. Il était dans l'angoisse, et la sueur perlait à son front.
t PERLOT (per-lo), s. m. Nom d'une petite espèce d'huître sur les côtes de la Manche. Coursculles livre annuellement de 2u à 30 millions d'huîtres à la consommation ; elles sont vendues d'après leur grandeur : il y a la grosse, la marchande, la belle, la petite moyenne et enfin le perlot, nou- CHON-BRANDELY, Joum. ojjic. 22 janvier ( 877, p. 46U, 2* col.
PERMÉABLE. — HIST. xvi" s. Ajoutez : J'enten que le ciel est une substance liquide outrepassable, ou (pardonnez-moi ce mot) perméable, PONTUS DE TYARD, Discours philosophiques, t° 228, l'erso (ce passage est dans le Prunier curieux, publié pour la première fois en (6B7).
t PERMISSIF. — HlST. Ajoutez : || ivi' s. Une loy permissive qui levé les défenses d'une autre loy, BODiN, Ilepublique, I, (0.
t PERMISSIO.NNÉ, ÉE (pèr-mi-sio-né, née), part, passé de permissionner. Art. 7... Tout individu pcrmissionné qui changera de domicile.... Art. ((. Tout saltimbanque, joueur d'orgue ou permissionné qui aura prêté sa médaille ou sa permission..., Ord. de Police, 28 fév. (863.
PERMUTATION. Ajoutez : — REM. La permutation, en termes de mathématique, exprime les arrangements difTérents que l'on peut former avec un certain nombre d'objets, chacun des groupes renfermant tous les objets donnés. Les permutations de sept lettres a b c d e f g sont les arrangements de ces lettres sept à sept : elles sont au nombre de cinq' mille quarante. Pour la .synonymie entre arrangement et permutation en algèbre, voy. ARRANGEMENT au Supplément.
t PERMUTE (pèr-mu-t'), s. f. Action de permuter. Elle [S. M.] a encore voulu employer ses offices auprès de Votre Éminence pour obtenir d'elle la grâce de permute de la commanderie de la Rochelle, dont mon fils, le bailli Colbert, est pourvu, avec la commanderie dont Votre Éminence dispose dans le grand prieuré de France, Lettres, etc. de Colbert, vu, (22.
PERMCIEC^EMENT. Ajoutez : — HIST. XVI» s. 11 [Boiiiface VllI] fut.... pernicieusement factieux, PAPADIN, Chron. de Savnije, p. 253.
PÉRONNELLE. — HIST. Ajoutez : xv s. Avous [avez-vous] point veu la l'erronnelle Que les gendarmes ont emmenée ? Chansons du xv siècle, p. 4( , publiées par M. G. Paris, qui remarque : » Péronnelle est devenu un nom commun, non pas, comme le dit M. Littré, par un développement analogue à celui d'autres noms propres, mais grâce à la popularité de la chanson (celle chanson, malgré son peu de valeur, a été extraordinaircment populaire). En Provence, le souvenir de la vieille chanson est seul resté populaire ; on dit cantar la Peronelo, dans le sens de parler pour rien. Dans Oudin, Curiosité: françoises, p. 3(6, on trouve : chanter la perronelle, dire des sottises, niaiser. P erronnelle csl proprement le diminutif de Perronne. nom de femme formé sur Pierre. »
PÉRORER. Il V. a. Ajoutez : Ce roi qui va pérorer le perroquet perché sur le haut d'un pin; cela n'est pas d'un goût bien exquis, chamfort, Ifoies sur les Fables de La Fontaine, x, (2.
PÉROU. Ajnulez : — ETYM. Pérou n'est pas le nom que les incas donnaient à leur empire. Ce mot, d'après Garcilasso de la Vega (Histoire des Incas, t. I, p. (3), est d(i à une méprise d'Espagnols qui, voguant de Panama le long de la côte ouest de l'Amérique, et apercevant un indigène, se saisirent de lui ; ils ne comprenaient pas son langage ; mais ils entendirent ou crurent entendre pelu [pelu en péruvien signifie rivière, l'indigène avait été rencontré près d'une rivière). De pelu, les Espagnols firent peru, et propagèrent ce mot comme nom de la contrée.
PERPENDICULAIRE. Ajoutez : \\ 3» Fortification perpendiculaire, celle dans laquelle les faces sont flanquées par des flancs qui leur sont perpendiculaires.
PERPÉTUEL. AjoufPî .- 1| 6°Terme d'horticulture. Se dil de certains végétaux, qui, tels que les fraisiers, les framboisiers, les rosiers, etc. remontent régulièrement, c'cst-à-dira fleurissent et fructifient une deuxième fois et quelquefois même uno troisième fois. La poire beurré perpétuel, ainsi nommée, non parce qu'elle donne continuellement des fruits, comme le nom semble l'indiquer, mais parce qu'elle produit normalement deux récolles, qui, chaque année, arrivent à parfaite maturité, Rev. horticole, (" sept. (876, p. 322.
PEU
i PERPIGNAN (pèr-pi-gnan), J. m. Nom que les charretiers donnent au manche de leur fouet. Spécialité de perpignans, grelots, fouets, Alm. Didot- Boltin, (871-1*72, p. (286, ('• col.
— ETVM. Perpignan , ville. Son industrie [de Perpignan] consiste.... en fabriques.... de manches de fouets en bois d'alisier nommés perpignans, ARISTIDE GUiLBERT, les lïUes de France, t. IV, p. 320, (cité par le Courrier de Vaugelas, i" fév. I87s, p. (65). Les fouets se font aussi en bois de micocoulier, que Ton cultive exprès dans le pays.
t PERQUISITIONNÉ. ÉE (pèr-ki-zi-sio-né, née), part, passé de perquisitionner. || S. m. Le perquisitionné, celui chez qui on a fait des perquisitions, National, 8 nov. (872, Trib. correctionnel, Seine, 9« chambre, audience du s.
t PEBOUISrriONNER (pèr-ki-zi-sio-né), t>. a. Exercer des perquisitions. On a perquisitionné le domicile de K..., qu'a-l-on trouvé? Gaz. des Trib. ;i août 1870.
t PEBQllISITIONNEUR (pèrki-zi-tio-neur), s. m. Celui qui fait des perquisitions. M. le président : Connaissez-vous les perquisitionncurs? National, 8 nov. (872, Trib. correctionnel, Seine, 9' chambre, axtdience du 6.
PKRROQUET Ajoutez : || 8' Échelle do perroquet, échelle semblable au bâton d'un perroquet. Ces hommes, au lieu de remonter [d'une cave dépendant des catacombes] par l'échelle de perroquet, se sont placés sur un plateau mu par la vapeur et destiné exclusivement à monter les tonneaux de bière, Joum. ofjic. 3( juil. (869, 6' col. || On dit de certaines maisons de province, oit un même appartement a toutes ses pièces les unes au-dessus des autres et à différents étages, que ce sont des échelles à perroquet.
t PERROOL'EI'ER (pè-ro-ke-té ; le « se double devant un e muet : je perroquette, je perroquetterai), v. n. Néologisme. Faire le perroquet, répéter ce qu'un autre dit. Comme parle la critique, ainsi perroquette le public, bUhgeh, Saloiis de (861 à (868, t. I, p. 94.
PKRRUQDE. Ajoutez: || 6° Arbre à perruques, le rhus colinus, L.. bâillon, Dict. de botan. p. 257.
t PERRUQL'É. Ajoutez : Convaincus qu'il suffit d'apprendre un rôle par cœur pour le savoir, ils [les comédiens) ne s'inquiètent plus que d'une chose, la façon dont ils seront perruques et costumés, ALPH. DAUDET. Joum. 0/pc. 5 mars (876, p. 247*, ('• col. Il Fig. Le courrier qui devait venir hier n'est pas encore arrivé; c'est le dieu perruque de glaçons qui l'a arrêté par les chemins (3( décembre (645), balzac. Lettres inédites, cxxiii, éd. Tamizey-Larroque.
t PERSAGNE (pèr-sa-gn') ou PERSAIGNE (pèrsè-gn'). s. m. Nom, dans le Rhône, d'un cépage, qui donne un vin rouge, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 380.
t PERSCRUTER (pèr-skru-té), V. a. Examiner, rechercher en scrutant.
— HIST. xvi" 5. Socrates.... dict qu'il [An.ix.ngoras] se troubla le cerveau, comme font touts hommes qui perscrutent immoderéement les cognoissances qui ne sont de leur apartenance,