‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 405 sur 638 · PIU · texte numérisé non relu

PIU

rameau à lui soudée, et le oladodo non florifère est la primefeuille d un rameau qui est demeuré à l'état rudimcntaire, Journ. offu. 5 avril 1877, p. 266), I" col.

— Etym. Lat. primus, premier, et feuille.

t PRIMKFLEUU (pri-me-lleur), s. f. Première lleur. Jamais lo Joueur [de RegnardJ, si co n'est peut-être en sa primelleur de nouveauté, n'a eu de succès à la scène, SAiicEY,(e Temps, 26 mars (877, Feuilliilon, 2' page, <'• col.

— F.TY.M. Prime 4, et fleur.

+ PRI.MEKOSE. Ajoutex : — HIST. xii» s. Par les prés v,uelllr les fiorettes, Primes roses et violetcs, Perce val le Gallois, v. 4(166.

PRIMEUR.— MlST. Ajoutex : XLI* s. Fêtes si como seint l'ol fist. Qui seinte Eglise guère prist En la priniur ]au commencement], Kt puis à mort pur lui se mist En l'onur.de Jhesu Crist (sic) Son Seigiieur, Vie de saintTliomas, dans benoît. Chronique des ducs de Normandie, t. m, p. 472.

t PRI.'VIiaiKIsrE (pri-mcu-ri-st'), s. jii. Jardinier qui produit des primeurs, Journ. o/'/îc. (8 août (872, p. 5677, 3' col.

t PRIMORDIALITÉ. Ajoutex : Mémoire sur la primordialité et la prononciatiou de ril-vocal sanscrit, par Abel Hovelacque.

t PU INCENS (prin-sau), s. m. Cépage do la Savoie, dit aussi persan, les Primes d'honneur, p. 050,

(.PRINCIPAL. Ajoutex :\\S' Médecin principal, ou, substantivement, principal, médecin militaire dont le grade est intermédiaire entre celui do médecin major de ('" classe et celui de médecin inspecteur. Les médecins principaux sont assimilés aux colonels ou aux lieutenants-colonels, suivant qu'ils sont de ('" ou do 2° classe; ils sont mis, en général, à la tête dos hôpitaux militaires. || Pharmacien, vétérinaire principal, pharmacien, vétérinaire militaire ayant un grade analogue. || 9° En optique, les plans principaux d'un système réfringent formé de plusieurs milieux séparés par des surfaces sphériques ayant leurs centres en ligne droite, sont doux plans perpendiculaires à l'axe optique, et tels que à tout rayon incident qui rencontre le premier plan principal en un point quelconque correspond un rayon émergent qui coupe le second plan principal en un point situé du même côté et à la mémo distance de l'axe principal du système. Les points de rencontre des plans principaux et do l'axo optique sont appelés points principaux.

— HIST. Ajoutex : xii* s. Ententive pense [pensée], ki est la principalz partie de l'homme, li Dialoge Cregoire lo pape, (870, p. 3.34.

PRINCIPALITÉ. Ajoutex : || 2° Principauté se dit et s'écrit, en administration, pour désigner les recettes principales des douanes, des contributions indirectes, etc. qui centralisent les fonds des recettes particulières do ces mêmes régies.

t PRINCIPICCLE. Ajoutex :— REM. Barthélémy, dans sa Némésis, a dit principule : Le moindre principulo aligné sur lo Rhin Ne se troquerait pas contre ton souverain.

PRINCIPION. Ajoutex : — REM. D'Alembort a dit principiaux : Co sont, je crois, de plates gens que tous ces petits principiaux d'Allemagne, I.elt. à Volt. 9 juin. (764. Ce pluriel prùicipioux n'est pas heureux, puisqu'on n'y voit pas de singulier possible. Pout-ètra mémo d'Alembert avait-il écrit principions, et principiaux serait du fait de l'imprimeur.

t PRIONE(pri-o-n'), s. m. Coléoptère de la famille des longicornes. Le prione rouillé. Lo prione corroyeur.

— ETYM. ITpîuv, scie.

PRIORITÉ. Ajoutex : [] 2» Terme de bourse. Actions do priorité, actions qui ont privilège sur les autres. Les avantages réservés à l'action de priorité sont les suivants : les sommes à distribuer après lo payement do 6 pour (uo aux actions de priorité et do 6 pour (00 aux actions anciennes, seront réparties par parts égales entre toutes les actions sans distinction du capital versé sur chacune d'elles..., Gax. des Trib. 8-9mars (875, p. 239, 3» col.

PRISE. Ajoutex : || 21° Se dit dos bois do fiotlage qui sont pris par les sinuosités du rui.sseau, qui s'y arrêtent. 11 est indispensable d'échelonner, lo long du courant, un grand nombre d'ouvriers qui, à l'aide de longs crocs, sont chargés d'éviter les prisas des bois et do les déprendre aussitôt qu'elles so forment, afin d« no pas entraver la marche des

PRO

bûches, Jfe'/n. de ia Suc. centrale d'agric. (873,

PRISÉE. — HIST. Ajoutes : liv* S. Qui achètera terre par prisice l'un à l'autre..., varin, Arehices aiiininUlr. de ta ville de Reims, t. m, p. 488.

f PltI.'<M£. Ajouies .-{IS* Qui a les couleurs de la lumière réfractée par un prisme. Châssis pour couleurs fondues, ombrées ou prismées [dans l'impression des tissusj, Magasin pittoresque, ma, p. «75.

PRISOXMER. Ajoutes : || »• Vie prisonnière, vie d'un homme qui est en prison. Pour apprécier arec équité ce que la cellule impose de souffrances au détenu, ce n'est point la liberté qu'il faut prendre comme terme de parallèle, c'est ce qa'un auteur appelle la vie prisonnière, Journ.

offlC. 28 août (871. p. 6238, 2' col.

t PRISTI.V, LNK (pri-slin, sti-n"), adj. Mot forgé du latin. Ancien, antérieur. Ce sont probablemmt les descendante des anciens habitants qui sont restés dans leur pristin état, Journal du pasteur t'rrne (année <786), dans Musée neuchdteiois, juin

— ÊTYM. Lat. pristinyis, ancien. Pristin « été employéjusqu'à nos jours dans la Suisse française, surtout pour le style juridique et notarial.

t PRIV.\.>'CK. — HlST. Ajoutes : m' s. Et alsi corne entre les corages soi amanz donet la privance grand hardemcut de caritcit, U Dialoge Grégoire io pape. <87S, p. (80.

t PRIVAT-DOCEST (pri-Taf-do-sinf), î. m. Nom donné, en Allemagne, dans les universités, à des docteurs qui, sans être titulaires d'une chaire, ouvrent librement un cours sur telle ou telle partie d'une science.

— ETYM. Allem. privât, privé, et docent, enseignant, du lat. docenlem.

i PRIVAT-DOCK-VriSME (pri-Tat'-do-sin-ti-sm'), 5. m. Institution, système des privat-doccnts. Le privat-docenlisme est la base la plus large, la plus riche que l'on puisse trouver pour les institutions de recrutement académique, Journ. offic. (" mars

t PRIVATOIRE (pri-va-toi-r), adj. Qui prive. Bulle privatoire, bulle de Sixte-Quint qui privait Henri de Béarn d« ta couronne de France.

PRIVILÈGE. Ajoutes : || 8' Nom donné, dans les écoles des frères de la doctrine chrétienne, à ce qu'on appelle des exemptions dans les lycées et collèges; ils sont de tant de points, et servent soit à racheter des punitions, soit à obtenir des faveurs.

PRIX. Il 8* Ajoutes, à la fin : || Premier second grand prix, deuxième second grand prix, se disent, dans le langa^ie de l'Académie des beaux-arts, de degrés subordonnés de récompenses. L'Académie n'a pas jugé qu'il y eût lieu de donner, à la suite de ce concours, un premier grand prix; elle a décerné un premier second grand prix à M. Boisson.... et un deuxième second grand prix à M. Deblois, Journ. offre. 2& oct. (874, p. 7(94,2* col.

— REM. Prix fait s'est dit figurément : Le roi saint Louis visitait comme par un prix fait les hôpitaux et servait les malades de ses propres mains, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Introd. à la vie dévole, Ul, t. C'est-à-dire saint Louis visitait les hôpitaux comme s'il y eût été astreint par un marché.

tPRIX-KAITEUU (prifè-teur), s. m. Nom donné, dans la Gironde, à des ouvriers avec qui les propriéuires viticoles traitent à forfait pour tous les travaux à faire dans leurs vignobles, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 4(6.||On trouve aussi prifaiteur. Le président : Vous habitez la commune d'Anglade? — Oui, depuis cinq ans ; j'ai été prifaiteur chez T...., Gdz. des Trib. (5-(6 sept. (873, p. 8B0, ("col.

— ETYM. Prix fait.

t PROA (pro-a), s. f. Le même que prao. X Trépang Bay, ils ont trouvé quatre proas malaises, avec environ 4(iu hommss, battant la mer, Journ.

Of^t. 28 juin (873, p. 4265, 3' col.

PROB.\TIOX. Il 2- ^joulei; Il Par extension. On pense en Angleterre qu'avant de commencer la peine, il faut (au condamné] un temps de probation en cellule, jules simos, Journ. offic. 28 mars (870, p. .115, 6- col.

t PROCÉDURAL, ALE (pro-sé-du-ral, ra-l'), adj. Oui a rapport à la procédure. Les institutions procédurales.

PROCCDCRE. Ajoutez: — REM. Procédure s'est dit au sens de procédé, manière d'agir à l'égard de quelqu'un. Elle [la duchesse de .Savoie] n'a pas craint d'offenser plusieurs foi» Sa Majesté

PllO

[Louis XIII. son frôrel par ses mauvaises procédures et par plusieurs discours qu'elle a faits assez libramenl au préjudice de ce qu'elle lui doit, ni- CHEUEU, Lettres, etc. t. vi, p. 474 ((639). La forlune a des procédures bizarres, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PllOCEVn.'F.L, ELLE (pro-san-tu-èl, è-1'), adj. Qui est dans un rapport de tant pour cent.

t PROCESSIO.N.NER (pro-sè-sio-né), t). n. Néologisme. Aller en procession. La question des processions (en Italie] a pris quelque petite iniiurtance; malgré l'interdiction, on a proccssionné le jour de l'Assomption dans plusieurs localités, spécialement dans la province de Rome, le Temps, 26 août (876, 2' page, 2* col.

PROCRREU. — HIST. XIV S. Ajoutes : Les vcrluz dcsus procriées Des deux amors desus nomécs, MACÉ, Tîible en vers, f* ( (6, verso, i" col.

t PROCURABLE (pro-ku-ra-bT), adj. Qui peut être procuré. Des matériaux aisément procurahics, A. BABTH, Rev. critique, (( août (877, p. 68.

t PROCURALAT (pro-ku-ra-la), s. m. Fonction de procureur général. Une carrière patiemment parcourue en traversant tous les grades du ministère public, sans aucune exception, m'autorise peut-être à me dire un représentant des droits de la hiérarchie, dont, pendant dix ans de procuralat, je me suis toujours elïorcé de faire maintenir et, au besoin, de rétablir la règle, imgabde de leffem- BERG, Discours d'installation comine procureur général, Journ. ojfic. 4 nov. (87( , p.42»7,3' col.

— REM. Ce mot est, en effet, usité, comme on voit; mais il est singulièrement barbare, on ne trouve nulle part un adjectif curait's ni procuralis. La forme régulière serait procuratorial. Procuralat a été, et très-malheusement, inspiré par généralal.

t PROCtJR.i.TOIRE (pro-ku-ra-tûi-r'), adj. Relatif à une procuration.

— HIST. XIV' s. Si comme il nous est apparu par lettres procuratoires scellées du scel de l'Eglise..., Bibl. des ch. (872, p. 36(.

I PROCCRATORIEN, lENNE (pro-ku-ra-to-riin, riè-n'), adj. Qui appartient au procurateur, magistrat de l'ancienne Rome. Cette province [la Dacie] comprenait trois petits gouvernements procuratoriens.F. DEi.AUNAY,Journ. o/'/ic. I9 nov. (872, p. 7(21, ('• col.

PIlOCrRER. Ajoutez : || 6° Procurer de, avec l'inlinitif, faire en sorte de. Nous nous marions, et procurons d'avoir des enfants, malu. Lexique, éd. L. Lalanne. Il procura, par l'intercession de Madame, d'avoir sa grâce, ID. ib.

PROCURECR. Ajoutes : || 10* Celui qui procure, qui exécute (sens aujourd'hui inusité). Voici venir celui qui vous doit tuer.... pourquoi le prévenez-vous, et pourquoi vous faites- vous procureur de la cruauté d'autrui? malh. Lexique, édit. L. Lalanne.

PRODIGUE. Ajoutes : — REM. Saint-Simon n'est pas le seul qui ait dit prodigue à quelqu'un (voy. PHOniGUE, n* 4), Bien avant lui. Corneille avait employé cette tournure : Le pardon qu'il lui donna fut la source de nouveaux bienfaits dont il lui fut prodigue, Cinna, Épit.

+ PRODITION (pro-di-sion), s. f. Acte de trahison, action de livrer ce qui a été conlié.

— HIST. XVI' s. Conspirations par luy [Biron] faictes contre la personne du roy, entreprises sur son Estât, proditions et traictez avec ses ennemis. Arrêt contre Biron, dans est. pasquier, Lettres, 1. xvii, t. u, p. 364.

— ETYsi. Lat. proditionem (voy. proditoirement).

t PRODITOIRE (pro-di-toi-r'), adj. Qui a le caractère de la trahison.

— KEM. L'adverbe prodiloirement est usité; il suppose l'adjectif prodiloire, qui en effet existe, comme on voit par l'historique.

— HIST. XVI' s. Actes proditoires, paradin. Cliron. de Savotje, p. (85.

PRODUCTION. .4;ou(ei : || 8' Terme do turf. Rendement de l'éducation, de l'élevage, du dressage, de l'entraînement afférents à l'année dont on s'occupe. On dit : la production de cette année a été médiocre, pour exprimer que les chevaux nouvcllem^t produits sur le turf laissent à désirer.

t PRODUCTIVITÉ. Ajoutes .-Ainsi seulement on se rendra compte du degré de productivité de chaque époque (en mosaïques], de la fréquence de telle ou telle représentation..., Rev. critique, (4 (tout (875, p. (U5.

PRO

t PROFAXATOIRE. Ajoutes : — REM. L'exemple cité des Souvenirs de la marquise de Créquy se rapporte non, cumine il est dit, aux convulsiounaires, mais anx jongleries de Cagliostro.

t PROFANEME.VT. .Ajoutes : Dessillez-vous les yeux, vous qui do cet échange, Oii se prend et se baille un ange pour un ange. Parlez profanement, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

PROFÉRER. Ajoutes : || %' Au sens légal, dire à haute voix ou à voix ordinaire dans un lieu public. Attendu qu'aux termes d'un arrêt rendu le 26 novembre (834 par la cour de cassation, le mot proférer dont se sert la loi du (7 mai (819, embrasse les propos tenus dans un lieu public sur le ton de la conversation ordinaire et n'excepte que ceux dits à voix basse ou à titre confidentiel. Cas. des Trib. 28-29 déc. (874, p. (212, 3' col. Il [l'avocat] conclut en disant que les paroles prononcées, mais non proférées par le prévenu, ne peuvent rentrer dans rénumération de l'article (" dé la loi do (8(9 (du (7 mai], ib. 3' col. .

— HIST. Ajoutes .11 XV' s. Ledit Phelippe Sernioise, meu do mauvais courage, dist et prophera ces paroles.... Lettres de remission, dans liomania, avril (873, p. 235.

PROFESSER. Ajoutes : \\ 5° Se professer, exposer sa propre doctrine. Les Méditations chrétiennes et métaphysiques [de Malebranche] ne sont rien moins.... qu'un cours de haute philosophie dans la bouche de Jésus se professant lui-mtme à un disciple fidèle, sainte-beuve, Port-Royal, t. v, p. 362, 3' éd.

PROFESSEUR. — HIST. Ajoutes : || xvi* Quant à ce qui touche la conservation de la religion catholique romaine, par quelle meilleure voye y pouvcit-on pourvoir qu'en eslisanl pour la republique tel gouverneur qui fust professeur et défenseur d'icelle? marnix de sainte-aldegonde. Œuvres, Écrits politiques et historiques, Bruxelles, (859, p. (23.

t PROFESSORERIE (pro-fè-so-re-rie), s. f. Fonction de professeur. Je vous ai déjà mandé que votre ami Necker a demandé pardon au consistoire (à Genève], et a été privé de sa professorerie, ' pour avoir.... volt. Lett. à d'Alembert, 6 janvier

t PROFILÉE (pro-fî-lée), s. f. État d'objets qui sont en profil. Une profilée d'arcs et de voûtes

soutenus par des pilastres et des colonnes fait

scintiller dans le fond.... une succession de nefs à perle de vue, E. bergerat, Journ. offic. (2 mai

1876, p. 3230, 2" COl.

PROFILER. Ajoutes : — REM. Dans l'ancienne langue, pourfiler, qui représente notre profiler, avait un tout autre sens. Il signifiait-garnir d'un certain ornement fait avec du fil : xiVsiècle. Pour pourfiler les diz garnemens, Mandeincnls de Charles Y, (376, Paris, (874, p. 680.

PROFITER. Ajoutes : || 7' Être utile, faire du bien, avec un nom de personne pour sujet (sens aujourd'hui inusité). Pour ce que ces gens-là ne servent aux autres que pour leur profit [leur propre avantage], ils profilent (font du bien] sans qu'on leur en sache gré, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Un de ces feux du firmament Qui, sans profiter et sans nuire. N'ont reçu l'usage de luire Que par le nombre seulement, iD. ib. C'est une action généreuse que de profiter, ID. t'b. || Se profiter, se faire du bien à soi-même. La meilleure part du bienfait retourne vers soi-même; nous ne profitons jamais à personne, que nous ne nous profitions, ID. ib.

PROFOND. Ajoutes : || 12' Terme de turf. La piste est profonde, quand la boue dont elle est couverte pénètre fort avant dans le sol.

PROGRAM.ME. Ajoutes : || 3" Terme de turf. Liste des chevaux inscrits pour courir.

t PROGRESSEUR (pro-grè-sseur), s. m. Celui qui fait des progrès, favorise le progrès (mot fait en (828). Le Progresseur, recueil de philosophie politique, avec cette épigraphe de Pascal : La société est un homme qui apprend toujours, Paris,

— ÊTYM. Pro.... préfixe, en avant, et gresser (du lat. gressum), verbe qui se trouve dans transgresser. Progresseur parait antérieur à progresser.

t PROGVMNASE (pro-ji-mna-z'), s. m. Nom donné, en Russie, aux établissements d'enseignement secondaire, Journ. o//ic. (8 déc. (87(,p. 506(, ("col.

— ETYM. Lat. pro, pour, et gymnase : qui tient lieu de gymnase.

PROIIIUITIF. Ajoute: : — HIST. xvi* s. Le statut

PKO

prohibitif de faire cordeaulx moindres que de six tilz. Kec. des monum. inédits de l'Itist. du tiers

État, t. IV, p. 225.

t PROHIBITIO.VMSTE (pro-ibi-sio-ni-sf), s. m. Celui qui est partisan de la prohibiliou en matière commerciale.

t PROUIBITISMË (pro-i-bi-li-sm'), s. m. Emploi des prohibitions commerciales. [L'absentiisme en Russie] a mémo menacé de donner lieu à un protectionnisme, à un prohibilisme d'un genre nouveau, a. leroï-dkaiilieu, Hev. des Deux-ilondes, i"ianv. 187", p. 447.

PROJECTION. Ajouleî :||7' Terme d'artillerie. Angle de projection, dans le tir des armes à feu, l'angle que la tangente à la trajectoire forme, à l'origine, avec le plan horizontal ; c'est la somme de l'angle de tir et de celui de relèvement.

t PUOLÉG.AT (pro-lé-ga), s. m. Terme d'antiquité. Magistrat romain qui suppléait le légat.

— ETYM. Lat. prolegatus, de pro, en place de, et legatus. légat (voy. légat).

t PROLÉGATlO.iJ (pro-lé-ga-sion), t. f. Terme d'antiquité romaine. Fonction de prolégat. Elle [la dignité do tribunus militum a })o/mloJ avait le pas sur la préfecture de cavalerie et sur la prolégation, eu. GIRAL'D, /ourn. des soi'o»(s, juin (875,

t PROLONGATIF, IVE {pro-longa-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui a la vertu de prolonger une voyelle. Le grand point [de la réforme orthographique de la langue allemande] était de savoir ce qu'on ferait des voyelles doubles et de l'h prolongatif ; les Allemands ont quatre manières de marquer aux yeux qu'il faut prolonger le son d'une voyelle: ("ils la doublent (1/ccr, mer); 2° ils ajoutent un e {Riegel, verrou) ; 3° et i° ils font précéder ou suivre la voyelle d'un h (Jo/ir, année. Thaï, vallée), le Temps, 2 avril (876, 2' page, 3' col.

PROLO.NGE. Ajoutez : — REM. Prolonge, au sens de cordage, se dit ailleurs que dans l'artillerie. Les fûts sont le plus souvent placés sur des wagons plats ou fermés, sans autre précaution qu'une petite cale pour les empêcher de rouler, sans les lier avec une prolonge, Journ. offic. 29 juin (874, p. «448, 3" col.

PROLONGEMENT. — HIST. XIII' s. Ajoute: : Pro- Intio, prolongement, chassant, Petit vocab. lat.franr. p. 28.

t PROMENE'lTE-tpro mc-nè-l'), s. f. Petit appareil roulant, à hauteur d'appui pour les jeunes enfants, qui, placés à l'ititérieur, le font avancer par leurs mouvements, sans courir risque de tomber.

PROMENEUR. Ajoutez : [[ i' Au féminin, prompncuse, sorte de bougeoir, pour aller et venir. |[ à' Promeneuse d'enfant, femme dont le métier est de promener les enfants. Qui a inventé ce procédé [de vol] ? nous ne saurions le dire, mais il a été appliqué par deux promeneuses d'enfant, Co:. des Trib. 2 mai (874, p. 425, ('• col.

PRO.METTRE. Ajoute: : — IIEM. Malherbe a joint promettre à un infinitif sans de : vingt et cinq écus, moyennant lesquels je promettais relâcher ledit Sauvecannc, Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROMISCUE (pro-mi-skue), adj. f. Qui a le caractère de la promiscuité, qui est en commun. La possession qui n'a pas été exclusive, mais qui, d'après les constatations d'un arrêt, a été promiscue, Gaz. des Trib. (7 nov. (875, p. ((06, ('• col. De ce qu'une commune était en possession d'un terrain au moment oii la loi du (O juin (793 est intervenue, et de ce que cette loi a établi en sa faveur une présomption ou même un droit de propriété, il ne suit pas que la prescription ne puisse être acquise contre elle au profit d'une autre commune, par une possession promiscue présentant les caractères exigés par la loi, ib. 23 fév. (876, p. (8t, ('• col.

— Etym. Lat. promiîCHiis (voy. promiscuité). Ce mot est formé contrairement à l'accent latin; mais il l'est comme continu et contigu. Le masculin, si on l'employait, serait prniniscu. Quant au féminin, il est conforme à continue, contiguë, etc.

PRÔNER. Ajoutez : || S" Par extension, endoctriner (emploi vieilli). Avec ces belles et malicieuses paroles, ce bon père prônait ceux qu'il allait voir à la ville, sous prétexte de faire les affaires de son couvent, llém. du P. Berthod, p. 584.

t PRO-NONCE(pro-non-s'), s. m. Celui qui remplace ie uonce du pape. S. Ém. le cardinal Chi^'i.

iMiO

pro-nonce du saint-siége, a eu l'honneur d'être reçu en audience de congé par le président do la république, Journ. offic. (2 mai (874, p. 32(7, (" col.

t PRONO.VCIATIF, IVE (pro-non-si-a-tif, ti-v'), adj. Qui tient à la prononciation, qui en dérive.

t PROPAGANDER i(pro-pa-gan-dé), ti. n. Néologisme. Faire de la propagande. On devrait envoyer co Blue-Bo\j de Glainsborough et la Nelly 0 Urien de la galerie de lord Herlford propagander par le monde en faveur de l'école anglaise, BuiifiKR. Salons de (86( o (868, t. i, p. 267.

PROPÉUEU riQUE (pro-pé-deu-ti-k"), s. f. || i' Enseignement préparatoire. |[ 2* Particulièrement, nom, en Allemagne, d'un enseignement élémentaire de la clinique médicale. 11 faut signaler une chaire dont nous n'avons pas en France d'équivalent; c'est la chaire de propcdeutique, uniquement créée pour préparer l'étudiant, Journ. offtc. ("mars 1877, p. (576, 2« col.

— ËTYM. Ilpoititôeûto, enseigner d'avance, de ïtpo, avant, et jtaiSeûui, enseigner, de «aï;, enfant.

t PROPUÉTISME., Ajoutez : L'extinction à peu près totale du prophétisme, cette fleur admirable du génie d'Israël, a. réville, Rev. des Deux-Mondes, (•' mars (872.

PROPORTION. Ajoute: ; [19° Terme de turf. Valeur à laquelle est coté un cheval pour les paiis. Plus un cheval a ou prend de qualité, plus la proportion diminue, et vice versd.

PROPOS. Il 1- Ajoutez : \\ Être en propos, avoir l'intention. J'avais été en propos de ne vous rien écrire des États, malu. Lexique, éd. L. Lalanne.

li" Un à-propos, une pièce qui se fait à propos d'un anniversaire ou de toute autre circonstance. La pièce [Uoliére à Auteuil].... dépasse les proportions de ce qu'on est convenu d'appeler un àpropos, puisqu'elle dure près d'une heure,... en général, quand un de ces à-propos d'anniversaire conquiert d'emblée le public, comme a fait ctluilà, on le joue quinze l'ois, vingt fois de suite...,

ALPH. DAUDET, Joum. V§.C. 24 janv. (876, p. 7UU, 3« col.

PROPOSER. Ajoutez : || 9° F. n. Proposer, faire un exercice de prédication (resté en usage chez les réformés de langue française, «n Suisse). 11 [le fameux Claude] nous donnera un jour chaque semaine pour nous instruire en nous écoutant proposer, Lettre du proposant G. Gondrecille au pasteur P. Ferry, (7 juin (766, dans Histoire de la prédication parmi tes réformés de France, par A. viNET, p. 716, Paris, (860.

PROPOSITION. Ajoutez : || tî' Action de proposer l'action du poëme dramatique, d'en informer tout d'abord le spectateur. La protase, oii se doit faire la proposition et l'ouverture du sujet, corn. Disc, du pohne dram.

PROPRIÉTAIRE, iljouleï; II 2* Qui a le caractère de la propriété. Si quelque dieu voulait lui bailler la possession propriétaire du monde à cotte condition de n'en rien donner, malu. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROPRIÉTAIREMENT. Ajoutez : Tout est à l'empereur ; mais il n'y a que ee qui est sien particulièrement qui soit de son domaine; son empire comprend tout, son patrimoine ne s'entend que de ce qui est à lui propriétairement, malu. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PROPRIÉTARISME (pro-pri-é-ta-ri-sm'), s. m. Opinion, mœurs, préjugés des propriétaires. Entra le communisme absolu et, je dirai volontiers, 1« propriétarisme absolu, il y a un juste milieu, LANGLOis, Journ. offic. 8 mars (872, p. ima, 2' col.

t PROPUGNATEUR (pro-pugh'-na-teur) , {. m. Mot forgé du latin. Celui qui combat pour, champion. Sans doute monsieur notre gouverneur [.M. de MontausierJ est votre propugnateur (de Chapelain], mais non pas de ces faibles et de ces impuissants dont vous me parlez, Balzac, Lett. inédites, cxxxii (éd. Tamizey-Larroque).

— ÉTYM. Lat. propuijnalorem, de pro, pour, et pugnare, combattre.

PROSATEUR. Ajoutez : — REM. Prosateur était assez peu usité du temps de Le Sage pour qu'il l'ail écrit en italique dans Gil Blas, vii, (3.

f PROSI.MIENS (l'ro-si-mi-in), s. m. pi. Famille de singes, dits aussi lémuriens, dont les formes se rapprochent le plus de celles des quadrupèdes. L'anglais Skater lui a même donné [à l'ancien continent dont les Philippines faisaient partie] le nom de Lémurie, d'après les prosimiens qui le

PRO

caractérisaient, plauciiut, /it't. des Drux-JIondcs (5 mars («77.

— ElVM. Lat. pro, en place de, et simien.

t PROSPECTER ou PROSPECTEUR (pro-spèkteur), s. m. Celui quia une prospection, c'osl-àdire homme qui, au début d'une affluence à une localité où se recueille l'ur d'alluvion, se charge de battre la campagne pour découvrir les places où l'or peut être caché, Jlev. des DeuxUondes, ("août (877, p. 640. Dans l'arrondissement de Canales, le mouvement minier ne se ralentit pas : il est bien peu de crêtes qui n'aient pas été fouillées par la pioche du prospecteur, Jouni. offic.

(3 juin. (877, p. 4 5183, 2' col.

— ÊTVJI. Angl. prospecter, formé do prospect, du lat. prospectus, do pro, eu avant, et spicere, regarder.

t PROSPECTION (pro-spè-ksion), s. f. Terme de mineur dans les placers. Recherche d'un terrain contenant de l'or, Journ. offic. 2» juin (874, p, 4226, 2* col.

— ETYM. Voy. PROSPECTUS.

PROSTERNÉ. Il Substantivement. Ajoutez : Les prosternés, le second ordre des catéchumènes.

t PROSTITUEUR (pro-sti-tu-eur), s. m. Synonyme de prostituteur. Prise par des pirates, elle a été livrée à un prostitueur; mais, à mesure quo des hommes approchaient d'elle, elle obtenait d'eux de l'épargner, e. havet, le Christianisme et ses origines. (872, t. ii, p. (9(. M. Havet ajoute en note : « prostitueur, c'est le mot par lequel M. Naudet a traduit constamment leno dans son Piaule. Il m'a paru par là suflisamment autorisé. »

t PROSYNODAL, ALE (prosi-no-dal, da-l'), adj. Qui est avant un synode, un concile. Réunion prosynodalc.

t PROT (pro), s. m. Nom du dindon, dans les Charenles, Gloss. autiisien, (870, p. (38.

— Etym. Le même que pérot 2 (voy. ce mot au

PROTECTION. — HIST. Ajoutez : xii" s. Par tant quo li bous (l'anneau] est plus largement esteuduz, si est signifiée par lo bou sa plus large protection [de Dieu] entor nos, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 357.

t PROTEISME (pro-té-i-sm'), s. m. Disposition à changer de forme. Le protéisme de la matière organisée.

— Etym. Prolée.

t PROTESTABLE (pro-tè-sta-bl'), adj. Qui peut être protesté. S'il s'agit d'un elTet de commerce proteswble, la poslc doit pourvoir à la formalité du protêt, DANSAERT, à la Chambre belge, séance du 9 fév. (876.

t PROTESTATAIRE (pro-tè-sta-tê-r'), s. m. Celui qui proteste contre, Journ. ojfic. (6 déc. (869, p. (6:)6, 2' col.

t PROTESTATEUR (pro-tè-sta-teui), s. m. Néologisme. Celui qui proleste, qui fait une protestation. Devant des étrangers, dans un banquet donné en leur honneur, et où les protcstalcurs [contre le projet d'un congrès inlernational d'étudiants] ne s'étaient rendus que par convenance, le Progrès médical, (7 janv. (876, p. 469.

t PROTISTE (pro-tisf), s. m. Terme d'histoire naturelle. Être vivant, d'une organisation très-simple et indécis entre les végétaux et les animaux, eu. MAHïiNS, iieu. des Veut-Mondes, (5 déc. (876, p. uai.

— ETY.M. IIpoiTHiTo;, superlatif de «pûto;, premier.

t PROTOGÉNIE (pro-to-jé-ni), s. f. La (47" planète télescopique, découverte en (875 par M. Schulhof.

— ÉTYM. nptûT0Y6vT|c, né le premier, de Tcpûto;, premier, et ■yevTi;, engendré.

t PROTOlIISTORlyUE (pro-to-i-sto-ri-k'), adj. Oui appartient aux débuts de l'histoire. Les peuplades préhistoriques et protohistoriques, Journ. of/ic. 5 avril (877, p. 266u, 2* col.

— ETYM. Proto..., et historique.

t PROTONIQUE (proto-ni-k') , adj. Terme de grammaire. Qui est avant la syllabe tonique, accentuée. Il Substantivement. La protonique en français, DAHMESTETEB,7ioinonia, avril (876, p. (41.

PROTOTYPE. Ajoutez :\\i' Adj. Qui sert de prototype. L'étalon prototype en platine, déposé aux Anliivcs...., donne dans le vide le poids légal du kilogramme, Annuaire du Bureau des longitudes, pour (877, p. (49.

t PROTRACTEIR, TRICE (pro-tra-kleur, klris), adj. Terme didactique. Qui opère la protrac*

PSC

tion.Muscle prolracteur de l'aiguillon de l'abeille.

— F.TYM. Voy. PBOTRACTIOX.

t PROTREPTIOtTK (pro-trè-pli-k'), s. m. Terme de littérature. Exhortation en vers. Par le dernier ordinaire je vous envoyai un protreptique à M. d'Avaux. BALZAC, Lett. inédites, xu (éd. Tamizey-I-arroquc).

— ETYM. Lat. protreplicon ou proirepticum, de KpoTpEjmxo;, de npo, en avant, et Tpénsiv, tourner.

PROVEXDE. — ÉTYM. Àjoulei : M. Boucherie {Revuf d,s langues romanes, t. iv, p. au) le lire Ae promenlarius , promentarium, formes tout à fait inconnues que révèle un ms. de Pollux (publié par M. Boucherie); ces mots se rattachent à promus, cellerier, promum, cellier, dépense, de promere, tirer. Ceci, curieux à noter, n'infirme pas l'identité de prehend* et profonde.

t PROVENTIF, IVE (pro van-tif, tiV), adj. Terme de botanique. Bourgeons provenlifs, anciens bourgeons qui ne se sont pas développés, faute d'une lumière suffisante, mais qui ont continué à vivre, sans fournir de feuilles, en traversant successivement les couches annuelles. Les rejets proviennent de bourgeons adventifs ou de bourgeons provcntifs, G. bàgnehis, Jfon. de tylvic. p. <28, Nancy, tsii.

— ETYM. Lat. protentum, supin de prouenire, provenir.

PROVINCIALE. Il l'Ajoutez : || Rime provinciale, rime insuffisante. Ualigne rime très-mal avec machine; c'est ce qu'on appelle une rime provinciale, CHASCFORT, Notes sur les fables de La fontaine, Ti, <5. Oui, mais La Fontaine écrivait maline, ce qui est encore aujourd'hui la prononciation populaire. Ce que Chamfort nomme rime provinciale est ce qui se dit plus ordinairement assonance.

PROVISIOXSEL. — Hisr. Ajoutez : xv s. Appointcment provisionnai, Procés-verbaux du conseil de régente de Charles YIII, p. ("5.

PRCDEXT. Ajoutez : — REM. Régnier a dit prudent à : Et prudent au danger. Que je me garderais de croire de léger, Éleg. lu. Très-bon emploi et digne d'être imité.

PRCD'HOMIE. Ajoutez : || 2° L'institution des prud'hommes. Tous ont demandé.... le développement de la prud'bomic pour trancher à l'amiable les différends entre patrons et ouvriers, o. wïbou- BOFP, la Phil. postt. nov.-déc. (876, p. 437.

t 2. PRCUUOM.ME (pru-do-m'), s. m. Personnage crée par Henri Monnier, et qui représente un bourgeois débitant solennellement les choses les plus vulgaires et parfois les plus sottes.

t PRITDHO.MUERIE (pru-do-me-rie), s. f. Caractère, manière, langage de .M. Prudhomme.

t PRrDHO-MMESOL'E (pru-do-mè-sk'), adj. Qui a à la fois le caractère le plus banal et le plus sentencieux, comme M. Prudhomme. Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudhommesque, Joum. de Genève, 23 déc. I875.

t PRUINÉ, ÉE (pru-i-né, née), adj. Terme de botanique. Se dit d'un fruit garni de pruine. La peau [d'un raisin], qui est épaisse, d'abord d'un pourpre foncé, passe au pourpre noir bien pruine à la maturité, Rev. horticole, < 6 juin (875, p. 224.

PRUNEAU. Ajoutez : || Adjectivement. Qui est de couleur de pruneau. Une couleur d'un violet clair ou pruneau, chaptal, Instit. Mém. scient. l. III, p. lu).

t PRUSSLANISUE (pru-ssi-a-nism'), s. m. Tendance, caractère du gouvernement prussien et de la nation prussienne. Que de choses il y aurait à dire de l'école, de l'instruction que l'Élat revendique avec jalousie I il va de soi que l'école est là pour répandre et développer le prnssianisme, c. FRANTZ, Rer. polit, et lilt. 31 oct. <874.

t PRCS.SIE.S' (pru-siin), *. m. L'ancien prussien on borussien, nom d'une langue appartenant au rameau lettique.

t PSAMMOGÈNB (psa-mmo-jè-n'), adj. Qui s'engendre dans le sable. Roches psammogèncs. École forestière, Programme, (876, p. 39.

— ETYM. 4'iuu.o;, sable, et ti-ii:, engendré.

t PSAMMOPHILE (psammo-fi-l'), adj. Qui aime les sables. Plantes psammophiles. Bulletin de la soc. bolan. (874, session extraord. p. 60.

— ETYM. fitiuo;, sable, et oiXo;, qui aime.

t PSAM.M0PII1S (psa-mmo fis'), s. m. Sorte de couleuvre, dite aussi couleuvre de Montpellier, coluber morupefcranu*, la seule, avec la vipérine, qui cherche à mordre.

— ETYM. H'i(i|io;, sable, et içn, serpent.

I PSCHK.NT (pschèn't'), s. m. Terme d'antiquité

PTO

égyptienne. Nom de la coiffure roy.ile. L'une représente un sphinx ailé, coilTè du pschent, sans doute un roi d'Aradus, j. sounv, Rev. des Deux- Mondes. )5 doc. <87.'i, p. 796.

t PSF.I'DÉPIGRAPIIE (pseu-dé-pi-gra-f), s. m. Nom donné aux livres bibliques qui portent de faux titres, de faux noms.

— ETYM. H'euSemYpaîO!, do «JisiiSo; faux, et Èni-ypiçEiv, inscrire (voy. épigbaphe).

t PSEUDOCUBIQUE (pseu-do-ku-bi-k), adj.

Terme de cristallographie. Qui présente une anomalie dans sa forme cubique. Substances pseudocubiques, MALLARD, Acad. des se. Comptes rend.

t. LXXXII, p. IU63.

— ETYM. VtOSo;, faux, et cube.

i PSEDDOPAPE (pseu-do-pa-p'), î. m. Faux pape, antipape.

— HlST. XVI* s. L'intrus de Rome ou pseudopape qui se faisoit nommer Urbain sixième, paradin, Chron. de Savoye, p. 322.

t PSEDDOPOÔE (pseu-dopo-d'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Faux pied, nom donné à des prolongements qui poussent sur des animaux inférieurs, comme les amibes.

— ETYM. 'FeûBoî, faux, et noOj, pied.

tPSEUDOQUADRATIQUE(pseu-dokoua-dra-ti-k'),

adj. Terme de cristallographie. Qui présente une anomalie dans la forme carrée. Substances pseudoquadratiques, MALLAP.D, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. tooi.

— ETYM. TtùSo;, faux, et quadratii/uc.

t PSILÈTE (psi-lè-t') ou, suivant la prononciation des Grecs modernes, PSIUTE (psi-li-t'), s. m. Terme d'antiquité. Soldat d'infanterie légère chez les Grecs. L'infanterie légère des Grecs était do deux espèces : t° les peltastes, armés d'un petit bouclier et d'un casque léger; 2' les psilites, nom sous lequel on désignait les archers, les frondeurs et toutes les troupes destinées à combattre isolément, jSotice jointe à la carte de l'Empire d'Alexandre le Grand, publiée par MM. Paulin et Le Chevalier, p. 2, 2' col.

— ÉTYM. f i).^Tr);, de >{/i).Aç, qui n'est pas couvert d'iirmure.

t PSOROSPERMIE (pso-ro-spèr-raie), s. m. Corpuscules microscopiques que l'on rencontre en parasites chez différents poissons.

— ETVM. Wwpzt, gale, et aTzipy.oi, graine.

t PSYCHOMOTEUR, TRICE (psi-ko-mo-teur, tri-s'), adj. Terme de physiologie. Qui, dans l'écoroe grise des hémisphères du cerveau, siège des facultés psychiques, détermine des mouvements volontaires. Les points psychomoteurs, Rev. anthropol. t. VI, p. 280

— EtY'M. Mot hybride, fait de ij/uy.^ , âme, et moteur.

t PSVCHOPHYSIQUE. Ajimies : — REM. La psychophysique est plus exactement la physique des sensations et de l'intelligence.

t PTARMIGAN. Ajoutez : — REM. Le ptarmigan se trouve en deçà des contrées arctiques. Toute la contrée [les Highlands d'Ecosse] a été atteinte d'une épidémie meurtrière à laquelle les grouses, les gelinottes, les ptarmigans et tous les oiseaux connus sous la dénomination générique de coqs de bruyère ou de tétras, ont succombé dans des proportions inconnues jusqu'ici, Journ. offic. s nov. 1874, p. 7456, ('• COl.

t PTÈRE (ptè-r'), s. f. Terme d'anthropologie. Partie ascendante de la grande aile du sphénoïde, comprise entre le frontal, l'écaillé temporale et l'angle antérieur inférieur du pariétal.

— ETYM. IlTipov, aile.

t PTfiRlON (pté-ri-on), s. m. Terme d'anthropologie. Point singulier do la paroi du crâne, correspondant au sommet de laptère. On dit aussi point ptérique.

— ETYM. Dérivé de ptère.

f PTÉRIQUE (pté-ri-k'), adj. Voy. ptérion cidessus.

t PTÉROPHORE (pté-ro-fo-r'), s. m. Terme d'antiquité égyptienne. Nom donné à certains pn'ires égyptiens à cause de la forme de leur coiffure. Tandis que les hiérogrammates avaient mission d'écrire et de conserver les hymnes sacrés, les ptérophores avaient la garde des autres livres de la science sacerdotale, p. delaunay, Journ. qf/ic.'

22 août (877, p. 5921, I" COl.

— ÊTYM. Il-Epiçopo; OU Tttepojopo;, celui qui porte la plume, de itTepév, plume, et fopo;, qui porte.

t PTOLÉMAÏQUE (pto-lé-ma-i-k'), adj. Terme d'histoire ancienne. Oui a rapport aux Plolémécs,

pro

souverains de l'Egypte. Cu culte des Pharaons fut si persistant et si révéré, qu'on vit subsister jusqu'à l'époque ptolémaïque l'adoration des rois de l'âge primitif, fb. lenobmant. Manuel d'hist. anc. t. I, p. 485, 4' éd.

t PUBLIABLE (pu-bli-a-bl'), adj. Qu'on peut publier. La première assurance est un écrit réciproque, publiable en cas de manquement de part et d'autre, richeueu , Lettres, etc. t. vi, p. 686

t PUBLIC. Ajoutez : || 13° Dans le langage des bureaux, un public, un individu qui se présente à la caisse centrale du trésor, au mont-de-piété, etc. L'individu qui se présente au mont-de-piété pour emprunter s'appelle un public; presque toutes les administrations ont ainsi à leur usage une série de vocables avec lesquels le dictionnaire de l'Académie n'a rien de commun, et qui sont nés des obligations mêmes du service, qu'ils facilitent singulièrement, MAXIME DU CAMP, Rei). dcs Deux-MovÂes, 15 janv. (873, p. 3(7.

— REM. Balzac a dit monsieur le public : Le public est un mauvais interprèle et glose sur tout; à vous dire le vrai, je ne pense pas qu'il songe à moi, et je suis trop cache et trop obscur, pour élre vu ni remarqué de ce Monsieur le public, balzac, Lett. inédites, Lxxvi, éd. Tamizey-Larroque.

— IIIST. Ajoutez : XIV» s. Jehan Sabulette, clers puble, notaire par l'auctoriteit apostolike et impérial.... par manière de instrument puble... Testament de Robert de Namur, communiqué par M. Caffiaux [Puble est la forme régulière et bien accentuée de piibit'cus). Aussi sachiez qu'il avenra Pour voir [pour vrai], ains le derrenier jour, Que li publique pecheour Ou [au] règne Dieu seront avant Mis que vous, je le vous créant, Miracles de Nostre Dame, par personnages, Paris, (876, p. 235.

PUBLICAIN. Ajoutez: — m^T. xiv" s. Aussi seront [mis avant vous, Juifs] les folles famés, Pour ce vous sera grant diffames, Pour ce qu'il ont creu Jehan Entre elles et li publiquan. Miracles de NoUre Dame par personnages , Paris, (S76,

PUBLICATECR. Ajoute! : L'article 7 de la loi du 6 juillet (871 sur la presse, en édictant que le publicateur et l'imprimeur seront solidairement responsables des amendes. Gaz. des Trib. (4 avril (875, p. 361, 4» col. La rudesse des jugements que portent Mirabeau et le comte de la Marck sur beaucoup de personnes dont les familles sont constituées en dignité, feront des ennemis au publicateur, qui ne prend pourtant pas ces jugements à sa charge, doudan. Mélanges et Lett. (876, t. ir, p. 249. Il 2" Crieur public. X Roz-sur-Couesnon [llle-et-Vilaine], le publicateur de la' commune, c'est-à-dire le publicateur officiel, après les publications ordinaires, a lu un avis du maire, prévenant les habitants que...) Journ. offic. 9 avril (876 p. 2569, t" col.

PUBLIER, Ajoutes : || S» Publier à, faire connaître publiquement à. Mélile serait trop ingrate de rechercher une autre protection que la voire; elle vous doit cet hommage et cette légère reconnaissance de tant d'obligations qu'elle vous a; non qu'elle présume par là s'en acquiltcr en quelque sorte, mais seulement pour les pubijer à toute la France, cobn. ilélitc, Ép'itre.

PUCE. Ajoutez : Il 6° Puce de terre, la mordelle, voy. ce mot. Ils [les criquets de Chypre], au sortir de l'œuf, ne sont pas plus gros que des mordelles ou puces de terre, Journ.. offic. 8 août (875, p. 6540, 3' col. Il 7» Arbre à la puce, le rhus toxicodendron, BAILLON, Dict. de bot. p. 248.

( . PUCELLE. Ajoutez : || 4" Nom d'un papillon do nuit, noctua puella.

t 2. PUCELLE. Ajoutez ; Les poissons [de mer) qui appartiennent au troisième groupe, donnent une chair médiocre, sèche ou grêle; ce sont la vive, l'ange, l'orphie, la pucellc, a. husson, i»s Consommations de Paris, p. 254.

t PUCERIE (puse rie), s. m. Nom bas-normand de la buanderie. [Un mur] a écrasé dans sa chute un petit bâtiment à usage de puceric duns lequel plusieurs femmes travaillaient d'ordinaire, Avranchin, ("déc. (872, Aux annonces.

— ETYM. Pucer ou pucher, qui est l'équivalent normand de puiser.

l'UDIBOXI). Ajoutez : || S. m. Nom d'un papillon de nuit gris, bombyx pudibunda.

t PUGILLSTIQUE (pu-ji-li-sti-k'), adj. Qui a rapport aux pugilistes, au pugilat. Luttes pugilistiques.

t PDGNACE (pugh-na-s'), adj. Qui a de la i u-

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