‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 391 sur 638 · PF.O · texte numérisé non relu

PF.O

des actuaires français, janv. t«T3, t. n, p. 88. Il 29" En termes de jeu, numéro plein, numéro unique, par opposition à numéros multiples. À Bade, quand un joueur met loo francs sur un numéro plein, sa probabilité de gain est 1/38, É. dok- MOï, Journ. des actuaires français, t. ii, p. 48. A la roulette, il est moins désavantageux de mettre sur un numéro plein que sur 2, sur 2 que sur 4, etc.; plus on éparpille ses mises, plus on diminue ses chances, id. ib. p. 4».

PLÉ.\I1 R. — REM. Ajoute: : || 8. M. T. de L. (/ici'ue cri'i. 13 mai 1876, p. 331), à propos de la phrase de Montesquieu : 11 n'est rien de si plénier (voy. le Dictionnaire au mot plénier), dit : « Plénier est un gasconisme qui encore aujourd'hui garde toute sa vitalité dans la province où naquit Montesquieu ; on y appelle plénier (en patois p.aneij) ce qui est sans inégalité, uni(lat. planus, et, dans la langue du moyen âge, pfot'ii). La phrase de Montesquieu ne veut dire autre chose t^ue : il n'y a rien de si facile. • En examinent lliistorique qui est à la suite de plénier on verra que la langue du moyen âge conloud deux dérivés l'un de pUin, l'autre de plan; et Uonlaigne dit même ptanier : une victoire planicre. La locution de Montesquieu répond à : de plain pied.

[ PLENUM (plé-nom'), s. m. Mot latin employé pour signiiier ce qui est arrivé à son plein. On était en présence d «n plénum de travail dans les chantiers français et d'un besoin immédiat de navires. Enquête, Traité de comir». avec l'Anglet.

t. VI, p. 874.

t PLESSE (plè-s'), .V. f. Dans le parler normand, branche d'une haie, ramenée vers le centre de la clôture pour la forlifier, H. MOisT, A'onis de famille normands, p. 36 t.

— HiST. XV" s. Le suppliant et ung autre en sa compagnie cnmenerent une jeune femme amoureuse en unes plesses, du cange, plcssa.

— ETYM. Bas-lat. plessa, du lat. plexus, plié, de plectere.

t PLESSÉE (plè-sée), s. f. Sorte de haie. Les plessées ou haies formées aux dépens des bois, avec des brins verts plies et entrelacés, ne peuvent faire titre que si elles sont comprises dans la contenance du terrain et si la possession eu est plus ^ue trentenaire , dupin, dans a. rolsset, Dicl. des forêts.

— ETYM. Piesse.

] PLESSER (plè-sé), V. a. Dans le parler normand, entrelacer les branches d'une haie, ii. MOisï, tioms de famille normands, p. 304.

— HIST. xji" S. D'une part fist le bois ti anchier, El bien espessement plaissier, Rom. de Brut,

— ETY'M. Plesse.

t PLESSIS (plè-si), s. m. Dans le parler normand, clôture formée de branches entrelacées, et aussi bois entouré d'une pareille clôture, ii. Moisï, Noms de famille normands, p. 3G4.

— HIST. siii'' s. Parmi un plesseïs de saus [saules], Renarl, t. m, 323. || xv° s. Bois en plessis, que les aucuns appellent tousche, dd cange, pleisseicium.

— ETY.M. Bas-lat. plecliliui, de plectere, plier. PLEUR. — IIEM. Ajoute: : La faute de Régnier

faisant pleur du féminin se retrouve dans J. J. Rousseau : Les longues pleurs d'un enfant, Ém. i; et dans Lamartine . Et de ses pleurs de fils non encore épuisées, Joceltjn, 3" époque. Mais ces exemples n'altcnuenl en rien la faute.

t PLECRAHLE. — HIST. Ajoutes : xiv s. lugubris, plorables, escallier, loca6. iat.-franç.

t PLEDROIlËRE(pleu-ro-d6-r'), adj. Terme d'herpélologie. Dont la tête ne peut être retirée sous la carapace.

— EiYM. n>eupov, coté, et ôégy), tête.

PLO.MIS. — Hisr. XII' s. Li mur sunt haut ctfort,

de quariaux à pion mis, li Romans d'Alixandre.

PLOMBIER. — Hisr. Ajoute: : xiV s. B. le ploumier, pour clos [clous] à asseoir le plonc es goutiercs (<322), varin. Archives admin. de la ville de Reims, t. ii, ('• partie, p. 3U4.

1 PLOX (pion), s. m. Nom, sur les eûtes du Morl)ihan,d'un poisson de mer, gouezel, les Oiseaux de mer, Nantes, t8"5, p. 14.

t PLOyUE (plo-k'), s. f. Terme de l'industrie des laines. Instrument servant au boudinage. Nous nous servons de machines continues et de machines à ploques ou boudins, Enquéle, Traité de conim. arec l'Anglet. t. m, p. <7o.

pi.r

t PLOOUEUSE (plo-keù-z'), .'î. f. Machine opérant le boudinage de la laine, Descript. des brevets, 2" série, t. Lxvi, p. 37.

t PLOT. Ajoute: : \\S' Bille do sciage qui a généralement quatre mètres de longueur, xanquette. Exploit, débit et eslim. des bois, Nancy, IS68, p. 87. Les tronces [de sapin] des Vosges ont quatre mètres, comme les plots du Jura, broillaiid, Rev. des DeuT-}Iondes, ts avr. (876, p. 9)9.

t PLOU (plou), s. m. Nom, en Champagne, de mauvais terrains, dits aussi savarts, les Primes d'honneur, Paris, <869, p. 253.

t PLOUTE (plou-U), s. f. Nom, d'une espèce de radeau, dans les pays danubiens. Ploutcs ne dépassant pas en longueur (6",t4.... les ploutes, chargées ou non, sont soumises à la taxe, à l'entrée comme à la sortie du Pruth, Journ. offic.

du 3 OCt. <87), p. 3799, 3" col.

t PLOYON (plo-ion), s. m. || 1° Nom, dans la Meurthe, d'un sarment auquel, sur la vigne, on donne une disposition plii^e, courbée, les Primes d'honneur. Paris, (872, p. us. || 2" En Normandie, bâton pliant qui sert pour les couvertures en chaume, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, I87c, p. 262.

— EfYM. Le même que pleyon.

j PLU.MAIRE (plu-mèr), adj. Quia rapport aux plumes. Il Art plumaire, art du mosaïste en plumes, art qui était pratiqué dans plusieurs régions de r.imcrique interlropicale, le Pérou, le Mexique, et qui l'est encore au Brésil, H. de èharencey. Bulletin de la Sociélé de linguistique de Paris, n" te, novembre 1876, p. xxvii.

t PLUMASSE, ÉE (plu-ma-sé, sée), adj. Qui est en forme de plume. Il y a des cachettes où la fougère épanouit dans l'ombre ses feuilles plumasséos, M"" DE GASPARiN, Bande du Jura, n. Premier voyage, 2" éd. Paris, 1865.

PLUME. Ajoute: : |] 18° Plume d'Alep, plume de l'autruche du désert de Syrie. !| Plume de Barbarie, plume de l'autruche venant de la partie du Sahara voisine des États barbaresques. || plume d'Egypte, plume de l'autruche qui vit dans la vallée du Nil. || Plume du Sénégal , plume de l'autruche qui vil dans le Sénégal, Journ. offic. 29 mai 1876, p. 3672, >" COl.

PLUMÉE. Il 3° Ajoute: : A part Mme D.... et Mlle V.... qui joue adroitement la scène du déjeuner, le reste ne vaut pas une plumée d'encre, alpii. DAUDET, Journ. offic. 30 nov. 1874, p. 7880, 2' col.

t PLUMIER (plu-mié), s. m. Ustensile dans lequel on met les plumes à écrire.

t PLUMISTK (plu-mi-sf), s. m. Artiste en l'art plumaire, n. de charencey, Bulletin delà Sociélé de linguistique de Paris, ii° IR, nov. t876,p.Xxvii.

PLUMITIF. — HIST. XVI' s. Ajoute: ; Maislres Jacques Depleurre et Barnabe de Ceriziers, conseillers maislres en la cour des comptes, assistés du procureur gênerai en personne et d'un plumitif [pour l'inventaire des meubles de Catherine de Médicis], Journ. des Débats, 2» nov. t874,3' page, 5' col.

t PLURAL, ALE (plural, ra-l'), adj. Qui contient plusieurs unités. Le principe du vole multiple ou plural vient d'être admis par la commission, PERX0LET. Journ. offic. 7 juill. 4874, p. 4709, 3* col. Au lieu d'engendrer des récriminations et des défiances, comme pourrait le faire le vote plural appliqué à la fortune ou à la capacité, le vole plural appliqué à la famille ne peut qu'être une cause d'apaisement...., ID. ib. p. 4 7Ui 3' col.

— ETYM. Lat. pluralis (voy. pluriel).

PLURIEL. Il 2° Ajoutes : || Dans la grammaire

arabe, pluriel externe, pluriel formé au moyen de la terminaison; pluriel interne ou brisé, pluriel formé au moyen d'une modilication intérieure, a, iiovelacql'e, Linguistique, p. <8l, Paris. t876. PLUS. Il 2S" Tant et plus, autant qu'il en faut et même plus. Laissez-nous ce soin de vous chercher des pratiques; nous vous en fournirons tant cl plus, LESAGE, Est. Con:. 38.

— UEM. Ajoute: :\\ 3. Avec des verbes impliquant une idée négative, il s'emploie au sens d'un état, d'une condition qui prend lin. Je cessai, toute en pleurs, d'être plus à moi-même [dès lors je ne fus plus à moi-même), régnier, Hial.

t PLUSIE (plu-zie), s. f. Genre d insectes de l'ordre des lépidoptères. La plusie argentée vollige autour des fenêtres d'où s'échappe un rayon de lumière, george sand, Bev. des Deux-Mondes, <r. août, (868, p. 784.

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