T4 POU
f 3. POrF. Ajoutez : \\ 3* Sorte de tournure que les femmes se meltont par derrière. Quand tu seras jnponnée un peu plus haut par derrière, avec un pouf convenable.... OCTAVE feuillet, Jler. des Deux-Mondes, l" mars 1872, p. 7.
ETY.M. Comme le pou/' coiffure on tournure est
une chose qui bouffe, c'est l'anglais pu/f francisé (vov. PCFF au Dictionnaire).
t POCII.LARD (pou-Uar, H mouillées), s. m. Terme de chasse. Petit perdreau non encore formé. Les derniers orages... n'ont causé que peu ou point de mal [au gibier], et encore, au dire de la plupart de nos correspondants, le pouillard seul at-il eu à souffrir, Journ. offre. 5 juill. <876, p. 485», J' col.
— ÉTYSI. Ce paraltétre un dérivé péjoratif de pu^ lus. poulet. p:ir assimilation à un poulet trop jeune.
i. POri.Al.\. — HIST. xill* s. Ajoute: : Tout sans poulain l'avez chà aval descendu, Gaufrey, v.6966. Iluv* s.Dcu.x poulains à dcschargier vin, BM. des
Ch. <872, p. 361.
f POCLAKGIS (pon-lan-ji), s. m. Nom, dans la Nièvre, d'une sorte d'étoffe. Son tablier et sa robe de poulangis toute droite ressemblaient à un vêtement de religieuse, th. bentzo.s, Rev. des Deux- Mondes, «•• juin 1876, p. 53S.
i FOULARD (pou-lar), adj. m. Blé poulard, nom d'une espèce do froment, les l'rimes d'honneur, Paris, 1872, p. (52. Les bléspoulards ou gros blés, variété qui a l'avantage de bien résister aux grandes chaleurs, heuzé, Ja France agricole, carte n* 48.
POrLE. Il 9" Ajoutez : !| Poule de Carlhage, un des noms de l'outarde, Nourri, o/pc. 45 oct. 4873, p. 638*, 3' col. Il IS* Poule d'eau, se dit, dans la Nièvre, des individus qui, le long des cours d'eau, ont soin que let bois flottés suivent le fil du courant. Alors une armée d'hommes, de femmes, d'enfants, des poules d'eau, comme on les nomme, veillent, des crocs à la main, le long des ruisseaux et des rivières, th. bentzon, Rev. des Deux-Uondes, t" juin 4876, p. 5.'.3.
POULET. Il î- Poulet d'Inde. Ajoutez : |{ En argotmilitaire, poulet d'Inde, le cheval de cavalerie. Manœuvres fort utiles à la tète d'un régiment, mais tout à fait superflues lorsqu'au lieu d'un poulet d'Inde on a une chaise entre les jambes, ii. MXLOT, CJoliWe Martortj, ch. ixxvui. ||6' Poulet da carême, nom populaire des harengs blancs.
t 2. POULIOT. Ajoutes . || î' Nom, en Normandie, d'une pièce de bois mobile ou tourniquet, placée à l'extrémité postérieure d'un chariot ou d'une charrette, sur laquelle s'enroule une grosse corde qui maintient la charge, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yércs, le Havre, 4 876, p. 85. h t POULITE (pou-li-t'), s. f. Nom, dans le Nivernais, de la bouillie d'avoine. Vous avez beau dire, mademoiselle ; vous savez très-bien maintenant ce que c'est que les chaintres, et une ouche. et la poulite, TH. BENTZON, Rev. des Deux-Mondes,
4" juin 4876, p. 552.
— ETYM. Lat. polenta, farine d'orge (voy. polenta au Dictionnaire).
t POULNÉE (poul-née), ». f. Nom, dans l'Oise, de la fiente de volailles, servant d'engrais, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 62.
POULS. Ajoutez : || 4° Pouls blanc, pouls rouge, noms, dans l'Aunis, d'une prétendue maladie que les empiriques seuls savent guérir; le pouls blanc est caractérisé par une espèce de frémisse ment dans le corps; le pouls rouge a pour sym ptAmes des battements d'artères, particulièrement au creux de l'estomac, Gloss. aunisien, 487u, p. 4 38.
t POCLSART. AjouUz : — REM. La prononciation locale est poussard.
t POCLVÉ (poul-vé), I. m. Nom, sur les bords de la Loire, d'une mesure du merrain. Mesure de solidité, merrain : Amboise, poulvé, douclles, longueur 0",83, largeur 0",027 (un pouce) ; Blois, poulvé en petit rsbut, même longueur et même largeur, Annuaire des Eaux et Foréis, tm3, p. 24.
POUPLN.— IIIST. Ajoutez: xm' s. Se vest et lace et enpopine Plus acesmez que une reîne. Variante de ileraugis, p. 4 42 (communiqué par M. Michclanl) (flnpopirwr suppose popin ou poupin).
I POUPO.NMÈRE (pou-po-niè-r"), î. f. Dans les crèches, salle destinée aux poupons. Nous demandons que la salle de jeux, c'est-à-dire celle où se trouve la poupnnnière, soit séparée par une cloison de la salla oii, pendant deux heures chaque jour, reposent les onfants dans les berceaux ou sur les couchettes, Joiirn.o/'/îc. 8 juin 4 873, p. 3CC2, 3' col.
POU
t POt'POïrK (pou-po-f), s. f. Nom, au Havre, du pain à café.
4 . POUR. Il Jï* Ajoutez : || Pour suivi de jusqu'à, signifiant de quoi aller jusqu'à. En voilà jKiur jusqu'à la fin d'octobre, le National, 44 août 4876, 2» page, 2* col. Il Rien n'empêche de dire pour jusqu'à, comme dans les cas rares, il est vrai, où l'on fait régir «ne préposition par une autre. ||Î4" Ajoutez :\\ Saint-Simon n'est pas le seul qui ait parlé du pour. En vuici des exemples dans deux auteurs plus anciens : M.M. les ambassadeurs qui sont à Paris ont une prétention de laquelle nous n'avions pas encore oui parler; ils veulent qu'en voyage on leur donne le pour, danoeau, t. vi, p. 403. Cent mille écus et le pour que l'on demandait pour M. de la Rochefoucauld, hetz, SIcm. t. iv, p. 235, éd. Fcillct et Gourdault. || Cet exemple, rapproché de celui de Saint-Simon, montre que le pour était ancien à la cour. La note suivante, que l'éditeur des Uémoires de Retz a jointe, jette quelque jour sur cette distinction • « On voit dans les Mémoires de la Rochefoucauld qu'on demandait pour lui un brevet pareil à celui de MM. de Bouillon et de Guemené pour le rang de leurs maisons. » Il semble résulter de là que le pour ne se donnait qu'aux plus grandes maisons.
— REM. Ajoutez : Il 3. Pour tout l'effort qu'il fasse, s'est dit an sens de : quelque effort qu'il fasse. Pour tout l'effort qu'il fasse à me dompter, BÉGNIER, Élég. I.
t POURASSOU (pou-ra-sou), s. m. Nom, en Auvergne, de la civette, allium schccnoprasum, L. Il On y dit aussi pourette.
— ETYM. Dérivé de porreau.
t POURBAIRL\E (pour-bê-ri-n'), s. f. Produit en poudre qu'on importe de Belgique ; il est composé, en majeure partie, de sel de soude et sert au blanchissage du linge, Douanes, Tarif de 4 877, note 365.
POURCEAU. Ajoutez .'Il 4° Petit pourceau ou petit sphinx de vigne, sphinx porcellus, papillon crépusculaire qui n'est pas rare.
t POURCENTAGE (pour-san-ta-j'), s. m. Le tant pour cent. La compagnie, en même temps qu'elle reçoit de l'état 5,76, empruntant 6,40, trouve o,e5 d'économie par pourcentage d'émission, Jnurn. ofpc. 16 mars 4 877, p. 4 988, 3* col.
t POURCOMPTE (pour-kon-f), s. m. Terme do commerce. Se dit quand, une marchandise livrée étant avariée ou arrivant trop tard, l'acheteur la reçoit en prévenant le vendeur qu'il la vendra pour le compte de celui-ci. Un négociant déloyal profite toujours des pourcomptes injustes. || Au plur. Des pourcomptes. On pourrait aussi écrire en deux mots des pour-compte.
1 3. POURETTE (pou-rè-f), s. f. Voy. ci-dessus pOL'nASsou.
t POURPARLEUR (pour-par-leur), s. m. Celui qui est chargé d'une négociation , d'un pourparler.
— HIST. XVI' s. Qui ne pouvoit estre fait, pour l'entregent requis en telles matières, que par une personne autre que des pourparleurs, est. pas- QL'iER, Lettres, 1, .\xi, t, u, p, 682.
4. POURPRE. Ajoutez : || Pourpre romaine, sorte de couleur rouge employée en teinture. La couleur connue sous le nom de pourpre romaine s'extrait du guano, Rev. Brilann. avril 4 874, p. 338.
POURQUOL — REM. Ajoutez : |l 2. 11 ne faut pas confondre pour quoi en deux mots et pourquoi en un seul. Pour quoi vous sentez-vous de l'attrait, pour les sciences ou pour les lettres'? Mais pourquoi les lettres plutôt que les sciences?
t POURRIDIE (pou-ri-die), s. f Nom d'une maladie de la vigne, dite aussi pourri des racines, N. llobes, Travaux de la comm. dvp. contre le phylloxéra, p, 33, Perpignan, 4 874.
POURRIR. Ajoutez :\\6' Pourrir sa pourriture, achever de se dissoudre dans la corruption ; locution hardie, mais qui est analogue à dormir son sommeil, vivre sa vie. Dans ce cas-là, brûlé par Léon X, il [Luther] eût eu le sort d'Arnold de Brescia, de .Savonarole, de Bruno et de tant d'autres ; la réforme, étouffée encore, eût laissé le vieux système pourrir sa pourriture paisiblement; point de protestants dès lors ni de jésuites, mi- CHELET, flé/orme, p, 4 4 7.
POURRISSACE, Ajoutez : || 2' Espèce de fermentation qu'on fait subir à la pâte destinée à fabriquer la porcelaine, afin de détruire les matières organiques qu'elle peut renfermer,
tPOUKUISSANT, ANTE (pou-ri-san,san-t'), adj. Oui pourrit.
POU
— HIST. xii* S. .-Vlsi com de la purrissant char do celui por les versfen place des vcrsjbolissent espezes [aromates], (i Vial. Grégoire lo pape, 1 876, p. 23o.
POURSUIVRE, Il 7° Poursuivre, suivi d'un infinitif avec de. Ajoutez l'exemple suivant : Monsieur de Mazarin poursuit de vous braver, Et fait cou- , rir le bruit qu'il veut vous enlever, Mémoire de Mtne la duchesse de Mazarin, dans Mélanges furieux des meilleures pièces attribuées à de Saml- Évremond, t, i, p, 23», Cologne, 4 7o8.
t POURTOURNER (pour-tour-né), v. a. Former le pourtour. Les constructions qui pourtournentla place, le Siècle, 8 août 4 871,
t POURVOYANCE (pour-vo-ian-s'), s. f. Terme vieilli. Qualité de qui pourvoit. Dieu, par une pourvoyance singulière, fait que la substance dont lesenf.ints étaient nourris dans le ventre, remonte, bien préparée, aux mamelles, pour là être commodément reçue de la bouche des enfants, j. mes- TREZAT, Serm. (1649).
— ETYM. Pourroyant; Voyez ce mot, qui est un néologisme de J. J. Rousseau au sens de : qui a soin de pourvoir, tandis que pourvoyance se trouve, comme on voit dans l'un des bons sermonnaires protestants du xvii' siècle.
POURVOYEUR. Il 5° Il se dit aussi, dans l'artillerie de terre, de celui des servants qui a pour fonction d'aller chercher les charges.
- POUSSÉE. Ajoutez : — REM. La poussée d'une voûte est la pression qu'une demi-vcùle exerce contre la demi-voûte opposée. Elle est dite poussée par rotation, si on considère l'action d'un voussoir qui tendrait à tourner autour de l'arête inférieure de l'intrados, et poussée par glissement, s'il s'agit d'nn voussoir qui tendrait à glis.ser sur son point inférieur.
t POUSSE-PIED (pou-se-pié), s. m. Petit bateau plat, dit aussi accon (voy. ce mot au Dictionnaire), qui sert à l'exploitation des bouchots, ainsi dit parce que, sans autre impulsion que celle du pied, il glisse rapidement sur la vasière Ces pirogues, appelées accous ou pousse-pieds, sont de simples caisses en bois, longues de 9 pieds, larges et pro-fondes de 4 8 pouces, dont l'extrémité antérieure est recourbée en forme de proue, Journ. offic.
42 sept, 4878, p, 6918, 3« col,
POUSSER II 21° Ajoutez ; || Pousser d'orge un cheval, lui faire manger beaucoup d'orge. On retirait les chevaux de la charrue et on les poussait d'orge; on réparait les armes, on achetait des armes, de la poudre, Journ. offic. 23 avril 1875, p. 2938, 3' col.
— HIST. Ajoutez : xit' s. Bernart saisirent li premier; Mais trop fu grefs lor acointjer; Si li ostent le chaperon, Que la gole soz le menton' Li unt estreinte e si enpeint Que par un poi nel unt estaint ; Poussent, fièrent, grant mal li funt, benoît, Chroniqxie, t. Il, p. 477, v. 29133.
POUSSETTE, il 2° Terme de jeu; Action de glisser sur l'enjeu une nouvelle pièce de monnaie. M. le substitut : On faisait des poussettes, c'est-àdire que, quand on voyait qu'on gagnait, on faisait glisser sur son enjeu une nouvelle pièce de monnaie. Gaz. des Trib. 4 4 déc, 4 876, p. 4 1 93, i "■ col.
t POUSSEUR. Ajoxitez : || 4° Pousseur de bois, nom qu'on donnait, dans les cafés du xviil" siècle, aux joueurs d'échecs ou de trictrac habitués de la maison, m. de lescure, Journ. offic. 4" nov. (875,
p. 9406, l" col.
t POUSSIÉREUX, EUSE (pou-sié-reû, reû-z'), adj. Plein de poussière. Dans la salle des séances, nue et poussiéreuse, plus d'orateurs ni de députés, plus de bruit ni de discours, le National de 4869, 21 juill. 1869.
— ETYM. Poussière. Ce néologisme, fort peu nécessaire, puisqu'on a poudreux, se dit maintenant fréquemment.
t POUTRAISON (pou-trè-zon), s. f. Pose de poutres. Ce sont des cloisons en tôle et en bois qui les séparent [les cellules de la prison du Portiand], et do simples poutraisons les recouvrent et en forment les planchers, Journ. offic. (7 fév, 4k74, p. 4324, 4" col,
POUTRE, Ajoutez : \\ 3' Poutre armée, poutre composée de jilusieurs pièces de bois disposées de manière à augmenter la résistance à la flexion sans augmenter l'équarrissage; poutre en fer, poutre dont les extrémités sont reliées par des tirants à un poinçon placé perpendiculairement à la poutre, en son milieu.
— ETYM. Ajoutez : Poutre au sens de pièce de bois est l'ancien franc, poltre, poullre, jeune ravale, du bas-lat. puletra, poledra, au nuise. vnUc-
PRE
Jrii?, jioledrus. Asc.jU, Àrch. i, is, cite le sicilien putUlilru, le laiiiii piUiédr. Le latin pulliis l'aralt tire l'origine. Mais Dicz objecte que les ressources du latin né du roman ne suflisent pas pour cxpli- <|uer lo suffixe edrus ou etrus, et propose un itwitôoiov hypothétique pour it(i)).i5-.ov. M. J. Storm, Homania, a.vril (»76, p. )8), est d'avis qu'il n'est pas besoin de recourir au grec, et que le latin oITre un suffixe tel qu'il le faut pour le mot roman : Aulu-Gelle, xviii, 6, a porceira, jeune truie, de porcus, avec lo suffixe e(ro; ce suflixo explique puHëtrus, pullëtra.
<. POUVOIR. — REM. Ajoutes :H2. Dans le XVI" s. et au commencement du xvii", on écrivait peu ce que nous écrivons pu. Régnier l'a fait rimer avec feu : Ks cendres d'Alexis amour nourrit le feu Que jamais par mes pleurs éteindre je n'ai peu, Piaf. Était-ce une rime pour les yeux, ou prononçait-on en effet peu?\\3. La tournure : il s'est pu faire, vieillit; et au n° <o je n'en cite d'exemples que pris chez des écrivains du xvu* siècle. En voici un du xviii" : Quiconque s'est pu livrer aux superstitions, volt. Exain. important de milord BoUngbroke, ch. xxiii. Elle n'est donc pas tombée en désuétude; et on peut s'en servir. 1 1 4. Par un gallicisme singulier, mais reçu, on dit : il peut tant de personnes à cette table; il peut tant de linge en cette armoire. Mais c'est une faute de dire : tant de personnes peuvent à cette table, tant de linge peut en cette armoire. Cette faute ou, si l'on veut, ce provincialisme se rencontre souvent dans la bouche des Normands. || 5. Voltaire a dit : Peut-être, en vous parlant ainsi, C'est vous donner trop de louanges; Mais il se pourrait bien aussi Que je fais trop d'honneur aux anges, Stances, m. Que je fais ou que je fasse? cela dépend de l'intention de celui qui parle. L'indicatif est plus affirmatif que ne serait le subjonctif.
t POL'ZA (pou-za), s. m. Huile de Pouza, produit qui vient de Belgique et d'Allemagne en assez grande quantité. On importe depuis quelque temps, sous le nom d'huile de Pouza, un mélange contenant 75 à 85 p. ( 00 d'eau, ( 0 à 1 6 p. ) ou d'huile végétale et une faible quantité de matières minérales et organiques indéterminées; cette composition est destinée principalement au graissage des laines, Douanes, Jc((recomm. n°28(, du3i déc. 1875.
•(■ PRAIRE (pré-r'), s. f. Espèce de coquillage des bords de la Méditerranée. Sur certains points les plus fréquentés de Marseille, on étale les coquillages les plus savoureux, les plus appétissants : les moules, les clovisses, les oursins, les praires, les huîtres, Extr. du Phare du littoral, dans Joum. offic. 4 juin 1873, p. 3554, 3" col.
PRAIRIE. Ajoutez : — SVN. prairie, pâturage. ]1 y a lieu de distinguer, parmi les prairies permanentes, celles qui se fauchent, et celles qui sont piturées sur place. Les premières sont les prairies proprement dites, les secondes constituent les pâturages, Mathieu, le Reboisement des Alpes, Paris, (876, p. 33.
t PRAISS (prés'), s. m. Résidu liquide qu'on obtient par la pression du tabac en carottes ; on l'emploie pour le traitement de certaines maladies des bêtes 4 laines et pour la destruction des insectes. Les eaux do lavage des tabacs sont assimilées au praiss, Douanes, Tarif de 1877, note )7U.
PRATICABLE. Il 2* .... Terme de décoration de théâtre.... Ajoutez : || Substantivement, un praticable. Les danseuses arrivent par le fond sur un praticable. On pratique, en ce moment, dans le plancher une trape de douze mètres par laquelle les châssis seront hissés au premier étage et sur laquelle seront cloués, une fois achevés, les plafonds, les praticables, les portants..., Joum. offic. 8 avr. 4 874, p. 2527, 2« col.
2. PRATIQUE. Ajoutez :\\i' Cela est pratique, n'est pas pratique, cela est susceptible d'être mis en pratique, ne peut être mis en pratique. M. Gaulthier de Rumilly répondait au ministre des finances en 48^4 : Vous déclarez aujourd'hui pratique ce que vous déclariez impraticable il y a huit jours, Joum. ofjic. (2 juill. 4872, p. 4743, 3° col.
PRATIQUÉ, ÉE. Ajoutez : || 3° Terme de commerce. Prix pratiqué, prix courant dans un marché, sur une place. Les prix suivants ont été pratiqués..., Joum. ofjic. 25 mars 4 872, p. 2H8, 3' col. Prix qui ont été pratiqués le même jour, au marché de la Chapelle, ib. 27 avr. 1874, p. 2972, 4 "col.
t 2. PRÉ.... Ajoutez : Dans certains composés français de prt, d'origine récente et de composition manifeste, le second membre commençant par s suivie d'une .voyelle, n'obéit pas à la règle ordi-
PRE
naire, et s y garde sa prononciation sourde au lieu de s'y sonoriser en :, à. cause de sa position nouvelle entre deux voyelles.
I PRÉAVERTIR (pré-a-vèr-tir), «. a. Avertir d'avance.
— HiST. XVI* s. Il faisoit ung billet ouquel il inscripvoit les noms de ceulx qui vouloient cstre apiiellez, lesquelz ilz avoient preadvcrtyz et ,sçavoienl estre de leur oppinion (1538), Archives de Besançon, dans Rev. histor. t. i, p. 137.
t PRÉAVIS (pré a-vl), s. m. Avis donné par anticipation, Rev. des Veux-Mondes, t" mai l.s72, p. 143. Les médecins des tribunaux de première instance ont donné un préavis favorable à la requête de B...; le procureur général a encore demandé le préavis du conseil de santé, Gaz. des Trib. ir> août 1876, p. 787, 4» col.
t PRÉAVISER (pré-a-vi-zé), v. a. \\ 1° Aviser, avertir d'avance. || i' V. n. Donner un préavis. Berne, 8 septembre : La commission du conseil national chargée de préaviser sur la révision s'est réunie aujourd'hui dans la salle des Etats, Joum.
Offtc. 12 sept. 1873, p. 6843, 2» COl.
— HIST. XVI" s. Le seigneur, preadvisé de la chose, fist mettre le cuer devant la femme, laure DE PREMIERFAICT, Trad. de Boccace, dans pougens, Archèol. franc, t. u, p. 136.
t PRÉ-BOIS (pré-bof), voy. prés-bois au Dictionnaire.
PRÉCAIRE. Ajoutes : — REM. En termes de droit ancien, précaire, substantif, est masculin. Mais on le trouve aussi féminin chez des auteurs qui ont écrit sur les origines du moyen âge : Pré- I Caire, acte par lequel un propriétaire demandait à ne plus avoir sa propriété qu'en usufruit. La précaire fut à la fois et l'acte de concession d'une terre à titre d'usufruit, et la terre elle-même concédée dans cette forme, E. boutahic, Des origines du régime féodal, Paris, 1875, p. 10. On vit au viii" siècle une foule de propriétaires succombant sous le poids des charges publiques, et notamment du service militaire, abandonner leur propriété et la recevoir en usufruit sous forme de précaire, ID. ib. p. II.
t PRÉCAUTIONNEUSEMENT (pré-kô-sio-neû-zcman), adv. D'une façon précautionneuse. Eugène marchait précautionneusement, H. de balzac, le père Goriot, 1835, t. i, p. 160.
t PKÉCKLLE (pré-sè-l'), s. f. Instrument employé par les joaillers, lequel est à la fois pelle et pince.
— REM. Quelques-uns prétendent que précelle et brucelles sont le même mot. Cela est très-vraisemblable.
PRÉCEPTE. — HIST. Ajoutes: || xiv" S. La mer, qui est aspre et amere, Senefîe, c'est chose clore, l.es aspres precès de la loy, Ukcé, Traduction de la Bible, f° 1, verso, 1" col.
t PRËCIlAILLER(pr6-châ-llé, «mouillées), v.n. Prêcher médiocrement. 11 [l'abLéde Bonnevie] est gai, il prochaine, et ne pense plus à ses malheurs, ciiATEAUBH. ilém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. ir. Retour à Lyon.
PRÊCHER. Ajoutes : || O-Prêchcr, répéter .souvent. Je ne veux point que vous me donniez de louanges et que vous me prêchiez que je suis un grand homme, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t PRpXUERIE (prê-che-rie), s. f. Action do réprimander, comme par une espèce de sermon. Mais que direz-vous, ma très-chére sœur, de ma prêcherie? la sœur Angélique, d Mme de Sablé, dans ste-beuvr, l'nrt-Royal, t. v, p. fioc, 3" éd.
PRÉCIEUSEMENT. — HIST. Ajoutez : xil" s. .... abeio Bêle, mult riche e bien fondée E preciosement aornée, benoît. Chronique, t. m, p. 250,
t PRÉCINCTION. Ajoute: : || Par extension, enceinte. Derrière la ville, une précinction de verdure et de végétation tout égyptienne,... la ceinture de jardins doit sa vie à de nombreuses sources qui sortent du pied de la montagne, benan, Rev. des Deux-Mondes, 15 nov. 1875, p. 242.
PRÉCIPITATION. Ajoutez : || i' Au propre, action de précipiter, de jeter de haut en bas. Qu'elles [trois blessures] étaient do nature à amener la mort en quelques heures, mais qu'elles avaient été, à très-peu d'instants d'intervalle, suivies de la précipitation dans l'eau de l'individu blessé. Gaz. des Trib. 22-23 mars 1875, p. 287, 2" col.
t PRÉCIPITEUX, KUSE (prési piteû, tetiz), adj. Qui est en forme de précipice. Une quantité d'arbres ornent ces bords précipiteux, A. vinet, dans E. rambert, A. Vinet, histoire de sa vie et
PRE
de ses ouvrages. Je no sais quoi de précipiteux, de tenipitueux, d'extravagant avec giàce, u'"" de gasparin, Voyages, Bande du Jura, ni, chez les .illematids, chez nous, Paris, 1866.
— REM. Le Dictionnaire a préclpilueux. M. Berthoud, qui m'envoie les exemples ci-dessus, observe que précipiteux est fort usité dans la Suisse française, mais que précipitucux no l'est pas. Il se demande si précipitucux ne serait pas une faute d'impression, et s'il ne faudrait pas lire, en place, précipiteux. Il est certain que précipiteux doit être préféré; l'italien dit precipitoso, et non precipituoso. Précipitucux n'a pour lui qu'une fausse analogie avec moniueux, qui, lui-même et dès lo latin, est le fruit d'une fausse analogie avec sumptu-nsus, luxu-osus, etc.
— ETYM. Mot formé sur le modèle do précipiter: ital. precipitoso.
t PRÉCLASSIQUE (pré-kla-si-k'), adj. Qui est avant l'âge classique d'une langue, d'une littérature. L'âge du dernier livre (Un livre védique] n'est pas encore précisé ; la langue y est préclassique, H. KERN, Mém. de la Société de linguistique de Paris, t. ii, p. 323.
t PRÉCOLOMBIEN, lENNE (pré ko-lon-biiii, biè-n'), adj. Qui est avant Christophe Colomb. Un point controversé de la zoologie de l'Amérique précolombienne, par M. C. Schôbel, Joum. o//ic. 9 nov. 1876, p. 8075, 1" col. La question si curieuse de la découverte précolombienne de l'Amérique parles Normands, Rev. anlhr. t. vi, p. 317.
f PRÉCO.MPTAGE (pré-kon-ta-j), s. m. Tsrme forestier. Opération qui consiste à déduire, lorsqu'on évalue le produit annuel d'un usage, les ressources en bois personnelles à l'usager des délivrances usagères totales, telles qu'elles résultent des titres.
t PRÉCON (pré-kon), s. m. Dans lo langage administratif du midi de la France, l'employé municipal chargé do publier les actes officiels à son de trompe ou de tambour, Rev. des langues romanes, t. IV, p. 526.
— ETYM. Lat. prxconem, crieur public.
t PRÉCONCIIYLIEN, lENNE (pré-kon ki-liin, liè-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui précède la formation de la coquille. L'invagination préconchylienne [chez les mollusques hétéropodesj se remplit d'une substance visqueuse..., H. fol, .Icad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 474.
— ÉTYM. Lat. prw, avant, et conchylium, coquille.
t PRÉCONISEUR. Ajoutez : — REM. Préconiseur est aussi dans Voltaire : Gilles-Letourneur, préconiseur de Gilles-Shakspeare, Lett. à d'Alemb. 13 août (776.
t PRÉCONSCLTATION (pré-kon-sul-ta-sion), s. f. Consultation préliminaire d'hommes de loi, d'hommes d'affaires. Toutes ces choses ont été dites [par un membre du conseil d'État de Genève] dans un ton de préconsultation, Joum. des Débats, 2 juill. 1876, 2" pape, l" col.
PRÉCURSEUR. — HIST. XVI" S. Ajoutes : Entrant jusques aux intérieures [sic] du veille là où Jésus précurseur est entré pour nous, Ilébr. vi, 2o, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1625.
t PRÉDELLE (pré-dèl'), s. f. Terme de beauxarts. Frise inférieure d'un tableau d'autel; elle est ordinairement divisée en trois compartiments, qui correspondent au sanctuaire, à l'épitre et à l'évangile; elle contient, en petites figures, des épisodes de la vie du Christ, ou de la Vierge, ou du saint sous l'invocation duquel l'église est placée. La Jftse au tombeau, de Raphaël, qui est à la galerie Borghèse à Rome, avait sa prédelle, dont les trois parties contenaient des figures symboliques à mi-corps, la Foi, la Charité, l'Espérance ; cette prédelle séparée du tableau se trouve aujourd'hui au musée du Vatican, CH. blanc. Le Baptême de Jésus-Christ, de la hauteur d'une prédelle, c'est une petite merveille, comte l. clément nE BIS, Gaz. des Beaux-Arts, mai 1873, p. 417. La prédelle de ce vaste panneau [le couronnement do la Vierge du Pérugin, au Louvre], fine comme une miniature, grande do style comme une page d'histoire, est un des plus purs chefsd'ouvre du maître, en. timbal, Rev. des Deux-^ Mondes, 4 5 mai 1874, p. 446.
— ETYM. Ital. predella, banc, escabeau, et aussi predello, bordure, le même mot que l'ancien français bridel (voy. bhidk).
PRÉDO.MINER. Ajoutez :\\3' Activement. Elle [la littérature française au xvill" siècle] prédominait de beaucoup la tribune libre et légale du par-